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Bulletin 87/2016

Inhalt

 

Vorwort

Liebe Leserinnen, liebe Leser

M. le prof. Dr. François Wiblé berichtet in seinem Leitartikel von den neusten Ausgrabungen im Wallis. Unser ganz persönlicher Führer durch die römische Schweiz wird dadurch um ein paar interessante Kapitel bereichert. Warum nicht wieder einmal einen Ausflug Auf den Spuren der Römer planen?

Als Griechischlehrerin weiss ich leider selbst nur zu gut, vor welch grossen Herausforderungen und manchmal auch Hindernissen wir stehen können, wenn es darum geht, einen neuen Kurs „ins Leben zu rufen“. Unser Präsident, Martin Müller, analysiert in diesem Bulletin die prekäre Lage.

Auch in diesem Jahr gibt es zahlreiche interessante Weiterbildungen im In- und Ausland. Ausserdem geht im November bereits der 5. Lateintag in Brugg über die Bühne.

Zum Schluss möchte ich alle aufrufen, an der Abstimmung Ein neues Logo für den SAV/ASPC/ASFC teilzunehmen!

Auf eine anregende Lektüre!

Petra Haldemann
 

Thematischer Artikel

Lieux de culte et sanctuaires du Valais sous le haut-empire Romain

Introduction1

La haute vallée du Rhône, du lac Léman à ses sources, était, à l’époque préromaine, dominée par les Nantuates, des bords du lac au défilé de Saint-Maurice (chef-lieu Massongex / Tarnaiae), les Veragri, établis dans la région du coude du Rhône et des vallées des trois Dranses (chef-lieu Martigny / Octodurus), les Seduni en Valais central (chef-lieu Sion / Drusomagus (?)) et les Uberi dans le Haut-Valais (chef-lieu inconnu). C’étaient des petits peuples gaulois; les Uberi étaient apparentés aux Leponti du Tessin et du Val d'Ossola. Outre l’exploitation des ressources naturelles de la plaine et des vallées latérales, ils tiraient d’importants revenus des péages, ainsi que des droits de portage et d’escorte qu’ils exigeaient de ceux qui traversaient les Alpes. Les Nantuates qui, à la cluse de Saint-Maurice, contrôlaient tout le trafic passant par les cols valaisans, jouissaient d’une situation prépondérante: à l’époque romaine on utilisera, pour désigner l’ensemble des habitants du Valais, le terme Vallenses, qui n’est autre que l’exacte traduction en latin de leur nom2.

Vers 15 avant J.-C., après son intégration à l’Empire, le Valais fut rattaché à la province de Rhétie et de Vindélicie regroupant dans un même ressort administratif des régions qui avaient été conquises lors d’une même campagne. A l’intérieur de cette nouvelle province, les quatre peuples valaisans demeurèrent des entités distinctes, les IIII civitates Vallis Poeninae. Cette dénomination montre clairement que l’intérêt de l’administration romaine pour le Valais résidait, pour l’essentiel, dans le contrôle de la voie du Grand Saint-Bernard: c’est par le nom du col, qui est aussi celui du dieu qui y règne, que l’on désigne dès lors ce district alpin.

Sous le règne de l’empereur Claude I (41-54 après J.-C.), le Valais fut détaché de cette province pour former, avec la Tarentaise (versant occidental du col du Petit Saint-Bernard) une nouvelle province alpestre (provincia Alpium Atrectianarum et Vallis Poeninae). Au débouché de la route du col du Grand Saint-Bernard, qui fut étatisée et rendue complètement carrossable, on créa alors, à côté du bourg gaulois d’Octodurus, une nouvelle ville qui reçut le nom de Forum Claudii Vallensium et devint la capitale du Valais unifié.

Le sanctuaire de Jupiter Poeninus au sommet du col du Grand Saint-Bernard

Utilisé dès l’époque néolithique au moins, le col du Grand Saint-Bernard (Summus Poeninus) drainait assurément, à l’époque celtique, une bonne partie du trafic à longue distance entre l’Italie du Nord d’une part, le Plateau suisse, la Gaule septentrionale, les pays rhénans et la Grande Bretagne d’autre part. En témoigne la carte de répartition des lieux de frappe des monnaies gauloises retrouvées au sommet du col. A l’époque romaine, on y édifia, peut-être sous le règne d’un empereur de la dynastie flavienne3, un petit temple de type classique, in antis dont les murs reposaient dans des entailles creusées dans le roc. Les nombreuses monnaies qu’on y a découvertes, de même que les tablettes votives offertes au dieu en remerciement d’une traversée des Alpes sans encombre, aller et retour (pro itu et reditu), montrent qu’à cet emplacement on a honoré le dieu topique que les indigènes nommaient Poeninus et qui, comme nombre de divinités des sommets et des cols, fut identifié à Jupiter Optimus Maximus. Cette assimilation fut progressive: parmi les tablettes votives en tôle de bronze, datées avec plus ou moins d’exactitude, les plus anciennes, d’époque julio-claudienne, ont été consacrées à Poeninus seul4; vers la fin du Ier ou au début du IIe siècle après J.-C., un centurion en a dédié une à Jupiter Poeninus5; enfin, dès la seconde moitié du IIe siècle, des tablettes sont gravées au nom de Jupiter Optimus Maximus Poeninus6. De nombreuses tablettes ont été offertes au dieu par des militaires de passage; on ne connaît la profession que d’un seul «civil», l’Helvète Carassounus, qui était marchand d’esclave (mango)7.

Les nombreux témoignages du culte rendu par les Valaisans à Jupiter Optimus Maximus ont amené D. Van Berchem à penser que ce dieu, adoré sous son vocable gaulois ou romain, était le «dieu national des Valaisans». Il a ainsi montré qu’à Massongex, sous le nom romain de ce dieu figurant sur un autel et sur un labrum, se cachait en réalité le dieu gaulois Taranis, dont dérivait à l’évidence le nom de l’agglomération, Tarnaiae. Le savant genevois pensait même qu’il y avait en ce lieu le sanctuaire national des Valaisans où se réunissaient, avant la fondation de Forum Claudii Vallensium, les délégués des quatre cités valaisannes pour honorer des membres de la famille impériale. Il notait d’autre part que c’est à ce même (?) Jupiter que l’aile de cavalerie des Valaisans consacrait, vers 100 après J.-C., un autel à Rottenburg, sur le Neckar8.

A Martigny, les témoignages du culte de Jupiter semblent plutôt se rapporter au dieu du panthéon romain. Sur une inscription, Jupiter Optimus Maximus est associé aux Dieux Pénates, qui n’ont rien d’indigène. Un fragment d’autel de grandes dimensions, avec les trois lettres I. O. M. gravées sur son bandeau, a été retrouvé lors des fouilles de l’église paroissiale; le monument devait être placé devant un sanctuaire important consacré à Jupiter Optimus Maximus, vraisemblablement le temple principal de la ville (voir ci-dessous).

Le sanctuaire de Leytron

A Leytron, entre Martigny et Sion, sur la rive droite du Rhône, un sanctuaire indigène a été découvert et partiellement fouillé en 1994, à proximité de l’ancienne église Saint-Martin9. On y a reconnu trois petits édicules, qui faisaient assurément partie d’un ensemble beaucoup plus vaste, un enclos sacré. A l’époque julio-claudienne, deux de ces petites cellae furent d’abord construites en bois; on a repéré l’emplacement de leurs poteaux corniers et centraux. Elles avaient des dimensions de l’ordre de 1,70 m sur 0,90 m. Par la suite, l’une d’elles fut intégrée dans une construction maçonnée qui épargna apparemment l’édifice original. Enfin, un nouveau mur maçonné engloba les structures précédentes et l’édicule mesura alors, hors tout, env. 3,50 m sur 2,10 m. La cella voisine fut, quant à elle, remplacée par une construction maçonnée d’env. 2 m de côté, dont un mur oblitéra deux poteaux corniers de la structure originale. Un peu à l’écart, la troisième cella, carrée, d’un mètre de côté, fut, dès sa création, édifiée en maçonnerie. Ce type d’édicule, dont nous ne pouvons pas reconstituer ni l’élévation, ni, surtout, l’agencement intérieur et la fonction, faute d’éléments de comparaison bien conservés, ne sont pas rares dans les enclos sacrés d’époque gallo-romaine. Il y en avait un devant le temple indigène de Martigny. Le houne-Allmendingen, dans l’Oberland bernois, pour ne citer qu’un exemple proche, en comptait plusieurs, à l’intérieur d’un enclos sacré délimité par un mur10. Non loin des cellae de Leytron, on a retrouvé la partie inférieure d’un tronc à offrande en pierre, le seul jamais découvert sur sol suisse, à notre connaissance, qui contenait encore 6 monnaies en bronze, 5 sesterces et un as ou un dupondius du IIe et de la première moitié du IIIe siècles de notre ère. Au témoignage des monnaies découvertes, le sanctuaire fut fréquenté pendant les quatre premiers siècles de notre ère.

Temples et sanctuaires de Martigny / Forum Claudii Vallensium

Au centre de la ville antique, un temple de type classique a été construit dès la fondation de l’agglomération sur une place aménagée entre le forum et l’insula 4. Pendant toute l’époque romaine, il a dû fonctionner comme temple principal, même si cela n’avait pas été prévu à l’origine. Les fouilles, en effet, ont montré qu’en face de l’area publica du forum, de l’autre côté de la rue Principale, on avait prévu l’aménagement d’une area sacra, avec un temple entouré d’un écrin de portiques, à laquelle on a dû renoncer par la suite, probablement faute de moyens financiers. Le monument édifié à côté du forum était peut-être consacré au dieu suprême du panthéon romain, comme le suggère l’analyse stylistique d’un des chapiteaux qui ornaient sa façade et dont la face principale(?) présente le buste d’un Jupiter barbu. Un autel commémorant la reconstruction d’un temple consacré à Jupiter par le gouverneur de la province, Iulius Constitutus, remployé dans le mithraeum en proviendrait11.

Les autres témoignages indubitables du culte rendu en Valais à des divinités du panthéon romain autres que Jupiter Optimus Maximus sont relativement peu nombreux. A côté d’autels consacrés à des divinités tutélaires ou personnifiant des vertus impériales, comme le Génie de la station de Massongex, la Victoire Auguste de Villeneuve, la Victoire (de l’empereur Gallien ?) de Saint-Léonard, la Santé (Salus) de Martigny, etc., les dédicaces à Mercure de Sierre, d’Ardon et de Saint-Maurice, à Mars de Martigny, à Silvain de Vevey, aux Nymphes de Saint-Maurice, s’adressaient majoritairement à des dieux gaulois assimilés à ces dernières, selon le phénomène de l’interpretatio romana. En dehors d’un contexte précis, on ne peut assigner une origine indigène qu’aux divinités portant un nom gaulois comme la déesse Cantismerta de Lens12 et le deus Sedatus de Saint-Maurice, ou dont le nom est suivi d’une épiclèse gauloise comme Jupiter Poeninus du Grand Saint-Bernard et, peut-être, le deus Mars MOT+ de Martigny. Des représentations figurées de divinités ou d’animaux sacrés celtes, même si elles ne sont pas toutes des objets de culte, indiquent en effet un profond enracinement des populations valaisannes dans la culture gauloise13. On peut citer ici la belle statuette de Sucellus trouvée à Viège, le dieu au maillet dont le nom signifierait «celui qui frappe bien», divinité protectrice des artisans, des cultivateurs et des forestiers. Son culte est répandu essentiellement dans les pays rhénans et dans la vallée du Rhône où il s’apparente à Silvain, le dieu romain de la forêt. La tête et la patte antérieure droite d’un taureau tricorne ont été découvertes dans la basilique du forum de Martigny en 1883. Il s’agit de la plus majestueuse représentation, grandeur nature, de cet animal sacré dont on connaît une quarantaine de statuettes découvertes dans le nord et l’est de la Gaule ainsi que sur le Plateau suisse. Le nombre trois revêtait en Gaule, une signification religieuse considérable: il caractérise souvent le divin en mettant en exergue la qualité de l’objet triplé. Les trois cornes exaltent ainsi la puissance, la combativité et la fécondité du taureau.

Le téménos

Dans le secteur méridional de Forum Claudii Vallensium, un temple indigène14, constitué d’une cella en matériaux légers (bois? torchis?) d’env. 7,60 X 6,60 m, aménagée sur un podium en pierres sèches d’env. 16 X 12,85 m, a été édifié vers le milieu du Ier siècle avant J.-C. à l’intérieur d’un enclos sacré - ou téménos - dont les limites étaient apparemment marquées par des podiums en pierres sèches larges d’env. 5 mètres. Les bords extérieurs de deux de ces podiums, distants de quelque 79 m d’axe en axe, parallèles mais d’orientation différente de celle du temple, recouvraient chacun un alignement de trous de poteaux qui marquaient apparemment les limites nord et sud d’un enclos gaulois. Ce temple à plan centré, érigé du temps de l’Indépendance, subira quelques transformations à l’époque romaine et sera inclus, à l’époque de la fondation de Forum Claudii Vallensium, dans un vaste enclos sacré de 85 m de largeur sur plus de 136 m dont l’orientation correspond mieux à celle du temple. Le téménos d’époque romaine était bipartite; son secteur nord-ouest constituait l’area sacra et comprenait le temple indigène et d’autres installations à caractère religieux. Son secteur sud-ouest, qui, par un long portique double, s’ouvrait sur la voie menant au col du Grand Saint-Bernard, était une station routière que toute agglomération située sur un axe routier d’importance se devait de posséder: autour d’une cour centrale étaient aménagés des entrepôts au nord-est, des salles de réception chauffées et des petits thermes au nord-ouest et, au sud-ouest, vraisemblablement, un corps de logis15. A l’entrée de la ville pour ceux qui venaient de franchir le col, ce complexe offrait donc aux voyageurs et aux courriers de la poste impériale, ainsi qu’aux pèlerins, non seulement une aire sacrée où ils pouvaient accomplir leurs dévotions, mais aussi un lieu d’hébergement et d’échanges, car ce complexe devait fonctionner comme un petit marché local: les dieux qui régnaient sur le sanctuaire étaient garants des transactions qui y étaient menées.

Devant le temple s’élevait un autel consacré à Mercure par un indigène, Optatus, fils de Cintusmo; du fait que ce lieu de culte a été édifié avant la conquête romaine, il ne fait pas de doute qu’il s’agissait du plus grand dieu des Gaulois, selon César, protecteur des marchands, des voyageurs et aussi des voleurs, «inventeurs de tous les arts», peut-être Lug ou Teutatès, assimilé par les Romains à leur Mercure.

A l’opposé de la ville, dans sa périphérie nord, un fanum de plan centré, a été construit au Ier siècle de notre ère, apparemment ex nihilo, dans le prolongement de la rue séparant les insulae 14 et 15. On n’en a reconnu que la façade principale, large d’env. 13 m, flanquée d’une volée d’escaliers, large de 7,60 m, ainsi que l’angle nord de sa cella. Les sanctuaires à plan centré sont bien connus; ils sont constitués d’une cella-tour autour de laquelle s’étendait une galerie où les fidèles déambulaient rituellement. La cella était éclairée par des ouvertures aménagées au-dessus du toit de la galerie. L’existence d’une cella-tour est indiquée à Martigny par le fait que ses murs sont plus épais (90 cm) que les murs périmétraux (60 cm). Le temple de ce type dit «gallo-romain» le plus explicite est le temple dit de Janus, à Autun, en Bourgogne, mais le parallèle le plus proche du fanum Martigny est un temple d’Augst, près de Bâle, qui présente aussi des escaliers. On restitue souvent une cella entourée de portiques à colonnes, mais à Kempten, en Allemagne, on a reconstitué un temple de ce type complètement fermé. Un autre sanctuaire de ce type compris dans un petit enclos sacré, a été reconnu sous la place du Midi, quelque 50 m au nord de ce fanum, à l’occasion du creusement de tranchées pour la pose de canalisations.

Le mithraeum

En 1993, au sud de la ville romaine de Martigny, à proximité du sanctuaire indigène, on a découvert un mithraeum, consacré au dieu d’origine iranienne Mithra: il a pu être complètement exploré et il est actuellement conservé sous un immeuble. Alors que l’on rendait des cultes publics, destinés à toute la population, dans ou plutôt devant des temples de type classique et gallo-romain, souvent édifiés à des emplacements privilégiés, sur un podium, et dotés d’un décor architectural impressionnant, les dévots de Mithra se réunissaient en nombre réduit (quelques dizaines) dans des lieux discrets, sombres, à l’abri des regards des profanes. Ne pouvaient participer aux cérémonies que les initiés, souvent fonctionnaires, même de haut rang, ou soldats; les femmes en étaient exclues. Quand ils n’ont pas été aménagés dans des sous-sols ou des caves, voire dans des grottes, les mithraea étaient en général partiellement enterrés, comme à Martigny; le saint des saints du sanctuaire, nommé spelaeum, devait évoquer la grotte où Mithra avait égorgé le taureau blanc. A Forum Claudii Vallensium, cette salle a des dimensions intérieures de l’ordre de 8 X 14,40 m. Une représentation de la tauroctonie figurait en bonne place au fond de ce spelaeum qui, du point de vue typologique, rappelle la salle de banquet des Romains, le triclinium. Mais, dans le mithraeum, la banquette centrale était remplacée par les autels et le podium devant lesquels avaient lieu les cérémonies. Comme dans un triclinium, les mystes s’allongeaient de biais sur des banquettes latérales pour suivre la liturgie et les rites initiatiques, mais aussi pour participer à des repas sacramentels. Cela se faisait à la lueur de quelques torches ou lampes à huile, car le mithraeum ne recevait pas la lumière du jour. Ainsi, à Martigny, la façade sud-est du bâtiment, qui s’est abattue d’un seul tenant, était aveugle. On accédait au spelaeum en descendant les trois marches qui le séparaient d’un vaste hall d’entrée presque carré où l’on pouvait faire la cuisine et dans un angle duquel était réservée une petite chambre, l’apparatorium, où les prêtres et les initiés pouvaient se changer. Dans l’apparatorium d’un premier état, on a retrouvé un très bel exemple de peinture sur enduit de la fin du IIe siècle de notre ère, représentant un chien courant entre deux arbres.

L’entrée du mithraeum n’était pas située dans l’axe du monument, mais sur le côté: aucun passant ne pouvait donc voir ce qui se pratiquait à l’intérieur. Le bâtiment a des dimensions extérieures de l’ordre de 23,36 X 8,95 m. Il était lui-même compris dans un enclos sacré, un téménos, dont les limites, à env. 6 m du sanctuaire, était marquée par une palissade de planches. L’allée d’accès était empierrée et bordée de barrières. A l’emplacement où elle pénétrait dans l’enclos sacré, se trouvait une fosse cuvelée de bois, dans laquelle on a découvert un gobelet avec une inscription en caractère grec le consacrant au dieu Soleil.

Les fouilles du mithraeum ont livré un abondant matériel archéologique dont des bronzes figurés hétéroclites qui devaient tous appartenir à la représentation de la tauroctonie dominant le podium où étaient installés les autels; l’ensemble était abrité par un arc dont on a retrouvé les piédroits. De cette image cultuelle, on possède notamment une statuette représentant Cautes, un acolyte de Mithra, vêtu comme lui d’un habit oriental et coiffé d’un bonnet phrygien, qui personnifie le soleil levant, l’optimisme, et un très beau buste d’une déesse tutélaire en qui les dévots de Mithra ont certainement voulu reconnaître le Soleil. Plus de 2000 monnaies, pour la plupart du Bas-Empire, ont été consacrées à Mithra; beaucoup jonchaient le sol du sanctuaire. On en a retrouvé de très nombreuses à l’extérieur, car il fallait bien, de temps à autre, déblayer le lieu de culte de ce qui l’encombrait. Un «nettoyage» important eut lieu dans les années 370, époque à laquelle on a pourvu la nef d’un sol en mortier. C’est ainsi que les monnaies les plus tardives, du quatrième quart du IVe siècle de notre ère, ont été découvertes essentiellement dans la nef alors que l’on n’en compte qu’une infime proportion à l’extérieur. On n’a donc apparemment plus déblayé la nef avant l’extrême fin du IVe siècle de notre ère, époque à laquelle le mithraeum fut abandonné, probablement à l’instigation des premiers chrétiens. Les trois autels qui avaient été installés sur le podium ou sur ses marches ont dû demeurer en place un certain temps encore jusqu’au jour où l’on décida d’effacer définitivement le souvenir de ce lieu de culte païen. On creusa alors une profonde fosse au pied du podium pour les y précipiter. Mais le premier autel à être jeté resta coincé dans la partie supérieure de la fosse. C’était celui qui, dans un premier temps, mentionnait la reconstruction d’un temple à Jupiter et qui avait été vendu aux dévots de Mithra; ces derniers avaient recouvert l’inscription gravée d’un enduit sur lequel ils avaient peint en rouge un nouveau texte le consacrant à Mithra. Les deux autres autels furent alors mutilés. L’un avait été consacré au Dieu Soleil Invincible Mithra par un haut magistrat de la cité du Valais, Condius Paternus et l’autre vraisemblablement à ce même dieu et à toutes les autres divinités par un gouverneur de la province, Publius Acilius Theodorus16. C’est la seconde fois que nous retrouvons ce nom de Théodore dans le mithraeum: le gobelet avec inscription grecque avait aussi été consacré au dieu par un homonyme. Mais ce qui est plus curieux encore, bien que cela soit vraisemblablement l’effet du hasard, c’est de constater que ce fut aussi le nom du premier évêque connu du lieu, saint Théodore qui, en 381, signa les Actes du Concile d’Aquilée. Une inscription de Sion nous apprend que l’on y vénérait la Grande Mère Cybèle, déesse de la fertilité, dont le culte, originaire de Phrygie, fut institué à Rome, en grande pompe, en 204 avant J.-C. Au Grand Saint-Bernard, une main votive en bronze, faisant le signe de bénédiction latine, pourvue de nombreux attributs (serpent, lézard, grenouille, pommes de pin) témoigne de la diffusion du culte d’un autre dieu d’origine phrygienne, Sabazios, souvent assimilé à Dionysos.

Les offrandes

La fouille de 60 m2 de la cour du fanum I de Martigny, dans la périphérie nord de la ville antique, a livré près de 2750 monnaies votives, celtiques et surtout romaines. 1330 des quelque 1855 monnaies du Haut-Empire sont des fractions. Il s’agit indubitablement d’une pratique rituelle: pour éviter leur remploi sacrilège, on n’hésitait pas à couper les monnaies, au ciseau ou à la hache, en deux, trois, quatre parties, voire plus. Le don de nombreuses monnaies dans les sanctuaires, qui se pratiquait ailleurs en Gaule, était très largement répandu en Valais. On le retrouve non seulement dans tous les lieux de cultes indigènes découverts à ce jour, comme le sanctuaire du col du Grand Saint-Bernard - qui a livré env. 2000 monnaies grecques, gauloises et romaines -, le temple indigène de Martigny - où on en a recueilli quelque 1035 -, et le sanctuaire de Leytron - où 406 monnaies gauloises et surtout romaines ont été mises au jour -, mais aussi le mithraeum de Martigny dont les fouilles en ont livré près de 2100! Pour la plupart, ces monnaies, de faible valeur, ont été jetées à même le sol du saint des saints du lieu de culte, comme on a pu le prouver dans le temple indigène et le mithraeum. Les monnaies de plus grande valeur ont sans doute été remises aux prêtres en mains propres ou, comme à Leytron, déposées dans un tronc à offrande. Les fibules dont l’offrande à la divinité avait certainement pour but de s’attacher les faveurs de cette dernière ou, par son entremise, celles d’une personne aimée, sont moins abondantes, mais cependant partout présentes. Pour éviter qu’elles ne soient réutilisées, on n’hésitait pas, parfois, à l’instar des monnaies coupées du fanum, à les déformer volontairement.

Le sanctuaire de Leytron a livré de nombreux tessons de gobelets en céramique à revêtement argileux du Bas-Empire (IIIe-IVe siècles). Il en allait de même au mithraeum de Martigny, où certains de ces objets présentent des graffitis en latin, gravés après cuisson, les consacrant au dieu solaire Mithra: leur caractère d’offrande ne fait donc aucun doute. D’autres objets tels des anneaux, trouvés en nombre assez important lors des fouilles du temple indigène de Martigny doivent aussi être considérés comme des offrandes, au même titre que des objets spécifiques comme une hachette votive en bronze et un umbo de bouclier miniature en fer, des fragments de statuettes en céramique ou en bronze, une lamelle d’argent en forme de feuille, etc. On signalera également la présence d’objets anciens, anachroniques, comme un fragment de pectoral hallstattien, une obole athénienne des environs de l’an 400 avant J.-C. et deux fibules fragmentaires de La Tène ancienne, découverts lors des fouilles du temple indigène de Martigny, de même que des éléments de fulcrum (dossier de lit) représentant une oie et un cheval, vraisemblablement issus d’un atelier de l’île grecque de Délos au Ier siècle avant J.-C., et une petite statuette représentant le dieu Priape, produit à la même époque en Italie du Nord (Etrurie?), dans le fanum I qui n’a pas été érigé avant la seconde moitié du Ier siècle de notre ère.

Religion privée

Dans une arrière cour de l’insula 10, une petite construction maçonnée creuse, d’un mètre de côté, constituait apparemment la base d’un petit autel: dans ses alentours immédiats, on a retrouvé de nombreux vases et lampes miniatures en terre cuite, grossièrement exécutés, qui devait le garnir. Il n’est pas aisé de préciser l’intention de ce geste En revanche, une forme spécifiquement valaisanne du dépôt de consécration de la maison réside dans la présence, sous des foyers aménagés à même le sol, d’un petit gobelet contenant une monnaie, voire une coquille d’œuf, relevée aussi bien à Martigny qu’à Massongex ou dans la villa de Monthey/Marendeux.

A l’intérieur de l’habitat, des laraires, autels domestiques, étaient aménagés dans une niche, contre un mur, sur une base maçonnée, etc. Plus ou moins élaborés, ils avaient souvent la forme d’un petit temple (naïskos) abritant des statuettes représentant les divinités protectrices de la famille. Ils n’ont laissé que peu de traces au sol. Un lot d’objet en bronze a été découvert dans une pièce de la Maison du Génie Domestique, située dans l’insula 8, en face du forum. Parmi les statuettes, on identifie un Génie domestique (d’où le nom que nous avons donné à la maison), un Lare, deux Mercure, une petite victoire, ainsi que deux cornes d’abondance appartenant à des figurines de divinités bienfaitrices. Ces objets faisaient indubitablement partie d’un laraire.

En allait-il de même de la réplique miniature, en marbre de Luni, de l’Aphrodite de Cnide du sculpteur grec Praxitèle, découverte dans l’insula 7? Que dire, par ailleurs, des statues en marbre de Paros, représentant un Apollon citharède et un Hercule, mis au jour en 2011 au pied d’un mur des thermes privés d’une domus de l’insula 13: leur propriétaire les considérait-il uniquement comme des œuvres d’art destinées à orner son péristyle ou les bains de sa propriété? Avait-il une dévotion particulière pour ce dieu et ce demi-dieu?

En résumé, à l’époque romaine, le Valais ne semble pas présenter de particularismes propres à une province alpine; on constate, au sein d’une population qui devait être, dans son immense majorité, d’origine indigène, un profond enracinement des croyances religieuses gauloises, mais aussi un esprit d’ouverture qui permettra à d’autres cultes, notamment d’origine orientale, de se développer, tout en s’adaptant à des habitudes locales, comme le don rituel de monnaies dans les sanctuaires. Il est certain que la route du col du Grand Saint-Bernard, extrêmement fréquentée, a joué un rôle important dans cette diffusion; ce n’est certainement pas un hasard si, au Bas-Empire, un mithraeum et la première cathédrale du Valais sont construits à Martigny et si, peu après, le culte des martyrs de la légion thébaine prend un essor considérable à Saint-Maurice d’Agaune. On notera cependant que dans l’ancienne capitale du Valais, les lieux de culte consacrés à des divinités autres que celles du panthéon romain, quelle qu’en soit l’origine, indigène ou orientale, sont rejetés à l’extérieur du tissu urbain. Cela est notamment valable pour le christianisme: la première chapelle, à laquelle succédera la cathédrale paléochrétienne, est aménagée dans un complexe privé situé en périphérie nord de l’agglomération antique, à proximité d’une zone funéraire.

François Wiblé
Plan

Illustration : Martigny-Forum Claudii Vallensium: Plan archéologique de la ville antique.
Crédit de l’illustration: Archéologie cantonale du Valais, Martigny (C.-E. Bettex).

1 - Sur le Valais en général, on consultera les ouvrages suivants: Alain Gallay, Gilbert Kaenel, François Wiblé et alii, Le Valais avant l’histoire, 14’000 av. J.-C. - 47 apr. J.-C., Cat. Expo. Sion, Musées cantonaux, 23.5-28.9.1986, Sion 1986 et François Wiblé et alii, Vallis Poenina, Le Valais à l’époque romaine (Ier siècle - Ve siècle après J.-C.), Catalogue de l’exposition. Musées cantonaux du Valais, Sion 1998.
- Sur Martigny / Forum Claudii Vallensium: François Wiblé, Martigny-la-Romaine, Martigny, Fondation Pierre Gianadda 2008 (283 pp., plus de 450 ill.).
- Sur le Grand Saint-Bernard: Lorenzo Appolonia, François Wiblé et Patrizia Framarin (dir.), Alpis Poenina, Grand Saint-Bernard, Une voie à travers l'Europe, Aosta 2008 [projet INTERREG IIIA, Séminaire de clôture, 11/12 avril 2008, Fort de Bard (Vallée d'Aoste)]. (> Text)

2 Cf. D. Van Berchem, «Le sanctuaire de Tarnaiae» (1944), in: Les routes et l’histoire, Études sur les Helvètes et leurs voisins dans l’Empire romain, Université de Lausanne, Publications de la Faculté des lettres XXV, Genève 1982, pp. 172-184. (> Text)

3 Cf. F. Wiblé, «Le temple de Jupiter Poeninus, au sommet du col du Grand Saint-Bernard, a-t-il été érigé ou reconstruit à l’époque flavienne?», Bulletin d’études préhistoriques et archéologiques alpines VII-VIII (1996-1997), pp. 19-25. (> Text)

4 CIL V 6884 (= Wiblé, Alpis Poenina nº 29): Phoebus Fusci / Ti(berii) Caesaris / Poenino u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). (> Text)

5 CIL V 6881 (= Wiblé, Alpis Poenina nº 26): Ioui Poenino / L. Paccius L. f. Pal. / Nonianus / Fundis / (centurio) leg(ionis) VI uictricis p(iae) f(idelis) / ex uoto. (> Text)

6 CIL V 6869 (= Wiblé, Alpis Poenina nº 9): Ioui Op(timo) M(aximo) / Poenino / T. Cl(audius) Seuerus / fr(umentarius) leg(ionis) III / Italic(ae) u(otum) s(oluit) / l(ibens) m(erito). (> Text)

7 ILS 4851, AE 1892, 135 (= Wiblé, Alpis Poenina nº 11) I(oui) O(ptimo) M(aximo) Poenino / C(aius) Domitius / Carassounus / Hel(uetius) mango / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). (> Text)

8 Outre les inscriptions mentionnées ci-dessus, D. Van Berchem citait les autels d’Ardon et de Vionnaz. (> Text)

9 Cf. F. Wiblé, Vallis Poenina, op. cit., note 1, pp. 178-180; voir aussi F. Wiblé, «Leytron, Sanctuaire indigène», Vallesia L, 1995, pp. 361-366. (> Text)

10 Cf. Stefanie Martin-Kilcher et Regula Schatzmann (éd.) et alii, Das römische Heiligtum von Thun-Allmendingen, Die Regio linndensis und die Alpen, Schriften des bernischen historischen Museums 9, Berne 2009. (> Text)

11 Ce temple pourrait également avoir été consacré au culte impérial. (> Text)

12 Le nom de cette déesse se compose des racines canti- blanc, brillant et smert- pourvoyeuse, celle qui joue le rôle de providence. (> Text)

13 Sur les panses de vases découverts à Sion, dans la région de Riddes et à Martigny (mais aussi à Augst et à Aosta), qui ont souvent été utilisés comme urnes funéraires au début de l’Empire, furent appliqués les corps de trois serpents dont la tête repose sur la lèvre du récipient, comme s’ils voulaient boire. Certains parmi les plus anciens sont pourvus d’une tête ou de cornes de béliers, comme les serpents que tient Cernunnos, le dieu celte aux bois de cerf, sur le chaudron de Gundestrup au Danemark ou ceux qui accompagnent Mercure, une divinité tricéphale ou un dieu guerrier sur des monuments d’époque romaine. Cet animal sacré de la mythologie gauloise, par sa double nature, symbolise la prospérité agricole et la fécondité. Un dérivé de ces récipients, présentant trois serpents «normaux» (sans tête ou cornes de bélier) sera, au Bas-Empire, utilisé à Martigny comme vase rituel par des dévots de Mithra dans le cadre du culte rendu à cette divinité orientale. (> Text)

14 On doit mentionner ici un édifice de plan apparemment centré, repéré en 1938/39 au carrefour de la Rue Principale et de la Rue du Nymphée. Il n’a pas été fouillé et nous en savons le plan incomplet; de plus, il présente des particularités, d’orientation, notamment, qui nous font douter de son identification comme temple gallo-romain proposée par son inventeur Chr. Simonett, «Octodurus, Kurzer Bericht über die Ausgrabungen 1938/39 in Martigny (Wallis)», Revue suisse d’Art et d’Archéologie 3, 1941, p. 86. (> Text)

15 Philippe Leveau et François Wiblé, «La station routière et le “téménos” de Martigny», in: Jérôme France et Jocelyne Nelis-Clément (éd.), La statio. Archéologie d'un lieu de pouvoir dans l'empire romain, Éditions Ausonius, Collection Scripta antiqua 66, Bordeaux, 2014, pp. 57-73. (> Text)

16 Cf. F. Wiblé, «Deux procurateurs du Valais et l’organisation de deux districts alpins», Antiquité Tardive 6, 1998, pp. 185-186. (> Text)

 

Anzeigen und Mitteilungen

Jahresbericht 2015 des Präsidenten

Egregi membri della ASFC
Chers membres de l’ASPC
Geschätzte Mitgieder des SAV

Ich begrüsse Euch herzlich zur Jahresversammlung 2015 hier im Collegium Spiritus Sanctus Brig. Ich freue mich, dass Ihr den Weg ins Wallis auf Euch genommen habt, um gemeinsam den interessanten Vortrag von Prof. François Wiblé anzuhören, während der Jahresversammlung an der Entwicklung des SAV mitzuwirken und am gemeinsamen Nachtessen die Gemeinschaft zu pflegen. Gerade letzteres scheint mir in Zeiten, wo viele von uns an ihren Schulen immer mehr an den Rand gedrängt werden, immer wichtiger zu werden.

Am Ende des ersten Jahres meiner Amtszeit möchte ich Rückschau halten.
Meine erste Amtshandlung war eine denkbar traurige. Ivo Müllers Tod hat uns alle sehr getroffen. Wir haben ihn als einen lieben Menschen und kompetenten, engagierten Vertreter unserer Fächer sehr geschätzt. Seine Arbeit im Vorstand und als Präsident war unschätzbar. Wir wollen einen Augenblick der Stille halten und seiner gedenken.

Laufende Geschäfte

Der Vorstand des SAV hat sich in diesem Jahr drei Mal getroffen: in Olten, in Luzern und in Wetzikon. Dazu kam eine Sondersitzung eines Ausschusses zum Thema ‚neuer Auftritt des SAV‘. Ich habe an den beiden Präsidentenkonferenzen des VSG teilgenommen. An der Wochenendtagung in Lausanne hat uns Lucius Hartmann vertreten.

Zu den laufenden Geschäften gehörten die Publikation der Bulletins 85 und 86 mit lesenswerten Leitartikeln von Frau Prof. Cardelle de Hartmann zum Thema Handschrift und Text sowie Frau Geneviève Lüscher zur Entstehung ihres Romans ‚die Blaue Katze‘. Zahlreiche Rezensionen bereicherten die Hefte, für die ich den Verfasserinnen und Verfassern an dieser Stelle ganz herzlich danken möchte. Mein Dank gilt aber dem grossen Einsatz von Petra Haldemann, die für das Erscheinen unseres Verbandsorgans besorgt ist.

Hoc anno tertia epistula electronica novellarum distributa est, in qua auctores quidam de lingua Graeca in gymnasiis docta scripserunt. Lingua Graeca in gymnasiis nobis maximae curae est, quia temporibus ab oeconomia dominatis crescens periculum est, ne tollatur. Qua de causa ab illis, qui in politicis et mediis et aliis rebus versantur, petimus, ut animos ad linguam Graecam servandam vertant. Philippus Xandri maximo cum studio providit, ut haec epistula pararetur et distribueretur. Gratiam maximam ei debemus.

Barbara Cristian a préparé la distribution des Newsletter Nº 6 et 7 aux membres de l’ASPC. Ils sont devenus un instrument indispensable pour une information rapide et directe de nos membres. Un grand merci à Barbara pour son excellent travail.

Daniel Rutz hat das diesjährige Certamen Helveticum mit grosser Umsicht organisiert. Das Thema lautete: ‚Was ist wirkungsvoller; Bild oder Text?‘ Die Juroren Ruedi Wachter, Christine Stuber und Beno Meier haben die zahlreich eingereichten Essays, die um Catulls Carmen 64 und das Ariadne-Fresko im Haus des Meleager von Pompeji kreisten, bewertet und diejenige von Taissija Faltin als beste ausgezeichnet. Es lohnt sich, einen Blick in diese Arbeit zu werfen. Sie zeigt, dass junge Menschen sich vertieft und mit erstaunlicher literarischer Kompetenz einem nicht einfachen Thema widmen können. Das macht Mut. (philologia.ch / Schule).
Herzlichen Dank den Juroren für ihre Arbeit und Hans Ueli Gubser vom Club Grand Hôtel & Palace für die Stiftung der Preise. Grossen Dank auch an Daniel Rutz für die ausgezeichnete Arbeit.

Anche quest'anno si sono tenuti due corsi di aggiornamento:
Nel mese di agosto Bruno Colpi ha guidato attraverso la Grecia classica un gruppo di interessati che ha ben saputo rispondere ai mille stimoli ricevuti. Grazie di cuore Bruno per il tuo apprezzatissimo impegno!
Stefan Dusil ha fatto conoscere a un piccolo gruppo (piccolo, ma proveniente da tutte le regioni linguistiche della svizzera) diversi documenti giuridici del Medioevo latino. Vedete nell'immagine la legislazione cittadina della comunità di Morat.
Für mich als Organisator der Weiterbildung ist die Kurzfristigkeit der Anmeldungen ein grosses Problem. Regelmässig habe ich bis 14 Tage vor der Weiterbildung nur vereinzelte Anmeldungen. Da die Referent/innen nicht gratis sind, muss ich jeweils immer überlegen, ob ich den Anlass absagen muss, um finanziellen Schaden zu vermeiden. Deshalb bitte ich um frühzeitige Anmeldungen.

Die PR-Kommission hat sich um eine 2. Version unserer App Mythic Runner gekümmert und eine zweite App unter dem Motto Apollo und Daphne entwickeln lassen. Beide Apps werden in Lateinisch, Französisch und Deutsch zur Verfügung stehen. Für dieses tolle und publikumsbezogene Informationsinstrument, das drei Sprachen der Schweiz repräsentiert, gebührt der Kommission und vor allem Lucius Hartmann ein grosser Applaus. Lucius sind wir auch für die vielfältigen weiteren Arbeiten, die er effizient und gewissenhaft leistet, von Herzen dankbar.

Lucia Orelli Francchini hat sich sehr gut in den Vorstand eingefügt. Ihre Präsenz und ihre Beiträge sind uns sehr viel wert. In ihrem Heimatkanton Tessin hat sie eine ausgezeichnete Medienarbeit geleistet.
Cara Lucia grazie mille per la tua presenza nel nostro consiglio e per la tua preziosa collaborazione!

Zum Schluss möchte ich auch das Engagement von Christine Haller dankend erwähnen. Sie ist als secrétaire im comité von Euroclassica tätig. Zusätzlich hat sie einen sehr schönen Beitrag zur Publikation European Symbols über Josias Simlers Tellii historia verfasst.

Besondere Geschäfte

Der VSG schrieb aufwändige Vernehmlassungen zu verschiedenen Projekten der EDK. Dieses Engagement ist für die Gymnasien und damit auch für die altsprachlichen Fächer ausserordentlich wichtig. Es ist vor allem der unermüdlichen Arbeit des Zentralvorstandes zu verdanken, dass der VSG eine Stimme hat, die von den verschiedenen bildungspolitischen Institutionen gehört wird. Der SAV hat seine Meinung eingebracht.

Bei Teilprojekt 2 der EDK geht es um das Thema ‚Gemeinsames Prüfen‘. Der VSG und mit ihm der SAV vertreten die Ansicht, dass sämtliche diesbezüglichen Massnahmen auf der Ebene der Einzelschulen erfolgen müssen, sollen sie wirksam sein. Dafür müssen jedoch auch zusätzliche Mittel gesprochen werden. Andere schulische Entwicklungsprojekte dürfen durch sie nicht beeinträchtigt werden.

Gegenüber dem von Prof. Eberle vorgestellten Bericht zu den ‚basalen Kompetenzen‘ in der Erstsprache und Mathematik hat der VSG und auch der SAV grundsätzliche Bedenken geäussert. Die Grundlage, auf die Prof. Eberle seine Vorschläge gründet, ist zu dünn. Ferner werden die Kompetenzen ungenügend abgebildet, vor allem in Mathematik. Bei den Erstsprachen ist die Gleichbehandlung von Deutsch, Französisch und Italienisch fragwürdig. Die vorgeschlagenen Massnahmen stossen auf grosse Skepsis. Das Problem, das durchaus anerkannt wird, sollte eher auf der Ebene des MA-Reglements gelöst werden.

Die Schweizerische Akademie für Geistes- und Sozialwissenschaften hat eine Initiative lanciert, das Latein an den Schweizerischen Universitäten zu stärken. Im Zentrum steht eine Anrechnung von ETCS-Punkten für den Lateinerwerb an den Hochschulen. Ich habe an mehreren Sitzungen teilgenommen und dabei eine kritische Haltung vertreten. Eine Anrechnung untergräbt das gymnasiale Latein mit unerwünschten Folgen. Nach langem Abwägen habe ich mich jedoch bereit erklärt, diese Form der Stärkung des Lateins zu unterstützen. Meine Gründe: Einige Universitäten praktizieren die Anrechnung von ETCS Punkten schon jetzt. Gelingt eine Vereinbarung aller Universitäten, so ist für das Latein tatsächlich viel gewonnen. Andererseits ist das Latein an vielen Gymnasien der Deutschschweiz auf ein so tiefes Niveau gesunken, dass die negativen Effekte nicht schwer ausfallen können. Dennoch ist eine Vereinbarung vorerst gescheitert. Die Universitäten der Westschweiz sahen im Gegensatz zur Uni Zürich keinen wirklichen Bedarf dafür. Man will sich auch stärker auf die Inhalte der Kurse als auf die ETCS Punkte konzentrieren. Dazu sollen nun Kompetenzen ausgearbeitet werden. Ich habe mich bereit erklärt, daran mitzuarbeiten.

In einer gesamtschweizerischen Umfrage habe ich versucht, mir ein Bild über den Griechisch-Unterricht in der Schweiz zu verschaffen. Ich verweise dazu auf den separaten Bericht in diesem Bulletin.

Auch wenn das Bild des Griechisch-Unterrichts in der Schweiz Anlass zur Sorge gibt, werden die meisten von uns ihre Aufmerksamkeit stärker auf das Latein richten. Im Kanton Zürich konnte in diesem Jahr ein weiterer Grossangriff auf das Latein am Untergym erfolgreich abgewehrt werden. Aber wer die Zürcher Zeitungen liest, weiss, dass weitere folgen werden. Bedrohliche Zeichen haben wir auch aus Luzern vernommen und ebenfalls aus dem Kanton Fribourg. Vielerorts steht das Latein unter dem Druck sogenannter MINT-Fächer, welche die bildungspolitischen Entscheidungsträger zur Zeit enorm fördern. Die bildungspolitische Grosswetterlage, Reformen und Sparmassnahmen verheissen nichts Gutes für unsere Fächer. Einzig die Einführung des Lehrplan 21 setzt in einigen Kantonen hoffnungsvolle Zeichen. Die meisten führten nämlich auch den Lehrplan 21 Latein ein, so dass das Fach zumindest institutionell verankert ist. Die beiden Kantone Basel Stadt und Basel-Landschaft haben sich gar entschieden, für ihr neues Fach Lingua Latein ein Lehrmittel schreiben zu lassen.

Was können wir tun? Nicht verzweifeln. Ein bewährtes Mittel dagegen ist der Zusammenhalt. Gerade deshalb bin ich für Euer Erscheinen hier in Brig so dankbar. Ferner appelliere ich an die gegenseitige Wertschätzung, konstruktive Kritik und Unterstützung innerhalb unseres Verbandes. Sie bringen uns weiter. Ferner wünsche ich uns, mit Leidenschaft und auf qualitativ hochstehendem Niveau unsere Unterrichtsarbeit zu leisten, mit Hingabe an die Schüler/innen. Ich zitiere aus einem Feedback, das mir zugetragen wurde: «Ich glaube, ich spreche im Namen der Klasse, wenn ich Ihnen viel Glück für Sie und das Fach Latein wünsche und hoffe, dass Sie noch viele weitere Schüler/innen mit Ihrer Leidenschaft unterrichten dürfen. Vielen Lehrern fehlt es am Interesse, ob an den Schülern oder am Fach selbst. Bei Ihnen ist dies nicht der Fall…» Schüler/innen sehen den Wert des Faches Latein und haben ein gutes Gespür für die Qualität des Unterrichts und die Haltung der Lehrperson. Mögen wir auch (zu) wenig Schüler/innen haben; wenn es uns gelingt, dass sie hoch befriedigt die Lateinmatur absolvieren, haben wir viel erreicht.

Bildungspolitisch ist es wichtig, das Fach überzeugend zu vertreten und gut in den Schulen zu vernetzen. In der Region Nordwestschweiz zeigte sich die Akzentuierung des Beitrages, den das Latein für den Fremdsprachenerwerb leisten kann, als erfolgreich. Mehrsprachigkeit bzw. sprachenübergreifender Unterricht sind zur Zeit wichtige Stichworte. Theo Wirth und Kollegen haben mit ihrer Publikation ‚Sprache und Allgemeinbildung‘ wichtige Grundlagen gelegt. Am Gymnasium Liestal haben wir ein Projekt ‚Sprachenübergreifender Unterricht‘ mit Englisch, Deutsch, Französisch und Latein/Griechisch entwickelt. (vgl. Gymnasium Helveticum 1/14) Ich bin überzeugt, dass die an der Mehrsprachigkeitsdidaktik orientierte Fremdsprachendidaktik das Bedürfnis nach sprachlichem Strukturwissen anwachsen lassen wird. Da liegt eine Chance für Latein. Wir müssen sie mit viel Feingespür und in Zusammenarbeit mit den Fremdsprachen wahrzunehmen versuchen.
Schliesslich können wir Öffentlichkeitsarbeit leisten. Und darin sind wir jetzt schon sehr gut. Ich erinnere an die grossartige Arbeit des Kulturmonats Xiber in St. Gallen, den Lateintag im Kanton Aargau, die Aktivitäten des FASZ und Latein macht Schule. Auch Beat Jungs Conventiculum Circuli Latini Salodurensis sei hier erwähnt. Ich bringe den in diesen und anderen Unternehmungen engagierten Personen meine grösste Anerkennung und Wertschätzung entgegen.

Danke für Eure Aufmerksamkeit und alles Gute im kommenden Jahr

Martin Müller

Das Fach Griechisch in der Schweiz

Grundlage:*

Rückmeldungen aus 17 Kantonen

Institutionelle Verortung:

In 12 Kantonen wird Griechisch als Schwerpunktfach angeboten.
In 5 Kantonen wird Griechisch als Freifach angeboten. Die Stundenzahl beträgt dann in der Regel 2 Lektionen pro Woche. Im Kanton Waadt besuchen über 500 Schülerinnen und Schüler des 10. Und 11. Schuljahres (Sek. 1) ein zusätzliches Freifach Griechisch. In diesem cours facultatif supplémentaire werden keine Noten gesetzt, die Eltern erhalten jedoch eine schriftliche Beurteilung der Leistungen ihrer Kinder.
An zwei Schulen wird Griechisch mit reduzierter oder gänzlich ohne Bezahlung angeboten. In drei Kantonen (BE, GL, UR) wird kein Griechisch mehr angeboten.
Die Mindestzahl variiert von 0 bis 12. An den meisten Orten stellt sie ein grosses Hindernis für das Zustandekommen eines Kurses dar.

Anzahl Lernende:

Die Schüler/innen-Zahlen liegen bei unter 2 % aller Schüler/innen. In den meisten Kantonen liegt die Anzahl Griechisch-Schüler/innen insgesamt unter 10. Ausnahmen sind BS (48), GE (171), TI (132) und ZH (133), wo jeweils eine stattliche Zahl Schüler/innen Griechisch lernt.

Generell ist die Anzahl der Griechisch-Schüler/innen rückläufig.

Folgerungen:

  • Die Öffentlichkeit und die bildungspolitischen Verantwortlichen müssen verstärkt auf die Bedeutung der Inhalte dieses Faches für die Schweiz und Europa hingewiesen werden. Ebenso das Ausmass des Verlusts erläutert werden, den das Verschwinden des Faches Griechisch bedeutet. Hierbei könnten prominente Fürsprecher/innen von grossen Nutzen sein.
  • Es müssen Wege gefunden werden, Schüler/innen für das Fach zu begeistern. Dass dies gelingen kann, ist den Resultaten einer Evaluation des Schwerpunktfachs Griechisch unter aktuellen und ehemaligen Schüler/innen am Gymnasium Liestal im Juni 2015 zu entnehmen. Darin zeigte sich eine hohe Wertschätzung des Faches: Griechisch gilt als ein wertvolles Schwerpunktfach mit hohen Anforderungen. Die Lerninhalte werden als interessant und bedeutsam gewertet. Neben der Horizonterweiterung durch kulturhistorisches Wissen wird vor allem die Förderung in fächerübergreifenden Kompetenzen im Bereich Analytik und Textverstehen als wertvoll gewertet. Junge Schüler/innen dazu zu bewegen, sich für ein Fach wie Griechisch zu entscheiden, das ausserhalb des Mainstreams ist, ist heute allerdings schwieriger denn je.

Beide Punkte sind nicht einfach und erfordern ein hohes Engagement. Eine gute Zusammenarbeit mit gegenseitigem Erfahrungsaustausch ist deshalb wichtig. Dazu rufe ich alle Griechisch unterrichtenden Kolleginnen und Kollegen auf.

Martin Müller

* Eine Tabelle mit den genauen Angaben befindet sich auf philologia.ch/Schule/ (> Text)

Hera sieht rot

Mit Hera sieht rot legt Beno Meier einen weiteren monologischen Dialog zwischen Schüler und Lehrer zu Geschichten der griechischen Mythologie vor. Aber keine «alten» Überlieferungen – der ehemalige Gymnasiallehrer für Latein und Griechisch hat sie in die heutige Zeit übertragen: leicht verständlich, faszinierend und höchst aktuell. Es war Meiers Anspruch – unter anderem mittels der Methode der Verfremdung –, tote Sprachen lebendig zu unterrichten, nicht, damit das praktischen Nutzen bringe, sondern den Horizont entscheidend erweitere. Einer seiner Schüler war der Journalist Werner De Schepper, Co-Chefredaktor der Schweizer Illustrierte. «Lehrer Meier wollte unsere Fragen hören. Und je besser, echter und origineller wir fragten, desto lebendiger wurden seine Antworten. Desto mehr schweifte er aus, wie der Lehrer in den Geschichten von Hera sieht rot
knapp, ISBN 978-3-906311-18-0

Der Vorstand ist überzeugt, dass der SAV in der gegenwärtigen bildungspolitischen Situation besser auftreten muss. In Zeiten, in denen viele Menschen kaum mehr mit den Alten Sprachen in Berührung kommen, ist es wichtig, möglichst leicht verständlich aufzutreten. An der Jahresversammlung vom November 2015 in Brig hat sich gezeigt, dass das neue Logo auf breite Zustimmung gestossen ist (bei vereinzelten negativen Rückmeldungen), dass jedoch die Namensänderung abgelehnt wird. Der Vorstand hat deshalb entschieden, das Logo mit dem bisherigen Namen zu kombinieren. Je nach Adressaten kann das dreisprachige oder eines der einsprachigen Logos eingesetzt werden. Das Brückenbogen-Logo ersetzt das bisherige Logo mit den Abkürzungen für unseren Verband. Die Webadressen im Logo ersetzen philologia.ch.

Wir legen dieses neue Logo, wie es unten im Entwurfsstatus abgebildet ist, den Mitgliedern zur Abstimmung vor.

Als Antwort reicht der Satz: Ich stimme dem neuen Logo zu // Ich lehne das neue Logo ab.
Post: Martin Müller, Mittebrühlstrasse 16, 4416 Bubendorf
Email: martin.mueller@philologia.ch

Die Abstimmungsperiode endet am 30. April.
Es müssen mindestens 50 Stimmen eingehen.
Die Entscheidung fällt mit einfacher Mehrheit. Im Falle einer Zustimmung wird die Firma, welche das Bogenlogo entwickelt hat, mit der definitiven Ausarbeitung betraut werden.

Martin Müller
Präsident des SAV

Provisorischer Vorschlag:

Logo
Logo
Logo
Logo
Lateintag

PER OMNIA SAECULA FAMA
5. Schweizerischer Lateintag Brugg-Windisch
Samstag, 5. November 2016

Mit Vorfreude künden wir bereits den fünften Schweizerischen Lateintag in Brugg-Windisch an, die Vorbereitungen sind in vollem Gange.

Zum zweiten Mal seit der Übernahme des Patronats durch die die Pädagogische Hochschule der Fachhochschule Nordwestschweiz (Professur Didaktik der romanischen Sprachen und ihre Disziplinen, Prof. Dr. Giuseppe Manno) werden die Veranstaltungen im Campus der FHNW stattfinden, unmittelbar beim Bahnhof Brugg.

Der Lateintag soll die Freude am Latein bei Kundigen wachhalten und bei Neulingen – ob jung oder alt – wecken. Feiern wir an diesem Tag allem politischen Gegenwind zum Trotz die Begeisterung für unser Fach!

Es erwartet Sie wieder eine grosse Palette von Vorträgen und Workshops aus den verschiedenen Lebensbereichen, in denen das Latein seine Rolle spielt. Ein paar Titel sollen neugierig machen: Hören Sie lebendiges Latein in Wie man Lateinisch sprechen lernt – ein Colloquium, besuchen Sie den Rhetorik-Workshop, nehmen Sie Einblick in die archäologische Forschungsarbeit Von Gräbern und Häusern, verfolgen Sie Caesars Weg durch die Schweiz, erfahren Sie von einem Fachmann mehr über die Rolle von Mythen in der Psychiatrie, geniessen Sie Weltliche Musik mit lateinischem Text oder lassen Sie sich in die Konzeption des neuen Basler Lehrmittels Lingua Latein einführen. Und was versteckt sich wohl hinter dem Titel Klaus’ Knochen küssen?

Wir freuen uns, dass dieses Jahr auch die lateinische Schweiz mit italienischen und französischen Referaten vertreten ist, etwa mit Per arma ad astra – L’enigmatica firma di Virgilio nell’Eneide.

Eine glückliche Zusammenarbeit hat sich mit dem Basler Jubiläum ERASMUS MMXVI ergeben: Nebst dem geplanten „Kleinen Lateintag“ im Rahmen der Erasmusfeierlichkeiten am 2./3. September 2016 wird der grosse Humanist mit Referenten aus Basel auch ein Schwerpunkt in unserem Programm sein.

Am späteren Nachmittag soll der Lateintag mit dem Programm Setz dich ins Szene! – Denkwürdige Momente aus Mythos und Geschichte einen fröhlichen Abschluss finden. Zur Mitwirkung sind Sie mit Ihren Klassen herzlich eingeladen (siehe Mailversand via Kantonsvertreter und -vertreterinnen Ende Januar).

Bitte planen Sie den Lateintag mit Ihren Lateinschülern und -schülerinnen ins Schuljahresprogramm ein, damit wie schon am 4. Lateintag besonders auch die Jugend die alte Sprache jung hält. Natürlich sind Sie auch alleine oder mit Ihren Bekannten herzlich willkommen.

Das genaue Programm finden Sie im Frühherbst auf www.lateintag.ch und in gedruckter Form in der Post. Auf der Website können Sie auch jederzeit unserem Trägerverein beitreten.

Für das OK Lateintag.ch: Sabine Bruggisser

SwissEduc: ein starker Zuwachs für den Bereich „Alte Sprachen“

Seit 20 Jahren steht Ihnen allen der Teil „Alte Sprachen“ auf dem meist benutzten Schweizer Bildungsserver „SwissEduc“ zur Verfügung, mit reichen Unterrichtsmaterialien aus den verschiedensten Gebieten, vom Sprachunterricht über die Lektüre bis zur Philosophie und den Realien. Die letzteren haben soeben eine grosse Bereicherung erhalten:

In jahrelanger Arbeit hatte Dr. Anton Hafner (gest. 2006), Lehrer für die Alten Sprachen und Prorektor an der Kantonsschule Zürcher Unterland KZU in Bülach, eine umfangreiche und weitgespannte Dokumentensammlung (ca. 3'000 Dateien) als grossartige Unterstützung für den Latein- und Griechischunterricht speziell an der KZU, aber auch für alle anderen Interessierten, geschaffen und auf der KZU-Homepage zugänglich gemacht. Für SwissEduc „Alte Sprachen“ haben wir von der KZU diese Materialien zur Bewahrung übernehmen können und stellen sie, in adaptierter Form, als separaten Ordner zur allgemeinen Verfügung. Wir wollten den ursprünglichen Charakter der Sammlung möglichst bewahren und haben nur die nötigsten Anpassungen vorgenommen. Wir sind dankbar, wenn Sie uns Fehler (z. B. fehlerhafte Links) mitteilen.

Wir erwähnen nur einige Highlights: „Pompeji: Geschichte, Verwaltung, soziale Strukturen, Gewerbe etc., Pliniusbriefe, Vesuvausbruch von 79; das italische Haus; italisch-römische Bautechniken, pompejanische Wandmalerei“: ausgezeichnete Grundlagen zur Architektur und zur Wandmalerei, mit vielen Bildern. – Oder: „Pompeii, Herculaneum und Campania allgemein, Paestum: Materialien für Studienreisen an den Golf von Neapel und nach Paestum“: sehr reiche Materialien. Besonders bemerkenswert und nützlich für die vorbereitenden SchülerInnen sind Ortspläne mit eingetragenen aktivierbaren Punkten, die beim Anklicken zugehörige Bilder und Detailpläne zugänglich machen; wenn sinnvoll ist auch der Blickwinkel des Photographen angegeben. – Ein letztes: eine knappe „Griechische Kunstgeschichte“: „Die griechische Plastik; Tempelarchitektur der Griechen; Zur Akropolis und zu Athen; Zum dorischen Stil/die Tempel von Paestum“.

Der Link zu „Alte Sprachen“ auf SwissEduc: www.swisseduc.ch/altphilo

Der Link direkt zu den Materialien von A. Hafner: www.swisseduc.ch/altphilo/antike/realien/as/

Theo Wirth und Lucius Hartmann

Quid universitatis litterarum Turicensis rector de lingua Latina in gymnasiis docenda censeat

Commentariis a Societate Magistrarum Magistrorumque Gymnasialium Helvetiorum editis, quibus nomen Gymnasium Helveticum, nuper, id est mense Ianuario anno 2016º, dialogus divulgatus est, quem Silvius (vulgo: Silvio) Stucki1 cum Michaele Hengartner, professore academico biologiae molecularis, inde a Kalendis Februariis anno 2014º universitatis litterarum Turicensis rector, de variis rebus et ad universitatem et ad gymnasium pertinentibus habuerat.2 Quam inter disputationem etiam de condicionibus linguae Latinae in gymnasiis docendae discendaeque collocuti sunt Michael et Silvius.

Rectoris opinionem nobis linguarum antiquarum amicis ancipite sensu, id est nescientibus, utrum gaudeamus an doleamus, accipere licet. Sed, lectrices lectoresque maxime honorabiles, ipsi iudicate!

Silvius Stucki: In dies fere pauciora fiunt studia, quibus scientia linguae Latinae postuletur. Eritne necessarium – secundum tuam opinionem – gymnasium longum (sc. sex annorum) sine Latinitate an censes Latinitatem a gymnasio longo removendam non esse?3

Michael Hengartner: Haec res a duabus partibus aspicienda est, a parte enim historica et a parte exteriore, ut ita dicam. Lingua Latina, si rem a parte exteriore ascpicis, non est res necessaria. Nam multa formationis systemata exstant optima, quibus homines academici boni prodeunt, quamvis illi Latinitate nullo modo utantur. In Canada egometipse per unum semenstre lectiones Latinas mea sponte adii, quae ut mihi placebant, ita ad successum academicum mihi usui non fuerunt. At in systemate nostro Latinitas locum habet firmum.

Imaginari vero possum genera progymnasiorum4 fore Latinitate carentium, quibus pro ipsa Latinitate studiis rerum naturalium magis faveatur. (…) Haud malum puto unam duasve huiuscemodi classes per conamen institui, ut videamus, quale sit tale curriculum, quo successu evolvatur, quid censeant discipuli.

His dictis at nolo parvi aestimare gymnasium longum nostrum. Duae enim e filiis meis gaudio linguae Latinae correptae progymnasium adeunt. Nam inter lectiones Latinas non solum lingua ipsa, sed etiam multae facultates maxime necessariae docentur. Quod valde laudabile est! Tales facultates saltem et inter artis lectiones physicae disci possunt; non puto linguam Latinam solam esse in his adipiscendis. At linguae Latinae magistri haud tantum sermoni tradendo incumbunt, sed multarum aliarum rerum usui student. Qua de causa Latinitas tam pretiosa est.

Quid nunc hisce verbis legi licet? Certe Michael Hengartner Latinitatis laudem quandam aliquantulum extollit, sed illius propugnator fervidus nequaquam est, cum faveat progymnasio non Latino instituendo ac physicam artem eisdem esse commodis ac Latinitatem arguat.

At Latinitate paulatim et gradatim universitatibus nostris elabente – ne dicam: elapsa! – discipulos non iam allicere poterimus monentes, ut, nisi Latine didicerint, periculum subeant, ne studiis praedilectis incumbere non possint. Eo magis igitur argumentis utendum erit, quae spectant ad ipsam rem, id est ad Latinitatem, neque ad incommoda Latine ignorandi. Lingua nostra enim e se ipsa plena est commodorum ac gaudiorum. Quae discipulis nostris demonstremus!

Martinus Vilicus Palaeopolitanus (vulgo: Martin Meier, Altendorf)
1 Silvius Stucki est vicepraeses Associationis Magistrarum Magistrorumque Scholarum Mediarum Turicensis (vulgo: MVZ). (> Text)
2 vide Gymnasium Helveticum 1/2016, paginas 6–9. (> Text)
3 In pago Turicensi omnia gymnasia longa, quae dicuntur, i.e. gymnasia sex annorum, partem progymnasialem habent, qua cunctis discipulis Latine discendum est. De talibus condicionibus Helvetiae reliquae ne somniari quidem licet! Sed his diebus inter homines politicos exorti sunt, qui progymnasia non Latina instituere cupiant. (> Text)
4 Vocabulum Theodiscum Untergymnasium vocabulo progymnasii vertere ausus sum, etsi Untergymnasium hodiernum non idem est ac Progymnasium pristinum. (> Text)

Talwasser

Beat Hüppin, der Verfasser vieler Beiträge für das Bulletin, hat nun seinen ersten Roman geschrieben:
Beat Hüppin erzählt auf der Grundlage von geschichtlichen Quellen und Zeugnissen die fiktive Geschichte der Bauernfamilie Dobler, deren Mitglieder ganz unterschiedlich auf die drohende Umsiedlung infolge des Baus einer Staumauer im Innerthal reagieren. Hüppin verfolgt deren Geschicke bis über den Zweiten Weltkrieg hinaus. So ergibt sich ein vielschichtiges Bild einer Gesellschaft und einer Familie im Wandel, eine Geschichte über Heimat und Fremde und letztlich über Leben und Tod.
Weitere Informationen

Die Rebellin Gottes

Lectrices lectoresque maxime honorabiles! Per triennium fere tempore libero operam dedi in componendo libro. Qua narratione agitur de muliere quadam eximia aetate Belli Civilis Americani vivente. Ut pulchra, sapiens, pia est, ita linguam Latinam praecipue diligit. Sic fit, ut audeam opusculum meum vobis praebere. Quod benigne accipiatis!
Band 1: 524 Seiten, ISBN: 978-3-7103-2601-1, Erscheinungsdatum: 17.03.2016
Band 2: 422 Seiten, ISBN: 978-3-7103-2626-4, Erscheinungsdatum: 17.03.2016

Martin Meier

 

Weiterbildung

Weiterbildung des SAV/ASPC/ASFC 2016: RERUM NATURA

Datum: Mittwoch, 31. August 2016, 10.00 Uhr bis 17.00 Uhr
Kursort: Kantonsschule Olten; Treffpunkt: Mensa
Kursleiter: André Füglister
Organisation: Martin Müller
Kurskosten: Fr. 190.-; Mitglieder des SAV/ASPC/ASFC: Fr. 170.- (inkl. Mittagessen und Kaffee)
Anmeldung: martin.mueller @sbl.ch, bis 20. August 16; maximale Teilnehmerzahl 24, minimale: 10.

Der praktische Kurs RERUM NATURA ist der gleichnamigen, im Aufbau befindlichen Reihe von Unterrichtsprojekten gewidmet, welche Quellen und Unterrichtsmaterialien zu den Ursprüngen der Naturwissenschaften in lateinischer und griechischer Sprache erschliesst. Ausgehend von den naturwissenschaftlichen Experimenten des Hellenismus fassen die Arbeitsvorschläge insbesondere naturkundliche und technische Themen von der Renaissance bis zur Neuzeit ins Auge; dabei verbinden sich Texterschliessung mit experimentellem Nachvollzug. So können Schülerinnen und Schüler auf eine ungewohnte Weise angesprochen werden: Sprachverständnis und Sachverständnis gehen ineinander über; Geistesgeschichte und Technik werden in ihrer Verwandtschaft wieder erkennbar. Das kann ein Beitrag zu MINT sein, der sich auch für den altsprachlichen Unterricht lohnt!

Im Zentrum des eintägigen Kurses stehen folgende Texte:
a) Die Erfindung des Mikroskops durch Antoni van Leeuwenhook nach dem lateinischen Bericht von Christiaan Huygens
b) Die Entdeckung der Wechselwirkung zwischen elektrischem Strom und Magnetismus durch Christian Oersted

Nach einem gemeinsamen Blick auf die Quellen erhalten die Kursteilnehmer die Möglichkeit, die Experimente mit leicht zugänglichen Materialien selbst nachzuvollziehen und eine spätere Realisierung im Rahmen des Unterrichtes zu planen. Die Texte werden vorgängig bei http://www.natura-rerum.ch/weiterbildungstag/ ins Netz gestellt.

Ausblicke, Anregungen und Muster für weitere ähnliche Vorhaben werden präsentiert und sind auch von Seiten der Teilnehmer willkommen!

Materialkosten fallen für die Teilnehmer nicht an; es ist aber vorteilhaft, wenn sie, soweit vorhanden, einen Zirkel (vorzugsweise einen solchen, bei welchem die Spreizung durch eine Drehspindel fein eingestellt werden kann) und einen Kompass mitbringen – einige Leihexemplare werden jedoch zur Verfügung stehen.

André Füglister

EΠIKH AKAΔHMIA
IRAKLIO, CRETE, Greece: 21st to 30th July, 2016

The intensive course this season will be given by Astrid Eitel and treat Homer's Iliad XXIV, with Marco Pietrovito providing the complementary Bronze Age Aegean archaeological context.

Iraklio has been chosen as this year's venue for several reasons: its accessibility, proximity to the Bronze Age site of Knossos, home of Idomeneus, recently reopened Archaeological Museum, a wealth of opportunities for leisure, cultural and culinary delights, as well as an observable history rooted in pre-history. Added to which, the city has a lively day as well as night life.

Applicants must be 18 years of age or older and fulfil the basic requirements. A maximum of 24 participants will be accepted.

For further information and to view our poster visit:
http://www.philologia.ch/Weiterbildung/docs/2016_akademia_epika.pdf
and/or contact us at:
akademia.epika@gmx.ch.

It would be greatly appreciated if teachers of Latin and Greek would inform their students of this affordable opportunity. The cost of €500 includes the approximate 34 class hours, a visit to the archaeological museum and site of Knossos, bed and breakfast, as well as an opening dinner on the 21st of July and a closing on the 29th.

Achilles Dragging the Body of Hector

Archaic Attic Black Figure Hydria, (ca 520-510 BC)
Achilles Dragging the Body of Hector

Astrid Eitel

53. Ferientagung der Altphilologen 2016 in München

Das Bayerische Staatsministerium für Bildung und Kultus, Wissenschaft und Kunst veranstaltet vom 6. bis 8. September 2016 die 53. zentrale Fortbildungstagung der Altphilologen in Schloss Fürstenried in München, die in diesem Jahr unter dem Rahmenthema „Witz, Satire, Ironie“ steht. Auch für außerbayerische Lehrkräfte ist eine Teilnahme im Rahmen des zur Verfügung stehenden Kontingents möglich, für Übernachtung und Verpflegung fällt dabei ein Pensionspreis in Höhe von 150.– Euro an. Folgende Vorträge sind geplant:

Dienstag, 6. September 2016 (Tagungsbeginn 14:30 Uhr)

  • Prof. Dr. Klaus Bartels (Zürich): Pfeffer, Salz und Honig. Martial – Glanz und Elend eines Dichterlebens
  • StD Dr. Rüdiger Bernek (München): Die komische Katabasis – Unterweltsmotivik in Petrons Cena Trimalchionis
  • Prof. Dr. Klaus Stefan Freyberger (München/Rom): Witz und Ironie in der römischen Bilderwelt

Mittwoch, 7. September 2016

  • Prof. Dr. Niklas Holzberg (München/Bamberg): notus mihi nomine tantum – versteckte Identitäten in Horazens Satiren 1,9 und 2,6
  • StD Dr. Sven Lorenz (München): Wie komisch sind die Arenaschauspiele? Gladiatorenkämpfe und andere Darbietungen bei Martial und weiteren Autoren
  • nachmittags vertiefende Workshops, abends Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts

Donnerstag, 8. September 2016 (Tagungsende nach dem Mittagessen)

  • Prof. Dr. Ulrich Eigler / Cornelia Ritter-Schmalz, MA (Zürich): Der komische Kaiser – Witz, Satire und Ironie in der Charakterisierung römischer Kaiser
  • Prof. Dr. Kai Brodersen (Erfurt): Professor Weiß-Alles im antiken Witzbuch

Eine Anmeldung ist bis 28. April 2016 an das Staatsministerium zu richten (per Email an Referat V.3, OStR Alexander Wolf: alexander.wolf@stmbw.bayern.de – Fax +49 89 2186-3554). Grundsätzlich ist auch eine tageweise Teilnahme an der Tagung möglich. Weitere Informationen werden mit dem Zulassungsschreiben versandt.

Ein Klassiker: die SAV-Griechenlandreise vom 18. bis 26. September 2015

Weit nach Mitternacht im Venizelos-Flughafen in Athen: Beim Warten auf das Gepäck lernte sich die Reisegruppe aus Zürich zum ersten Mal kennen. Der restliche Teil der Reiseteilnehmer, vom Flughafen in Genf angereist, wartete bereits mit dem Reiseleiter Bruno Colpi am Ausgang.

Die Zusammensetzung der SAV-Gruppe schien sehr heterogen: Zahlreichen Wiederholungstätern, die seit Jahren Bruno Colpi überallhin folgen, standen einige Greenhorns gegenüber, die sogar teilweise zum ersten Mal griechisches Festland betraten. Aber die Begeisterung für das Reiseziel und das Programm vereinte die Teilnehmer unter der Führung ihres überaus fürsorglichen, kompetenten und erfahrenen Reiseleiters schnell zur „Gruppe Colpi“.

Zwei Tage waren der Besichtigung Athens gewidmet: Der traumhafte Blick vom Philopappos-Hügel und das hervorragende Akropolis-Museum bereiteten uns ideal auf den Besuch der Akropolis vor.

Am vierten Tag begann die Rundreise. Theodore, der Inhaber des gleichnamigen Car-Unternehmens, fuhr uns in seinem neuesten Gefährt entspannt zu allen gewünschten Zielen. Theodores Hobby, Rangieren und Rückwärtsfahren an Engstellen, durften wir sogar in Delphi oder Argos miterleben.

Im Rückblick auf diese wunderbare Reise kristallisierten sich – für einen Neuling wie mich – sieben Merkmale von Bruno Colpis Reiseleitung heraus, die als Vorbild für die eigene Organisation von Studienreisen gelten können:

  1. Kurze Wege
    Die ausgewählten Hotels ermöglichen es, schnell und sogar teilweise zu Fuss die archäologischen Stätten in Athen, Delphi, Olympia und Sounion zu erreichen.
  2. Der frühe Vogel fängt den Wurm
    Nach dem obligatorischen Weckruf um 6.30 Uhr beginnt um 8 Uhr das Besichtigungsprogramm, damit man möglichst lange „ungestört“ in den Ausgrabungsstätten und Museen verweilen kann.
  3. Geplante Spontaneität
    Durch aktuelle Informationen vor Ort kann das Programm jeden Tag angepasst werden (z.B. in Athen wegen der Wahlen oder in Akrokorinth wegen einer Strassensperrung). Für müde Bildungsreisende zieht der Reiseleiter jederzeit U-Bahn-Billette aus seiner Hosentasche.
  4. Esskultur
    Beim gemeinsamen Abendessen darf die Gruppe von dem grossen Beziehungsnetz des Reiseleiters profitieren: Statt in sterilen Hotel-Restaurants als Touristen abgefertigt zu werden, können wir uns – nach einer persönlichen und herzlichen Begrüssung – an einheimischen und teilweise ungewohnten Gerichten erfreuen.
  5. Offenheit
    Anregungen der Reiseteilnehmer – beispielsweise der Besuch von Marathon – werden bereitwillig umgesetzt.
  6. Didaktik
    Der Reiseleiter ist ein Lehrer: Rückverweise auf die vor der Reise zugesandten umfangreichen Materialien und Vorverweise auf künftige Ziele (z.B. Paulus’ Rede vor dem Areopag und am Ende der Rundreise in Korinth) strukturieren und festigen für die Lernenden die Flut an Informationen.
  7. Atmosphäre
    Bruno Colpis Rezitationen literarischer und historischer Quellen steigern die Atmosphäre auf dem Philopappos in Athen, an den antiken Stätten in Delphi, Mykene und Korinth zu einem unvergesslichen Erlebnis.

Höhepunkte des antiken Reiseprogramms waren die grossartigen Ausgrabungen und beeindruckenden Museen in Delphi, Olympia, Mykene, Epidauros, Nemea und Korinth.

Besonders wertvoll sind auch die Kontraste zu den antiken Orten:

  • Wir machen Halt an einer Gedenkstätte für die griechischen Opfer der deutschen Wehrmacht in Distimo. Ein Reiseteilnehmer berichtet vor Ort von seinem persönlichen Kontakt mit einem der Betroffenen, der heute in der Schweiz lebt.
  • Das Kloster Hosios Loukas beeindruckt durch seine Abgeschiedenheit und byzantinische Baukunst.
  • Vor der Fahrt über die 2004 fertig gestellte Brücke nach Patras staunen wir über die Ingenieursleistung und die Anekdote zu „Rehakles“, den verehrten ehemaligen Trainer der griechischen Fussballnationalmannschaft, Otto Rehhagel.
  • Beim Blick in den Kanal von Korinth wird vielleicht auch deutlich, wie lange es manchmal dauert, bis ein Traum umgesetzt werden kann.

Ein grosser Dank an die harmonische und inspirierende Gruppe, unseren begeisternden Reiseleiter sowie seine tatkräftigen Mitorganisatoren im Hintergrund!

Petra Schmitt-Rätsch
Akropolismuseum
Das Akropolismuseum in Athen
Erechtheion
Das Erechtheion auf der Akropolis
Theater Delphi
Das Theater in Delphi
Brücke nach Patras
Die Brücke nach Patras

Integration und Mehrsprachigkeit – Latein auf neuen Wegen

Unter diesem Titel fand am 5. und 6. November 2015 an der Pädagogischen Hochschule der FHNW Basel eine Tagung statt. Gegenstand der Tagung waren zwei Versuche neuer Ansätze in der Schweiz und in Deutschland. Zunächst wurde ein Berliner Projekt vorgestellt: Latein als Brückensprache, wo Latein gezielt zur Förderung der Deutschkompetenz eingesetzt wird, gerade auch bei Schülerinnen und Schülern nichtdeutscher Herkunftssprache. Des weiteren ging es um das neue Fach Lingua Latein der beiden Kantone Basel Stadt und Basel-Landschaft. Ab dem Schuljahr 2016/17 wird es auf der Sekundarstufe 1 an die Stelle des traditionellen Lateinunterrichts treten und verfolgt ähnlich wie das Berliner Projekt vor allem das Ziel, allgemeine Sprachkompetenzen zu fördern.

Latein als Brückensprache am Ernst-Abbe-Gymnasium in Berlin-Neukölln

von Prof. Dr. Stefan Kipf, Professor für Didaktik der Alten Sprachen am Institut für Klassische Philologie an der Humboldt-Universität

Die Frage, welche Potenziale der Lateinunterricht für eine sprachlich und kulturell heterogene Schülerschaft bieten kann, ist auf den ersten Blick ungewöhnlich. Trotz aller Modernisierungsbemühungen geht dem Fach immer noch der Ruf voraus, nur für die ‚höheren Stände‘ bestimmt und zuvörderst ausleseorientiert zu sein. Macht man sich die Mühe, einen Blick in die aktuelle Fachdidaktik zu werfen, sollte auch der Skeptiker am Klischee zweifeln. Man hat nämlich erkannt: In dem Maße, in dem sich die Schülerschaft in Richtung einer bunt zusammengesetzten Klientel ändert, wird sich auch das Fach ändern müssen.

Förderung von Kompetenzen in Deutsch als Zweitsprache

Grundlage hierfür bietet ein Konzept mit Latein als reflexionsbasierter Brückensprache, das seit 2008 von der altsprachlichen Fachdidaktik an der Humboldt-Universität zu Berlin in enger Zusammenarbeit mit dem Ernst-Abbe-Gymnasium in Berlin-Neukölln* entwickelt wurde. In diesem Konzept werden Erstsprache, Zweitsprache und Latein sprachsensibel miteinander in Beziehung gesetzt. Latein hat die Aufgabe, als neutrale Instanz die zwischen den beteiligten Sprachen vorhandene sprachliche Nähe und Alterität so zu nutzen, dass die Zweitsprachkompetenz durch Sprachreflexion und -vergleich gefördert wird. Dadurch soll auch stets die lateinische Sprachkompetenz gefördert werden. So geht das Konzept von bereits im Lateinunterricht vorhandenen Charakteristika aus, nun aber in einem innovativen Zusammenhang. Für die Unterrichtspraxis wurden vielfältige Aufgabentypen entwickelt und getestet. Erste Überlegungen für einen sprachsensiblen Literaturunterricht liegen ebenfalls vor.

Das Konzept wurde im Rahmen einer zweijährigen Interventionsstudie empirisch evaluiert und seine Wirksamkeit im Anfangsunterricht belegt: So zeigten die Lateiner gegenüber der Kontrollgruppe ohne Latein signifikant höhere Lern- und Leistungszuwächse in deutscher Sprachkompetenz. Bemerkenswert ist, dass die Lateingruppen, die mit sprachlich optimierten Materialien arbeiteten, auch signifikant bessere Ergebnisse im Lateinischen erzielten. Die Studienergebnisse werden im Rahmen eines Dissertationsprojektes der Humboldt Universität Berlin demnächst veröffentlichet werden.

* Berlin-Neukölln weist einen hohen Anteil an Bewohner/innen nicht deutscher Muttersprache auf. (> Text)

Lingua Latein: Gegen die Schweizer Defizite

von Dr. Katharina Wesselmann, Dozentin für Fachdidaktik der Alten Sprachen an der PH FHNW

Im Schuljahr 2016/17 wird es in den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Landschaft auf der Sekundarstufe 1 drei neue Wahlpflichtfächer geben: Lingua Latein, Lingua Italienisch und MINT (Mathematik, Informatik, Naturwissenschaft, Technik). Die neuen Fächer sollen allgemeine sprachliche, kulturelle und naturwissenschaftliche Kompetenzen vermitteln. Dies erscheint bitter nötig: Schweizer Universitäten beklagen sich, dass Studienanfänger mit mangelhaftem Rüstzeug an die Hochschulen kommen, und zwar gerade in den Bereichen Erstsprache und Mathematik – so zu lesen zum Beispiel im 8. Newsletter des Basler Schulblatts vom 29. Mai. Die neuen Wahlpflichtfächer sind also Lösungsansätze für ein hochaktuelles Problem.

Lingua Latein: alte Sprache mit neuen Zielen

Das neue Fach Lingua Latein ist kein traditioneller Lateinunterricht. Hier nimmt das Vergleichen eine wichtigere Rolle ein als bisher. Im Sinne der Mehrsprachigkeitsdidaktik werden konsequent Gemeinsamkeiten und Differenzen mit anderen Sprachen herausgearbeitet – auch mit den Herkunftssprachen der Lernenden. Dazu entsteht ein eigenes neues Lehrmittel, das den Titel Aurea Bulla trägt. Die Autoren des neuen Lehrmittels – Latein-, Italienisch- und Spanischlehrpersonen – haben darauf geachtet, niemals Lateinisches einzuführen, ohne Vergleiche zu ziehen: wie funktioniert das Phänomen im Französischen, Italienischen, Deutschen und Englischen? Sprachwissen und Lesestrategien werden eingesetzt, um sich in Fremdsprachen zurechtzufinden – auch in ganz unbekannten: so entschlüsseln die Schülerinnen und Schüler zum Beispiel auch spanische Texte.

Auch auf kultureller Ebene erfolgt permanent der Vergleich mit dem Heute. Erzählt wird die fortlaufende Geschichte von zwei Teenagern, Julia und Valens, die im römischen Augusta Raurica bzw. in Basilia leben, also an Orten, die den Schülerinnen und Schülern gut bekannt sind; ausserschulische Unterrichtseinheiten, z. B. die Besichtigung der archäologischen Ausgrabungsstätten auf dem Münsterhügel, machen den Vergleich zwischen Heute und Damals noch anschaulicher. Besonders interessant wird dies bei Themen wie Sklaverei oder Geschlechterrollen: Unterscheidet sich das römische Reich wirklich so sehr von unserer Zeit? Sind heutzutage alle Menschen gleichberechtigt?

Schliesslich lernen die Schülerinnen und Schüler auch die antiken Mythen kennen – immer im Hinblick auf ihr Fortleben in der Moderne.

Lingua Latein – eine Chance für unser Fach

Der traditionelle Lateinunterricht hat nicht ausgedient. Auch weiterhin werden Schülerinnen und Schüler auf hohem Niveau lateinische Texte lesen und übersetzen und sich mit literarisch anspruchsvollen Fragestellungen befassen. Daneben will Lingua Latein die Inhalte der altsprachlichen Fächer auch für eine breitere Bevölkerungsschicht relevant machen, die sonst nie damit in Berührung käme – auf sprachlicher wie auf kultureller Ebene.

Katharina Wesselmann
 

Euroclassica

1991-2016, voilà 25 ans qu’Euroclassica existe ! Après un départ parfois houleux, le navire Euroclassica suit son cours et ne compte pas moins de 24 associations nationales/régionales à son bord.

La célébration commémorative se tiendra à Athènes du 22 au 25 août 2016. Les participants qui le désireront pourront ensuite poursuivre leur séjour en se joignant à l’Academia Homerica, sur l’île de Chios, patrie d’Homère, spécialement déplacée dans le temps pour l’occasion.

Tous les renseignements concernant ces manifestations, ainsi que l’Academia Saguntina au début du mois de juillet, réservée aux élèves du secondaire, sont à disposition sur le site www.euroclassica.eu ou auprès de la soussignée.

Christine Haller
christine_haller@hotmail.com
 

Rezensionen

Virginia Bischof Knutti, Das dritte Triumvirat, Band II: Caesars gallischer Frieden, Waiblingen (SWB media publishing) 2015, 350 S., CHF 16.90, ISBN 978-3-944264-75-2

„Das dritte Triumvirat – Band II – Caesars gallischer Frieden“ ist der zweite Band der Geschichte der mysteriösen Auferstehung von Caesar, Cicero und Antonius. Die Geschichte wird von Caesar als Ich-Erzähler beschrieben. Nachdem die Protagonisten im ersten Band mit Hilfe des Universitätsprofessors Alfredo Benedetto die 2000 Jahre «verschlafene» Geschichte nachholten, geht ihre Geschichte nun weiter. Caesar macht sich auf, «Gallien noch einmal zu erobern». Dazu folgt er den Spuren früherer römischer Städte und macht dabei einige neue Bekanntschaften. Seine Wege führen unter anderem durch die Schweiz, Deutschland und Frankreich. Cicero hingegen reist nach Griechenland, um wichtige Schauplätze seines früheren Lebens wiederzuentdecken. Von Antonius, der sich auf den Weg nach Ägypten gemacht hat, erfahren die Protagonisten selbst und somit auch der Leser nicht viel.

Von Caesars, Ciceros und Antonius’ Persönlichkeiten kann man dem Roman leider nicht sehr viel entnehmen. Wie schon im ersten Band ist es immer noch recht irritierend und unplausibel, dass Caesar oft mit Beleidigungen wie «Schlampe» und «alte Schachtel» um sich wirft. Dies ist nicht nur schwer verständlich, weil Caesar zumindest zum Zeitpunkt seines Todes seriös und gezügelt war, sondern auch, weil die Situationen im Roman oftmals gar keinen Anlass zum Fluchen darstellen. Ausserdem scheint Caesar von allen Frauen, die er trifft, begehrt zu werden, obwohl man ihn nicht wirklich als Frauenheld bezeichnen kann. Allgemein werden Frauen doch eher stereotypisch und minderwertig dargestellt.

Ein guter Roman lebt von einer guten Charakterisierung der Personen: Diese soll packend, vielschichtig, lebendig, aber auch plausibel sein. Diese Forderung kann «Das dritte Triumvirat» kaum erfüllen. Trotzdem gibt es einige gute Ansätze, aus denen sehr Spannendes hätte werden können, wenn sie detaillierter ausgearbeitet worden wären. Die Passagen, in denen Caesar über seine Vergangenheit nachdenkt, könnten äusserst interessant sein. Jedoch ist es schade, dass diese jeweils ziemlich kurz sind und zum Teil sogar sehr abrupt mit einem «Fresse, Caesar!» enden.

Gegen den Schluss des Romans beginnt Caesar, einige von Ciceros Briefen zu lesen, legt sie aber wieder weg, da er sich nicht dazu berechtigt fühlt, so etwas Privates von Cicero zu lesen. In dieser Szene wären vertieftere Gedankengänge Caesars durchaus erwünscht gewesen. Dass Caesars Meinung sehr kurz und einfach dargestellt ist, könnte an mangelnder Recherche liegen. Da alle drei Protagonisten zu ihrer Zeit wichtige Persönlichkeiten waren und heute sehr viel über sie bekannt ist, kann auch viel mehr über sie in Erfahrung gebracht werden. Ein genaueres Studium von Quellen und Sekundärliteratur gäbe einen vertieften Einblick in die Charakterzüge der drei Personen. So hätten Passagen, in denen über das früher Geschehene nachgedacht wird, wirklich spannend werden können.

Abschliessend bleibt festzuhalten: Ein kompetentes Lektorat hätte helfen können und müssen, wenigstens einen Teil der Fülle an Fehlern auszumerzen: Deutschfehler, Lateinfehler, historische Fehler und vieles mehr.

Raffaella Rende, Maturandin mit Schwerpunktfach Latein
an der Kantonsschule Ausserschwyz. Verfasste ihre
Maturaarbeit zu Ciceros epistulae ad familiares

Xaver Stalder, Kein Pardon auf Montmajour. Curriculum eines mittelalterlichen Miniaturmalers, Novum premium 2015, 142 S., ISBN 978-3-903067-19-6

Der Titel eines Buches soll Interesse, Erwartungen wecken. So habe ich, bevor ich zu lesen anfing, überlegt, ob ich diesen Titel mit etwas in Verbindung bringen könne, von dem ich eine Ahnung habe. Das einzige war „Pardon“, denn schliesslich sind wir Schweizer ja mindestens zweisprachig! Dazu eine vage Erinnerung, einmal ein Buch in den Händen gehabt zu haben, auf dessen Aussenseite die Wörter „Grand Pardon“ standen. Ein Klick auf Google: „Le Grand Pardon est un film français réalisé par Alexandre Arcady en 1981“. Ebenfalls : „Le Grand Pardon de Chaumont“. Also noch Montmajour: „Montmajour ist eine ehemalige Abtei im französischen Département Bouches-du-Rhône“. Dass es um etwas Mittelalterliches geht, steht ja im Untertitel. Geht es um einen Film, um Ablass (Pardon) – wäre ja im Hinblick auf das kommende Lutherjahr oder Papst Franziskus möglich – um Klostergeschichte?

Nun also an die Lektüre! Dem Autor, ehemaligem Schüler der Stiftsschule Einsiedeln und späterem Lateinlehrer traue ich zu, dass er auf diesem Hintergrund einen historischen Roman aufbaut. 29 Kapitel sind es, jedes lateinisch überschrieben: ad unum bis ad undetrjcesimum. Es beginnt an einem Morgen „wie viele andere“, zeigt Hanno, einen Bauernbuben, der als Oblate im Skriptorium des Franziskanerklosters zu Parma unter der Aufsicht des Frater Custos erste Schreibübungen macht, dann damit betraut wird, die „Chronica Fratris Salimbene de Adam Ordinis Minorum“ (1221–1287) abzuschreiben und mit Miniaturen auszustatten, da sie zum Tausch mit der Passio Agaunensium martyrum für den Bischof von Lyon bestimmt ist. Die weiteren Lebensstationen des Miniaturmalers führen ihn mit Gemma von Urslingen zusammen, die über ihre Grosstante mit Friedrich II., dem von Papst Innozenz IV. abgesetzten Staufenkaiser, verbunden ist. Auch Gemma macht Karriere: Sie wird in das von Friedrich II. für Muslime gebaute Lucera gesandt, um arabische Kunstfertigkeit an den Königshof von Neapel zu bringen. Mit Friedrich II. und Lucera ist die Auseinandersetzung mit der islamischen Kultur und Religion verbunden, die mithilfe der scholastischen Disputationstechnik auf ihre Stichhaltigkeit überprüft wird. Die wichtigsten Personen der Erzählung werden im letzten Kapitel „700 Jahre später“ vom Historiker und Mythenforscher Frédéric Languissel, einem späten Nachfahren jenes Erzbischof von Arles, der kein Pardon auf Montmajour erlangte, zusammengeführt: In einem Tagebuch entdeckt er, dass der einstige Bauernbub, dann Miniaturenmaler, Ritter und Hersteller einer Miniatur-Weltkarte im Gelehrtenkreis von Toledo, Hanno und Gemma, die in Literatur, Disputationskunst und politischer Mission versierte Frau am Martinitag a. D. 1283 verlobt und das neue Herrscherpaar der Grafschaft Provence wurden.

Viel Stoff ist auf diesen 142 Seiten verarbeitet: Die Auseinandersetzung Friedrichs II mit Religion, die Gelehrtenschule von Toledo, Elemente der scholastischen theologischen Methode, mittelalterliches Latein und Provenzalisch, höfische Kultur von Bischöfen, Caesar im Bellum Gallicum über die Helvetier, die Legenda Aurea, Walther von der Vogelweide, viele historische und fiktive Personen, wie es sich für einen historischen Roman gehört. Manchmal spricht der Autor in der 1. Person („muss ich noch erwähnen, dass“), einige Male wird der Leser / die Leserin angesprochen („so treffen wir denn seine Exzellenz“), oft wendet er sich an die Personen der Erzählung ( „ja, die Arbeit auf dem Hof lag dir besser, Hanno“; „aber, was du jetzt noch nicht weisst, Gemma“), was der Erzählung Lebendigkeit gibt.

Wer die Erzählung liest, findet ein „lepidum novum libellum“ eines wahren Poeta doctus.

Alois Kurmann
Binding Stiftung
Update: 3.6.2016
© webmaster
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