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Bulletin 73/2009

Inhalt

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Lector benevole

Die Klassischen Sprachen und Kulturen, insbesondere das Latein, sind in einem Mass im Gespräch - im zustimmenden und ablehnenden Sinn - wie man es vor ein paar Jahren nicht zu hoffen gewagt hätte. Über die Kantonskorrespondentinnen und -korrespondenten haben wir Ihnen eine von Theo Wirth gemachte Zusammenstellung der wichtigsten Resultate aus EVAMAR II (die uns betreffenden Resultate sind im Anschluss an das Protokoll der Jahresversammlung zusammengefasst) und der ETH-Studie, die die klassischen Sprachen betreffen, zustellen lassen. In den News zu "News" im aktuellen Bulletin finden Sie weitere Zeugnisse und Hinweise auf diese lebendige Debatte zum Thema Latein.

Für die Schweizer Altphilologie ist besonders erfreulich, dass Frau Dr. Silvia Clavadetscher zur Generalredaktorin des Thesaurus Linguae Latinae gewählt wurde. Eine Würdigung von Bernhard Löschhorn erwähnt auch zwei frühere Schweizer, die dieses wichtige Amt innehatten. Die Bemühung um Weiterbildung, die geschehen ist, wird in einer eigenen Rubrik dokumentiert.

Den äusserst interessanten Hauptartikel, diesmal wieder in französischer Sprache verfasst, steuert Valéry Berlincourt bei. Er lässt uns einen Blick in die philologische Arbeit früherer Zeiten werfen. Anhand von Übersetzungen von Statius' Thebais aus dem 15.-19. Jh. zeigt der Artikel auf, wie ein Übersetzer oft mit dem Autor und mit früheren Übersetzern in einen Dialog tritt, was deshalb möglich war, weil Übersetzung, Anmerkung, Kommentar und Interpretation noch nicht genau unterschiedene literarische Gattungen sind. Eine angenehme Zutat dieses Artikels ist, dass er in den Zitaten älteres Französisch bietet, was jeden Philologen daran erinnert, dass die Sprache - auch die Lateinische - ständig im Wandel ist.

Unter den zahlreichen Rezensionen fallen besonders drei auf, die Veröffentlichungen einer neuen Reihe des Zabern Verlags anschauen. Der Versuch, lateinische Kultur im modernem Gewand des historischen Romans nahe zu bringen, hat offenbar nicht immer der letztlich unserem Anliegenden schädigenden Manie widerstanden, mit Sex and Crime Aufmerksamkeit zu wecken. Hoffen wir, dass der renommierte Verlag in Zukunft seinen Ruf nicht mit weiteren Produkten dieser Art schädigt. - Eine Sammelrezension zu einem Thema zu machen, war die Idee des Rezensenten, die wir gerne aufgenommen haben.

Cum gaudio accipiatis, collegae ornatissimi, quae libellus legenda proposuit.

Alois Kurmann
 

Thematischer Artikel

Complémentarité, concurrence et réflexivité : la relation entre traduction et annotation des textes classiques au prisme des éditions anciennes1

L'éclaircissement d'un texte en langue classique repose fondamentalement sur deux démarches : la traduction et l'annotation. Bien que les territoires soient en principe clairement délimités, la frontière n'a rien d'infranchissable : nos commentaires philologiques recourent fréquemment à la reformulation en langue moderne ; il n'est pas rare non plus qu'une version aux prétentions littéraires se double d'annotations fournissant la traduction littérale de certains passages délicats ou que, à l'inverse, une version qui se veut proche de l'original soit accompagnée en note d'une version plus élégante. Pour observer les relations susceptibles de se tisser entre les deux démarches, l'examen des ouvrages anciens réunissant traduction et annotation permet une utile distanciation, puisque leurs pratiques en la matière, moins codifiées que celles de la plupart des publications actuelles, sont d'ordinaire à la fois plus manifestes et plus complexes. Plus généralement, les notes de ces ouvrages offrent souvent un discours ouvertement réflexif mettant en pleine lumière certaines des questions que soulève l'activité de réécriture en langue moderne.

Je me propose d'esquisser ici ce qu'ont à nous dire, sur l'activité de traduction, les notes de quelques-uns des ouvrages que j'ai eu l'occasion d'étudier dans le cadre d'une recherche consacrée aux éditions anciennes (15e-19e s.) de la Thébaïde de Stace2, épopée composée dans les années 80-92 de notre ère, qui traite du conflit opposant pour la conquête du trône de Thèbes les deux fils d'Oedipe, Etéocle et Polynice. Sans avoir l'ambition de replacer ces discours exégétiques dans leurs contextes culturels respectifs, ni de les situer par rapport aux théories de la traduction qui en sont contemporaines3, je me concentrerai sur une observation des pratiques, dans l'intention de montrer en quoi ces ouvrages sont utiles pour mettre en évidence diverses facettes de la problématique de la traduction. Les enseignements à tirer sont également d'ordre méthodologique : alors que traduction et annotation sont souvent étudiées de manière séparée, ce rapide examen montrera, je l'espère, qu'une approche globale peut se révéler féconde.

1. Notes et traduction : diversité des situations

La Thébaïde est l'objet d'adaptations et de traductions imprimées italiennes dès le début du 16e s., de traductions françaises et anglaises ainsi que d'une adaptation néerlandaise dans le courant du 17e ; dans la seconde moitié du 19e s. paraissent, outre une traduction espagnole vieille de deux siècles, les premières versions allemandes4. Ajoutons qu'une paraphrase en prose latine était incluse dans l'édition Ad usum Delphini (1685)5. Bon nombre des traductions ont été publiées sans notes ; certaines d'entre elles ont cependant été ensuite rééditées avec un apparat exégétique. Le tableau suivant recense les principaux ouvrages incluant traduction et annotation :

  traduction annotation
Venise 1570 : La Thebaide di Statio ridotta dal Sig. Erasmo di Valvasone in ottava rima ..., In Venetia, Appresso Francesco de' Franceschi Senese. Valvasone Targa
Paris 1658 : P. Statii Papinii Thebaidos libri duodecim cum notis Francisci Guieti Andini, Io. Peyraredi nob. Aquitani, et aliorum, opera ac studio Michaelis de Marolles ..., Lutetiae Parisiorum, Apud Sebastianum Huré et Fridericum Leonardi = La Thébaïde de Stace, avec les remarqves en Latin & en François, A Paris, Chez Sébastien Huré et Frédéric Léonard. Marolles Marolles
Guyet
Peyrarède
Milan 1731-32 : Corpus omnium veterum poetarum Latinorum cum eorumdem Italica versione, ... continet P. P. Statii Thebaidos sex libros priores [posteriores], Mediolani, In regia Curia = Raccolta di tutti gli antichi poeti Latini co la loro versione nell'Italiana favella, ... contiene li primi [ultimi] sei libri della Tebaide di Selvaggio Porpora, Milano, Nel Regio Ducal Palazzo6. Bentivoglio
("Porpora")
Argelati
Oxford 1767 : The Thebaid of Statius, translated into English verse, with notes and observations ..., Oxford, Printed at the Clarendon-press. Lewis
Paris 1829-32 : Oeuvres complètes de Stace ..., Paris, C. L. F. Panckoucke. Achaintre (1-4)
Boutteville (5-12)
Paris 1842 : Stace, Martial, Manilius, Lucilius Junior, Rutilius, Gratius Faliscus, Némésianus et Calpurnius, Oeuvres complètes avec la traduction en français, Paris, J.J. Dubochet et compagnie. Arnould (1-4)
Wartel (5-12)

La rencontre de ces deux éléments peut être le fruit de genèses diverses :

  • traduction et annotation dues au même auteur : c'est le cas le plus fréquent
  • traduction et annotation d'auteurs différents réunies dès leur première parution : Venise 1570
  • traduction et notes réunies postérieurement : Milan 1731-32, où Argelati reproduit une traduction parue en 1729 en l'accompagnant de ses propres notes
  • Paris 1658 présente un cas plus complexe : Marolles joint à sa traduction ses propres notes, mais aussi celles, jusqu'alors inédites, de deux autres érudits

Traduction et annotation sont parfois indépendantes : Venise 1570, Milan 1731-32. Dans d'autres ouvrages, et ce sont ceux qui m'intéressent ici, elles sont interreliées d'une manière ou d'une autre : tantôt l'interaction est étroite, en ce sens que l'annotation est pensée en fonction de la traduction, ou la traduction conçue d'après l'annotation ; tantôt le lien s'avère plus lâche, mais les notes, rédigées par le traducteur, sont susceptibles d'éclairer ses intérêts et sa sensibilité.

2. Notes sur la traduction

a) Notes du traducteur

L'édition de Michel de Marolles (Paris 1658) offre des notes nombreuses et variées où le traducteur prend position par rapport à son propre travail.

Un cas fréquent est celui où il ressent le besoin de souligner la difficulté de sa tâche, comme il le fait à propos de la désolation qui règne sur le champ de bataille après la mort de Parthénopée :

10.8-9 tunc inhonora cohors laceris insignibus aegras | secernunt acies
[trad. Marolles] Vne cohorte dont les principaux Officiers auoient esté taillez en pieces, & les Enseignes auoient esté rompu‘s, se separa dans les autres corps de l'Armée.
[Marolles ad loc.] Ie doute vn peu du sens de ces paroles, Tunc inhonora cohors.

Sans porter à proprement parler sur la traduction, une telle note met déjà en évidence ce fait essentiel : la tâche du traducteur englobe, "en amont", une réflexion sur le texte original impliquant la résolution de problèmes de compréhension.

Nous passons de l'antichambre à l'intérieur même de l'activité de traduction avec cette note où Marolles justifie sa mise en français de l'évocation des origines des antiques Arcadiens, nés des souches des arbres :

4.281 feta uiridis puer excidit orno
[trad. Marolles] ... & vn jeune Enfant sembloit tomber d'vne Aubespine, comme si elle en eust esté enceinte ...
[Marolles ad loc.] Il y a au Latin Fraisne sauuage, orno : mais j'ay mis à dessein vn nom pour l'autre.

Cette remarque contient en germe un débat sur une question fondamentale : celle de la nature du rapport qui peut, ou doit, s'établir entre original et traduction. Dire "aubépine" là où le texte latin a ornus, c'est affirmer que la fidélité peut être respectée même si le référent n'est pas parfaitement identique.

Une autre note, relative à la présentation des troupes d'Amphiaraüs, revendique d'autre manière une semblable latitude de manoeuvre :

4.225 plaudentique habiles Cariae resonare Dianae
[trad. Marolles] ... les Cariens si adroits aux exercices de Diane ...
[Marolles ad loc.] Quoy que les paroles latines ne disent pas proprement la mesme chose, si est-ce que ie pense qu'elles se peuuent rapporter au mesme sens.

Il est légitime, dit en substance Marolles, de ne pas traduire la lettre, pour autant que l'on rende le sens. L'équivalence ainsi affirmée est de l'ordre du subjectif et du potentiel ("je pense peuvent se rapporter au même sens") : chaque traducteur - et chaque lecteur - est appelé à situer par lui-même la limite entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

L'annotation touche parfois plus directement à la relation qui s'établit entre les deux démarches, soulevant la question des possibilités de substitution. Tournons-nous à cet égard vers cette note de Nicolas-Louis Achaintre (Paris 1829-32), suscitée par une évocation des origines de Thèbes (dans les paroles du vieil Alétès) :

3.180-181 'Sidonius ... | hospes in Aonios iecit sata ferrea sulcos' [trad. Achaintre] " le héros de Sidon ... traça dans les champs d'Aonie de pénibles sillons, qui lui rendirent ... une récolte de fer ... "
[Achaintre ad loc.] Une récolte de fer. Il s'agit ici des dents du serpent tué par Cadmus, lesquelles ayant été semées produisirent des bataillons armés. De là cette belle expression sata ferrea, que nous avons essayé de rendre en français.

Il ne s'agit plus ici de revendiquer une marge de manoeuvre, mais plutôt de présenter la traduction comme une tâche aux résultats incertains et parfois imparfaits.

Il arrive que la difficulté de l'entreprise ne contraigne pas seulement le traducteur à rester dans l'approximation, mais qu'elle débouche sur une forme d'échec, comme pour ces paroles de Jupiter :

3.246 'arcem hanc aeternam, mentis sacraria nostrae, | testor'
[trad. Achaintre] " J'en atteste ce palais éternel, temple où réside ma divinité. "
[Achaintre ad loc.] Temple où réside ma divinité. Par arcem aeternam je crois que le poète entend la tête même de Jupiter, temple où réside sa divine pensée. Je n'ai pas osé faire passer cette belle image dans ma traduction.

Au-delà des difficultés situées "en amont", la réticence à restituer la hardiesse de l'expression originale engendre l'auto-censure : ce qui est digne d'éloges dans le latin de Stace ne saurait passer dans le français d'Achaintre. De tels éléments apparemment intraduisibles engendrent une crise, dont la remédiation est ici confiée à l'annotation : Achaintre s'en sert pour, à la fois, avouer son incapacité et ressusciter ce que sa version a sacrifié. Mais il est aussi envisageable, à l'inverse, de substituer à la traduction une paraphrase explicative. C'est ainsi que procède Marolles au sujet de la mort de Parthénopée (ad 10.8-9 cité plus haut) : la note se borne à signaler son hésitation, et son interprétation se trouve tout entière exposée dans la traduction, puisque, à inhonora cohors, correspond "une cohorte dont les principaux officiers avaient été taillés en pièces". L'instabilité des limites entre les deux démarches est ici particulièrement évidente.

b) Notes de traducteurs postérieurs

Les notes produites par des traducteurs postérieurs exposent parfois au grand jour les enjeux précédemment évoqués. La tragique destinée d'Achaintre, qui l'a empêché de poursuivre son entreprise au-delà du quatrième livre du poème, nous vaut le privilège de posséder la traduction et surtout les délicieuses notes de Marc-Lucien Boutteville, qui a achevé la tâche. Ce continuateur se montre non seulement fort méchant envers le poème de Stace et cruel envers certains de ses éditeurs, mais également acerbe envers la traduction que Pierre-Louis Cormiliolle en avait donnée à la fin du 18e s.7. Dans une stratégie constante de confrontation, Boutteville s'en prend surtout aux choix interprétatifs effectués "en amont" par son prédécesseur. Ainsi du passage où Argie et Antigone sont arrêtées pour avoir donné une sépulture à Polynice :

12.680-681 ensibus intentant iugulos regemque cruentum | destituunt
[trad. Boutteville] ... elles présentent la gorge au glaive qui doit les immoler, et trompent ainsi la joie du féroce Créon.
[Boutteville ad loc.] Et trompent ainsi la joie du féroce Créon. L'abbé Cormiliolle a traduit regemque cruentum Destituunt par et jettent un oeil de mépris sur le féroce Créon ; mais il est clair qu'il n'a pas compris la pensée du poète.

Si Boutteville entre rarement en matière sur l'opération spécifique de traduction, il prend toutefois position de manière très explicite au sujet de ces vers où Virtus descend du ciel pour pousser Ménécée au suicide :

10.637 dant clara meanti | astra locum quosque ipsa polis affixerat ignes.
[Boutteville ad loc.] Les astres brillans s'écartent sur son passage, et aussi les feux qu'elle-même attacha à la voûte céleste. L'abbé Cormiliolle a traduit : Les étoiles s'écartent sur son passage : ceux des humains qui, portés sur ses ailes, se sont jadis élevés jusqu'aux cieux ; ceux qu'elle-même a placés au rang des astres, s'inclinent respectueusement devant une lumière plus pure et plus vive que la leur. - Pour moi, j'ai voulu faire une traduction, non pas un commentaire.

Boutteville, qui refuse que le rôle du commentaire soit usurpé par une traduction qui se muerait en paraphrase explicative, s'astreint lui-même à distinguer strictement entre une version qui ne dit rien de plus que le texte latin, et une annotation seule chargée de suppléer les éléments nécessaires à sa pleine intelligence. C'est ce qu'illustre son attitude face à l'ambiguïté de l'original (in aequum) dans ce vers où Polynice se réjouit de voir Etéocle venir l'affronter en duel :

11.393 tandem, inquit, scis, saeue, fidem et descendis in aequum ?
[Boutteville ad loc.] Tu conviens donc enfin de ton parjure, cruel ! puisque tu descends dans l'arène ? L'abbé Cormiliolle a traduit : Tu conviens donc enfin de ton parjure, puisque tu viens en recevoir le châtiment. - Il y a dans le texte latin un jeu de mots que je n'ai pu rendre en français, et qui vient de la double signification du mot aequum, que l'on peut traduire également par arène et par équité.

Le traducteur qui a la possibilité d'introduire des annotations bénéficie à l'évidence d'un avantage considérable face aux autres traducteurs, condamnés à glisser vers la paraphrase ou à privilégier une lecture au détriment de l'autre.

3. Notes diverses

Les "traducteurs-annotateurs" ne se préoccupent pas uniquement de commenter leur propre version ou celles de leurs prédécesseurs : ils évoquent aussi une foule d'autres questions que soulève le texte latin. Beaucoup de leurs notes (consacrées par exemple aux légendes thébaines et argiennes) s'avèrent largement semblables à celles de n'importe quel commentateur. D'autres en revanche touchent de manière générale à la figure même du traducteur : je veux parler des notes consacrées à l'écriture. Du moins dans la tradition imprimée de la Thébaïde, ces aspects sont plus souvent discutés par ces commentateurs particuliers que par les autres. Mais leurs notes en la matière se distinguent également sur le plan qualitatif.

a) Jugements normatifs

Si presque tous les commentateurs émettent parfois des jugements de valeur sur le poème, de tels jugements sont plus systématiques chez ceux qui sont également traducteurs. Marolles s'enthousiasme ainsi souvent pour l'art de Stace, et tout particulièrement pour ses descriptions, par exemple celle de Mars :

3.227-229 hunc ubi Sarmaticos etiamnum efflare labores | Iuppiter et tota perfusum pectora belli | tempestate uidet : ...
[trad. Marolles] Iupiter le voyant encore tout hors d'haleine, pour les trauaux qu'il auoit soufferts dans l'expedition des Sarmates, & pour l'émotion que luy causoient les fureurs de la guerre, luy parla en cette sorte.
[Marolles ad loc.] Sarmates, sont des Peuples de la Russie, & de la Tartarie, partie dans l'Europe & partie dans l'Asie ; entre lesquels se peuuent conter les Polonois & les Moscouites. Le Po‘te parle de ces Peuples Septentrionaux au sujet de Mars, dont il fait vne description si excellente qu'il seroit difficile de rien voir de plus beau.

Achaintre, pour sa part, est également sensible à d'autres aspects, à commencer par la remarquable variété dont Stace fait preuve dans la désignation des personnages :

3.441 Perseius heros
[Achaintre ad loc.] Le respectable descendant de Persée. On peut voir ici et dans bien des endroits la fécondité de Stace, qui, pour varier le discours, désigne rarement ses personnages sous leurs noms propres. Adraste était arrière-petit-fils de Persée.

Il s'intéresse également, par exemple, à la vraisemblance psychologique, comme lorsque Stace décrit les sentiments de Polynice pris dans une tempête :

1.369 pulsat metus undique et undique frater
[trad. Achaintre] ... si la crainte l'arrête, l'idée d'un frère odieux soutient son courage ...
[Achaintre ad loc.] L'idée d'un frère odieux soutient son courage. Cette description de l'état du jeune prince est superbe, et chacun des lecteurs peut se mettre à sa place. Au milieu de cet ébranlement de la nature, il ne peut se défendre d'un mouvement de frayeur ; mais il hait son frère ; mais il veut régner à tout prix ; et ce double sentiment le ranime. Si Stace avait toujours peint la nature de la même manière, il n'aurait pas encouru les reproches qu'on lui adresse si souvent.

Les jugements normatifs se multiplient, et sont plus rarement élogieux, chez Boutteville, comme dans cette note emblématique de son mordant :

[Boutteville ad 5.319-321] [...] Cet endroit est obscur, embarrassé, peut-être même altéré par les copistes. L'abbé Cormiliolle l'a fort mal compris. Ai-je saisi moi-même le véritable sens, si tant est qu'il y en ait un ?

Chez Boutteville abondent les griefs d'obscurité, d'incohérence, de mauvais goût :

[Boutteville ad 10.138, à propos de la description du palais du Sommeil] [...] en effet la pensée de Stace n'est guère moins obscure que l'antre du Sommeil.
[Boutteville ad 5.681] [...] Je n'ai point compris la pensée de Stace ; je n'aperçois pas le rapport qui peut exister entre cette pensée et celles qui la suivent.
[Boutteville ad 7.645-646] [...] Ces vers sont exécrables de mauvais goût ; et Stace nous en offre une infinité de semblables. Toujours outré dans ses pensées, dans ses expressions, ce poète n'a qu'une fausse apparence d'énergie ; il est très-faible en effet.

Ces lignes font clairement apparaître, en miroir, ce que seraient les critères d'excellence d'une épopée bien écrite et bien composée - des critères qui se trouvent confirmés positivement dans les rares occasions où Boutteville fait l'éloge de Stace :

[Boutteville, note finale du livre 11] [...] Ce livre est sans contredit le plus remarquable de la Thébaïde. La manière dont Stace a décrit le combat d'Etéocle et de Polynice, mérite surtout des éloges. Il y a là-dedans de la verve, une poésie soutenue, des pensées grandes, exprimées avec énergie.

Plus ouvertement que d'autres commentateurs, le "traducteur-annotateur" assume souvent une persona de critique littéraire, sinon d'écrivain. Elle apparaît sous le feu des projecteurs lorsque Boutteville prend prétexte de la sphragis de Stace pour élargir son propos en une attaque contre l'esthétique et même la société de son temps8 :

12.810-812 durabisne procul dominoque legere superstes | ... | Thebai ?
[Boutteville ad loc.] Vivras-tu après moi ? te lira-t-on encore, quand je ne serai plus, ô ma chère Thébaïde ! Oui, sans doute, puisqu'elle est parvenue jusqu'à nous ; mais il faut dire aussi que ce po‘me n'est guère lu aujourd'hui que par les savans et par ceux qui veulent avoir une idée complète de la littérature des Latins. Cependant la manière de Stace, il faut en convenir, est assez dans le goût moderne, et je ne suis pas étonné que, de nos jours, comme en son temps, ce poète ait été comparé à Virgile : c'est que, dans le siècle de Stace, aussi bien que dans le nôtre, le mauvais goût s'efforçait en vain de ranimer une littérature vieille et décrépite, comme la société dont elle était l'expression.

Dans une phase où le texte est encore mal établi (si tant est que l'on puisse parler d'"établissement"), de nombreux passages restent instables, tantôt insérés et tantôt exclus. Les traducteurs eux-mêmes doivent trancher ces problèmes d'authenticité, comme le fait ici explicitement Boutteville :

[Boutteville ad 8.92] [...] Ce vers me paraît apocryphe et aussi le 90e. [...] Remarquez que les deux vers, qu'on retrancherait ainsi, sont horriblement mauvais.
[Boutteville ad 9.694-697] [...] Ce passage me paraît apocryphe. Il est défectueux sous le rapport de la construction grammaticale [...]. - Il est surtout prolixe outre mesure.

La place accordée à l'esthétique mérite d'être relevée : plus que toute autre considération, c'est leur piètre qualité qui suggère de supprimer ces vers - non sans ironie, si l'on pense aux critiques que Boutteville adresse par ailleurs à Stace.

La question de l'authenticité se pose avec une urgence particulière pour Marolles. Ayant intégré à son édition les notes de Peyrarède et surtout de Guyet, un philologue célèbre pour son ardeur à "épurer" les auteurs antiques9, Marolles est contraint de prendre position sur une multitude de passages contestés. S'il défend généralement le texte transmis, lui aussi se base pour l'essentiel, explicitement ou non, sur des critères esthétiques :

[Marolles ad 4.49] [...] Quelle necessité y a-t-il de retrancher ce vers, comme s'il auoit esté adiousté par quelque mauuais Expositeur ?
[Marolles ad 6.388] [...] Cecy est estimé inutile, & d'vne autre veine que de celle de Stace par Monsieur Guiet.

Là où un simple commentateur peut rester indécis, la nécessité de choisir ce qu'il convient ou non de traduire oblige à prendre des décisions claires.

b) Commentaire littéraire

Les "traducteurs-annotateurs" sont seuls, ou presque, à s'intéresser à certains aspects de l'écriture de Stace, ou du moins les commentent-ils d'une manière qui leur est propre.

La description de Mars évoquée plus haut donne l'occasion d'apprécier l'intérêt remarquable des notes de William Lillington Lewis, auteur d'une traduction anglaise publiée à Oxford en 1767 :

3.220-226 ille furentes | Bistonas et Geticas populatus caedibus urbes | turbidus aetherias currus urguebat ad arces | fulmine cristatum galeae iubar armaque in auro | tristia, terrificis monstrorum animata figuris | incutiens : tonat axe polus clipeique cruenta | lux rubet, et solem longe ferit aemulus orbis. [trad. Lesueur10 : " [Gradivus], qui venait de promener ses ravages chez les Bistoniens en fureur et sur les cités des Gètes, poussait son char dans une ardeur fiévreuse vers les hauteurs célestes, faisant resplendir le cimier de son casque à l'éclat fulgurant et ses armes d'or aux feux sinistres auxquelles prêtaient vie de terrifiantes figures de monstres. Le ciel tonne sur son axe, son bouclier a le pourpre éclat du sang et l'orbe jaloux frappe de loin le soleil. "]
[Lewis ad loc.] His Helm with horrow'd Lightning] This Description of Mars is full of that sublime Imagery so peculiar to our Author. The God of War is not arrayed in his own simple Terrors, but calls in to his Assistance those of Jupiter and Apollo. The Noise of his Chariot is equal to that of Thunder, and the Splendor of his Helmet to Lightning, while the Orb of his Shield matches that of the Sun. The Invention of his Passage from Thrace (which was feigned to be the Country of that God) is a very beautiful and poetical Manner of celebrating the martial Genius of that People, who were engaged in perpetual Wars.

Là où Marolles ne faisait que s'extasier, Lewis explique, détaille. Surtout, il dégage une caractéristique statienne : l'accumulation des traits dans la création d'une image complexe - qui, ici, synthétise dans la représentation de Mars des attributs empruntés à Jupiter et à Apollon.

On découvre chez Lewis des observations d'un genre exceptionnel dans cette tradition exégétique. Le proème de la Thébaïde se présente comme une hésitation sur le cadre à fixer au récit. La remarquable praeteritio où le poète énumère les générations thébaines antérieures à Oedipe qu'il envisage un instant de traiter avant de se résoudre à les exclure (1.3-14 : Europe, Agénor et Cadmus, Amphion, Sémélé, Athamas et Ino) fournit à Lewis l'occasion d'une longue note :

[Lewis ad 1.3-4] Say, Goddess] STATIUS has been pretty severely handled by some ingenious Critics among the Moderns for this seeming Doubt where to commence his Narration. Tho' I cannot pretend to exculpate him intirely for running counter to the Rules laid down by Horace ; yet I cannot but hope, he will appear less worthy of Censure than he has hitherto done, if we suppose, that the Poet judged the greatest Part of his Roman Readers ignorant of the Theban History (as undoubtedly they were) and yet it was necessary, they should have some previous Knowledge of it, in order to understand his Poem, and the Allusions, he frequently makes to the History and Customs of that Nation. But how were they to be acquainted with it ? Was he to have directly collected the Heads of it, and declared his Intention ? No : that would have been the greatest Affront he could have put upon them, which our Author was sufficiently aware of. Let us admire then the Art and Dexterity of the Poet, who has extricated himself from the Embarassments he lay under by this polite and ingenious Device. If he has offended, it is a glorious Offence, or (to use the Words of Mr. Pope), a Grace snatch'd beyond the Rules of Art.

En attribuant à la praeteritio une fonction de prolepse par rapport aux nombreux rappels mythologiques qui affleureront tout au long du poème, le traducteur anglais offre une lecture plus éclairante que la plupart des interprètes actuels.

4. Coda : annotation, traduction et traditions imprimées

Si ce survol plaide en faveur d'une prise en compte globale des diverses composantes d'un ouvrage, il invite également à observer combien une traduction accompagnée de notes composées par le traducteur possède un statut particulier : par rapport à une version nue, une telle traduction se présente au lecteur comme une forme parfois provisoire, que l'annotation vient retoucher et parfaire. Cette différence de statut n'est pas sans incidence sur l'élaboration même de la traduction : on ne traduit pas un texte de la même façon selon que l'on prévoit ou non de l'annoter également. La réciproque n'est pas moins vraie : on n'annote pas un texte de la même façon selon que l'on prévoit ou non d'en fournir une traduction. Encore conviendrait-il d'ajouter que l'élaboration de la traduction comme celle de l'annotation est susceptible d'être influencée par l'intention d'y joindre le texte en langue originale.

Les manifestations de cette interaction peuvent se révéler complexes : les relations qui se tissent entre texte, traduction et annotation n'impliquent pas toujours les seuls éléments effectivement inclus dans l'ouvrage. En 1840 l'éditeur vénitien Antonelli publia un texte latin de la Thébaïde accompagné de notes dues à Friedrich Dübner. On ne s'étonnera pas outre mesure de voir que le texte de l'ouvrage ne correspond en rien aux observations de critique textuelle offertes dans ces notes : les mêmes notes de Dübner avaient déjà été publiées à Paris en 1835-36 dans une édition dont le texte latin ne les exploitait pas non plus. Ce qui surprend, c'est le constat que le texte latin des deux éditions diffère. Pourquoi l'éditeur vénitien a-t-il choisi d'imprimer un texte qui, sans refléter davantage les notes de Dübner, diffère du texte de l'édition parisienne ? L'explication nécessite une étude spécifique de la genèse de l'ouvrage, qui prenne en compte la tradition imprimée dont il fait partie. En 1840 est parue chez Antonelli une autre édition contenant le même texte latin que la première, mais accompagné en l'occurrence de la traduction de Bentivoglio et des notes d'Argelati, originellement réunies dans l'édition de Milan 1731-32. Le texte latin des deux éditions de 1840 n'est pas identique à celui de l'édition milanaise. A l'examen, il s'avère toutefois opérer une synthèse entre celui de Paris 1835-36, qui en fournit la substance, et, précisément, celui de Milan 1731-32, auquel il puise certaines variantes. En définitive, le texte latin de l'édition de 1840 contenant les notes de Dübner est donc déterminé, du moins indirectement, par une traduction qui est absente de cet ouvrage... Analyser l'interaction des éléments contenus dans un ouvrage ancien implique ainsi, parfois, de prendre en compte des éléments qui n'y figurent pas, en s'appuyant sur une étude plus large de l'histoire du texte, de l'exégèse, des traductions - en un mot, de l'histoire des éditions.

Valéry Berlincourt

1 Je remercie Christine Haller de m'avoir offert de publier cet article dans le Bulletin de l'Association Suisse des Philologues Classiques. (> Text)

2 Cette recherche a fait l'objet de ma thèse de doctorat, soutenue en mai 2008 à l'Université de Neuchâtel : Texte et commentaires de la Thébaïde de Stace à l'ère de l'imprimerie : transmission et histoire culturelle (1470-1851), qui sera publiée dans la série des Mnemosyne Supplements (Leiden, Brill). Elle a été rendue possible grâce à un séjour à l'Institut Suisse de Rome, soutenu par une bourse du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique. Une partie du matériel discuté ici a été présentée au colloque Traduire l'Antiquité : pratiques et réflexions (Dorigny, Fondation Jean Monnet pour l'Europe, 21-22 novembre 2005) organisé à l'initiative des professeurs Danielle van Mal-Maeder et Philippe Mudry (Université de Lausanne). (> Text)

3 Quelques éléments dans D. Vessey, "Honouring Statius", in : F. Delarue, S. Georgacopoulou, P. Laurens (éds.), Epicedion : hommage à P. Papinius Statius, 96-1996, Poitiers 1996, 7-24 et S. Gillespie, "Statius in English, 1648-1767", Translation and literature 8 (1999) 157-175. (> Text)

4 Italien : Baptiste Caracini Maceratense, Venise 1503. - Français : Michel de Marolles, Paris 1658. - Anglais : Thomas Stephens (livres 1-5), Londres 1648. - Néerlandais : L. van Bos, Amsterdam 1647. - Espagnol : Juan de Arjona (livres 1-9) et Gregorio Morillo (10-12), fin 16e-début 17e s., éd. Madrid 1855. - Allemand : Karl Wilhelm Bindewald (livres 1-8), Stuttgart 1868 ; Albert Imhof, Ilmenau-Leipzig 1885-89. (> Text)

5 Claude Bérault ou Béraud : Publii Papinii Statii Opera, interpretatione et notis illustravit Claudius Beraldus, jussu christianissimi Regis, ad usum serenissimi Delphini, Lutetiae Parisiorum, Apud Lambertum Roulland, 1685. (> Text)

6 Cette traduction, qui a acquis le statut d'oeuvre littéraire, a fait l'objet de rééditions commentées : C. Calcaterra (éd.), Cornelio Bentivoglio: La Tebaide di Stazio, Turin 1928 ; R. Rabboni (éd.), Cornelio Bentivoglio d'Aragona: La Tebaide di Stazio, Rome 2000. (> Text)

7 La Thébaïde de Stace, traduction nouvelle, par M. l'Abbé Cormiliolle, A Paris, Chez Hardouin, 1783. (> Text)

8 Boutteville paraît se faire l'écho des paroles de Jean-François de La Harpe, qui regrettait que la Thébaïde ait survécu et ajoutait : " Ce n'est pas là sans doute le genre d'immortalité que promettent les Muses ; et qu'importe que l'on sache dans tous les siècles que Stace a été un mauvais po‘te ? Ses écrits ne sont connus que du très petit nombre de gens de lettres qui veulent avoir une idée juste de tout ce que les anciens nous ont laissé. " (Lycée, ou cours de littérature ancienne et moderne, 1799 [p. I 234 de l'édition 1818], cité d'après Vessey [n. 3], 11-12). (> Text)

9 Sur les travaux philologiques de Guyet et leur influence, voir notamment I. Uri, François Guyet (1575-1655) : un cercle savant au XVIIe siècle, d'après des documents inédits, Paris 1886, 117-191 et 221-258. (> Text)

10 R. Lesueur (éd.), Stace: Thébaïde, Paris 1990-94. (> Text)

 

Anzeigen und Mitteilungen

Protokoll der Jahresversammlung des SAV
vom 14. November 2008 am Kollegium St. Michael, Freiburg

Vorsitz: Ivo Müller
Teilnehmer: 18 Mitglieder
Entschuldigt: 4 Mitglieder

Im Voraus konnten wir von Herrn Michel Fuchs, Universität Lausanne, einen höchst informativen und detailreich illustrierten Vortrag hören zur Geschichte der römischen Siedlungen von Vallon (FR) und Colombier (NE).

1. Protokoll der Jahresversammlung 2008

Das Protokoll wird angenommen und verdankt.

2. Jahresbericht des Präsidenten (wird im Bulletin abgedruckt)

In seinem Bericht stellt I. Müller ein paar erfreuliche Entwicklungen fest, so eine steigende Mitgliederzahl und eine allgemein wieder positivere Haltung den Alten Sprachen gegenüber. Erwähnt werden auch die zahlreichen Aktivitäten in den Kantonen und die Weiterbildungskurse.
I. Müller äussert sich weitgehend befriedigt über sein erstes Jahr als Präsident. Er bedauert, dass beim Einbezug der französischsprachigen Schweiz noch keine Fortschritte gemacht wurden. Es waren auch keine welschen Kollegen zum Referat von Herrn M. Fuchs erschienen.

Im Anschluss erfolgt die Anregung von G. Meyer Stüssi, Informationstexte zu Latein + Griechisch als PDF-Dokumente an einem Ort zu sammeln.

Der Bericht wird mit Applaus angenommen.

3. Kassabericht: Mitgliederbeitrag

Semper aliquid haeret: die Rechnung ist um 900.20 Fr. positiv.
Gründe: Neumitglieder, höherer Mitgliederbeitrag, gut besuchter Weiterbildungskurs, was eine Vergütung durch die WBZ bewirkte.

4. Kassarevision

R. Gerber: versichert uns, dass alles mit rechten Dingen zuging.
Der Kassabericht wird mit Applaus genehmigt.

5. Wahlen

Mit Applaus werden Vorstand, Delegierte und Präsident für 3 Jahre wieder gewählt.

Diskussion um die Rolle der Delegierten und Kantonskorrespondenten:
Vor allem die Kantonskorrespondenten sollten aktiver sein. Pensionierte leisten zwar wertvolle Arbeit, eine Verjüngung in den verschiedenen Ämtern ist aber wünschenswert.
G. Meyer Stüssi würde das Amt als Delegierte sofort zur Verfügung stellen, wenn sich z.B. jemand aus der welschen Schweiz meldet.
Das Verhältnis zur französischsprachigen Schweiz muss weiter diskutiert werden.

6. Anträge und Vorschläge der Mitglieder

-

7. Bericht von Theo Wirth zu EVAMAR II

Zusammenfassung als Blatt ausgeteilt. Fazit:
In Tests zur Ausgewogenheit der Kompetenzen für die Studierfähigkeit schneiden 3-jährige Gymnasien schlechter ab als 4-jährige, Langzeitgymnasien sind signifikant besser.
Schüler mit SPF Latein / Griechisch zeigen bessere Resultate als alle andern, mit Ausnahme der Schüler mit SPF Mathematik.
Bei der Diskussion wurde darauf hingewiesen, dass wir uns nicht nur für unsere Fächer, sondern für die Stärkung des Gymnasiums als Ganzes einsetzen sollten.

Weitere Informationen:
Vorschläge der schweizerischen Maturakommission gehen im November an die EDK, z.B. Mindestdauer des Gymnasiums 4 Jahre.
I. Chassot steht den Alten Sprachen positiv gegenüber, sie setzt sich für Standards ein, die aber noch zu definieren sind.
Sprachenkoordination wird auch auf Sek. II-Stufe angestrebt, VSG lehnt diese in der vorgeschlagenen Form ab, weil das Gymnasium zu wenig berücksichtigt ist.

8. Varia

L. Hartmann + Th. Wirth betreiben seit über 12 Jahren www.swisseduc.ch
Sie bitten darum, möglichst viele Unterrichtsmaterialien zu schicken.
Zu www.swisseduc.ch/altphilo/news: es kommen erfreulich viele Meldungen herein.
Der Wunsch wird geäussert, die Adressen mit einem Link zur SAV-Seite zu verbinden.

Im August 2010 feiert der VSG sein 50-jähriges Bestehen. Es ist noch unklar, ob und ev. in welcher Form dazu eine Veranstaltung stattfindet.

Nächste Jahresversammlung: 13. November 2009 in Winterthur.

Im Anschluss an die Jahresversammlung trafen wir uns zu Aperitiv und Nachtessen im Restaurant Bindella, Freiburg.

für das Protokoll:
Agnes Kriebel

Rapport annuel ASPC - Rapporto annuale ASFC - Jahresbericht SAV

pour l' assemblée annuelle à Fribourg 14 novembre 2008

Chères et chers collègues
Collegae maxime honorabiles

"Latein und Griechisch auch in der Schweiz im Aufwärtstrend" (NZZ vom 8. September, Theo Wirth)

"Salve! Latein ist wieder gefragt!" Titel in der Zeitung "Sonntag" vom 26. Oktober 2008

"Latein als Trendfach" 20 Minuten 27. Oktober 2008

Drei mediale Zeugnisse für eine Erholung der Zahlen für unsere Fächer, ja nicht nur Erholung, sondern eine Steigerung und eine Trendwende in der Belegung und Wahl von Latein und Griechisch.

In Deutschland sind die Zahlen seit Jahren sehr positiv. Schwappt die Welle nun auf die Schweiz über? Nach den Zeugnissen aus den zitierten Zeitungen könnte man, müsste man dies annehmen.

Wie weit wirklich schon ein Umdenken stattgefunden und eine neue Bildungsmentalität Einzug gehalten hat, möchte ich noch offen lassen, aber die Berichte, die Zahlen geben Anlass zu Hoffnung.

Der Trend ist auch nachvollziehbar: Eltern und Schülerinnen und Schüler sind gut beraten, sich für die Alten Sprachen zu entscheiden, denn nirgends sonst ist das Lernklima besser und der Schulerfolg grösser als eben in Lateinklassen.

Ein anderer Trend, von dem ich berichten kann, ist eindeutig; der SAV konnte im letzten Jahr 20 Mitglieder neu aufnehmen; Alois Kurmann und Lucius Hartmann haben mit einem Schreiben an alle Kolleginnen und Kollegen diesen Erfolg für den SAV möglich gemacht.
Der Vorstand begrüsst alle neuen Kollegen und Kolleginnen ganz herzlich im Verband. Ihre Namen sind im Bulletin 72 veröffentlicht worden. Aktuell hat der Verband 274 Mitglieder.

Ich komme zu weiteren Aktivitäten des Vorstandes:

1. Unser Kollege Theo Wirth hat an der letzten Jahresversammlung beantragt, dass die verschiedenen Aktivitäten in den verschiedenen Regionen koordiniert werden, bzw. dass eine eingehende und gut zugängliche Information die Koordination unter den verschiedenen Komitees ermöglicht. Die PR-Gruppe des SAV unter Alois Kurmann und Lucius Hartmann hat zwei Treffen von Verantwortlichen organisiert; wir können dieses Jahr ja auf verschiedene grössere und kleinere Veranstaltungen und Events zählen; ich möchte die Römertage in Augst, den Latin Lovers Day in Bern, den Lateintag von Brugg, der morgen stattfindet, und den lateinischen Kulturmonat November in St. Gallen erwähnen. Auch das Forum Alte Sprachen Zürich hat mit verschiedenen Aktivitäten für die Ziele unseres Verbandes gearbeitet; ich erwähne die Weiterbildung vom 23. Oktober, an der auch der Präsident des deutschen Altphilologenverbandes, Prof. Kipf, teilgenommen und ein Referat gehalten hat. Dies gab dem Präsidenten des Schweizerischen Altphilologenverbandes Gelegenheit, Kontakte mit einem grossen Verband zu knüpfen ...

2. Die Weiterbildung vom 20. und 21. November in Zürich mit dem Titel ANTIKE IN BEWEGUNG, geleitet vom Ordinarius für lateinische Philologie an der Uni Zürich, Ulrich Eigler, und Mitarbeitern, mustergültig organisiert von unserem Vorstandsmitglied Christine Haller, hat weithin überzeugt und war geeignet einen wichtigen Beitrag zu einer modernen Latein- und Griechischdidaktik zu vermitteln. Wenn es gelegentlich in unserer Didaktik eine gewisse Einseitigkeit, einen Überhang an Textarbeit, einen morbus hermeneuticus sozusagen, gibt, so wurde dieser wunderbar ergänzt durch bewegte Bilder, eikones, die einen fundus an Anregungen vermittelten.

3. Der Vorstand hat an verschiedenen Vernehmlassungen teilgenommen, eine jeweils unspektakuläre Sache, die aber mindestens in einem Fall von eminenter Wichtigkeit ist, nämlich die Stellung des Lateinischen im Deutschschweizer Lehrplan, der nach dem HarmoS-Konkordat erarbeitet werden soll. Wir haben uns mit dem VSG für eine Angebotspflicht für Latein an der Sek. I-Stufe und für eine Erwähnung der Gymnasien stark gemacht.

4. Der Vorstand hat an zwei von drei Sitzungen über die Strategie des SAV in den nächsten Jahren eingehend diskutiert; dabei sind folgende Ziele herausgearbeitet worden:

1. die Stärkung der Alten Sprachen bei der Revision des MAR - der SAV wird geeignete Vorschläge einbringen

2. Sicherung des Lateinischen in der Sek. I-Stufe im Zusammenhang mit dem Konkordat HarmoS

3. Organisation einer grossen Veranstaltung im Jahre 2010 mit dem Thema Alte Sprachen und Naturwissenschaft. Gerne nimmt der Vorstand Anregungen zu dieser Veranstaltung entgegen. Die Idee ist hierbei eine Veranstaltung auf verschiedenen Ebenen, nämlich auf wissenschaftlicher, pädagogisch-didaktischer und auch auf Publikumsebene im Sinne einer Veranstaltung, wie es der Lateintag in Brugg ist. Der Vorstand wird sich an seiner Sitzung vom Januar an die Arbeit zu dieser Veranstaltung machen und die Zusammenarbeit mit den verschiedenen Komitees wie lat. Kulturmonat, Lateintag etc. suchen.

Zur Tätigkeit des Präsidenten möchte ich folgendes sagen:

Ich bin vor einem Jahr mit dem Anspruch und dem Willen angetreten, die Position der Alten Sprachen in der Schweiz, vor allem aber auch die Position unseres Verbandes und innerhalb des Verbandes die Position der lateinischen Schweiz zu stärken.

Diesem Ziel möchte ich weiterhin meine Kraft und meine Fähigkeiten widmen. Ich hoffe vor allem auch auf eine grössere Zusammenarbeit zwischen den verschiedenen Sprachregionen. Wir sind kein Deutschweizer Verband, nous sommes une association suisse, un' associazione svizzera, Consociatio helvetica philologorum classicorum. Dafür möchte ich arbeiten, mit Eurer Hilfe und Unterstützung.

Mein grosser und herzlicher Dank geht an die Kolleginnen und Kollegen des Vorstandes, mit denen zusammenzuarbeiten immer schön und gewinnbringend ist. Ich möchte ihnen für die grosse Arbeit danken, die sie für unsere Sache geleistet haben. Manchmal braucht es tatsächlich etwas von herkulischer Arbeit.

Die Trendwende ist auch von dieser Arbeit abhängig; vielleicht haben aber doch einige Götter ein Auge auf uns geworfen, ich hoffe auf den findigen Hermes und den schönen Apoll, die Weisheit Athenes, dann können wir wirklich auf eine Trendwende hoffen oder schöner ausgedrückt: Di omnes omnia bene vertant!

Ivo Müller

Dr. Silvia Clavadetscher neue Generalredaktorin des Thesaurus linguae Latinae

Dr. Silvia Clavadetscher (früher bekannt unter dem Namen Thürlemann) amtet seit Jahresbeginn 2009 neu als Generalredaktorin des Thesaurus linguae Latinae in München. Eine grosse Ehrung nicht nur für sie, sondern auch für die Schweiz: herzliche Gratulation! Zusätzlich ist es für sie auch eine Genugtuung, dass sie in dieses Amt ein halbes Jahr zuvor nicht nur ohne Gegenstimme vorgeschlagen, sondern sogar einmütig gewählt worden ist. Aber sie ist keine "Neue". Für das Institut leistete sie zuerst in den Jahren 1975-1978 als Mitarbeiterin (Stipendiatin des Schweizerischen Nationalfonds) ihr Bestes, dann, wieder von der Schweiz aus, als Exzerptorin. Im Jahre 2004 verlegte sie ihren Wohnsitz erneut nach München, um ehrenamtlich dem Unternehmen ihre volle Arbeitskraft wieder als Artikelverfasserin und neu auch als Redaktorin zur Verfügung zu stellen; "ehrenamtlich" heisst nichts weniger als ohne finanzielle Entschädigung, was im Mitarbeiterverzeichnis auf der grauen Umschlagsseite der Faszikel 15 und 16 des Bandes X, 2 mit dem Zusatz "solo onere contenta" angedeutet ist.

Zuvor hatte die Schweiz mit den Herren Prof. Dr. Heinz Haffter und Dr. Peter Flury bereits zwei Generalredaktoren gestellt. Dass der Beitrag der Schweiz für dieses wissenschaftliche Grossunternehmen auch sonst bedeutend ist, ja nach den beiden Weltkriegen sogar existenzsichernd war, wurde aus Anlass des 100-Jahre-Jubiläums im Jahre 1994 herausgestellt, nachzulesen Bull. SAV, Nr. 44, Oktober 1994, S. 22ff. (abgedruckt im "Mitteilungsblatt des Deutschen Altphilologenverbandes" 1/95 [C.C. Buchners Verlag, Bamberg], S. 14f.).

Zürich, den 7. Febr. 2009
Bernhard Löschhorn

'Latein macht Schule'

'Latein macht Schule' ist eine interkantonale Arbeitsgruppe, welche mandatiert von den kantonalen Fachschaften AG, BL, BS und SO folgende Anliegen vertritt: (Auszug aus den Statuten)

Das Fach Latein

  • soll in den Curricula auf Sekundarstufe 1 und 2 attraktiv und promotionsrelevant verankert werden,
  • wird bei internen Bezugsgruppen sowie externen Zielgruppen (Eltern und Schüler/innen, Politiker/ innen, Bürger, Medien, Öffentlichkeit) in seiner Bedeutung als grundlegendes Sprachfach bzw. in seinem interdisziplinären Ansatz (Kooperation mit anderen Sprachfächern) neu positioniert,
  • zeigt, dass es im Rahmen der Sprachfächer einen eigenständigen, grossen Nutzen für eine gymnasiale Bildungskarriere darstellt und Hauptziele, die mit dem Bildungsraum Nordwestschweiz verfolgt werden, wesentlich unterstützt, insbesondere das Ziel der Integration (gerade auch von Kindern nicht deutscher Muttersprache).

Die schulpolitischen Konzepte des entstehenden Bildungsraumes NWCH haben das Fach Latein nicht mehr berücksichtigt. Die Frage 1 b der Vernehmlassung Lehrplan 21 ist erst auf unsere Intervention hin zustande gekommen. Es besteht die akute Gefahr, dass das Fach Latein aus der Volksschule verschwindet. Wir haben mit Unterstützung eines Beraters und eines Graphikers eine Broschüre erstellt, in der wir unser Anliegen und Argumente begleitet von Statements prominenter Persönlichkeiten darlegen. Sie ist an rund 2000 Personen verschickt worden. Über die Presse und Gespräche mit verantwortlichen Gremien versuchen wir, auf die Vernehmlassungen und die entstehenden Bildungskonzepte Einfluss zu gewinnen.

Martin Müller
Die Broschüre ist einseh- und bestellbar unter www.lateinmachtschule.ch

News zu "News" und Weiterem auf swisseduc.ch/altphilo/ bzw. swisseduc.ch/sprache/

"News" (www.swisseduc.ch/altphilo/news/)

Seit Herbst 2006 führen wir die Rubrik "News", lokalisiert auf unserer altsprachlichen Website www.swisseduc.ch/altphilo/; sie erscheint zeitgleich auch auf der Startseite des Schweiz. Altphilologenverbandes SAV: www.philologia.ch (unter "Aktuell"). Die "News" bringen altsprachliche Themen aus dem In- und Ausland, insbesondere auch zur Schulpolitik, mehrere Kolleginnen und Kollegen senden uns regelmässig neue Beiträge zu - auch Ihre Meldung ist uns sehr willkommen (bitte an Theo Wirth, vgl. unten).
Die Themen erscheinen in zeitlicher Abfolge; so finden Sie etwa (Stichtag 20.3.2009):

  • Die EDK zielt gegen das Untergymnasium: Sind 21 Kantone eine Minderheit?
    In der Vernehmlassung zum "Lehrplan 21", der im Zusammenhang mit HarmoS auch für die ganze Sekundarstufe gelten soll, wird das Untergymnasium kleingeredet. So heisst es zum Latein: "In der Vernehmlassung wird die Frage gestellt, ob der Fachbereich Latein, der in einigen Kantonen in progymnasialen Schultypen der Sekundarstufe I angeboten wird, vom Lehrplanprojekt ebenfalls entwickelt werden soll." Ganz abgesehen davon, dass Latein tatsächlich zunächst völlig "vergessen" worden ist: Es sind nicht "einige", sondern volle 21 Kantone, die Latein in der Sekundarstufe I anbieten! - Die grosse Gruppe der zukünftigen Gymnasiasten (17-30 Prozent eines Jahrgangs) soll auch das Recht auf eine entsprechende Vorbereitung im Untergymnasium oder in eigenen Klassen der Sekundarschule haben.
  • Kt. Solothurn: Latein doch noch zum Wahlpflichtfach geworden
    Der Solothurner Kantonsrat hatte auf Vorschlag der FdP Latein nur noch als Fakultativfach anbieten wollen (vgl. News-Archiv zum 20.1.09). Der Regierungsrat hat nun anders beschlossen, zugunsten des Lateins. Weitere Informationen...
  • Thesaurus linguae Latinae
    Ein informativer Bericht des St. Galler Tagblatts über das Jahrhundertprojekt (seit 1893) und seine Schweizer Generalredaktorin. Weitere Informationen...
  • "Warum auch das Wallis mehr Latein lernen sollte"
    Ein guter Überblick des "Walliser Boten" (17.2.09), nicht nur über die Situation im Wallis, und ein eindrückliches Interview mit unserem Kollegen St. Stirnemann. Weitere Informationen...
  • Ein verunglückter Anti-Latein-Artikel und eine gute Entgegnung - leider kastriert
    Die "NZZ am Sonntag" brachte am 8.2. einen Artikel, der bereits zu Anfang mit der obsoleten "Popanz-Argumentation" (vgl. unten) in die Irre geht und hernach die Ansichten der ETH-Professorin E. Stern kritiklos übernimmt. Am 15.2. veröffentlichte die NZZ eine Entgegnung, bei der die Redaktion u.a. den brisantesten Punkt weggelassen hatte: Bringt Latein beim Spanischlernen wirklich nichts - oder eben doch? Sie finden den Artikel, die vollständige Entgegnung und die gekürzte Veröffentlichung unter Weitere Informationen...
  • "Die neue Geltung der Alten Sprachen heute": Ein Argumentarium für die KollegInnen
    Sie können hier ein im Auftrag des SAV und des FASZ erstelltes Argumentarium herunterladen: Kernaussagen von EVAMAR II und ETH-Studie, die die Spitzenstellung der altsprachlichen MaturandInnen belegen, Bestätigungen von einflussreichen Persönlichkeiten, Antworten auf Aussagen von Lateinkritikern (z.B. eine Antwort auf die häufige "Popanz-Argumentation"). Weitere Informationen...

Wenn Sie "Weitere Informationen" anklicken, wird Ihnen die entsprechende Textquelle zugänglich gemacht.

Neuerungen in einzelnen Bereichen von swisseduc.ch/altphilo/

Im Bereich "Latein" ist die Übersicht über die Lehrbücher und deren Zusatzmaterialien wie jedes Jahr wieder auf den aktuellen Stand gebracht worden. Sie finden die Datei in "Latein" unter "Lehrmittel"; neben der ausführlichen Online-Fassung steht eine PDF-Kurzfassung zur Verfügung. Neu ist eine separate Liste abrufbar, in der für zahlreiche Lehrmittel jeweils eine oder mehrere Schulen genannt werden, die das betreffende Lehrmittel verwenden bzw. einführen wollen und als Referenzen angefragt werden können.
www.swisseduc.ch/altphilo/latein/llehrmit/

Unter den lateinischen "Lektürethemen/Poesie" sind zwei neue Vorschläge zu nennen: eine thematische Lektüre zu Vergils "Aeneis" mit dem Titel "Von Aeneas bis zur Gründung Roms" und eine Auswahl mit Gedichten des Zürcher Lehrers und Bündner Reformators Fabricius Montanus (Johannes Schmid, gest. 1566).

Im Bereich "Griechisch" sind in "Lektürethemen" neu alle griechischen Texte auch mit einer Unicodeschrift und im PDF-Format verfügbar. Neu ist in "Lektürethemen" eine Textauswahl aus Pausanias (mit Bildern): ein Autor, der sich als Erstlektüre sehr bewährt - erst recht wenn eine Schülerreise nach Griechenland geplant ist.

Bereich "Aktuelles": Das bewährte Hilfsmittel "Computer-Einsatz im Altsprachlichen Unterricht" können Sie in der aktualisierten 2. Fassung herunterladen. Es informiert in konziser und allgemein verständlicher Form über sinnvolle (und andere) Einsatzmöglichkeiten des Computers in den verschiedenen Bereichen und Unterrichtsformen des Altsprachlichen Unterrichts; gerade für KollegInnen mit wenig Computer-Erfahrungen im Unterricht kann das Dokument hilfreich und ermutigend sein.
www.swisseduc.ch/altphilo/aktuell/

Ebenfalls im Bereich "Aktuelles" finden Sie die alljährliche Erhebung zur Profilwahl der SchülerInnen des 8. Schuljahres an den Langgymnasien des Kt. Zürich, jetzt noch die des Jahres 2008, im Mai wird die neue Erhebung folgen.

Neues in swisseduc.ch/sprache/

Über das spezielle Swisseduc-Portal zum Buch "Sprache und Allgemeinbildung. Neue und alte Wege für den alt- und modernsprachlichen Unterricht am Gymnasium" ist der im SAV-Bulletin 72 erschienene Aufsatz "Eine Sprache ist kein Monolith" zugänglich. Darin wird gezeigt - und dies ist für jeden Sprachunterricht relevant -, dass jede Sprache bedeutend vielfältiger ist, als die Grammatiken vorgeben. Diese Vielfalt wird in vier Grossbereichen aufgezeigt, auch für Latein.
www.swisseduc.ch/sprache/kapitel/kapitel_2.html

Wir bitten Sie um Ihre Unterstützung

Wir sind dankbar für Rückmeldungen. Wir bitten Sie andererseits um Materialien, die Sie zwar für Ihren eigenen Unterricht geschaffen haben, hier aber auch anderen zugänglich machen können.

Fachmaster "Alte Sprachen":
Theo Wirth, thwirth@cheironos.ch
Lucius Hartmann, lhartmann@swissonline.ch
 

Weiterbildung

"Mehr als nur Scherben!"
20-21 novembre 2008, Bâle (Cours WBZ-CPS 03.08.40)

La trentaine de participants qui avaient répondu à notre invitation à suivre à Bâle le cours de formation continue 2008 sur les vases grecs s'en est retournée impressionnée, voire même émerveillée. La faute principalement à Rudolf Wachter de l'Université de Bâle, qui, avec l'enthousiasme qu'on lui connaît, a assumé la conduite de la journée du vendredi. Après s'être intéressé aux vases non attiques, R. Wachter se consacre depuis plusieurs années, entre autres, aux inscriptions des vases attiques. Chaque visiteur des sections "vases" des musées d'archéologie a déjà eu l'occasion, à maintes reprises, de déchiffrer les inscriptions qui ornent couramment la céramique athénienne. Toujours à l'affût d'une éventuelle erreur significative, R. Wachter ne néglige pas les signatures des peintres et potiers, mais c'est surtout sur des inscriptions plus inattendues qu'il a attiré l'attention des participants, résolvant au passage, à leur intention, certaines énigmes qui l'avaient occupé plus ou moins longtemps. Des questions d'alphabets et de graphies dialectales à une époque où la langue classique se cherchait encore ont ainsi pu être abordées, de même que l'apparition de formes inattendues peut-être révélatrices des développements de la littérature, ou encore la découverte d'inscriptions ne faisant pas sens, jetées là comme par peur du vide... Après plus de deux heures de sollicitation intellectuelle et d'échanges dialectiques, l'intérêt était à son comble, mais le point culminant a sans doute été atteint l'après-midi quand il ne s'est plus agi de considérer des photographies, mais bien les originaux dans les vitrines du Musée des Antiquités, et surtout hors de celles-ci! R. Wachter avait en effet obtenu du directeur, Peter Blome, et de la conservatrice que nous puissions voir certaines pièces de tout près, et même les toucher, les soupeser !...

La première journée du cours avait également amplement contribué à la préparation à cette confrontation directe. Hans Peter Isler, aujourd'hui professeur émérite de l'Université de Zurich, nous avait livré un exposé très complet sur les vases, relevant les aspects techniques de la fabrication, les conditions du marché et de l'exportation, celles de la découverte des plus belles pièces...

Assumant cette année le remplacement à la tête de la chaire d'archéologie de l'espace méditerranéen à l'Université de Berne, Martina Seifert a abordé ensuite, hélas un peu succinctement, la question de l'iconographie d'abord généralement, puis, en établissant la différence entre iconographie et iconologie, elle a mis en évidence les éléments qui servent au peintre à rendre le mythe -en l'occurrence celui de Polyphème-, à construire des scènes de la vie quotidienne (ou prétendues telles): des scènes de symposion, ou l'évolution de celles représentant des enfants, du citoyen miniature au bébé joufflu.

Christine Haller

45. Ferientagung für Altphilologen in München vom 08. bis 11. September 2008

Zur 45. zentralen Fortbildungsveranstaltung für Lehrkräfte der Alten Sprachen vom 8.-11. Sept. 2008 in München lud wieder nach Schloss Fürstenried ein Dr. Rolf Kussl, Ministerialrat des Bayerischen Staatsministeriums für Unterricht und Kultus. Wie immer hatte er diese nicht nur organisiert, sondern auch selbst geleitet und begleitet (dies muss herausgestrichen werden; denn Prof. Weeber äusserte, bevor er sein Referat hielt, in Nordrhein-Westfalen würde dies von den Kollegen geschätzt und vermerkt, wenn es so wäre). Etwa 140 Personen, das sind Teilnehmende, Referenten (aus München und Umgebung, aus andern Bundesländern, aus der Schweiz) und Gäste (aus München und Umgebung und aus der Schweiz) sind der Einladung gefolgt, weitere schlossen sich sporadisch an. Der Tagungsleiter durfte darauf hinweisen, dass der "Dialog"-Band 42 mit der Dokumentation der letztjährigen Tagung bereits erschienen ist ([Kartoffeldruck-Verlag Kai Brodersen, Speyer 2008; ISBN: 978-3-939526-05-6]; wer in diesem Band blättert, entdeckt, dass von Dr. Kussl, dem Herausgeber, selbst ein Beitrag zum Griechischen beigesteuert wurde: "Wir sprechen alle Griechisch" [S. 249-258 mit Vorwort S. 10]).

Über die mannigfaltigen und reichhaltigen Aspekte der Tagung orientiert das im Internet abrufbare aktualisierte Programm. Eine Trennung in einen wissenschaftlichen und einen pädagogisch-didaktischen Teil ist nicht möglich.

Die beiden ersten Veranstaltungen wirkten auf den Berichterstatter mehr als ein Auftakt und schwankten zwischen seria und iocosa. Prof. Dr. Klaus Bartels aus Kilchberg bei Zürich, der sich auf einem Papier zu "Panta rhei" selbst "Kilchberger Ornithophilologe" nennt, referierte geistreich und unterhaltend aus dem Schatz seines Steckenpferdes "Geflügelte Worte" oder auch "Zugeflogene Worte", wie er ausführte. Er liess es sich aber nicht nehmen, mehrfach Papierflieger (das sind farbige A-4-Papiere, enthaltend je ein geflügeltes Wort, lexikalisch auf den Umfang dieses Blattes erweitert, zusammengefaltet zu einem Flugobjekt) ins Publikum zu schiessen, so dass man annehmen konnte, dass die Deutung des Epithetons in der Junktur ἔπεα πτερόεντα als 'gefiederte' Pfeile, also als Waffen, auf ein solideres Fundament gestellt sei, was aber im "Lexikon des frühgriechischen Epos", Bd. 3, Spalte 1607, Z. 34ff. abgelehnt wird. Das Publikum honorierte die Darbietung mit langandauerndem Applaus, und der Tagungsleiter verdankte ausdrücklich den "unterhaltsamen Vortrag". Prof. Dr. Kai Brodersen (seit Sommer 2008 Präsident der Universität Erfurt) erläuterte zum Auftakt des Varus-Jahres (2009) den historischen Kontext des Volksliedes "Als die Römer frech geworden" (das in einer englischen Übersetzung unter dem Titel "Humorous Poems" aufgenommen wurde), meinte aber zu Beginn, es sei schwierig, nach dem Vorredner noch zu Worte zu kommen, d.h. Leute zum Lachen bringen zu können. Für ihn galt nun nicht mehr das Motto: "Es fliegt.", sondern der Leitgedanke: "Es singt.". Unter den verteilten Papieren befand sich ein Notentext, dessen Melodien er intonierte (G-Dur erklang tatsächlich in dieser Tonhöhe, ebenso A-Dur; jeder anerkennt die hohe Begabung des Referenten; dass er auch das absolute Gehör besitzt, wurde schlagartig klar) und so das Auditorium zum Mitsingen mitriss. Es galt nur noch das iocosum. Mit dem Vortrag, der nach dem Abendessen gehalten wurde, war die serietas für die Dauer der ganzen Tagung zurückgekehrt: Dr. Bernd Steidl, Leiter der Abteilung Römerzeit an der Archäologischen Staatssammlung München, "weitete den Blick für Zusammenhänge, die den Philologen nicht selbstverständlich sind" (so der Tagungsleiter): Zwei völlig gegensätzliche Lebens- und Wirtschaftssysteme, das römische und das germanische, standen sich gegenüber. Weniger aus einer militärischen Schwäche heraus, sondern zufolge einer nüchternen Kosten-Nutzen-Rechnung hatten die Römer auf eine territoriale Expansion bis zur Elbe weitgehend verzichtet. Übrigens stimmten die Angaben des Tacitus mit den archäologischen Funden weitgehend überein.

Das Stichwort Philosophie leuchtete mehrfach auf: in zwei Veranstaltungen (in einem Referat und im Workshop III) des Fachdidaktikers Prof. Dr. Markus Janka zu Ciceros philosophischen Schriften und im Vortrag Prof. Dr. Claudia Wieners. Kurt Benedicter, OStD a.D., legte von seinen Schulbüchern "Philosophisches Erbe für Europa", veröffentlicht innerhalb der Reihe "Lindauers lateinische Lektüren", den Band I: "Einführung in die Philosophie (JSt 10)" auf und verteilte ein erläuterndes Papier, das auch zum Band II, der den gesamten Bereich Philosophie in der Oberstufe (des Faches L) abdecken soll, orientierte. Dem Fach Griechisch selbst war kein Vortrag gewidmet. Das Fach Latinistik vertrat Prof. Dr. Niklas Holzberg mit "hoher Interpretationskunst" (dies die Würdigung des Tagungsleiters), vom Publikum mit längstanhaltendem Applaus bedacht (eine Arbeit zu Horaz ist Anfang 2009 erschienen). Der Bereich Alte Geschichte (mit Archäologie) war mit drei Referaten (zwei sind bereits genannt), zwei Workshops und einer Einladung zu einer Ausstellung besonders stark vertreten. Herausgegriffen sei zusätzlich: Prof. Dr. Karl-Wilhelm Weeber (Wuppertal; s. Bull. SAV, Nr. 71, April 2008, S. 34, und die ebenda angezeigte ausführlichere Internetfassung) bewies mit seinem von Ernst und Würde getragenen, geschmeidigen und eingängigen Vortrag einmal mehr, dass zuvor erfolgte ernsthafte Auseinandersetzung mit einem Thema zu überraschenden Ergebnissen führen kann.

Ein reichhaltiges, in der Unterrichtspraxis der gymnasialen Oberstufe unverzichtbares Material breitete StD Michael Hotz (ISB) aus unter dem Titel: "Vorstellung der Ergebnisse des ISB-Arbeitskreises zu den Seminarfächern im altsprachlichen Unterricht". Beide Seminarfächer sind von den Schülerinnen und Schülern zu besuchen. Es geht einerseits um das wissenschaftspropädeutische Seminar, in dem Gruppen von maximal 15 Schülern zu einem auf der Mittelstufe aufbauenden Rahmenthema aus dem Pflicht- oder Wahlpflichtfach, aber losgelöst von den Lehrplänen, sich Fach- und Methodenkompetenz für ein späteres Hochschulstudium aneignen und jeder einzelne Schüler mit einer zu benotenden Seminararbeit im Umfang von 10-15 Seiten abschliesst und diese auch präsentiert. Andererseits ist das Projektseminar (zur Studien- und Berufsorientierung) auf die Praxis ausgerichtet, d.h. auf die spätere Studien- und Berufswahl, somit auch auf die Berufs- und Arbeitswelt. Spezifische altsprachliche Kenntnisse werden für dieses Seminar nicht vorausgesetzt. Sozial- und Selbstkompetenz sollen gefördert werden, eine Zusammenarbeit mit ausserschulischen Partnern wie Hochschule und Unternehmen ist erwünscht. Benotet wird, was innerhalb eines von der Gruppe bestrittenen Projektes dem einzelnen Schüler individuell zugeordnet werden kann. Es wurden umfangreiche Papiere mit Themenvorschlägen zu beiden Seminaren zu L und Gr verteilt, die bereits mit weiteren Angaben im Internet greifbar sind (www.isb-oberstufegym.de). Hilfreich war auch die Beilage eines "rhythmisierten Zeitplanes" zum didaktischen Aufbau eines W-Seminars.

Das didaktische Hauptthema am Donnerstagmorgen war "Englisch und Latein in Kooperation: ...". Es geht gerade nicht um die Legitimation des Faches Latein, sondern um Synergieeffekte und um die Frage, wie der Stoff besser verknüpft und so besser vermittelt werden kann. Zum Beispiel bedarf ein Manko des Ausgleichs: Es ist nicht tragbar, dass im Vokabelteil des lat. Schulbuchs auf englische Wörter verwiesen wird, die je nach Schulbuch höchstens zur Hälfte oder sogar nur etwa zu einem Viertel im E-Lehrmittel vorkommen.

Die Auftrennung des Programms in einen Pflicht- und einen fakultativen Teil ist sinnvoll und relevant für die Teilnehmenden, die der Weiterbildungspflicht unterstehen und dafür ein Testat benötigen.

Nachrichten am Mittwochabend ("Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts"): Die folgende Disposition wurde vorangestellt: I Statistik und Personalversorgung, II Zentraler L-Test, III Lehrplan und Stundentafel, IV Latinum und Kleines Latinum, V Oberstufe und Abitur. Es sei herausgegriffen: L1 steigt zum dritten Mal in Folge wieder an und wird in den Jahrgangsstufen 5-11 von ca. 40'080 Schülerinnen und Schülern belegt. In der Jahrgangsstufe 5 allein lautet die Zahl 6762, das sind gut 13% aller Schülerinnen und Schüler dieser Stufe. L2 der Jahrgangsstufen 6-11 bringt es auf ein Total von 130'100 Schülerinnen und Schüler (rund 51%); werden noch die ca. 500 Leistungskurse und ca. 80 Grundkurse, die von ca. 7'200 Schülerinnen und Schülern belegt werden, hinzugezählt, ergibt dies für das Schuljahr 2007/08 (ab Jahrgangsstufe 5 gerechnet) ein Total von ca. 177'400 Gymnasiastinnen und Gymnasiasten (knapp 48%). Ab dem Jahre 2004/05 mit knapp 47% sind die Gesamtzahlen mit leichtem Zuwachs ungefähr konstant. - Das Fach Griechisch zeigt sich in etwa gehalten, wenn auch, prozentual gesehen, ein leichter Rückgang zu verzeichnen ist. Seit 2006/07 laufen immer noch zwei Jahrgänge nebeneinander (G8 und G9). Für die Jahrgangsstufen 9(8)-11 lauten die Zahlen des Schuljahres 2007/08: 3759; Leistungskurse (K 12/13): 511; Total: 4270. Im Vergleich mit andern Bundesländern wird Griechisch in Bayern immerhin am meisten besucht. - Lehrkräfte der Alten Sprachen: Seit 2005 werden alle Bewerber, die die Bedingungen erfüllen, eingestellt. Die Zahl der L-Studenten hat im Wintersemester 2007/08 gegenüber dem Vorjahr mit 14% eminent zugenommen. - Von den 50 Gymnasien mit den besten Ergebnissen im zentralen Jahrgangsstufentest 2007 im Fach Deutsch bieten 43 L1 an. M. Hotz bemerkt dazu (laut dem von ihm an die Teilnehmenden verteilten Papier): "Diese erfreulichen Ergebnisse sind auch Belege für die Bedeutung des Lateinischen als gymnasiales Grundlagenfach und den hohen Stand des altsprachlichen Unterrichts in Bayern." - Bei dem vom Lehrplan Vorgegebenem ist zwischen Pflicht und Additum zu unterscheiden. Ab Jahrgangsstufe 9 sollen von der verfügbaren Zeit ca. 25% für Sprache und sprachliche Arbeit, ca. 40% für die Textarbeit, ca. 25% für die antike Kultur und ca. 10% für methodisches Arbeiten eingesetzt werden. - Wer an der Universität Griechisch studieren will, muss das Latinum erworben haben (2 Jahre Originallektüre mit Cicero-Niveau und Befähigung zur sprachlichen und inhaltlichen Erfassung anspruchsvollerer Stellen, erreichbar Ende Jahrgangsstufe 10 in G8). "Gesicherte Lateinkenntnisse" (= Kleines Latinum [Nepos-Vulgata-Caesar-Niveau], d.h. 1 Jahr Originallektüre) werden verlangt für das Studium von D, G, romanische Sprachen (F, It, Sp) und E. Für Studierende der Evangelischen bzw. Katholischen Religion werden ausreichende Kenntnisse in Latein oder Griechisch gefordert; diese werden nachgewiesen durch das an einem Gymnasium erworbene Latinum oder Graecum oder durch eine an einer Universität mit Erfolg abgelegte Prüfung gemäss Bekanntmachung vom 13. April 1992 (KWMBI I, S. 244) oder gemäss Bekanntmachung vom 4. Mai 1992 (KWMBI I, S. 322).

Für die Pflege des kollegialen Gesprächs blieb genügend Raum und Zeit, sei dies während des Essens oder sonst. Die Verlage zeigten wieder ihr reiches Sortiment (darunter die Neuerscheinung [2008] von Prof. Dr. Friedrich Maier: "Warum Latein? Zehn gute Gründe" [bei Reclam Nr. 18565]). Die Beiträge dieser Veranstaltung werden im September 2009 wie gewohnt bei der nächsten Tagung vorliegen: Dialog Schule Wissenschaft - Klassische Sprachen und Literaturen, Bd. 43 (Kartoffeldruck-Verlag Kai Brodersen). Am Schluss durfte der Tagungsleiter wieder den verdienten Dank entgegennehmen. "Nach der Tagung" bedeutet für ihn bekanntlich Drucklegung dieses gerade angekündigten "Dialog"-Bandes, aber gleichzeitig auch "vor der Tagung", d.h. Vorbereitung der nächsten zentralen Weiterbildungsveranstaltung mit allen Verpflichtungen wie Anfrage von Referenten, Recherche des Tagungsortes, usw.

Zürich, den 20. Febr. 2009
Bernhard Löschhorn

Programm der Tagung (PDF-Dokument)

 

Euroclassica

Conférence annuelle 2008: Classica Dacoromanica
Bucarest - Constanţa, 25-29 septembre

Depuis quarante ans, je vivais avec le souvenir d'Ovide scrutant l'horizon et l'arrivée de possibles navires au port de Tomes. Il souhaitait qu'ils fussent grecs ou romains, histoire de pouvoir échanger quelques paroles avec leurs passagers ... Quelque dix ans de relégation au bord de la Mer Noire, pour des motifs qui nous échappent encore maintenant, une relégation qui ne devait prendre fin qu'avec la mort du poète ... Les descriptions du paysage, des conditions de vie extrêmes auxquelles Ovide était supposé être soumis ont sans doute hanté l'imagination de plus d'un latiniste ! Et voilà que Tomes était aussi le but ultime du congrès organisé par l'association roumaine des professeurs de langues anciennes à l'intention de ses membres et des représentants d'Euroclassica !

Mais avant que nous, les étrangers, nous mettions en route, les organisateurs et les professeurs de l'Université de Bucarest nous avaient accueillis au bâtiment principal de leur institution afin de nous rappeler d'abord la colonisation grecque de la rive gauche du Pont-Euxin, principalement par les cités de Milet et de Mégare, puis l'intrusion progressive des Romains jusqu'à la guerre menée par Trajan contre les Daces au tout début du 2e siècle de notre ère. Bien que la province et toute la région aient été bientôt confrontées aux invasions venues du nord, on peut cependant suivre jusqu'à l'époque byzantine et au-delà l'histoire de la Mésie inférieure dont le territoire actuel de la Roumanie faisait partie.

Trajan le conquérant a fait illustrer sa guerre contre le Dace Décébale et ses alliés sur des bas-reliefs s'élevant en spirale le long de la Colonne Trajane, ce qui les rend rapidement illisibles. Le Musée d'histoire de Bucarest possède lui aussi sa Colonne Trajane : une copie moderne de celle de Rome, mais en pièces détachées, ce qui permet de suivre, à hauteur d'homme, les détails des péripéties aussi bien des Romains que des barbares. On est face à une oeuvre de propagande certes, mais aussi à un document ethnologique, comme l'était d'ailleurs également le Tropaeum Traiani, un monument de 30m de diamètre et de 40m de haut qui s'élevait dans la plaine à une certaine distance de Tomes-Constanţa. Sa restitution à l'échelle 1:1, érigée in situ à l'époque contemporaine, est réhaussée d'une cinquantaine de métopes dont les vestiges originaux sont exposés au musée d'Adamclissi, nom (turc) actuel du municipe romain dont nous avons également visité les ruines d'époque constantinienne et ultérieure.

Ovide a été relégué au bord du Pont-Euxin au début de l'implantation romaine, qui coïncide à peu près avec l'instauration du Principat. À voir les inscriptions de l'époque (principalement rédigées en grec) conservées au Musée de Tomes et dans ses magasins, on se met à douter du caractère résolument hostile de la région dans laquelle le poète - toujours dans l'attente du rappel tant souhaité - veut qu'on l'imagine. Mais c'était quand même loin, une sorte de bout du monde, où un habitué des plaisirs de la Ville devait assurément se languir. C'est là qu'en composant les Tristes et les Pontiques il a posé les prémices de la poésie de l'exil dont Du Bellay, Hugo ou encore Saint-John Perse sont, pour nous, les continuateurs.

Neuchâtel, octobre 2008
Christine Haller

12e Academica Homerica
10-20 juillet 2009

Pour la 12e année consécutive, les amateurs de Grèce et d'Homère pourront se retrouver à Athènes et Chios pour l'Academia Homerica qui s'y déroule sous les auspices d'Euroclassica et d'évergètes locaux.

Tandis que les uns liront des extraits du 6e chant de l'Iliade, d'autres assisteront à un cycle de conférences autour d'Homère, ou encore pourront améliorer leurs connaissances de grec moderne.

Des visites - l'ouverture du Nouveau Musée de l'Acropole est prévue pour le 20 juin! - et excursions permettront aux participants de mieux connaître les lieux.

Renseignements et inscriptions en ligne www.euroclassica.eu -> Academiae.

Christine Haller
 

Rezensionen

Cornelius Hartz, Excrucior,, Mainz (Verlag Philipp von Zabern) 2008, 242 S., CHF 35.90, ISBN 978-3-8053-3902-5

Mit ausgesprochen grellen Farben ist dieser historische Roman über Catull gezeichnet. Sex und Crime werden auf krude Art dargestellt, mit Farbtupfern in Form von Blut und Sperma wird keineswegs gegeizt. Ob dies für einen solchen historischen Roman wirklich nötig ist, ist wohl Geschmackssache. Die literarische Qualität profitiert davon jedenfalls nicht.
Zur Geschichte: Ich-Erzähler ist Catulls Freund Licinius Calvus. Bei der Geburt verunstaltet ein grosses Feuermal Catulls Gesicht. Im dürftigen Licht der Öllampe glaubt der Vater, das Kind sei von schwarzer Hautfarbe. Vielleicht nicht sehr glaubwürdig, aber was tut man nicht alles, damit der Roman gleich mit einem brutalen Mord beginnen kann: der nubische Sklave wird vom Vater aufgrund seines Missverständnisses erschlagen. Auch die Mutter stirbt infolge der schweren Geburt. Das Feuermal, welches sich nicht zurückbildet, gilt als Zeichen Plutos, des Unterweltgottes. Daher wird Catull vom Vater nur gehasst und missbraucht. Später stirbt auch Catulls Bruder Titus (c. 101!) durch einen brutalen Mord.
Statt zur Rhetorikausbildung nach Rhodos fährt Catull nach Alexandria; in der Bibliothek sucht er erfolglos das beste Gedicht und kommt zum Schluss, dass er es selber schreiben müsse. Es folgt die Geschichte um Clodia, wie Catull sie kennenlernt, wie er all seine Lesbia-Gedichte für sie schreibt, ohne dass tatsächlich eine Affäre zwischen den beiden besteht; dies gipfelt darin, dass Clodia ihn einmal tatsächlich zu sich bestellt für eine Nacht, in der er ihr Gedichte vorträgt - die beabsichtigten Beischlafhandlungen bleiben aus, da Catull zweimal eine eiaculatio praecox hat, ohne Clodia auch nur berührt zu haben. Und zuletzt nimmt sich Catull in seinem Liebeswahn mit einem "Trank der Venus" das Leben. Ein bestimmtes carmen von Catull ist das "perfekte Gedicht", nach dem er sein Leben lang gesucht hatte. Soweit zum Inhalt.
Der Autor müsste sich immerhin die Frage gefallen lassen, ob es richtig sein kann, nur Klischees einer durch und durch dekadenten Epoche zu zementieren, in der eigentlich nur Sex, Gewalt und Genusssucht wichtig sind. Davon abgesehen irritieren noch zwei Dinge. Zum einen: die Einschübe des Autors, wo er Faktenwissen zum Besten gibt, wirken recht belehrend; diese Stellen empfinde ich in einem solchen historischen Roman als störende Fremdkörper.
Zum zweiten, dass mangels gesichertem Wissen über die Biographie Catulls munter drauflos fabuliert wird, man sich andererseits aber verzweifelt an den Fakten festklammert, die aus der Dichtung bekannt sind, egal wie umstritten sie sind. So wird die Gleichsetzung Lesbias mit Clodia als Selbstverständlichkeit behandelt, im Nachwort wird darauf hingewiesen, dass schon in der Antike angenommen wurde, dass mit Lesbia Clodia gemeint sei, die ja zum Beispiel in Ciceros Werken mehrfach geschmäht wird. Darauf fussend sagt der Autor, die Person der Clodia sei historisch verbürgt, was ja nicht falsch ist, aber der weniger gut informierte Leser wird so dazu verleitet, auch die Gleichsetzung von Lesbia mit Clodia als Faktum hinzunehmen. Das ganze Dilemma der biographistischen Deutung von Catulls Dichtung wird überhaupt ausgeklammert.

Beat Hüppin

Angelika Dierichs, Erotik in der Kunst Griechenlands, Mainz (Philipp von Zabern) 2008, 152 S., CHF 49.90

'Erotik in der Kunst Griechenlands' ist in der Reihe 'Zaberns Bildbände zur Archäologie, Sonderbände der Antiken Welt' erschienen.

Der Umschlag des Buches mit erotischen Bildern aus der Mythologie und sehr expliziten Darstellungen sexueller Handlungen scheint das primäre Ziel zu haben, mit dem emotional aufgeladenen Thema eine breite Leserschaft anzulocken. Das erste Durchblättern des Buches bestätigt den Eindruck und verstärkt die Wirkung: Die Sexualität v.a. in der Vasenmalerei des antiken Griechenland wird in all ihrer Vielfalt in qualitativ guten Abbildungen und in attraktivem Layout ausgebreitet. Die Titel sind dunkelrot gehalten und hübsch mit Efeublättern umrahmt; jedes Hauptkapitel ist mit einem Zitat aus der griechischen Literatur geschmückt, das nur ganz selten einen Bezug zum Text hat. Ein Glossar und ein sehr umfangreiches Literaturverzeichnis, das jedoch wenig Niederschlag im Text gefunden hat, runden den positiven ersten Gesamteindruck ab.

Angelika Dierichs hat eine grosse Fülle an Material zur Thematik zusammengetragen. Sie hat es in Kapitel geordnet, die das gesamte Spektrum der Sexualität abdecken: Erotische Signale, Erotik und männliches Genital, Erotik der Paarung (bei Hetären, bei Ehepaaren, zwischen Männern), Selbstbefriedigung usw. Die Anordnung der Kapitel ergibt einen bunten Blumenstrauss, folgt allerdings keiner erkennbaren Logik. Warum bildet beispielsweise der Gott Eros das Schlusskapitel?

Die genaue Lektüre des Buches hinterlässt, um in der Sprache der Erotik zu bleiben, einen sehr unbefriedigenden Eindruck. Dies liegt vor allem an der ungenügenden Berücksichtigung der Komplexität der Thematik. Angelika Dierichs versucht, in den Repräsentationen der antiken griechischen Kunst das Erotische aufzuspüren. Erotik vereint nach ihrer Auffassung geistig-seelische und körperlich-sinnlich geprägte Verhaltensweisen. Diese zu erkennen sei weitestgehend von der Empfindungsfähigkeit des Betrachtenden abhängig und somit in hohem Masse subjektiv. Dass dies kein tragender Leitgedanke sein kann, wird fast auf jeder Seite deutlich. Im Brockhaus (30. Auflage 2006) findet man unter dem Stichwort 'Erotik': "Als eine von historischen und kulturellen Normen geprägte Form zwischenmenschlicher Kommunikation unterliegt sie wechselnden Bewertungen und Ausdrucksformen mit unterschiedlichen Umsetzungen, z.B. in Sitten, Mode, Kunst, Musik oder Literatur; in den verschiedenen Kulturen und Epochen ändern sich die ihr beigelegten symbolischen, metaphorischen oder künstlerischen Bedeutungen." Diese Definition mag exemplarisch zeigen, wie komplex das Thema Erotik ist. Dass die Autorin die Thematik systematischer und solider angehen kann, wird in ihrem Artikel 'Erotik - II. Kunst' in 'Der neue Pauly' (Weimar 1998) erkennbar. Die im hier angezeigten Buch gebotenen Informationen ermöglichen kaum ein tieferes Verständnis. Ergo cui bono? Das Buch wird diejenigen, die Erotik in der griechischen Kunst verstehen möchten, kaum zufrieden stellen. Wer jedoch in dem Buch wie in einem Magazin blättern und da und dort ein paar interessante, exotisch-bizarre Details erfahren möchte, kommt in diesem Buch voll auf seine / ihre Kosten. Dies entspricht wohl auch dem Ziel der gesamten Reihe.

Martin Müller

Beate Schaefer, Die schwarze Taube, Mainz (Philipp von Zabern) 2008, 289 S., CHF 35.90, ISBN 978-3-8053-3867-7

Gurren und Schnäbeln liessen die Taube zum heiligen Tier der Aphrodite/Venus werden. Die schöne "Peleia" dieses Romans heisst Marcia, die singend und schauspielernd als Star des ansässigen Theaters bewundert wird - die Bühne ist ihr Leben. Ihr reicher und verheirateter Liebhaber lässt sie im Luxus schwelgen, indem er für ein prunkvoll ausgestattetes Haus, Sklaven, Sänfte und Schmuck sorgt. Die Wende in ihrem Leben beginnt mit einer zufälligen Begegnung auf der Strasse: Die unmögliche Liebe zwischen einer Schauspielerin und einem Bischof beginnt. Er predigt stimmgewaltig von der Kanzel herab gegen die lasterhaften Gottlosen, die in ihren derben Stücken die Sakramente verhöhnen und ins Vulgäre herabziehen, während sie, sein Keuschheitsgelübde ignorierend, mit ihren weiblichen Attributen um seine Liebe ringt. Er sorgt sich um ihr Seelenheil, aber mehr noch muss er um seines bangen.

Das Treveris (Trier) des Jahres 382, ein mit einem Palastbezirk, Kaiserthermen und Speicheranlagen aufblühender Kaisersitz, bildet den Hintergrund dieser Liebesgeschichte, deren Protagonisten als Vertreter ihres Standes die gegensätzlichen religiösen Strömungen ihrer Zeit repräsentieren sollen: Heiden und Christen.

Die Crux an diesem gut recherchiertem Buch ist die Verlegung der meisten Szenen in das Milieu der Theatertruppe. Wenn die Autorin, sie selbst verfasste bereits Libretti und Theaterstücke, die Intention verfolgte, die Christen damit zu kontrastieren, gelingt dies nur bedingt, da sie die Figur des Bischofs keinen wahrhaftigen Dialog führen und seine Glaubensbrüder bzw. -schwestern lediglich als Statisten oder auf bischöfliche Anordnungen agieren lässt. Auf die Art und Weise, wie man geistige und geistliche Gespräche, die dem Roman gerade bei dieser Thematik Tiefe hätten geben können und müssen, vermisst, wird einem die permanente Kopulation in diesem Roman zu viel. Eine intellektuelle Auseinandersetzung mit dem neuen christlichen Glauben, die der damaligen historischen Situation entspräche,wäre wünschenswert gewesen, hätte das Niveau des Buches gehoben und dem Verlag gut zu Gesicht gestanden. Warum muss ein Schauspieler während einer Verspottungstaufe auf einmal den Himmel, Engel, Gott und Jesus Christus, der ihn natürlich gleich segnet, sehen, daraufhin als Christ von der Bühne gehen, während seinem Kollegen in derselben Szene "der rot bemalte lederne Phallus wippte und tropfte"?! Leider zieht sich diese Ebene durch das gesamte Buch. Diese Oberflächlichkeit resp. Klischees setzen sich fort, als der Bischof Marcia, nur weil sie ihren Tod vor Augen hat, taufen darf. Ihren neuen Namen "Peleia" christlich zu deuten, erscheint hier als eine Überinterpretation.

Interessant hingegen gestaltet Beate Schaefer die Praktizierung anderer religiöser Kulte wie den des Mithras oder der Fortuna, so wie sie lesenswert die die Gefühlslage Marcias veranschaulichenden winterlichen Naturszenen zeichnet oder eindrücklich das Schlussbild inszeniert.

Dem Roman mangelt es an Originalität und historischer Atmosphäre, um den Lesenden in die Spätantike zu "entführen".

Bettina Hoppe

Roger Crowley, Konstantinopel 1453. Die letzte Schlacht, aus dem Englischen übersetzt von Helmut Dierlamm und Hans Freundl, Stuttgart (Konrad Theiss Verlag) 2008, 284 S., CHF 41.50, ISBN 978-3-8062-2191-6

Ein Buch, welches ein einziges kriegerisches Ereignis zum Thema hat, mag man mit einiger Skepsis zur Hand nehmen. Wollen wir uns - und sollen sich unsere Schülerinnen und Schüler - im Detail mit Schlachtverläufen und Belagerungstaktiken auseinandersetzen und vielleicht sogar davon begeistern lassen? Zählt ein Ereignis wie der Fall Konstantinopels tatsächlich zu den 'Sternstunden der Menschheit', unter die ihn noch Stefan Zweig einordnete?

Wer sich auf die Lektüre von Roger Crowleys Buch einlässt, wird sich dem Faszinosum des historischen Augenblicks von 1453 kaum entziehen können. Mit seiner dramaturgisch angelegten Darstellung - jeweils die Perspektive zwischen osmanischem Lager und den Verteidigern der Stadt wechselnd sowie den erzählten Zeitraum von Kapitel zu Kapitel bis hin zur Entscheidungsnacht vom 29. Mai verkürzend - gelingt es ihm eindrücklich, Tragik und Verzweiflung jener letzten Schlacht einzufangen und ihre historische Bedeutsamkeit ins Licht zu rücken. Anschaulich schildert er die militärisch-technischen Aspekte der Belagerung: die altehrwürdige theodosianische Landmauer mit ihren Schwachpunkten, zu deren Verteidigung viel zu wenig Leute zur Verfügung standen (nützlich ist die Karte auf S. 7); die Artillerie der Osmanen, deren Prunkstück die vom Ungar Urban gebaute Riesenkanone war; die Technik des Unterminierens, die viele Angreifer grausam zu Tode kommen liess. Plastisch treten uns die Hauptfiguren der Ereignisse entgegen: Mehmet II., der 21-jährige Sieger, der nicht nur gegen Konstantinopel, sondern auch gegen innere Feinde und damit um seine Zukunft als Sultan kämpfte; Konstantin XI., der mehrere Fluchtgelegenheiten ausschlug und schliesslich im Kampf fiel; Giovanni Giustiniani, der genuesische Verteidigungsstratege, dessen Verletzung und Rückzug für den Ausgang der Schlacht mitentscheidend wurde.

Die Darstellung der Belagerung umfasst die Kapitel 8 bis 15 (S. 114-235). Voraus gehen drei Kapitel zur Vorgeschichte (S. 16-56: frühere Belagerungen, Herkunft der Osmanen, Biographisches zu Mehmet und Konstantin) sowie vier Kapitel die unmittelbaren Vorbereitungen betreffend (S. 57-113), darunter ein letzter Versuch vom Dezember 1452, das seit 1054 währende Schisma zwischen orthodoxer und katholischer Kirche endlich zu überwinden. Ein Schlusskapitel beleuchtet die Angst vor den Osmanen, die nach dem Fall Konstantinopels bis zur Belagerung Wiens 1683 in Europa umging (S. 235-249).

Crowley mag sich hin und wieder von seinen Quellen zu pathetischen Kampfschilderungen hinreissen lassen (z.B. S. 164f) und seine Kapitelüberschriften etwas gar poetisierend wählen (z.B. "Zahlreich wie die Sterne" oder "Ein Wind von Gott"). Nie aber verhehlt er, dass auch in diesem Krieg unsägliche Grausamkeiten begangen und Menschenleben rücksichtslos geopfert wurden. So etwa liess Mehmet die irregulären Truppen, die am 29. Mai den ersten Sturmangriff auf die nur noch notdürftig reparierte Mauer zu führen hatten, von Militärpolizisten und Janitscharen vorwärtspeitschen, um jedes Zaudern oder Zurückweichen im Keim zu ersticken.

Angemerkt sei, dass die Übersetzung einige ärgerliche Schreibfehler enthält. Inhaltlich stimmt das Todesdatum Giustinianis nicht (S. 254; er starb anfangs Juni 1453 auf Chios, nicht am 8. April).

Thomas Schär

Winfried Schmitz, Haus und Familie im antiken Griechenland, Enzyklopädie der griechisch-römischen Antike Band 1, München (R. Oldenbourg Verlag) 2007, 191 S., € 19.80

Im ersten Band der Reihe der Enzyklopädie der grch.-röm. Antike werden Haus und Familie in Griechenland unter verschiedenen Gesichtspunkten erläutert. Das Werk richtet sich nach eigenen Aussagen sowohl an Lehrende und Lernende der Geschichte als auch an Wissenschaftler benachbarter Fächer sowie interessierte Laien. Im ersten Teil wird ein enzyklopädischer Überblick des Forschungsgegenstandes gegeben, im zweiten eine Analyse der wesentlichen Probleme der Forschung. Im dritten Teil folgt eine 30 Seiten lange Bibliographie, die auf den Forschungsteil bezogen ist und nach denselben Themen unterteilt ist wie die ersten beiden Teile, nämlich demographische Grundlagen, Haus und Familie im archaischen Griechenland, Haus und Familie in Athen in klassischer Zeit, in Sparta sowie im hellenistischen Griechenland (das Werk beschränkt sich aufgrund der Quellenlage auf Athen und Sparta). Die einzelnen Kapitel sind wiederum nach zahlreichen Einzelthemen eingeteilt, die detaillierte Erklärungen u.a. zum antiken Alltagsleben, zu Einrichtungen und zur Rolle der einzelnen Menschen liefern; die griechischen Fachbegriffe werden dabei durchgehend in lateinischer Transkription wiedergegeben. Stichwortartige Inhaltsangaben an den Seitenrändern erleichtern das Auffinden von Einzelheiten; so beinhaltet beispielsweise das nur knapp zwei Seiten umfassende Unterkapitel "4.8 Das Haus. Wohnung und Arbeitsstätte" über die Verhältnisse in Athen in klassischer Zeit Angaben über die bauliche Struktur, einfache und repräsentative Häuser, Nutzung der Räume, verschiedene Bereiche der Häuser und Einrichtungen. Allerdings wird vollständig auf Fußnoten mit exakten Quellenangaben verzichtet; lediglich Autoren und deren Werke werden erwähnt, und nur sporadisch finden sich Vergleiche mit den römischen Verhältnissen. Dennoch ist sehr viel Interessantes über Zusammenhänge der griechischen Gesellschaft zu erfahren, ihre historische Entwicklung und die sie beeinflussenden Faktoren wie etwa Solons Gesetzgebung. Wenn auch die generelle Schwierigkeit besteht, daß sich oft kein vollständiges Bild gewinnen läßt, da etwa die Quellen nur von den Verhältnissen in einer bestimmten Gesellschaftsschicht berichten, ermöglicht dennoch die klare chronologische Ordnung einen direkten Vergleich während der einzelnen Epochen, in denen sich Entwicklungen und Konstanten feststellen lassen; während der oíkos lange Zeit die Basis der antiken Wirtschaft blieb, erlaubte die Erweiterung des städtischen Lebens allmählich mehr Berufsmöglichkeiten; die dadurch bedingte Verringerung der Einheitlichkeit der bäuerlichen Werteordnung widerspiegelt sich auch in der Entwicklung des Bildungswesens, wo mit der immer wichtiger werdenden Rhetorik auf einmal Bestehendes in Frage gestellt werden konnte.

Ein Anliegen des Buches ist es, einen Überblick über den Forschungsgegenstand zu geben, da die zwar relativ junge Forschungsrichtung in den letzten Jahrzehnten eine kaum noch überschaubare Fülle von Einzeluntersuchungen hervorgebracht hat. Deren Inhalte werden im 85 Seiten langen zweiten Teil kommentiert, wobei auch unterschiedliche Positionen bzw. Entwicklungen innerhalb der Forschung erläutert werden. Der Autor des Bandes ist Professor für Alte Geschichte an der Universität Bonn; sein Werk ist sowohl eine interessante Lektüre als auch ein praktisches Nachschlagewerk.

Iwan Durrer

Klaus Bartels, Die Sau im Porzellanladen. 77 neue Wortgeschichten, Mainz (Verlag Philipp von Zabern) 2008 (Kulturgeschichte der antiken Welt Band 118), 196 S., CHF 44.00, ISBN 978-3-8053-3814-6

Ich habe Grimm, Wasserzieher, Duden, Pfeifer, Kluge ... alles gute, sehr nützliche Wörterbücher nachgesehen und mich über das Wort Porzellan informiert. Ich könnte nun meine Lateinklassen über die Etymologie dieses Wortes informieren. Ich denke, dass Klaus Bartels alle diese und noch andere Bücher benutzt hat, als er sich entschloss, "Die Sau im Porzellanladen", den ersten Text der neuen, wieder 77 Stück umfassenden Sammlung zu schreiben. Ich könnte den Schülern die Etymologie erklären, aber das wäre bei weitem nicht das, was Bartels macht, nämlich eine Geschichte, eine Geschichte, die auf gerade einer Seite vom griechischen Schwein bis zum Porzellan von 1477 reicht. Mit seinen Wortgeschichten - den früheren und den neusten - hat Bartels sozusagen eine neue literarische Gattung geschaffen, die handfeste Etymologie, historisches Wissen und das Horchen auf die alten und neuesten Wortschöpfungen der deutschen Sprache zusammenbringt und in hüpfender, singender, lachender, immer von Entdeckerfreude zeugender Diktion zu "Infos" formt. Ob diese Infos sprachlich produktiv wirken und analog zu den Infos sogar "Innos" hervorlocken, wo nur noch der sich sorgfältig informierende Lateiner zur Erkenntnis kommt, dass da nova dahinterstecken (vgl. 77f), wird sich zeigen.

Jeder Leser, jede Leserin, die einmal etwas an lateinischen und griechischen Quellen getrunken haben, werden beim Durchsehen des Inhaltverzeichnisses da und dort denken: "Dazu könnte ich etwas sagen", etwa zu August, Basis oder Musik. Wie steht es aber mit dem Amtsschimmel, dem Kaiserschnitt und dem Stress? Und wenn auf einer Party Kanapees herumgereicht werden? Ich glaube nicht, dass man zu den Wortgeschichten Bartels greift, wenn man nach der Etymologie eines Wortes sucht. Dieses Buch nimmt man zur Hand, beginnt zu lesen, lässt sich von Homer bis zu den Xmas Cards führen, begegnet auf dem Weg Holophernes, Kleopatra und Louis XVI, guckt in Geschichtliches, Naturwissenschaftliches, Philosophisches und Politisches hinein und macht unverhofft einen Sprung von Achilleus, der in seinen Waffen wie Elektor glänzt, zum E-Mail, nachdem man im Berlin des ausgehenden 19. Jahrhunderts die "Elektrische" übersprungen hat, weil man eben gerade von einer schönen Portion Testosteron beflügelt wurde.

Vieles steht in diesen Wortgeschichten, grosser Forscherfleiss wird sichtbar, eine glänzende Kombinationsgabe verbindet scheinbar Entlegenstes mit etwas, womit wir täglich umgehen, und das alles ist in spritziger, eleganter, treffsicherer Sprache, die uns teilhaben lässt am grossartigen Schatz der deutschen Sprache, Literatur und Kultur, die zum Glück nicht loskommt von ihren Wurzeln, die nach Jerusalem, Athen und Rom hinab reichen. Tolle, lege doctas facetias et iocosas!

Alois Kurmann

Lykurg, Rede gegen Leokrates. Herausgegeben, eingeleitet und übersetzt von Johannes Engels, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2008 (Texte zur Forschung Band 38), 208 S., CHF 67.00, ISBN 978-3-535-20083-2

Der unter den zehn kleineren Rednern eingereihte Lykurg, bekannt als Priester des Poseidon Erechtheus und Verwalter der Finanzen Athens von 338-327, hat als Mitkämpfer des Demosthenes ein eigenes Programm zur Erneuerung Athens entwickelt, in dem neben der Stärkung der finanziellen und militärischen Ressourcen ein religiös begründeter, kampfbereiter Patriotismus und die Weiterentwicklung der Demokratie im Zentrum standen. Die Rede gegen Leokrates steht im Dienst dieses Programms, vor allem im Aufruf zur Kampfbereitschaft im Sinn der Vorfahren, die gegen die Perser Griechenland gross gemacht haben.

Anlass der Rede ist der Weggang des Leokrates aus Athen in der schwierigen Zeit nach der Niederlage von Chaironeia. Lykurg sagt, Leokrates sei nach Rhodos gegangen und habe dort in einer Weise über die Lage Athens gesprochen, die dazu führte, dass von Rhodos keine Lebensmittel mehr eingeführt werden konnten. Später sei er nach Megara gegangen und habe sein Haus in Athen verkauft. Nach einigen Jahren aber sei er wieder nach Athen zurückgekehrt. Lykurg beweist nirgends eindeutig, dass Leokrates durch seinen Weggang aus Athen gegen das 338 beschlossene Notstandspsephisma des Hypreides verstossen habe, das verbot, Athen zu verlassen, aber er verlangt für ihn die Todesstrafe. Dass bei der Abstimmung Stimmengleichheit zustande kam und somit Leokrates nicht verurteilt wurde, zeigt, welchen Einfluss Lykurg auf die Richter ausübte.

Engels erschliesst diese Rede, die heute kaum mehr in der Schule zur Sprache kommt, durch eine ausführliche Einleitung, eine moderne Übersetzung und einen ausführlichen Kommentar. Die Einleitung zeichnet das Leben und die Bedeutung Lykurgs, der aufschlussreiche Kommentar bringt alles, was an rhetorischem, historischem und literarischem Wissen vorausgesetzt ist, damit man die Rede verstehen kann und arbeitet heraus, worin die Eigenheiten dieser Rede bestehen (vor allem im nicht der späteren Systematik entsprechenden Aufbau und der Anführung vieler und ausführlicher Dichterzitate). Besonders dankbar ist man für die genaue, treffende Sprache der Übersetzung, die sich vor allem auch dadurch auszeichnet, dass allgemein ausgedrückte Sachverhalte des Griechischen mit kontextgerechten Formulierungen widergegeben werden, so etwa πρὸς ἑκάτερον δὲ τούτων ἀποβλέποντες mit 'auf jede dieser beiden Optionen blicken' (§ 10), ἔξω τοῦ πράγματος mit 'nicht relevant' (§ 13) oder γεγενῆσθαι δεινόν mit 'seine rhetorischen Fähigkeiten einsetzen' (§ 138). Auf solch "freies", aber sachlich präzises und dem deutschem Sprachverständnis entsprechendes Übersetzen hinzuarbeiten ist ja eine der wichtigen Aufgaben von uns Lehrenden.

Weil diese Rede in ihrem manchmal penetranten Patriotismus, im belehrenden Ton gegenüber den Richtern und in der fast geschmacklos oft wiederholten Forderung, die Todesstrafe zu beschliessen, an die Grenze des Fanatismus kommt, ist man umso dankbarer für diese Aufarbeitung, die man mit grossem Gewinn liest.

Alois Kurmann

Marcus Junkelmann, Gladiatoren, Das Spiel mit dem Tod, Mainz (Verlag Philipp von Zabern) 2008, Zweite überarbeitete Auflage, 270 S., € 39.90, ISBN 978-3-8053-3797-7

Ein Forschungsbericht? eine Monographie? ein Kompendium? ein Nachschlagewerk? ein Spezialwerk zu einem der bekanntesten und verkanntesten Phänomene der römischen Geschichte?

Es ist hier ein Buch anzuzeigen, das alle diese Fragen mit Leichtigkeit positiv beantworten kann. Natürlich kann auch der experimentelle Archäologe, Forscher und Buchautor Marcus Junkelmann nicht alle Fragen zu den Gladiatoren in seinem Buch beantworten, allerdings wirft sein Buch, das in zweiter Auflage 2008 die neue Forschungsliteratur zum Thema, zum Beispiel von Kathleen Coleman, Harvard, mit grosser Vollständigkeit bearbeitet hat, auch Fragen auf, die gerade die verkannten Seiten des munus gladiatorium betreffen.

Der Gladiatorenkampf hat die Vorstellungskraft von allen späteren ungemein angeregt, von der moralischen Entrüstung der Kirchenväter bis zur lustvollen Entfesselung von Grausamkeitsphantasien bei den heutigen Filmemachern. "Was aber", schreibt Junkelmann in seiner Einleitung, " ... vernachlässigt wurde, ist das Studium der technischen und praktischen Aspekte der Gladiatur, die bei aller Blutigkeit nicht das wilde regellose Gemetzel war, .., sondern ein genauen Regeln unterworfener Kampfsport." Ein Sport? Diese Frage diskutiert dann der Autor in seinem Buch und kommt zum Schluss, dass der Gladiatorenkampf begrifflich als Sport gefasst werden kann. Dazu gehört unter anderem, dass der Kampf der Gladiatoren von zwei Schiedsrichtern begleitet, kontrolliert und bewertet worden ist, eine Einrichtung, die allen Betrachtern von bildlichen Zeugnissen auffällt, auf denen ja mit grosser Regelmässigkeit mindestens ein Schiedsrichter mit einer rudis (Stab oder Stock, die Schiedsrichter hiessen nach Junkelmann dann auch metonymisch summa und secunda rudis) dargestellt ist. Die Schiedsrichter scheinen dem Rezensenten ein Thema zu sein, anhand dessen eine wirklichkeitsnahe Darstellung der Gladiatur angegangen werden kann: Wozu brauchte es Schiedsrichter, wenn doch der Kampf oder das Publikum oder der editor über Tod und Leben entschied? Allerdings kann auch Junkelmann die Frage nach der genauen Aufgabe der Schiedsrichter noch nicht wirklich verständlich machen.

Man möchte dieses Buch in jede Bibliohek wünschen: die überaus reiche und wertvolle Bebilderung (auch und gerade von den Junkelmann'schen Experimentierkämpfen), die minutiöse Darstellung aller Facetten diese Kampfsportes, von der Durchführung des Kampfes bis zu den Armaturae, den Galdiatorengattungen (gerade hier zeigt sich das Grossartige dieses Buches speziell), von einer geschichtlichen Erklärung des Phänomens bis zum Vergleich mit dem spanischen Stierkampf.

Der Rezensent kann hier ein Buch anzeigen, das aufgrund seiner Fragstellung, der Fülle der Materialien und des Niveau der wissenschaftlichen Diskussion zu den Glücksfällen der geschichtlichen Literatur gehört: ein Buch, das sowohl den Kenner und die Fachfrau interessiert als auch den Liebhaber, Studentinnen und Schüler zu faszinieren vermag.

Ivo Müller

Günter Grimm, Heroen, Götter, Scharlatane. Heilserwartungen und Heilsbringer der Antike, Mainz (Philipp von Zabern) 2008, 110 S., CHF 44.00

Presso la casa editrice Philipp von Zabern, specializzata nella pubblicazione di volumi illustrati, molti dei quali sono dedicati alle civiltà antiche e possono interessare pure lettori che non sono di lingua tedesca, nella serie 'Kulturgeschichte der Antiken Welt' è uscito il volume Heroen, Götter, Scharlatane di Günter Grimm, professore emerito di archeologia classica all'Università di Treviri. Come si desume dal sottotitolo Heilserwartungen und Heilsbringer der Antike, il libro si propone di presentare miti e religioni che nell'antichità hanno cercato di rispondere al bisogno dell'uomo di salvezza nella vita terrena e in quella dopo la morte. L'autore parte dalle concezioni successive a quella omerica di un aldilà triste e grigio, le quali esprimono il desiderio di varcare i limiti dell'Ade e di raggiungere l'immortalità (miti di tale genere, quali quelli di Orfeo e di Eracle, furono raffigurati in tutta l'antichità, anche nelle catacombe tardoantiche). L'aspirazione alla salvezza comprende la speranza di guarigione da malattie grazie all'intervento di taumaturghi come Gesù di Nazareth, presentato accanto a personaggi quali Apollonio di Tiana e Vespasiano (artefice di guarigioni in Egitto al momento della sua proclamazione a imperatore). Un certo spazio è dedicato alla figura di Antinoo, l'amante di Adriano che dopo la morte sul Nilo fu divinizzato e rappresentato in molte opere d'arte del periodo imperiale, ritrovate anche in zone discoste come nella regione del Caucaso, a conferma della popolarità del culto per questo nuovo dio. Un'altra divinità apportatrice di salvezza, che nel II secolo d.C. godeva di grande favore e su cui si sofferma Grimm, fu Asclepio, in particolare nella sua reincarnazione nel serpente Glicone, messa in scena nel II secolo d.C. da Alessandro di Abonuteico (ne parla Luciano di Samosata nell'opera dedicata a questo ciarlatano): alcune varianti di medaglioni di bronzo di quel periodo, riprodotte nel volume, potrebbero essere spiegate alla luce di una certa diffusione che il nuovo culto di Glicone sembra aver avuto. A questo clima spirituale, di fronte al quale l'autore sembra essere in sintonia con l'atteggiamento critico di Luciano, vengono collegati i racconti evangelici della resurrezione di Gesù (viene data per certa, nel libro, la sottrazione del suo corpo). Più articolate appaiono le considerazioni di Grimm riguardanti le raffigurazioni di Cristo affiancato da sei personaggi (santi o apostoli), che sono messe in relazione con quelle - abbastanza diffuse nel terzo e quarto secolo - di Socrate raffigurato tra i sette saggi dell'antichità. Nella parte finale del libro sono presentati Dioniso e Iside Panthea tra le varie divinità che, nel clima sincretistico e vieppiù cristiano del quarto e quinto secolo, godevano di maggiore venerazione. Le immagini e il testo illustrano il complesso intreccio tra rappresentazioni pagane e cristiane che si giustappongono e si sovrappongono: è il caso, in Egitto, di Iside lactans, la cui iconografia progressivamente viene applicata all'immagine di Maria con Gesù Bambino, o di Gesù Cristo che in catacombe appare raffigurato quale Sol Invictus.

Il carattere di seria divulgazione del volume (ciò risulta, oltre che dalle qualifiche dell'autore, dal corredo di note e dalla pur essenziale bibliografia proposta; i testi antichi sono invece riportati solo in traduzione) conviene anche all'insegnante che su questa tematica intende documentarsi in modo sintetico, anche per quanto riguarda gli aspetti iconografici. Tuttavia, la visione di un cristianesimo che appare come schiacciato sul terzo termine del titolo (Scharlatane), forse non coglie appieno il ruolo che esso svolse di fronte alle domande indicate dallo stesso sottotitolo e fattesi pressanti nel clima culturale della tarda antichità: c'è da chiedersi se il cristianesimo, che si sarebbe apprestato a dare un contributo significativo alla formazione della civiltà occidentale, in alcuni punti del libro non avrebbe meritato una considerazione un po' meno riduttiva.

Andrea Jahn

Zeit der Helden, Die "dunklen Jahrhunderte" Griechenlands 1200-700 v.Chr. Herausgegeben vom Badischen Landesmuseum Karlsruhe, Badisches Landesmuseum Karlsruhe/Primus Verlag Darmstadt 2008, 400 S., CHF 59.00, ISBN 978-3-89678-389-9

Dieses Buch ist der Katalog zur Ausstellung im Badischen Landesmuseum Schloss Karlsruhe vom 25.10.2008 - 15.02.2009. Ob man die Ausstellung gesehen hat oder nicht: diese Publikation informiert über 500 Jahre, die als "dunkle" bezeichnet werden, aber in diesem Buch sehr viel Licht bekommen. Die Überschrift der einzelnen Teile des Buches zeigen am besten, was man erwarten darf: Das Zeitalter der Paläste - Die Dunklen Jahrhunderte - Zypern-Kupferinsel im Osten - Das frühgriechische Heldenepos - Den Helden auf der Spur. Und die Erwartungen werden nicht enttäuscht. Ob man einen geschichtlich-kulturellen Überblick dieser fünf Jahrhunderte braucht, ob man etwas über die Frauen in diesen dunklen Zeiten wissen will, ob Rituale, Keramik, Metallurgie, Gastgeschenke homerische Sänger und vieles andere in kurzen, dem heutigen Stand des Wissens entsprechenden Zusammenfassungen benötigt werden: in diesem Buch findet man es. Eine Besonderheit ist, dass in längere Artikel sog. Kästchentexte eingefügt werden z.B. in den Artikel "Götter-Mythen-Rituale. Zur Religion in Dunklen Jahrhunderten (S. 190-198) die zwei Kästchen "Olympia - Heiligtum der griechischen Welt" (S. 192) und "Der Dreifuss: Gebrauchsgerät und Symbol" (S. 195). Es versteht sich, dass der Band reich illustriert ist und die Illustrationen durch informative Legenden aufgeschlüsselt werden, dass geographische Karten und Rekonstruktionszeichnungen geboten werden. Die Liste der Autorinnen und Autoren der einzelnen Beiträge ist breit und international, wobei auffällt, dass griechische Namen gehäuft aufscheinen. Doch auch Schweizerinnen, Schweizer und in der Schweiz wirkende Gelehrte äussern sich: Walter Burkert zu einem seiner wichtigen Forschungsgebiete ("Das frühgriechische Epos und der Orient"), Rudolf Wachter ("Das Alphabet - Zündung der westlichen Kultur"), Eveline Krummen , die in ihrem Beitrag auf den Seiten 106f. "Hesiod - Weltordnung und Ökonomie", eine neue Sicht auf dessen "Werke und Tage" gibt, indem sie aufzeigt, dass hier nicht ein "armseliges Bauernleben" beschrieben ist, wie immer wieder gesagt wird, sondern "Grundlagen des Rechts, der Ökonomie und der Verteilungsgerechtigkeit" vorgestellt werden, d.h. die grossen Fragen des menschlichen Zusammenlebens in einer politischen Gemeinschaft in anschaulichen Bildern behandelt werden.

Diesen Band, der durch ein ausführliches Literaturverzeichnis abgeschlossen wird, möchte ich allen Kolleginnen und Kollegen, die für ihren Unterricht oder für ihre eigene Weiterbildung in Kürze etwas Stichhaltiges, Präzises und gut Geschriebenes zu irgend einem Thema aus den "dunklen Jahrhunderten" suchen, sehr empfehlen.

Alois Kurmann

Sybille Haynes, Die Etruskerin, Mainz (Philipp von Zabern) 2008, 240 S., CHF 35.90

Was hier vorliegt, ist ein historischer Roman auf wissenschaftlich absolut hohem Niveau. Man erwarte nicht zuviel des spannend Romanhaften. Man merkt schnell, dass die Autorin sonst das andere Genre schreibt und nun ihre profunde Etruskerkenntnis in neuem Gewand zu vermitteln versucht. Mit sehr viel Liebe zum Detail beschreibt sie immer wieder die Szenen eines Alltags, wie ihn die archäologischen Funde offenbaren: Beschreibungen von Schmuckstücken, von Malereien und von Riten, wie wir sie auch in der gängigen Literatur über das etruskische Volk vorfinden.

Sybille Haynes stellt ihre Hauptfiguren an die Wende von Königszeit zur römischen Republik und schildert aus der Sicht einer sich dem Untergang entgegensetzenden Familie die Geschehnisse der damaligen Zeit. Der geneigte Leser erfährt verlässlich aus dieser Optik die historischen Vorkommnisse im gesamten Mittelmeerraum, weit über Etrurien hinaus.

Wie nicht anders zu erwarten, erhält er mit dem Glossar am Ende des Buches und einer vergleichenden Zeittafel (Römer, Griechen, Etrusker) auch das notwendige Werkzeug in die Hand, um sich notfalls problemlos in der historischen Wirklichkeit zurechtzufinden.

Das Buch ist zu empfehlen für Leute, die lieber auf leichtere Art einen verlässlichen Eindruck über dieses alte Volk erhalten als dass sie sich in Fachliteratur vertiefen. Dort braucht man dann nur noch die Bilder anzusehen und weiss Bescheid. Das Werk überzeugt in seiner Sachlichkeit vollauf.

Christa Omlin

Sammelrezension: Die Ränder Roms - Spätantike und Barbaren

Der Untergang des Römischen Reiches stellt spätestens seit dem Erscheinen des epochalen Werks The Decline and the Fall of the Roman Empire (1776/88) vom britischen Historiker Edward Gibbon ein Faszinosum für Geschichtsphilosophen und Historiker dar. So intensiv fragte man nach den Ursachen für den Niedergang Roms, dass ein Zeitgenosse eine stattliche Liste von 210 Gründen zusammentragen kann, die in der Forschung bereits als Erklärung für das Unerklärliche dienen mussten. Diese bei Ward-Perkins abgedruckte Aufzählung beginnt bei "Aberglaube" und endet bei "Zweifrontenkrieg" und schliesst dazwischen unter anderem auch "Hedonismus, Homosexualität, Hunnensturm, Hybris, Hyperthermia" ein; mit letzterem ist übrigens die durch zu heisses Baden hervorgerufene Überhitzung der Hoden gemeint, die zu Unfruchtbarkeit bei römischen Männern geführt haben soll.

Die Rede vom Unter- oder Niedergang bedeutete allerdings eine Wertung, und im speziellen eine Abwertung der Spätantike. So war die Zeit ab dem 3. Jahrhundert n.Chr. für Altertumsforscher selten attraktiv und gewöhnlich reichten sie etwa bei der Wegmarke "Tertullian" die Fackel an die Theologen weiter. Seit einigen Jahrzehnten wird aber versucht, die Spätantike als eine Epoche sui generis zu begreifen, wozu insbesondere die breit rezipierten Monografien von Peter Brown über Augustinus (1967) und spätantike Körpervorstellungen (Body and Society, 1988) beigetragen haben.

Der in Oxford lehrende Althistoriker Bryan Ward-Perkins lehnt diese neue Begrifflichkeit nicht einfach ab, steht aber einer Aufwertung der nachklassischen Zeit kritisch gegenüber. Anhand von archäologischen Befunden (v.a. aus der unspektakulären und deshalb verdienstvollen Analyse von einfachen, über Europa verstreuten Tonscherben) kann er überzeugend nachweisen, dass das Ende des Römischen Reiches für die allermeisten seiner Bewohner einen tiefen Einschnitt im alltäglichen Leben bedeutete. Diese Diagnose wird recht redundant vorgetragen und es bleibt unklar, weshalb die Spätantike auch bei einem Rückgang an ökonomischer Komplexität nicht beanspruchen darf, trotzdem eine spannende Zeit zu sein. In den letzten Kapiteln des Buches wird die apologetische, proklassische Neigung von Ward-Perkins immer deutlicher. Zwar mag er recht haben, dass wir heute versucht sind, jeden Niedergang zu nivellieren und wegzuerklären, doch springt er von den Tonscherben zu unvermittelt auf makrohistorische Schlüsse und das Lamentieren über eine romantisierende Historikerzunft wirkt irgendwie gekränkt.

Ganz anders geht sein Kollege Peter Heather vor. Zwar zitiert auch er, ein Spezialist für die Goten, archäologische Befunde und neuere (auch eigene) Forschungsergebnisse, doch stehen diese ganz im Dienste seiner grossen Erzählung, die bei der Varus-Schlacht beginnt und kurz vor Mohammed aufhört. Dabei ist es Heather nicht so sehr um die Bestätigung oder Widerlegung einer allgemeinen These zu tun, als vielmehr um eine Immersion in die bunte und ereignisreiche Spätantike. Das Buch genügt dabei mit seinen gut 500 Seiten auch enzyklopädischen Ansprüchen mit umfangreichen detaillierten Schilderungen etwa der römischen Armee, der "barbarischen" Kulturen, der jeweiligen geostrategischen Grosswetterlage. Heather schreibt in einem sehr zugänglichen, leicht lesbaren Stil, der allerdings manchmal auch etwas geschwätzig oder allzu kolloquial werden kann. Wenn er gegen den Schluss dann doch eine These aufstellen möchte, so ist es die sehr bescheiden und plausibel klingende, dass Rom paradoxerweise aufgrund seiner Stärke und der Attraktivität seiner Kultur für die umliegenden Völker zugrunde ging.

Diese umliegenden Völkern, die "Barbaren", untersucht der amerikanische Anthropologe Peter S. Wells in seinem nun auf Deutsch erschienen Buch. Wie Heather und Ward-Perkins greift auch er auf zahlreiche archäologische Ergebnisse zurück, die er allerdings nicht so sehr als Ergänzung zu schriftlichen, historiographischen Quellen verwendet, sondern vielmehr als eine authentischere, da ungefilterte Gegenquelle. Die indigenen Völker sollen von ihren eigenen Spuren und nicht (nur) von einem fremden, imperialistischen Diskurs her beschrieben werden. Wells stellt zahlreiche, detaillierte Einzelergebnisse zusammen, die vor allem aus Grabungen aus Deutschland stammen. Dabei kann er schlüssig nachweisen, dass der "Tribalisierungsprozess" in einem engen Zusammenhang zur römischen Bedrohung stand und dass vor Ankunft Roms und seiner Schriftsteller die Zugehörigkeit zu einem Stamm eine relativ lose, wechselhafte, unwichtige Sache gewesen sein dürfte; ein Vorgang, der sich auch bei den Indianerstämmen Nordamerikas im Zuge ihrer "Entdeckung" abgespielt habe. Etwas weniger nachvollziehbar ist, wie Wells aufgrund von Beschaffenheit von Fibeln und ähnlichen Fundgegenständen auf die vorherrschenden Identitäten schliessen kann. Da zeigt sich dann eben doch, dass die Barbaren nur sehr bedingt zu uns sprechen, da sie sich nicht sprachlich mitgeteilt haben. So vermengt Wells die konkreten, gut beschriebenen Ergebnisse oft mit entweder banalen oder nebulösen Erörterungen. Die Korrekturen, die wir an unserem Bild von "barbarischen" Völkern aufgrund dieser Lektüre wohl vornehmen werden, sind nicht so revolutionär, wie der Titel des Buches das einen glauben machen könnte.

In höchst unterschiedlicher und deshalb sich ergänzender Weise nehmen sich auch die Überblicksdarstellungen von Ingemar König und von Dinzelbacher/Heinz der Spätantike an. Während der Bildband von Dinzelbacher/Heinz das Gewicht sehr stark auf Mentalitäten und "Einstellungen" der historischen Subjekte legt, bietet König einen chronologischen Ablauf nach ereignisgeschichtlichen Kriterien. Ansprechend an der Darstellung von Dinzelbacher/Heinz ist der Versuch einer stringenten, klar gegliederten Gesamtdarstellung, die zwar mit Textquellen und archäologischen Ergebnissen unterlegt ist, die sich aber weder dem chronologischen Ablauf noch einzelnen Forschungsergebnissen entlang bewegt, sondern bemüht zu zeigen, was Leben in der Spätantike bedeute. Dass man bei einem so breiten Unterfangen nicht jedem Befund wird zustimmen können, versteht sich von selbst.

Besprochene Bücher:

  • Peter Dinzelbacher u. Werner Heinz, Europa in der Spätantike 300-600. Eine Kultur- und Mentalitätsgeschichte, Darmstadt (Primus) 2007, CHF 58.90.
  • Peter Heather, Der Untergang des Römischen Reiches, Stuttgart (Klett-Cotta) 2007, aus dem Engl. übersetzt von Klaus Kochmann, 640 S., CHF 58.90.
  • Ingemar König, Die Spätantike (Geschichte kompakt), Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2007, 125 S., CHF 25.90.
  • Bryan Ward-Perkins, Der Untergang des Römischen Reiches und das Ende der Zivilisation, Stuttgart (Theiss) 2007, aus dem Engl. übersetzt von Nina Valenzuelo Montenegro, 240 S., CHF 52.00.
  • Peter S. Wells, Die Barbaren sprechen. Kelten, Germanen und das römische Europa, Stuttgart (Theiss) 2007, aus dem Amerikan. übersetzt von Susanne Fischer, 308 S., CHF 49.90.
Sundar Henny

Plinius der Jüngere, Panegyrikus, Lobrede auf den Kaiser Trajan, herausgegeben, eingeleitet und übersetzt von Werner Kühn, Texte zur Forschung Band 51, 2., durchgesehene und bibliographisch aktualisierte Auflage, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2008, CHF 67.00, ISBN 978-3-534-20997-2

Die Lobrede auf den Kaiser Trajan ist die einzige Rede, die von Plinius dem Jüngeren erhalten ist, mehr noch, sogar die erste vollständige Rede eines Römers seit Ciceros "Philippika". Sie hat aber wohl wenig gemein mit der Dankadresse, der gratiarum actio, die Plinius anlässlich seiner Wahl zum Suffektkonsul im Jahr 100 gehalten hat, sondern stellt, - wie er an anderer Stelle selber erwähnt (epist. 3.18.1), - eine stark erweiterte Fassung dar, die wahrscheinlich im folgenden Jahr veröffentlicht wurde. Neben der Bezugnahme auf die griechische Tradition der Preisrede hat sie Ciceros caesarianische Reden wie "Pro Marcello" zum Vorbild, die ersten Senatsreden, die einen Politiker von Angesicht zu Angesicht loben, ist aber darüber hinaus ausdrücklich literarisch und im Umfang eines ganzen Buches konzipiert. Überliefert an der Spitze der 'XII Panegyrici Latini', einer in Gallien zusammengestellten Sammlung von Lobreden auf spätere Kaiser, wurde sie im 15. Jahrhundert neu entdeckt und regte im Barock zahlreiche Lobreden auf zeitgenössische Herrscher an, unter anderen auch von Erasmus. In der Neuzeit überwiegt die Kritik an dem als repetitiv und ermüdend, bisweilen geradezu als unterwürfig empfundenen Text. Auch Werner Kühn, der den Panegyrikus auf der Grundlage des Oxfordtextes von R.A.B. Mynors 1985 herausgegeben und übersetzt hat, räumt anlässlich der Neuauflage in der überarbeiteten Einleitung ein, dass der Text weniger aufgrund seiner literarischen Qualität als vielmehr als historische Quelle für eine an historiographischen Zeugnissen eher arme Zeit wichtig ist, auch wenn die Aussagen sachlich, z.B. zur Steuerpolitik und zu den Konsulwahlen, nicht immer detailliert Aufschluss geben. Über den Informationswert hinaus ist es vor allem der Stil, der in seiner unaufhörlichen Überfülle rhetorischer Stilmittel Beachtung, wenn auch mehr Staunen als Bewunderung auslöst, dabei aber unter dem Aspekt von Gattungskonventionen und Erwartungshorizont des Publikums gesehen werden muss. In diesem Zusammenhang gewinnen in der von Kühn rezipierten aktuellen Forschung Fragen rund um die Textintention an Bedeutung: der Panegyrikus wird nun gelesen als Element in der Kommunikation zwischen Herrscher und Untertanen, durch die sich beide Seiten ihres wechselseitigen Verhältnisses versichern und in der die gegenseitigen Forderungen und Wünsche sichtbar werden.

Neben der sehr informativen knappen Einleitung enthält die Ausgabe den lateinischen Text (ohne kritischen Apparat) mit Übersetzung, 11 Seiten Erläuterungen, eine aktualisierte Bibliographie, Zeittafel und Addenda.

Bernhard Diethelm
Binding Stiftung
Update: 25.3.2009
© webmaster
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