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Bulletin 67/2006

Inhalt

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Lector benevole

Da der ungewohnt lange und strenge Winter zu Ende geht und endlich Eichendorffsche laue Luft blau geflossen kommt, ist es Zeit, dass auch unser Frühlingsbulletin erscheint.

Der thematische Artikel stammt von Frau Laure Chappuis Sandoz, die klassische Philologin und Lehrbeauftragte an der Universität Neuchâtel ist (ihr Buch Terres d'abondance wurde im Bulletin Nr. 65 vorgestellt). Sie gibt eine Interpretation der Darstellung des Todes Laokoons im Vergilius Vaticanus. - Einen Blick ins letzte (Vereins)jahr bietet der zweisprachige Jahresbericht des Präsidenten und der Bericht über die Ferientagung für Altphilologen in München, die Bernhard Löschhorn seit vielen Jahren besucht und für unser Bulletin dokumentiert.

Gleich drei Hinweise und Beiträge zeugen von der Dynamik der Erneuerung, die in den deutschsprachigen Ländern den Unterricht in den klassischen Sprachen belebt. Eine kurze Notiz und ein beigelegtes Blatt stellt ein Buch von Theo Wirth und zwei Kollegen vor, das den Lateinunterricht als Sprachunterricht mit fächerübergreifender Wirkung darstellt. Berichtet wird ferner von einem engagierten Jungverleger, der sich von einem geplagten Lateinschüler zu einem Verfasser von Lernhilfe entwickelt hat, sowie von einer neuen Reihe von Lektüreunterlagen aus Österreich.

Unter den Rezensionen ist sicher das Buch eines Nestors der Altphilologengilde, des Schweizers Otto Hiltbrunner, besonders erwähnenswert, der in höchstem Alter neben sein Lexikon, das uns seit Jahrzehnten begleitet, nun ein sehr materialreiches Werk über Gastfreundschaft stellt. Erfreulich ist, dass ein Kollege aus der Westschweiz, Yves Gerhard, eine Publikation zu Hesiods Theogonie vorlegen kann.

Ebenfalls sind Ehrungen für Lebende und Verstorbene zu verzeichnen: Die Bakchen werden in Kurt Steinmanns Übersetzung aufgeführt, in Bonn wird ein Peter-Lindegger-Preis geschaffen und der jetzige Ordinarius für Gräzistik in Basel gedenkt Felix Heinimanns, der einer jener wichtigen Vertreter der Alten Sprachen war, die sowohl im Gymnasium wie auf der Universität gewirkt haben. Auch unser Verband hat wie die meisten Organisationen mit den Finanzen zu kämpfen. Darum schlagen wir Wege zum Sparen und zur Realisierung von Mehreinnahmen vor; wir hoffen, dass viele Rückmeldungen dazu eingehen.

Möge das neue Bulletin wieder eine dankbare Leserschaft finden, die mit Freude und Tatkraft im täglichen Einsatz aus dem reichen Schatz Altes hervorholt und sich auf Neues einlässt, um aus Überzeugung einen Beitrag zur humanistischen Bildung zu leisten.

Alois Kurmann
 

Thematischer Artikel

La mort de Laocoon selon le Vergilius Vaticanus, ou l'illustration comme commentaire interprétatif

Un épisode célèbre

L'épisode célèbre de la mort de Laocoon relatée par Virgile au chant 2 de l'Énéide marque, on le sait, un moment charnière dans le déroulement de la guerre de Troie. Pour s'être opposé à l'entrée du cheval de bois dans les murs de la ville, Laocoon, avec ses fils, est tué par deux serpents sortis de mer, alors qu'il est en train de célébrer un sacrifice. Les Troyens, effrayés par l'événement, y voient le signe d'une punition du prêtre et décident de faire entrer le cheval dans la ville, avec les conséquences que l'on sait.

Tout aussi célèbre que la narration de Virgile est la statue de marbre blanc du musée Pio Clementino du Vatican, représentant l'agonie de Laocoon et de ses deux fils. Il s'agit de la reprise d'un original en bronze de l'époque hellénistique. Le problème de datation1 du groupe n'est pas qu'interne à l'histoire de l'art antique, mais a soulevé la question d'un lien possible avec la narration de Virgile (l'influence ayant pu se faire dans un sens ou dans l'autre). De plus, dès sa découverte sur l'Esquilin, le 14 janvier 1506, cette sculpture a suscité admiration et commentaires. Elle nourrit notamment la polémique sur la théorie de l'imitation et de l'ut pictura poesis qui oppose le philosophe Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781) au "père de l'histoire de l'art", Johann Winckelmann (1717-1768)2, "cet homme, qui n'avait connu d'abord l'antiquité que par les livres" pour reprendre la définition de Mme de Staël3.

C'est dire que la question du lien entre texte et représentation figurée est particulièrement dense pour cet épisode de la mort de Laocoon. Dans le cadre de cet article, c'est à une "lecture" antique de l'épisode que nous aimerions nous arrêter, celle manifestée par une miniature figurant sur un manuscrit illustré de Virgile, datant du début du 5e siècle, le Vergilius Vaticanus.

Le manuscrit Vergilius Vaticanus (Vat. lat. 3225)4

L'illustration dont il va être question figure sur un codex en parchemin élaboré à Rome entre 370 et 430. Connu sous le nom de Vergilius Vaticanus (Vat. lat. 3225, Biblioteca Apostolica Vaticana), ce manuscrit, tombé dans l'oubli jusqu'au 15e siècle, constitue un document du plus haut intérêt, autant pour l'étude du livre illustré que pour celle de Virgile et de sa réception. Cet exemplaire s'inscrit en effet à un moment décisif de l'histoire du livre. Car si le passage du rouleau de papyrus au codex de parchemin, plus maniable pour le lecteur, s'est opéré dès le 1er siècle de notre ère et trouve bien vite une large utilisation dans les milieux chrétiens, il faut attendre le 4e siècle pour que le codex s'impose comme forme de livre pour la littérature classique. Le Vergilius Vaticanus est ainsi une, si ce n'est la première édition de Virgile sous forme de codex, qui plus est illustrée - ce que le mode du codex n'implique pas forcément. Certes, il existait au préalable des illustrations sur rouleau (Rollenstil), dont les illustrations sur codex se distinguent par leur contenu narratif et l'organisation de l'espace, les illustrations sur codex étant généralement séparées du plan du texte par un cadre5. Le Vergilius Vaticanus constitue en tous les cas le premier cycle imagé de l'Énéide, plus ancien même que les premières illustrations de la Bible, et l'exemple le mieux conservé de livre illustré de la tradition gréco-romaine.

Au point de vue paléographique6, le Vergilius Vaticanus intéresse grandement les philologues car il fait partie d'une série de codices sur parchemin, datés entre le 4e et le 6e siècle, en capitalis rustica et quadrata, et sur lesquels reposent la constitution de notre texte de Virgile7. Il est tout à fait exceptionnel de disposer ainsi d'un des plus anciens (si ce n'est du plus ancien) manuscrit de l'épopée virgilienne. L'écriture à l'encre brune, typique pour les manuscrits de cette époque, en est fluide et régulière, d'une calligraphie étudiée, et offre une grande homogénéité visuelle. Ce genre de riches manuscrits témoigne des efforts mis en œuvre à l'époque post-constantinienne pour maintenir la romanité (par l'école notamment) et pour transmettre l'héritage classique en diffusant de meilleures éditions des classiques latins. Dans ce contexte-là, Virgile et son Énéide revêtent une importance de premier ordre en tant que porte-parole de l'immortalité de la grandeur romaine. Rappelons en outre que l'époque post-constantinienne est aussi celle de la première Grande Bibliothèque de Constantinople, fondée en 356 par Constantin, où la confrontation et la contamination avec d'autres manuscrits illustrés a dû constituer une stimulation constante pour l'illustration.

Les illustrations8

À la qualité de l'écriture répond celle des illustrations. De ce manuscrit, édition précieuse des œuvres canoniques de Virgile, il nous reste 76 pages richement décorées qui présentent 50 illustrations colorées. 41 d'entre elles sont consacrées à l'Énéide. Le codex devait comporter en tout entre 420 et 440 feuillets, soit entre 250 et 280 illustrations. Il s'agissait donc d'un exemplaire de luxe, sans doute commandé par un membre d'une famille sénatoriale attaché à l'héritage antique. Malgré le nombre élevé d'illustrations, son petit format (~ 20 x 22 cm) le destinait à faire office en quelque sorte de "livre de poche", destiné au plaisir de la lecture.

L'organisation du texte et de l'image suit un principe d'illustration qu'on peut qualifier de "cyclique": les miniatures sont insérées à l'endroit même où la scène est évoquée par la narration, le texte s'interrompant donc pour laisser la place à l'image (la place est volontairement laissée par le copiste). L'illustration est ainsi étroitement liée au déroulement narratif du texte. Il arrive toutefois que l'image condense plusieurs stades du récit dans le même espace illustratif, ce qui nécessite de la part de l'illustrateur - et du lecteur - une connaissance globale du texte: ce procédé de concentration de plusieurs épisodes en une seule scène figurée permet en effet de développer des liens associatifs et interprétatifs entre divers épisodes du récit. Les illustrations n'ont par ailleurs pas toutes les mêmes dimensions, ne sont pas toujours insérées au même endroit sur la page. Ces différences formelles sont un moyen de donner plus ou moins de poids à certains épisodes9.

Conformément au style des illustrations sur codex, les miniatures sont isolées du texte par un encadrement et forment de véritables petits tableaux de style classique, avec un paysage ou des coulisses architecturales qui peuvent rappeler la peinture murale illusionniste qu'on connaît par exemple à Pompéi. L'illustration, conçue comme une unité indépendante par rapport au texte, gagne un espace propre où elle peut accentuer certains contenus, mettre en scène des épisodes choisis ou établir des liens associatifs entre plusieurs moments du récit. L'image gagne ainsi une valeur narrative et interprétative propre.

Après ces considérations générales, venons-en au cas particulier de la mort de Laocoon. Sur la base de cet exemple, nous tenterons de cerner comment procède l'illustrateur par rapport au modèle textuel, et de définir quel est le langage spécifique de la miniature.

La mort de Laocoon

Rappelons tout d'abord le récit de Virgile qui est le premier à offrir de cet épisode un ample développement, relaté au chant 2 de l'Énéide:

Hic aliud maius miseris multoque tremendum 
obicitur magis atque improvida pectora turbat.
Laocoon, ductus Neptuno sorte sacerdos,
sollemnes taurum ingentem mactabat ad aras.
Ecce autem gemini a Tenedo tranquilla per alta
(horresco referens) immensis orbibus angues
200
incumbunt pelago pariterque ad litora tendunt;
pectora quorum inter fluctus arrecta iubaeque
sanguineae superant undas, pars cetera pontum
pone legit sinuatque immensa volumine terga.
Fit sonitus spumante salo; iamque arva tenebant,
205
ardentesque oculos suffecti sanguine et igni,
sibila lambebant linguis vibrantibus ora.
Diffugimus visu exsangues. Illi agmine certo
Laocoonta petunt; et primum parva duorum
corpora natorum serpens amplexus uterque
210
implicat et miseros morsu depascitur artus;
post ipsum auxilio subeuntem ac tela ferentem
corripiunt spirisque ligant ingentibus; et iam
bis medium amplexi, bis collo squamea circum
terga dati, superant capite et cervicibus altis.
215
Ille simul manibus tendit divellere nodos,
perfusus sanie vittas atroque veneno
clamoresque simul horrendos ad sidera tollit,
qualis mugitus, fugit cum saucius aram
taurus et incertam excussit cervice securim.
220
At gemini lapsu delubra summa dracones
diffugiunt saevaeque petunt Tritonidis arcem
sub pedibusque deae clipeique sub orbe teguntur.
Tum vero tumefacta novus per pectora cunctis
insinuat pavor et scelus expendisse merentem
225
Laocoonta ferunt, sacrum qui cuspide robur
laeserit et tergo sceleratam intorserit hastam.
Ducendum ad sedes simulacrum orandaque divae
numina conclamant.
Dividimus muros et moenia pandimus urbis.
230
(Aen. 2.199-234)10

Sans proposer ici un commentaire détaillé, on peut relever quelques points forts de la narration virgilienne qui met clairement l'accent sur l'horreur de la scène (d'où le célèbre horresco referens du vers 204) pour souligner le pathétique de la mort du prêtre troyen. La description des deux serpents et de leur attaque occupe ainsi la majeure partie du récit. Qualifiés initialement de angues (v. 204), ils sont ensuite décrits comme de véritables monstres, aux anneaux immenses (v. 204: immensis orbibus; v. 208: immensa volumine terga; v. 217: spirisque... ingentibus) et à la gueule terrifiante et sifflante. Ils se jettent en premier lieu sur les enfants de Laocoon, pour les dévorer (v. 215), et c'est en voulant les secourir, l'arme au poing, que ce dernier est à son tour étouffé par les serpents, finalement qualifiés de dragons (v. 225: gemini... dracones), quand ils s'éloignent vers le temple de Minerve. Le prodige domine donc toute la narration, alors que le sacrifice opéré par Laocoon, présenté comme le prêtre de Neptune, n'occupe qu'un seul vers (v. 202): il n'y a aucune indication géographique précise sur la localisation de ce sacrifice, ni de détails précis sur la victime, un immense taureau (taurum ingentem). Virgile ajoute enfin au récit la réaction des Troyens, qui, à la recherche d'une explication, établissent un lien entre la mort du prêtre et le coup de lance qu'il avait porté contre le cheval (cf. Aen. 2.50-53). Sa mort est comprise comme une punition pour un crime sacrilège (v. 229). On décide donc d'introduire le cheval à l'intérieur des murs de Troie.

Sur le manuscrit, la miniature illustrant la mort de Laocoon (folio 18 verso) prend place après les paroles insidieuses de Sinon. Le texte s'interrompt alors, au moment précis du prodige des serpents, et cette lacune s'étend jusqu'à l'illustration figurant la prise de Troie après l'introduction du cheval de bois. Conformément au récit virgilien où l'introduction du cheval à l'intérieur des murs de Troie est décidée immédiatement suite au prodige frappant de mort Laocoon, notre manuscrit traduit la relation causale entre les deux épisodes par la succession des deux illustrations (folio 18 verso, reprod. en fin d'article).

Décrivons à présent la miniature, qui s'éloigne quelque peu du texte de Virgile. Dans l'angle supérieur gauche est représentée la mer avec, à sa surface, deux longs serpents au corps annelé, ondoyant en parallèle en direction du rivage. Ils sont identifiés par la mention ANGUES (cf. Aen. 2.204). Leur anatomie longiligne ne traduit pas du tout l'aspect terrifiant dont les dote la description virgilienne. Par contre, leur figuration parallèle semble traduire l'adverbe pariter qui qualifie leur déplacement chez Virgile (v. 205).

Toujours dans la moitié gauche de l'illustration sont représentés deux temples, figurés l'un derrière l'autre. L'entrée de chaque édifice est décorée d'une statue de la divinité tutélaire, qui permet d'identifier le sanctuaire du premier plan comme le temple de Neptune (la statue figure le dieu barbu portant son trident), celui du second plan comme celui de Minerve (la statue est armée d'une lance). Le texte de Virgile ne fait mention explicitement que de celui de Minerve. L'illustrateur manifeste donc ici comme dans d'autres miniatures son goût à doter la scène d'un cadre architectural. Devant le temple de Neptune se déroule une scène de sacrifice: près d'un autel se tient un homme imberbe, nu jusqu'à la taille, portant sur son épaule droite une hache et retenant de sa main gauche la courroie d'un taureau blanc destiné au sacrifice. Cet homme est une première représentation de Laocoon ainsi que l'indique sans aucune ambiguïté une inscription au-dessus de sa tête.

La partie droite de la miniature figure à nouveau Laocoon (identifié par l'inscription de son nom), mais cette fois-ci barbu, de face, nu, le genou droit posé sur un autel analogue à celui figurant devant le temple de Neptune. Dans cette pose hiératique, Laocoon, dont le manteau rouge flotte derrière sa tête, élève ses deux bras, mains ouvertes, dans la position de l'orant. Autour de son torse, de ses bras et de ses jambes, s'emmêlent deux serpents à la même morphologie filiforme que ceux qui surgissent des flots. Leurs têtes mordent deux minuscules enfants, comme suspendus de part et d'autre de leur père11. Une inscription scindée en deux (NA-TI) de part et d'autre du corps de Laocoon les identifie comme ses fils (Virgile emploie le même terme nati, v. 214).

L'intérêt de cette miniature tient tout d'abord à sa forte dimension narrative. Elle figure en effet différentes phases du récit en une seule image: le moment du sacrifice du taureau (Aen. 2.202), l'arrivée des serpents (Aen. 2.203-213), la mort de Laocoon et de ses fils (Aen. 2.213-224), et enfin la fuite des serpents (Aen. 2.225-227), suggérée par le temple de Minerve, dont la figuration au second plan indique peut-être qu'il intervient plus tard dans la narration. La miniature donne à ces quatre moments de l'action à peu près la même importance, alors que le texte de Virgile ne consacre de véritable développement qu'à l'arrivée des serpents et à la mort du prêtre (dans une proportion égale d'une dizaine de vers). L'illustration amplifie donc clairement la scène du sacrifice. Elle se manifeste par ailleurs comme une véritable narration en images à dimension temporelle, une temporalité notamment marquée par la reprise du même motif dans le même espace illustratif. Ainsi, nous l'avons vu dans la description, les serpents sont figurés deux fois, lors de leur ondulation sur la mer et au moment où ils étranglent Laocoon et ses fils. Mais arrêtons-nous plus en détail sur la double figuration de Laocoon, particulièrement intéressante puisqu'il s'agit du même personnage mais sous des traits fort différents. Elle témoigne, nous le verrons, d'une vraie interprétation du texte au niveau de l'illustration.

Le premier portrait de Laocoon, lorsqu'il se tient devant le temple, suit le code de représentation du rite du sacrifice romain12: sa tenue (le limus succinctus) est celle du victimaire (popa), et son instrument est la securis, la hache du sacrifice. La représentation du taureau s'accorde à ce même modèle du sacrifice romain: sa tête est ornée d'une plaque frontale (frontale), et l'on devine sur le dos de l'animal une bande d'étoffe pourpre, la dorsuale, dont on ornait chez les Romains le dos de la victime en signe de consécration. On peut donc dire qu'il s'agit pour ce Laocoon de gauche d'un Laocoon emblématique, typologique, conforme à la pratique du sacrifice romain - alors qu'il s'agit d'un Troyen! On observe d'ailleurs dans d'autres miniatures du Vergilius Vaticanus le même procédé de figuration typologique pour les sacrifices opérés par les Carthaginois qui sont toujours dépeints sur le mode du sacrifice romain.

Dans la deuxième partie de l'image, Laocoon est nu et barbu. Placé sur l'autel, il devient lui-même victime d'un sacrifice expiatoire. Cette représentation correspond à l'interprétation que les Troyens donnent de sa mort comprise comme la punition d'un crime (v. 229-231):

(...) scelus expendisse merentem
Laocoonta ferunt, sacrum qui cuspide robur
laeserit et tergo sceleratam intorserit hastam.

"Laocoon a mérité, dit-on, d'expier son crime: son arme a outragé le chêne sacré, il a lancé sur l'échine du cheval son épée criminelle."

Mais ce glissement du statut de victimaire à celui de victime repose surtout sur une comparaison du texte de Virgile assimilant les cris de Laocoon à ceux d'un taureau sacrifié (Aen. 2.222-224):

clamoresque simul horrendos ad sidera tollit,
qualis mugitus, fugit cum saucius aram
taurus et incertam excussit cervice securim.

"En même temps il fait monter vers le ciel des cris horrifiés: on dirait le mugissement d'un taureau blessé fuyant l'autel, et secouant la hache (securim) mal enfoncée dans sa nuque."

L'illustrateur a donc exploité une comparaison formulée par le texte pour donner un sens plus symbolique à l'épisode représenté. La dimension religieuse, cultuelle, sacrificielle ainsi que le prodige l'emportent sur la narration pathétique d'une action dramatique telle que la présente Virgile (l'aspect peu terrifiant des serpents de l'illustration le suggérait déjà). Mais ce n'est pas la seule particularité de l'image. En figurant dans le même espace le sacrifice et le prodige compris comme un sacrifice inversé, l'illustrateur lie étroitement les deux événements, alors que chez Virgile, l'intervention des serpents est introduite comme une simple coïncidence temporelle (v. 203: Ecce autem...), sans lien précis avec le sacrifice.

Ces caractéristiques décelables à partir de l'exemple de la miniature de la mort de Laocoon se manifestent comme une tendance générale du Vergilius Vaticanus. Au point de vue du contenu tout d'abord, les illustrations du Vergilius Vaticanus se focalisent sur des points forts thématiques qui reflètent le même intérêt pour le domaine du sacré13: on constate ainsi une nette prédominance de scènes de sacrifice (on en dénombre 9), de prodiges (au nombre de 11), de représentations des pouvoirs divins (6) ou de scènes situées aux Enfers (6). Tous ces épisodes sont bien sûr des moments clés dans le déroulement de l'épopée, mais c'est leur dimension sacrée et prodigieuse qui est fortement accentuée.

Macrobe à la rescousse

Cet intérêt pour les phénomènes religieux n'est pas un cas isolé pour l'époque du Vaticanus. Ce sont aussi ces aspects-là qui retiennent l'attention des exégètes de Virgile, tels Donat, Servius ou Macrobe, tous trois contemporains de la production de notre manuscrit illustré. Ainsi le livre 3 des Saturnales de Macrobe est consacré à l'éloge de la précision de Virgile en ce qui concerne les rites et les sacrifices, de même qu'au vocabulaire du sacré. Macrobe prend alors largement appui sur les scènes de sacrifices dépeintes dans l'Énéide, qui pour la plupart sont celles illustrées dans le Vergilius Vaticanus.

Le parallèle peut ou doit être poussé plus loin. Il est en effet très intéressant de constater que l'autre caractéristique du mode de faire de l'illustrateur qui consiste à lier deux événements se manifeste de manière analogue chez Macrobe. L'érudit philologue relie lui aussi volontiers par un lien de causalité un sacrifice et un prodige. Macrobe le fait par exemple pour le prodige de la truie blanche qui succède à une prière au Tibre et un rite de purification (Sat. 3.1; cf. Aen. 8.67-85), ou pour le prodige survenu sur la tombe de Polydore au moment où Énée y opère un sacrifice (Sat. 3.10; cf. Aen. 3.19-48).

Dans le Vergilius Vaticanus, cet épisode prodigieux fait l'objet d'une illustration importante, en pleine page (folio 24 verso). La miniature suit clairement le même schéma iconographique que la scène de la mort de Laocoon. Dans l'angle supérieur gauche figure une ville, évoquant la fondation de la ville des Énéades (cf. Aen. 3.17-18). En bas à gauche figure un temple de Minerve, spécifié par la présence d'une statue de la déesse portant casque, lance et égide. La présence de ce temple de Minerve est une trace nette de la reprise du schéma iconographique de la miniature de Laocoon: dans le récit de Virgile (Aen. 3.19-21), il n'est fait nulle mention de temple, et les offrandes et sacrifices opérés par Énée ne sont nullement liés à Minerve mais sont destinés à sa mère Vénus, aux dieux qui protègent les entreprises et à Jupiter.

Devant ce temple est figurée une scène de sacrifice: trois personnages typologiques se sont substitués à Énée, seul officiant selon le texte de Virgile; le taureau sacrificiel est figuré orné de la frontale et de la dorsuale. Comme dans la miniature de Laocoon, l'illustrateur a nettement amplifié la scène du sacrifice par rapport au récit virgilien où ces cérémonies n'occupent que trois vers (Aen. 3.19-21), et lui confère la même importance qu'au prodige. La représentation du sacrifice ne reproduit pas l'action dramatique de la mise à mort mais se borne aux préparatifs. C'est que le sacrifice a été interrompu par le prodige, figuré dans la moitié droite de l'image: Énée y est portraituré barbu comme Laocoon, drapé d'un manteau rouge de soldat. À nouveau donc, plusieurs phases du récit sont concentrées dans la même image. Outre la dimension temporelle que lui confère ce mode narratif, l'illustration suggère un lien entre les événements, plus particulièrement entre le sacrifice et le prodige.

Dans le texte de Virgile, les deux événements semblent sans lien l'un avec l'autre et paraissent simplement se succéder chronologiquement, comme par un concours de circonstances: c'est la formule forte fuit iuxta.... (Aen. 3.22) qui fait la transition entre le sacrifice et le prodige. Quel lien l'illustrateur veut-il donc signifier entre le sacrifice et le prodige? Un détour par Macrobe se révèle ici tout à fait éclairant. Au livre 3 de ses Saturnales (Sat. 3.10.3-7), ce dernier rapporte une discussion entre érudits qui porte précisément sur cet épisode de Polydore (on y trouve même cités les vers décisifs de l'épisode du livre 3 de l'Énéide: v. 21: Caelicolum regi mactabam in litore taurum - et v. 26: Horrendum dictu et visu mirabile monstrum). Sur la base notamment du Droit des sacrifices d'Ateius Capito, on y apprend ainsi qu'on ne doit pas sacrifier de taureau à Jupiter14. La victime choisie par Énée n'est donc pas conforme et provoque le prodige, signe de l'insatisfaction du dieu. Et Macrobe de conclure à propos de cet épisode:

Nam ostendit deo non litatum ideo secutum - Horrendum dictu et visu mirabile monstrum - Ergo respiciens ad futura hostium contrariam fecit. (...) Et committitur non ignorantia, sed ut locum monstro faceret secuturo (Sat. 3.10.6-7).

"Il montre en effet que le sacrifice n'a pas agréé au dieu; aussi a-t-il été suivi "d'un prodige horrible à raconter et merveilleux à voir". C'est donc en considération des événements à venir que Virgile fait immoler une victime qui ne convenait pas. (...) Virgile l'a fait offrir, non par ignorance, mais pour donner lieu au prodige."

La question n'est pas ici de savoir si telle était réellement l'intention de Virgile. Ce qui nous intéresse, c'est le parallèle que l'on peut dresser entre l'interprétation contemporaine de Virgile chez Macrobe et celle que propose la miniature. L'illustration peut dès lors être comprise comme une interprétation du texte, que goûtera le public érudit auquel le manuscrit était destiné.

Les illustrations du Vergilius Vaticanus: des commentaires interprétatifs dans l'air du temps

L'ensemble des illustrations du Vaticanus, bien plus que de simples ornements, peuvent donc être considérées non seulement comme une forme de narration en images, mais également comme des exégèses, des commentaires interprétatifs du texte de Virgile, comme une manière de répondre à l'écrit par l'image. L'illustrateur se préoccupe moins de respecter la continuité épique du texte, de toute façon rompue par l'intervention de la miniature, mais attend du lecteur un rapport intellectuel au texte, l'amenant à tisser des liens au cours de sa lecture, au cœur d'une réflexion philologique, philosophique et religieuse analogue à celle que pratiquent les cercles érudits. En proposant une interprétation du texte, l'image reflète le goût de l'époque pour l'érudition et témoigne de l'orientation prise par la réception de Virgile autour de 400. À la fin du 4e siècle, on assiste, dans la partie occidentale de l'Empire, à un démontage du mythe d'Énée qui perd sa pertinence politique et idéologique (celle-ci ne subsiste qu'à l'Est où l'on s'efforce encore de rétablir l'unité de l'Empire). En Occident, les efforts d'actualisation politique du mythe ont cédé le pas aux préoccupations scientifiques: l'Énéide est devenue une base de savoir, d'éducation et de formation, objet d'étude des exégètes, ce qu'elle restera jusqu'à aujourd'hui.

Laure Chappuis Sandoz
Bild von Laokoon
Vergilius Vaticanus, fol. 18v

1 Après avoir longtemps cru qu'il s'agissait d'un original de l'époque hellénistique, il est apparu clairement (notamment sur la base de la datation du marbre de l'autel, daté de la 2e moitié du 1er s. apr. J.-C.) qu'il s'agissait d'une reprise d'un original daté 2e ou du 1er s. av. J.-C. Selon le témoignage de Pline l'Ancien, dans son Histoire Naturelle 36.37, elle est l'œuvre des Rhodiens Agésandros, Athénodoros et Polydoros. (> texte)

2 Lessing lui consacre un essai, Laocoon ou Des frontières de la peinture et de la poésie, publié en 1766 sous le titre original Laokoon, oder über die Grenzen der Malerei und Poesie, qui se veut une réponse à l'interprétation du groupe proposée par Winckelmann en 1755 dans ses Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst (Réflexions sur l'imitation des artistes grecs en sculpture et en peinture). (> texte)

3 Mme de Staël, De l'Allemagne, chapitre VI: "Lessing et Winckelmann", in Œuvres complètes, Paris 1871. (> texte)

4 Les études majeures sur le sujet sont: David H. Wright, Der Vergilius Vaticanus: ein Meisterwerk spätantiker Kunst, Graz 1993; Thomas B. Stevenson, Miniature Decoration in the Vatican Virgil: a Study in Late Antique Iconography, Tübingen 1983. (> texte)

5 Cf. Angelika Geyer, Die Genese narrativer Buchillustration. Der Miniaturenzyklus zur Aeneis im Vergilius Vaticanus, Frankfurt a. M. 1989; Kurt Weitzmann, Illustrations in Roll and Codex: a Study of the Origin and Method of Text Illustration, Princeton 1970. (> texte)

6 Cf. Richard Seider, "Beiträge zur Geschichte und Paläographie der antiken Vergilhandschriften", in Herwig Görgemanns & Ernst A. Schmidt (éds.), Studien zum antiken Epos, Meisenheim am Glan 1976, p. 129-172. (> texte)

7 Cf. Florentine Mütherich, "Die illustrierten Vergil-Handschriften der Spätantike", Würzbürger Jahrbücher für Altertumswissenschaft NF 8, 1982, p. 205-221. (> texte)

8 L'ouvrage de D.H. Wright (op. cit. cf. note 4) présente un fac-similé complet. (> texte)

9 Cf. Angelika Geyer, art. cit. cf. note 5. (> texte)

10 Traduction par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet, Bibliotheca Classica Selecta, 2001: http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Virg/VirgIntro.html. (> texte)

11 Toute la composition semble reprendre celle du groupe statuaire d'Agésandros, Athénodoros et Polydoros, sans qu'il nous appartienne ici de préciser ce lien éventuel. (> texte)

12 Cf. article sacrificium in Charles V. Daremberg & Edmond Saglio (éds.), Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, t. 4/2, Paris 1877-1919, p. 956-980; Samson Eitrem, Opferritus und Voropfer der Griechen und Römer, Hildesheim/New York 1977; Friederike Fless, Opferdiener und Kultmusiker auf stadtrömischen historischen Reliefs: Untersuchungen zur Ikonographie, Funktion und Benennung, Mainz 1995. (> texte)

13 Cf. Angelika Geyer, art. cit. cf. note 5. (> texte)

14 Macr., Sat. 3.10.3-4: Quando enim diceret, - Caelicolum regi mactabam in litore taurum -, si sciret taurum immolari huic deo vetitum, aut si didicisset quod Atteius Capito conprehendit? Cuius verba ex libro primo de iure sacrificiorum haec sunt: Itaque Iovi tauro verre ariete immolari non licet. Labeo vero sexagesimo et octavo libro intulit nisi Neptuno Apollini et Marti taurum non immolari. (> texte)

 

Anzeigen und Mitteilungen

Assemblea Generale del 5 ottobre 2005 a Zurigo
Relazione del presidente

Liebe Kolleginnen und Kollegen,

die diesjährige Jahresversammlung unseres Verbandes findet in einem veränderten Rahmen statt, innerhalb der Studienwoche des VSG, die zur Zeit unter dem Namen "Kongress S2 - 2005" an der Universität Zürich Irchel abgehalten wird. Aus organisatorischen Gründen mussten wir deshalb den wissenschaftlichen Vortrag von Herrn Prof. Peter Stotz über "Lateinische Texte des Mittelalters aus dem Raum der heutigen Schweiz" erst nach der Jahresversammlung ansetzen.

Durante l'anno sociale trascorso il nostro comitato si è riunito, come d'abitudine, tre volte (a Olten, a Trogen e a Basilea). Durante le sedute, oltre che della gestione corrente, ci si è innanzi tutto occupati della prevista revisione della Ordinanza/Regolamento per il riconoscimento dei diplomi di maturità. È noto infatti che, tra l'altro, la Conferenza dei rettori dei licei svizzeri e la stessa Società svizzera degli insegnanti delle scuole superiori intendono, in materia abbastanza convergente, proporre una serie di cambiamenti dell'attuale ordinamento che il nostro comitato ha deciso, in sostanza, di appoggiare: in questo senso io ho sostenuto nell'ambito della conferenza dei presidenti della SSISS il mandato del comitato, in particolare per quanto riguarda un cambiamento del regime delle note integrate, la durata minima del liceo e la prescrizione che tassativamente i futuri docenti siano detentori, nelle materie che insegnano, di un titolo universitario di master. Anche se sin dall'inizio questo processo è passato sotto la denominazione 'kleine MAR-Revision', certune associazioni di materia hanno ritenuto di avanzare proposte a favore di questa o di quest'altra disciplina scolastica senza che, a mio parere, ci sia stata finora una riflessione più approfondita sulle implicazioni culturali, didattiche e pure pedagogiche per i nostri ginnasi o licei, di cui la stessa SSISS vuole tenere alto il livello. Da questo gioco finora sono rimaste fuori tutte le lingue (prime, moderne e antiche): ritengo tuttavia che, procedendo in questa revisione dell'Ordinanza di maturità, sarebbe giusto che si chiarisse se essa sarà 'piccola' o 'grande', perché a dipendenza di ciò pure il nostro comitato, e tutta quanta la nostra associazione, potrebbero essere chiamati ad attivarsi in maniera più approfondita. È evidente, comunque, che la riforma della maturità attuata sin dal 1995 ha condotto ad un'impressionante scoordinamento tra i Cantoni: a titolo di esempio possiamo menzionare la proposta avanzata dal Kantonaler Mittelschullehrerinnen- und Mittelschullehrerverein St. Gallen, secondo cui per gli studenti privi di conoscenze del latino che seguono un'opzione specifica in una lingua moderna ci sia l'obbligo di seguire al liceo un corso di latino (corrispondente, in qualche modo, al kleines Latinum). La difficoltà che noi stessi abbiamo incontrato nell'approfondire questa proposta assolutamente condivisibile sul piano culturale era che in certi Cantoni questa misura avrebbe potuto significare un concreto e valido sostegno alla causa del latino, mentre in altri Cantoni essa avrebbe comportato il rischio di un indebolimento per gli altri corsi di latino esistenti (opzione specifica o terza lingua). Il nostro comitato si ripromette in ogni caso, se possibile, di coordinare simili iniziative e proposte con i colleghi interessati, anche se le difficoltà sono numerose, come si constata a proposito delle preoccupazioni che nutriamo per alcuni Cantoni circa un ridimensionamento del latino nel settore secondario inferiore (come è stato il caso per il Canton Ticino e come lo è ora, appunto, per il Canton S. Gallo e anche per qualche altro Cantone).

Per la seconda volta la nostra Associazione ha aderito al concorso di traduzione dal greco indetto dall'O.D.E.G (un'organizzazione greca che in Grecia e nel mondo promuove il greco antico e moderno): la partecipazione è stata altrettanto buona quanto quella dell'anno scorso (oltre un centinaio i partecipanti) e, per la Svizzera, abbiamo potuto designare per ogni regione linguistica un vincitore, sicché, nel mese di aprile, i tre vincitori accompagnati dai nostri membri di comitato Christine Haller e Christoph Jungck hanno potuto recarsi ad Atene per ricevere il premio. Nonostante questo successo, va pure rilevato che anche quest'anno il testo (tratto da Polibio) è forse risultato troppo selettivo, tenuto pure conto di situazioni d'insegnamento che possono variare da un Cantone all'altro, ma anche da un anno all'altro. Il comitato ha vagliato con attenzione le osservazioni, quelle positive e naturalmente quelle critiche, che ci sono state inoltrate da parecchi colleghi, e nel caso di una nuova edizione del concorso le terrà in debita considerazione.

Per quanto riguarda l'aggiornamento, quest'anno come già preannunciato - non abbiamo organizzato alcun corso, anche per evitare una sovrapposizione con il Congresso della SSISS. Tuttavia, nell'ambito del relativo programma ufficiale sono intervenuti, quali relatori, due nostri soci: Klaus Bartels a cui è spettato il compito di tenere, all'inizio del Congresso, la relazione introduttiva su "Die Sau im Porzellanladen. Vom Leben der Wörter" e il nostro membro di comitato Rudolf Wachter che in un atelier ha presentato "Latinum electronicum", il nuovo corso 'in linea' di cui egli può essere considerato l'ideatore. Nel 2006 invece intendiamo proporre un viaggio di studio in Turchia, per il quale siete pregati di effettuare una sorta di preiscrizione presso Christine Haller entro la metà di ottobre: il viaggio sarà condotto da Bruno Colpi che di questa destinazione è un conoscitore esperto; si tratta quindi di un'ottima occasione per visitare questa regione e i suoi monumenti, per cui speriamo che molti si iscrivano, nonostante l'attuale livello alto dei prezzi del carburante.

Non solo di aggiornamento si occupa, all'interno del nostro comitato, Christine Haller, ma anche delle relazioni internazionali: oltre ad aver coordinato in Svizzera il concorso di greco di cui si è detto, ha pure partecipato all'assemblea annuale di Euroclassica svoltasi in aprile a Dubrovnik: in quella circostanza ha pure avuto contatti con il presidente del Deutscher Altphilologenverband che, insieme ad altri colleghi europei, sta promuovendo la sottoscrizione di un manifesto europeo intitolato in latino Antiquitatis studio coniungimur: da poco anche il nostro comitato si è attivato per individuare personalità di spicco del mondo culturale, politico ed economico svizzero, pronte a sostenere la causa del greco e del latino e a firmare il manifesto che sarà trasmesso a governi e altri politici dell'Europa.

Per quanto attiene al numero di soci, esso rimane relativamente stabile. L'impegno di molti soci per reclutare nuovi membri ci permette, nonostante la congiuntura a noi sfavorevole, di mantenere l'attuale numero di soci. Ciò è, in definitiva, un parziale successo, ma in ciò sta anche il problema: come nell'economia, cos“ anche noi non abbiamo una crescita che ci faciliterebbe l'assolvimento dei nostri compiti. Infatti, soprattutto grazie al gruppo di lavoro per le attività pubbliche e per la promozione delle nostre materie tra gli allievi (la 'PR Kommission' che si è riorganizzata), ci accingiamo ad elaborare - innanzi tutto per la Svizzera tedesca - nuovo materiale di propaganda che sarà più snello e meno costoso: ma iniziative come questa richiedono per la nostra Associazione in ogni caso di avere delle spalle larghe e una situazione finanziaria stabile anche in futuro.

Persone di riferimento per questo gruppo di lavoro, nel nostro comitato, sono Alois Kurmann e Lucius Hartmann, che pure sono i redattori del "Bollettino", uscito regolarmente anche nell'anno sociale trascorso, con stimolanti articoli tematici nelle varie lingue nazionali e con altri contributi di indubbio interesse. La versione elettronica del "Bollettino" si trova costantemente aggiornata a mano a mano che i contributi arrivano ai redattori sul nostro sito internet, del quale si occupa con grande cura Lucius Hartmann.

Ricordo infine che la nostra Associazione è intervenuta, nello scorso inverno, a sostegno della sezione 'lingue antiche' della piattaforma informatica educeth, curata da Theo Wirth e Lucius Hartmann. Il nostro intervento tuttavia non poteva risolvere i problemi gestionali generali di questa piattaforma informatica, che ha dovuto trasmigrare su un nuovo server e assumere un nuovo nome (www.swisseduc.ch): tuttavia, i contenuti della sezione che ci riguarda e i relativi criteri qualitativi sono rimasti inalterati.

Al termine della relazione desidero ringraziare tutti i colleghi di comitato per la loro veramente fattiva collaborazione. Un ringraziamento particolare lo esprimo all'indirizzo di Christoph Jungck e di Beno Meier che si accingono a lasciare il comitato dopo molti anni, durante i quali ne hanno fatto parte con grande dedizione, offrendo numerosi contributi e ricoprendo anche la carica di presidente dell'Associazione. Un ringraziamento spetta infine senz'altro ai nostri soci che con osservazioni, proposte, critiche e contributi hanno assicurato e continuano ad assicurare alla nostra Associazione la vivacità che le nostre discipline meritano.

Andrea Jahn

Protokoll der Jahresversammlung des SAV vom 5. Oktober 2005 um 15.15 Uhr an der Universität Irchel, Zürich

Vorsitz: A. Jahn
Anwesend: 21 Personen
Entschuldigt: Hans-Ueli Gubser / Clemens Müller-Glauser / Ivo Müller / Martin Müller / Alfred Seiler / Stefan Stirnemann / Laila Straume-Zimmermann

Der Präsident begrüsst die Anwesenden, die Sitzungsordnung wird genehmigt.

1. Protokoll

Das Protokoll der letztjährigen Generalversammlung in Lausanne wird genehmigt.

2. Bericht des Präsidenten

Überblick über Aktivitäten des Verbandes, Mitgliederbestand. Dank an die scheidenden Vorstandsmitglieder Christoph Jungck und Beno Meier (Bericht erscheint im Bulletin).

3. Bericht des Kassiers und der Revisoren

Christoph Jungck: Leider besteht ein Ausgabenüberschuss, nächstes Jahr wird wieder ein Betteljahr sein, trotzdem muss für die Zukunft vorgesorgt werden.
Die Revisoren Heinz Sommer und René Gerber haben die Rechnungen geprüft und als korrekt befunden. Kassier- und Revisorenbericht werden gutgeheissen.
A. Jahn befragt die Mitglieder, ob der Mitgliederbeitrag um 10.- Fr. auf 40.- Fr. erhöht werden soll. Die Einsparungsmöglichkeiten sind gering.
pro: nicht übertrieben, Komiteemitglieder sollten nicht auch noch für ihre Arbeit bezahlen müssen, es ist nicht sehr viel verglichen mit anderen Lehrervereinen.
contra: wenn die Kosten steigen, wird die Mitgliedschaft ev. aufgegeben. Vorschlag war nicht eigentlich traktandiert (liegt aber in der Kompetenz der GV). Kein anderer Fachverband hat Jahresbeiträge über 30.- Fr.
Vorschlag: Im Bulletin sollten die Mitglieder auf das bestehende Finanzproblem aufmerksam gemacht und die Frage gestellt werden, ob man bei einem Beitrag von 40.- Fr. die Mitgliedschaft kündigen will.

4. Wahlen

Dank an Christoph Jungck, der eine Vorstandslaufbahn von 22 Jahren hinter sich hat, vor allem als Herr der Kasse, und an Beno Meier, der immerhin 14 Jahre im Vorstand war, wovon fast die Hälfte als Präsident.

  • Präsident und Vorstand: für Chr. Jungck und B. Meier kommen neu Flavia Loepfe-Müller (Olten) und Martin Müller (Liestal) in den Vorstand. Der so (mit 2.5 Müller) neu formierte Vorstand wird mitsamt dem Präsidenten gewählt bzw. bestätigt.
  • Revisoren: werden in contumaciam wiedergewählt.
  • Delegierte für den VSG: der Präsident A. Jahn und Bernhard Löschhorn (bisher), der 3. Delegierte bleibt im Moment offen. François Piccand (bisher) kann die Aufgabe nicht mehr wahrnehmen.

5. Vorschläge von Vorstand und Mitgliedern

Keine

6. Varia

Beno Meier dankt A. Jahn für seine grosse Arbeit als Präsident.
Einige Schweizer Monatshefte können noch bei Rolf Surbeck in Basel bezogen werden.
Im Anschluss an die GV folgte um 16.15h ein Vortrag von Herrn Prof. Dr. Peter Stotz zum Thema: Lateinische Texte des Mittelalters aus dem Raum der heutigen Schweiz.
In einem Gewaltsritt konnten wir einen Überblick gewinnen über lateinische Literatur von Genf bis zum Bodensee in einem Zeitraum von gut 1000 Jahren.
Abschliessend trafen sich die Geniesser unter den Mitgliedern zu Aperitiv und Nachtessen im Restaurant Blauer Apfel.

Protokollführung: Agnes Kriebel

Bravo - Anerkennung - Bravo

Am 19. November 2005 brachten die Münchner Kammerspiele in hervorragender Besetzung (u.a. André Jung; Wiebke Puls, die Schauspielerin des Jahres 2005 in D; Robert Hunger-Bühler) die Bakchen des Euripides in der bei Insel erschienenen Übertragung unseres Verbandsmitgliedes Dr. Kurt Steinmann zur Aufführung. Regie führte Jossi Wieler, der ebendort schon die deutsche Fassung der Alkestis vom gleichen Übersetzer inszeniert hatte, die fast 100 Aufführungen erlebte und an die Berliner Theaterwoche eingeladen wurde.

Am 21. November las Kurt Steinmann vor zahlreichem Publikum im renommierten Lyrik Kabinett in München aus seiner bei Manesse erschienenen Übersetzung des Satyricon. Prof. Holzberg von der Münchner Uni hielt eine geistfunkelnde Einführung.

Diese Öffentlichkeitsarbeit von Kurt Steinmann ist ein schönes Zeichen der Lebendigkeit der Arbeit für die Klassischen Sprachen, die in der Schweiz auch heute geleistet wird.

Alois Kurmann

Buchhinweis

Was während der Basler SAV-Weiterbildungstage vom September 2003 als Idee vorgestellt und im Plenum diskutiert wurde, hat nun Gestalt angenommen: Anfangs Juni 2006 erscheint im Lehrmittelverlag des Kantons Zürich

Sprache und Allgemeinbildung

Neue und alte Wege für den alt- und modernsprachlichen Unterricht am Gymnasium

Das Buch richtet sich hauptsächlich an Gymnasiallehrkräfte, die alte Sprachen bzw. Deutsch oder moderne Fremdsprachen unterrichten.

"Sprache und Allgemeinbildung" will dazu beitragen, dass die Fachgrenzen im Sprachunterricht durchlässig werden. Dies kann gelingen, wenn die Fächer ein gemeinsames Ziel verfolgen, nämlich die Vertiefung der Sprachbetrachtung. Sprache muss im Gymnasium ein eigenständiges Erkenntnisobjekt und damit Teil einer ganzheitlichen, lebendigen Allgemeinbildung modernen Zuschnitts sein. Auf gymnasialer Stufe gehört zum Sprachunterricht - neben dem eigentlichen Spracherwerb - die Kenntnis der zentralen synchronen Grundprinzipien der Sprachlichkeit und das Wissen um die historische Dimension von Sprache.

Der Lateinunterricht kann dazu einen wichtigen Beitrag leisten. Er erhält deshalb in der vorliegenden Darstellung die Funktion eines Schwerpunkts und einer "Brücke" zu den anderen Sprachfächern.

Weitere Angaben entnehmen Sie bitte dem Prospekt, der dieser Ausgabe des Bulletins beigelegt ist.

Theo Wirth, Christian Seidl, Christian Utzinger

Ehrung für Peter Lindegger

Aus Bonn erhalte ich die Nachricht, dass die Rheinische Friedrich Wilhelms Universität zu Ehren des am 1. Dezember in Winterthur verstorbenen Altphilologen (vgl. Bulletin 65, April 2005, S. 22) einen Peter-Lindegger-Forschungspreis für wissenschaftliche Forschungszwecke aus dem Bereich der Tibetologie geschaffen hat. "Peter Lindeggers besonderes Interesse galt den europäischen Nachrichten zur Kulturgeschichte Tibets, wie sie sich einerseits im frühen griechisch-römischen Schrifttum, andererseits im Alphabetum Tibetanum von 1763, das er vollständig übersetzt hat, finden. Des weiteren hatte er stets die Situation der Tibeter im Exil, vor allem der Kinder, die ja in zwei Kulturen aufwachsen, vor Augen; hier ging es ihm nicht nur um Entwicklungshilfe, sondern um das Brückenbauen zwischen den Kulturen", heisst es in dem betreffenden Dokument der Universität Bonn.

Peter Bosshard

Nachruf Prof. Dr. Felix Heinimann

Die Universität Basel und das Seminar für Klassische Philologie trauern um Professor Felix Heinimann. Mit Hochachtung und Dankbarkeit gedenken sie eines vorbildlichen Gelehrten, der weit über die Grenzen von Basel hinaus wirkte.

Felix Heinimann, 1915 in Olten geboren, studierte in Basel und Königsberg griechische, lateinische und deutsche Philologie. 1943 promovierte er bei Peter Von der Mühll mit "Nomos und Physis. Herkunft und Bedeutung einer Antithese im griechischen Denken des 5. Jahrhunderts", einer wegweisenden Untersuchung, die mehrfach neu aufgelegt wurde. Neben seiner Tätigkeit als Gymnasiallehrer in Aarau, Solothurn und Biel habilitierte er sich 1951 an der Universität Basel und wurde 1961 zum ausserordentlichen Professor, 1966 zum Ordinarius ad personam ernannt. Die Formulierung seines Lehrauftrags gibt eindrücklich die Breite seines Forschungsgebiets wieder: "Klassische Philologie mit besonderer Berücksichtigung der Geschichte der Medizin und der Naturwissenschaften der Antike".

Dieser weite Horizont verbunden mit akribischer Detailkenntnis bestimmte auch seine Lehrtätigkeit am damaligen Humanistischen Gymnasium zu Basel, an dem er von 1956 bis 1967 unterrichtete. Mehreren Generationen von Schülern ist er als ungemein kenntnisreicher, strenger, aber immer gerechter Lehrer in lebendiger Erinnerung.

Noch mehr als in der Schule zeigten sich seine Schwerpunkte im akademischen Unterricht. Seine Forschungsergebnisse schlugen sich nicht in umfangreichen Publikationen nieder, sondern flossen zum grössten Teil in die Lehre ein, da er an sich selbst die höchsten Ansprüche stellte und nichts zu wenig Durchdachtes aus der Hand geben wollte. Es erstaunt nicht, dass neben der konzentrierten Arbeit wenig Zeit für anderes blieb, doch waren ihm die Schweizer Berge und Reisen nach Italien wichtig, wo seine besondere Liebe der Frührenaissance galt.

Renaissance - Humanismus: damit ist das Forschungsgebiet genannt, dem sich Felix Heinimann nach seiner Emeritierung 1980 ganz widmete. In der neuen Amsterdamer Gesamtausgabe der Werke des gerade auch in Basel wirkenden Humanisten Erasmus von Rotterdam legte er 1981 und 1987 zusammen mit Emanuel Kienzle drei Bände der Adagia, Erasmus' grosser Sprichwörtersammlung, vor, und im August 2005 durfte er noch das Erscheinen eines weiteren, von ihm vorbereiteten Bandes in derselben Reihe erleben. Am 23. Januar ist er hochbetagt gestorben.

Prof. Dr. Anton Bierl
Ordinarius für Klassische Philologie an der Universität Basel
 

Weiterbildung

42. Ferientagung für Altphilologen in München vom 5. bis 8. September 2005

Auch die diesjährige Weiterbildungsveranstaltung fand nicht in Marktoberdorf, dem Ort der Tradition, sondern wieder im Max-Josef-Stift in München statt, umsichtig organisiert und geleitet von Dr. Rolf Kussl, Ministerialrat des Bayerischen Staatsministeriums für Unterricht und Kultus. Wieder hatten sich über 150 Teilnehmende, viele junge, aber auch alte "Marktoberdorfer", angemeldet. Der Tagungsleiter begrüsste im Besonderen (in dieser Reihenfolge) den Gast aus Wien, Prof. Dr. Otto Vicenzi, als "einen Mann der ersten Stunde", ebenso den Leitenden Ministerialrat a.D., Herrn Peter Neukam, seinen Amtsvorgänger, der diese Tagung jahrzehntelang organisiert und geleitet hatte, zusammen mit seiner Frau Gemahlin, MR Dr. Alfons Städele als ehemaligen Kollegen, und wieder "als Mann der ersten Stunde" Hans Schober, StD a.D., der immer die Treue gehalten hat, aber auch andere, die immer gekommen sind. Ferner durfte und musste er im Interesse der Tagung darauf hinweisen, dass im soeben ausgelieferten Band "Dialog" (angekündigt Bull. SAV, Nr. 65, April 2005 [im Internet abrufbar seit dem 2. Okt. 2004], S. 31) noch ein Beitrag zu "Intensivierungsstunden am achtjährigen Gymnasium in Bayern: Ziele, Organisation und ihre Umsetzung im Lateinunterricht" von OStR Michael Hotz (Staatsinstitut für Schulqualität und Bildungsforschung [ISB]) aufgenommen worden ist (a.O. S. 146-160).

Das auch im Internet abrufbare Programm liess Erwartungen aufkommen, die nicht enttäuscht wurden, haben doch alle Referenten - sie kamen aus Bayern, Mannheim, Berlin, Innsbruck und Zürich - grossen Applaus entgegennehmen dürfen. Es sei das Folgende herausgegriffen, dies auch, um Änderungen und Zusätze aufzuzeigen. Die Referentin zu "Medizin in Griechenland und Rom ..." musste kurzfristig absagen. Es sprang ein, "unermüdlich in der Lehrerfortbildung tätig" (so das Kompliment des Tagungsleiters), Prof. Dr. Niklas Holzberg (München) mit dem Vortrag "Tityrus et fruges Aeneiaque arma legentur ... Augusteische Dichter lesen Vergil", mit einer Thematik, die bald in Buchform erscheinen soll, mit "Sätzen, die herrlich sind wie am ersten Tag", wie der Referent betonte. Der gleiche Redner würdigte, unangekündigt, am Schluss seines Referates zu den "Biographien" (am Mittwochmorgen) Dr. Karl Bayer, Ltd. Ministerialrat a.D., der seinerzeit als Kenner der Gattung Vitae eine Selbstbiographie verfasst hatte: "Vita Karoli Bavarici ..." (zu einer früher erfolgten Ehrung s. Bull. SAV, Nr. 57, Febr. 2001, S. 14). Die lateinische Sprache stand fast überall im Zentrum, und manches, das in den Handouts ausgeschrieben war, lässt sich in der Unterrichtspraxis verwenden. Prof. Dr. Martin Hose, Gräzist in München, bedauerte zwar, dass er nicht zu einem griechischen Referat eingeladen worden sei, er liess es sich aber nicht nehmen, wenigstens auch auf drei griechische Vertreter hinzuweisen (die Schrift Tertullians "de spectaculis" wäre auch im Unterricht geeignet). Den Redner Antiphon wählte als Ausgangspunkt Prof. Dr. Kai Brodersen (Mannheim). "Das Wort als Waffe ..." leuchtete Prof. Dr. Friedrich Maier (Berlin) "auf hohem Niveau, aber mit Bezug zur Schule" aus, dem Titel gemäss bis in die Gegenwart, z.B. in den Worten John F. Kennedys: "Churchill machte die englische Sprache mobil und schickte sie in die Schlacht" oder mit dem Hinweis auf Dumdumgeschosse aus den Schreibmaschinen der Journalisten. Die Schüler sollen durch die Waffe der Bipolarität, durch das Aufreissen einer Kluft zwischen dem Kläger und dem zu isolierenden Angeklagten, sensibilisiert und aufgerüttelt werden. Das Stichwort "Film" taucht zweimal auf, einmal offen, einmal verdeckt. Wie aus dem Plenum bemerkt wurde, wurde der Sprachlehrfilm "Armilla" positiv weiterentwickelt, da auch die Evaluation durch Psychologen einige Anregungen brachte; erneut wurde unter dem Motto "Europa-Dimension" auf den Wert des Lateins als der Sprachbasis für die europäischen modernen Fremdsprachen verwiesen (Prof. Vicenzi meinte sogar vor dem Schreibenden, Latein sei keine Fremdsprache, sondern eine Grundsprache); die Leistung OStD Dr. Wilhelm Pfaffels wurde schon früher gewürdigt (zuletzt Bull. SAV, Nr. 63, April 2004, S. 38). Einen breiten Raum nahm die Thematik des Films ein im Referat Prof. Dr. Ulrich Eiglers, der seit kurzem (gegen die Ankündigung im Programm) an der Universität Zürich lehrt. Zürich war noch einmal durch Prof. Dr. Klaus Bartels vertreten ("Marktoberdorf" bedeutete für ihn, wie er bekannte, immer einen Mythos); er brachte vor allem Texte zur Philanthropie "äusserst anregend" zum Sprechen und schloss mit römischen Inschriften, erinnernd an seinen daselbst im Jahre 2004 gehaltenen Vortrag "Roms sprechende Steine ...". Die Angaben zum "Innsbrucker Modell ...", einem sprachübergreifenden Konzept mit dem Ziel der Zusammenarbeit, sind bereits abrufbar ("PowerPoint-Präsentation"): http://www.stmuk.bayern.de/km/fachinformationen/lat_gr/load/innsbrucker_modell.ppt. Doch sind in Innsbruck die alten Sprachen schon wieder durch die Universitätsleitung gefährdet; mittels öffentlicher Kritik, mit Leserbriefen, versucht man nun, wenigstens die Ausbildung in Latein zu retten.

Zur "Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts" (Thematik des Mittwochabends): Grosse Veränderungen brachte die Reduktion der Schuldauer von G9 auf G8 (s. Bull. SAV, Nr. 65, April 2005, S. 30). Der Lehrplan der Jahrgangsstufen 5-7 ist veröffentlicht und abgesegnet. In der Mittelstufe ist eine Änderung der Stundentafel angekündigt, da das Total der Wochenstunden in den Jahrgangsstufen 9 und 10 von 36 auf 35, bzw. in der Jahrgangsstufe 8 von 35 auf 34 zu reduzieren ist. Die 3. Fremdsprache (Gr, F) wird voraussichtlich betroffen sein: In Gr heisst dies die Folge 4-4-4 statt 5-5-5. Für die Oberstufe beginnt die Erprobungsphase im kommenden Schuljahr. Die Lehrpläne L haben sich im Ganzen bewährt. Das 8-jährige Gymnasium erforderte eine Kürzung im Fach Latein, die durchaus möglich war und von der Elternschaft begrüsst wurde. Möglich war vor allem die Reduktion des Wortschatzes bei L1 von 2400 auf 1700 (inklusive Kulturwortschatz) in den Klassen 5-8 (die Kürzung beträgt ca. 30%), bzw. in L2 (Klassen 6-8) von 1900 auf 1450 Wörter, somit um ca. 25%. Die Regeln der indirekten Rede werden erst in der Lektürephase aufgezeigt. Die Übersetzung ins Lateinische ist in der Spracherwerbsphase fakultativ. Welche Kürzungen betreffend die Autoren- und die thematische Lektüre gegenüber dem G9-Lehrplan nötig sind, entscheidet eine G8-Lehrplankommission. Latein ist nachweislich für den Erwerb und Gebrauch der Muttersprache förderlich: Im D-Test sind die L1-Schulen in der Spitzengruppe - wie immer - überproportional vertreten. Der L-Test, basierend auf FELIX, abgenommen zu Beginn des 6. Schuljahres, fiel im Vergleich zu den andern Fächern gut aus (sprachliche und inhaltliche Erfassung eines Textes von ca. 100 Wörtern / grammatische Phänomene / Realien [Rom und die antike Welt] mit 20/15/10 möglichen Bewertungspunkten; die Note fliesst in Zukunft ins Zeugnis ein). Im vergangenen Schuljahr 2004/05 führten 162 Gymnasien, 4 weniger als im Jahr zuvor, L1, von denen aber nur 120-125 das Angebot durchziehen. L1 ist mit 39'000 Schülern, relativ betrachtet, leicht rückläufig. L2 (ab der 6. Jahrgangsstufe geführt) wird an über 90% der Gymnasien, d.h. an 370 Schulen, angeboten. Gesamthaft belegen 46% aller Gymnasiastinnen und Gymnasiasten (ab L1 gerechnet) in Bayern Latein, nämlich 161'603 Schülerinnen und Schüler, was gegenüber dem vorletzten Jahr eine Zunahme von 7%, v.a. wegen des Zuwachses in der 6. Jahrgangsstufe, bedeutet. In der Oberstufe verzeichnen die Leistungskurse einen Rückgang: Im Schuljahr 2000/01 belegten 5851 Schüler 496 Leistungskurse, aber im Jahr 2004/05 verteilten sich nur noch 4554 Interessenten auf 369 Kurse. An den Abiturarbeiten müsste die Kleinschrittigkeit überdacht werden; doch heisst es aufzupassen, da die L-Prüfung bis jetzt als berechenbar gilt. - Die Zahl der Griechischschüler ging von 2.9% auf 2.6% zurück. In der Kollegstufe besuchten im Schuljahr 2000/01 650 Schüler 69 Kurse, im vergangenen Schuljahr gab es nur noch 474 Schüler in 47 Kursen. - Es wurde betont, dass die Einführung der Intensivierungsstunden (Arbeit in Halbklassen ohne Leistungsdruck) die beste Neuerung sei, die G8 gebracht habe. Diese führen zu besseren Gesamtnoten und besserer Akzeptanz bei den Eltern. Eine Aufwertung der Fachdidaktik in Bayern wäre laut Dr. Kussl erwünscht. Die Anstellungschancen sind für Referendare im Augenblick ausnehmend günstig: Ausreichende Benotung (3.5 in der Gesamtnote und in der pädagogischen Note) vorausgesetzt, werden nahezu alle Bewerber angestellt; dies waren immerhin 37 im Februar 2005. An der Universität kommen Änderungen in die Diskussion, die Auswirkungen auf die künftige Lehrerausbildung haben werden.

Wie immer, gab es die Möglichkeit zu kollegialen Gesprächen, in Herzlichkeit, aber doch in wohltuender Distanz. Die Schulbuchverlage zeigten ihr reiches Sortiment. Die Referate werden bei der nächsten Tagung im Band XXXX der Reihe "Dialog": Schule und Wissenschaft - Klassische Sprachen und Literaturen (Bayerischer Schulbuch Verlag) gedruckt vorliegen. Am Ende der Weiterbildungsveranstaltung wurde der Tagungsleiter mit wohlverdientem langandauerndem Applaus des Dankes geehrt.

Zürich, den 5. November 2005
Bernhard Löschhorn

Programm der 42. Ferientagung für Altphilologen in München
vom 5. bis 8. September 2005

Montag, 5. September 2005
 

Nachmittags (15.00 Uhr):
Prof. Dr. Klaus Bartels (Zürich): "Von der Kosmopolis zum Global Village. Die Idee weltumspannender Freundschaft und eines ewigen Friedens urbi et orbi"

Prof. Dr. Renate Wittern-Sterzel (Erlangen-Nürnberg): "Medizin in Griechenland und Rom am Beispiel von Hippokrates von Kos (5./4. Jh. v. Chr.) und Aulus Cornelius Celsus (1. Jh. n. Chr.)"

Abends (fakultativ): OStD Dr. Wilhelm Pfaffel / Carola Braun (Regensburg): "'Armilla': Einsatz des Sprachlehrfilms im Lateinunterricht"

Dienstag, 6. September 2005
 

Vormittags:
Prof. Dr. Ulrich Eigler (Trier): "Von Pharsalus nach Actium: Kleopatra und ihre Männer"

Dr. Wolfgang Kofler, M.A. / Dr. Wolfgang Stadler (Innsbruck): "Das Innsbrucker Modell zur Fremdsprachendidaktik und der altsprachliche Unterricht - Möglichkeiten und Grenzen"

Nachmittags (fakultativ): Prof. Dr. Raimund Wünsche (München), Führung durch die Antikenmuseen am Königsplatz

Abends:
Themenabend: "Studienfahrten nach Italien und Griechenland (Informationen, Erfahrungsaustausch und Materialbörse)"

Mittwoch, 7. September 2005
 

Vormittags:
Prof. Dr. Martin Hose (München): "Die Entstehung der christlichen Poesie"

Prof. Dr. Niklas Holzberg (München): "Von Cato bis Carolus: Anregungen zur Lektüre lateinischer Biographien"

Nachmittags (fakultativ):
Prof. Dr. Niklas Holzberg (München): "Ein Vergleich zwischen Suetons Divus Augustus und Einhards Vita Karoli Magni"

Abends:
Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts

Donnerstag, 8. September 2005
 

Vormittags:
Prof. Dr. Kai Brodersen (Mannheim), "Liebeselexier oder Giftmord? Antike Krimis und Antikenkrimis"

Prof. Dr. Friedrich Maier (Berlin): "Das Wort als Waffe - auf der politischen Bühne Europas von der Antike bis zur Gegenwart"

 

Rezensionen

Walter Eder und Johannes Renger (Hrsg.), Herrscherchronologien der antiken Welt: Namen, Daten, Dynastien, Der Neue Pauly, Supplemente, Band 1 (hrsg. von Hubert Cancik, Manfred Landfester und Helmuth Schneider), Stuttgart/Weimar (J.B. Metzler Verlag) 2004, XVIII, 360 S., gebunden, € 99.95, CHF 160.00 (Subskription € 79.95, CHF 128.00), ISBN 3-476-01912-8

Die Herausgeber, der Althistoriker Eder und der Altorientalist Renger, beide massgebend am Neuen Pauly beteiligt, haben zusammen mit einer ganzen Reihe von Altertumswissenschaftern verschiedenster Spezialgebiete diesen auf den ersten Blick banalen, bei genauer Betrachtung komplexen Ergänzungsband des Neuen Pauly erarbeitet. Hier gibt es weniger zu lesen als nachzuschlagen, bilden doch in erster Linie Listen von Herrschern, Machthabern und Amtsträgern verschiedenster Art das Grundgerüst. Die antike Welt erscheint hier geographisch sehr weit gefasst - von Mitteleuropa zu den Hochkulturen des Nahen, Mittleren und Fernen Ostens (Mesopotamien, Ägypten, Kleinasien, Israel, Iran, Baktrien, Indien, China) bis Britannien, Spanien und Nordafrika - und über einen Zeitraum von mehr als vier Jahrtausenden gespannt, beginnend mit der 1. ägyptischen Dynastie am Ende des 4. Jahrtausends bis zum Ende der Amtszeit des konstantinopolitanischen Patriarchen Johannes X. Kamateros zu Beginn des 13. Jahrhunderts. Aufgrund der Informationsdichte beansprucht die klassische Antike Griechenlands und Roms und ihrer Nachfolge dennoch die Hälfte des Bandes, finden wir doch hier nebst den Listen der attischen Archonten, der römischen Konsuln, Zensoren, Diktatoren, Triumphatoren und Kaiser auch die der Bischöfe von Rom ("Päpste"), der Patriarchen von Alexandria, Antiochia und Jerusalem, der westgotischen, langobardischen und merowingischen Könige. Den grösseren Zusammenhängen dienen die einleitenden Artikel der jeweiligen Spezialisten, welche Garantie dafür bieten, dass die neuste Forschungsdiskussion berücksichtigt ist. Die kritische Frage lässt sich höchstens stellen, ob es Benützer mit einem so breitgefächerten Interesse gibt, dass sie sich sowohl über den Langobardenherzog Zotto von Benevent wie den babylonischen Herrscher Mar-biti-ahhe-iddina (auf die zahlreichen, der korrekten Schreibweise dienenden, diakritischen Zeichen müssen wir hier verzichten) zu informieren wünschen.

Bruno W. Häuptli

Kai Brodersen / Bernhard Zimmermann (Hrsg.), Antike Mythologie, Stuttgart/Weimar (J.B. Metzler Verlag) 2005, IV, 188 S., kartoniert, CHF 21.00, € 12.95, ISBN 3-476-02116-5

Mit monumentalen Nachschlagewerken will sich das schmale Handbüchlein über klassische Mythologie gewiss nicht messen, doch finden wir hier in aller Kürze die grundlegenden Angaben über die mythischen Gestalten, gelegentlich auch mit Literaturhinweisen (es fehlt allerdings jeder Hinweis auf das monumentale Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae), und über die Ankündigung im Titel hinaus geben Stichwörter aus vielerlei angrenzenden Bereichen Auskunft über Kulte, Kultstätten, Kultbilder, Riten, Feste, Textgattungen, Rhetorik, Naturphilosophie, Naturerscheinungen (Kaiserkult, Parthenon, Pantheon, Palladion, Panathenäen, Olympische Spiele, Mysterien, Magie, Bestattung, Klageweiber, Ölbaum, Lorbeer, Temenos, Dithyrambos, Metonymie, Allegorese, Prodigien, Kosmogonie, Erdbeben, Finsternisse). Der Ausgriff in den christlichen Bereich bis hin zur Renaissance, den man überrascht zur Kenntnis nehmen wird (Jesus, Paulus, Bibel, Evangelium, Konzil, Gnosis, Donatismus, Mani, Septuaginta u.ä.), soll der Darstellung des religionsgeschichtlichen Umfelds und der Erläuterung der Mythenrezeption dienen. Von mangelnder Treffsicherheit muss man bei den Betonungen sprechen, die sowohl deutsch (d.h. lateinisch) wie auch griechisch angegeben sind oder besser sein sollten, angesichts der allerwärts fehlenden Griechischkenntnisse eine lobenswerte Absicht, die aber wenig konsequent durchgeführt wurde, so dass wir auch bei abweichender Betonung beliebig bald nur die deutsche (Enýo, Télamon, Ío, Párthenon), bald nur die griechische Betonung (Epimenídes, Sarpedón, Theanó) vorfinden, und allzuoft hat in diesem Punkt die redaktionelle Kontrolle versagt: Kalliás, Thiásos, Proítos, Thaliá, Jásos (statt Íasos), Kastaliá, Pausaniás, Ogygiá, wiederholt gar die Angabe von nichtexistenten, angeblich betonten Diphthongen, oft trotz Trema: Hemithea, Philonoë, Nyseïden, Miasma, Okeanos; oder umgekehrt: Áias. Weitere Errata wären Troillos (statt Troilos), die Leichenbestatter heissen libertinarii (statt libitinarii), Polyxena heisst griechisch Polyxéne (nicht Polyxéna), Giraldis Handbuch trägt den Titel De deis gentium (nicht gentilium).

Bruno W. Häuptli

Carl J. Richard, Zwölf Griechen und Römer, die Geschichte schrieben, Darmstadt (Primus Verlag) 2005, 278 S., CHF 49.90, ISBN 3-89678-550-8

Der Autor, Professor für Geschichte an der Universität von Louisiana in Lafayette (USA), verfolgt mit seinem Buch zwei Ziele: Er will versuchen, 1. eine ausgewogene, behutsame Perspektive auf die abendländische Kultur wiederzugewinnen, und 2. die Bedeutung der griechisch-römischen Antike als Grundlage dieser Kultur in Erinnerung zu rufen. Zu diesem Zweck wählt er zwölf Persönlichkeiten vom Dichter Homer bis zum Kirchenvater Augustinus aus - alle männlich, wofür er sich mit dem knappen Hinweis auf damalige Machtstrukturen artig entschuldigt, - und untersucht, was diese Wesentliches zur abendländischen Kultur beigesteuert und wie sie die Welt verändert haben. Es sei vorweggenommen: Richards Buch überzeugt. Schon allein die Aufzählung der Punkte, die Homer zum literarischen Genie stempeln, rechtfertigt die Lektüre. Dass Geschichte auch Spass machen soll, verliert der Autor - hierin Herodot vergleichbar - nicht aus den Augen und bringt mit köstlichen Anekdoten, die jedoch nie Selbstzweck sind, wohl auch manchen Experten zum Schmunzeln. Und wie Herodot verweilt er keineswegs mit biographisch verengtem Blick bei der Schilderung der zwölf bedeutenden Männer, sondern räumt dem historisch-kulturellen Kontext, in dem diese lebten, den nötigen Platz ein. Dabei wird er - ein grosser Vorzug dieses Buchs! - nie langatmig. Knapp und einprägsam bringt er gewisse Sachverhalte auf den Punkt; so etwa, wenn er sagt, dass Thales als Erster die Naturgesetze als treibende Kraft des Universums betrachtet hat (S. 25), dass moderne Forscher den Griechen das Vertrauen in die menschliche Fähigkeit verdanken, Naturgesetze zu enträtseln, und die Bereitwilligkeit, unorthodoxe Hypothesen aufzustellen (S. 35) oder dass mit Alexanders Eroberungen die Polis als Bezugspunkt durch prunkvolle Königshöfe mit entsprechendem Personenkult ersetzt wurde - eine Veränderung, welche die griechische Welt dem römischen Zugriff öffnete (S. 149). Viel Interessantes hat der Autor, selbst gläubiger Christ, zum Christentum zu sagen. So stellt diese Religion als erste die Liebe, und nicht, wie die antike Ethik, die Gerechtigkeit in ihren Mittelpunkt. Häufig stellt Richard Querverbindungen zur jüngeren Geschichte her, meistens am Beispiel US-Amerikas. So streicht er Aristoteles' Anteil zur Etablierung eines Mischsystems der US-Verfassung heraus (S. 124), weiss aber auch, dass gerade Aristoteles mit seiner Verteidigung der Sklaverei Sklavenbesitzern aller Epochen der abendländischen Geschichte Munition geliefert hat. Caesar wird geradezu zur Unperson der amerikanischen Republikaner, während Cicero, der einflussreichste antike Mensch, grösste Wirkung auf die Gründerväter Amerikas gehabt hat. Allerdings staunt der etwas nüchterne europäische Leser nicht schlecht, wenn er liest: "Annähernd zwei Jahrtausende lang las jeder gebildete Europäer und Amerikaner Cicero." Erfreulich gering sind (kleinere) Versehen: So liegt z.B. Sinope nicht auf der Halbinsel Krim (S. 131). Störend - obwohl streng genommen nicht unlogisch! - wirkt der Konsulat (S. 164; vgl. der Prokonsulat S. 195); am schlimmsten: ein schöner Metope (S. 83). Das geht aber auf Kosten der sprachlich tadellosen Übersetzerin Diana Sommer-Theohari. Leider sind die spärlichen Quellenangaben wenig hilfreich. Dass sie weitgehend fehlen, ist begründbar; dass sie aber mit Seitenzahlen einer bestimmten neueren Übersetzung angegeben werden, ist unsinnig. Versübersetzungen (z.B. Vergils Georgica S. 223f) sollten graphisch als solche sichtbar gemacht werden. Eine löbliche Ausnahme bilden die Angaben zu Bibelstellen. Das Buch wird mit einer sehr nützlichen Auswahlbibliographie für interessierte Laien abgeschlossen.

Beno Meier

Hésiode, La Théogonie, Traduction et notes d'Yves Gerhard, Les Travaux et les Jours, Traduction et postface de Lucien Dallinges, "Le Chant du monde", Editions de l'Aire, Vevey 2005, ISBN 2-88108-746-9.

Si la traduction de L. Dallinges en est à sa troisième édition et remonte aux années 1950 (sans qu'on le mentionne d'ailleurs), il n'en va pas de même du travail que vient de faire paraître Yves Gerhard aux Editions de l'Aire, dans un volume agréable à tenir en mains. Hésiode est sorti du purgatoire où le voit encore L. Dallinges dans La leçon d'Hésiode donnée en postface : il est à la mode et n'a pas connu moins d'une demi-douzaine de traductions françaises depuis les années 1990.

Suivant, pour le grec, principalement l'édition de Fr. Solmsen (1970), Yves Gerhard, pour la forme, s'inscrit dans le sillage des traductions rythmées que lui fournissaient Marc Chouet pour Les Géorgiques (1979) et L'Enéide (1984), et Frédéric Mugler pour L'Iliade (1989) et L'Odyssée (1991). Il s'est astreint à un travail méticuleux consistant non pas à rendre les vers grecs par des vers français, mais par des "groupes de quatre, six ou huit syllabes, agencées en lignes de douze syllabes ou de quatorze syllabes", pratique qui lui permet de converger avec l'hexamètre dactylique sur trois points : l'absence de rime, le nombre variable des syllabes dans le vers et la division de celui-ci en deux ou trois parties, selon les coupes usuelles de l'hexamètre. Yves Gerhard parvient ainsi à transcrire un vers d'Hésiode par une ligne rythmée française, tout en tenant compte des groupements de mots, des rejets, parfois même de la place des mots. On en vient à regretter l'absence du texte grec en regard. Le résultat est souvent probant, la langue est belle et vigoureuse, le texte reflète quelque chose de mythique, lointain étrange ou étranger : il faut s'accrocher, on ne remonte pas aux sources sans effort ! La route peut s'avérer périlleuse, en particulier celle du Tartare : les vers 742 et suivant, par exemple, me restent fermés ; quoi qu'il en soit, les dieux eux-mêmes s'en effraient !

Sensible à la signification renfermée souvent dans les noms propres grecs et pour rendre compte de l'originalité des catalogues hésiodiques, Yves Gerhard a tenté de traduire ces listes par des noms expressifs en français aussi. Il en résulte parfois des énumérations hétéroclites où noms grecs et français se télescopent, comme dans le passage de la naissance des Titans (v. 131 sqq) : Et la Terre, en premier, engendra le Ciel étoilé, / semblable à elle, afin qu'il l'enveloppe toute / et qu'il soit le siège des dieux, immobile toujours. / Puis elle accoucha des Montagnes, pentes agréables / aux Nymphes qui habitent les monts escarpés. / Elle enfanta la mer stérile aux rouleaux bondissants, / le Flot, sans tendresse amoureuse ; et puis couchée / auprès du Ciel, elle enfanta l'Océan tournoyant, / Coïos, Crios et Hypérion, et puis Japet, / Théia, Rhéia, Thémis et aussi la Mémoire, / Phoïbé couronnée d'or et l'aimable Téthys. Mais d'autres catalogues - comme celui des enfants de la Nuit ou encore celui des Océanides -, homogènes sur le plan de l'énumération, rendent, de façon parfois amusante, toutes les nuances contenues dans les termes grecs. Un utile index des noms propres donne la transcription des noms d'origine ; il manque toutefois d'une certaine rigueur. Il semble aussi que l'alternance de majuscules et de minuscules pour les mêmes entités souffre çà et là du même défaut. Les notes, pas trop abondantes et claires apportent des compléments bienvenus et nécessaires au lecteur non spécialiste.

Dans son intéressante introduction générale, Hésiode, le berger-poète de Béotie, Yves Gerhard, suivant en cela la chronologie de M. West (1995), fait de La Théogonie la plus ancienne œuvre littéraire grecque à nous être parvenue ; en quoi il s'oppose - et pour cause ! - à l'opinion exprimée, en son temps, par L. Dallinges dans la postface de l'ouvrage. Le lecteur non averti, auquel s'adressent aussi les textes publiés dans cette collection, ne manquera certainement pas d'être plongé dans la perplexité. Une phrase d'explication aurait été utile. On notera qu'en dehors de quelques ouvrages cités dans l'introduction ou en note, le volume ne renferme pas de bibliographie, même succincte.

Christine Haller

Otto Hiltbrunner, Gastfreundschaft in der Antike und im frühen Christentum, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2005, 224 S., CHF 58.60, ISBN 3-534-18383-5

Otto Hiltbrunner, den man vor allem durch sein "Kleines Lexikon der Antike" kennt, macht noch im hohen Alter (Jahrgang 1913!) durch diese äusserst interessante Publikation auf sich aufmerksam. Dieses Buch über das hospitium in der Antike basiert auf zahlreichen kleineren Beiträgen, die der Autor schon früher zu Einzelaspekten des Themenkomplexes veröffentlicht hatte. Es handelt sich um den "Versuch, eine Geschichte der Gastlichkeit im Altertum zu schreiben" (Vorwort).
Dabei ist die griechische wie auch römische Tradition gleichermassen berücksichtigt, aber der Blick schweift noch weiter: in der Einleitung werden die althergebrachten Grundhaltungen gegenüber Fremden auch an orientalischen Gastregeln, wie sie für uns im Alten Testament noch greifbar sind, aufgezeigt.

Nach kurzen Ausführungen über die Gastfreundschaft bei Homer kommt der Autor dann auf die historische Zeit zu sprechen, wobei die private Gastfreundschaft genauso wie die öffentliche behandelt wird (in Rom also Einrichtungen wie das hospitium publicum). Der dritte Bereich ist die gewerbliche Gastfreundschaft, die im Orient wie auch in Griechenland und Rom einen ausnehmend schlechten Ruf genoss. Warum das so ist, wird von Hiltbrunner mit viel Feingefühl untersucht.

Viel Wert wird darauf gelegt, dass die diversen Begriffe wie symbolon, theorodokia, proxenia, hospitium und viele andere genau erklärt und sauber voneinander geschieden werden. Besondere Schwierigkeiten ergeben sich natürlich dadurch, dass viele von diesen Begriffen im Lauf der Zeit häufig wesentliche Bedeutungsverschiebungen mitmachten. Aber Hiltbrunner gelingt es immer, die Begrifflichkeit sehr klar darzulegen.
Ebenfalls sehr gut dargestellt wird der Übergang vom griechisch-römischen Begriff der Gastfreundschaft zum Christentum, wo der Aspekt der Nächstenliebe hinzutritt, um auch mittellosen Personen die Gastfreundschaft gewähren zu können, was ja eine wesentliche Schwäche der griechisch-römischen Gastfreundschaft war, die prinzipiell auf Gegenseitigkeit beruhte. Wichtig für das Verständnis der christlichen Gastfreundschaft ist denn auch das Bild von Christus, der in der Gestalt des Gastes selbst erscheint (Matth. 25, 35ff.).

Was an dem Buch besonders besticht, ist die Fülle an Quellenmaterial, das zur Unterstreichung des Dargestellten angeboten wird. Eine Unzahl an literarischen Beispielen (immer in sehr angenehm zu lesender Übersetzung gegeben) aus dem griechischen sowie römischen Bereich bis hin zu Bibeltexten machen das Ganze sehr anschaulich und lebendig. Dadurch erweist sich das Buch als enorm hilfreich für das tiefere Verständnis von jeglichen Texten, in denen Aspekte des hospitium eine Rolle spielen - wichtig gerade deswegen, weil uns das antike hospitium in vielerlei Hinsicht so fremd ist. Ein Beispiel von vielen sind die Komödien des Plautus: sehr viele Stellen erschliessen sich uns erst dann vollkommen, wenn wir den Hintergrund des hospitium kennen.

Der sehr gute Gesamteindruck wird durch einzelne Druckfehler nur minim getrübt: aufgefallen sind dem Rezensenten S. 107 Doppelfunkion, S. 121 ein Münze, S. 66 Thearodokoi.

Beat Hüppin

Felix S. Friedrich - ein engagierter Jungverleger

Der F. S. Friedrich Verlag, ansässig in Frankfurt a.M., ist ein hierzulande noch wenig bekannter Verlag für Latinistik, der 2003 von dem damals 15-jährigen Gymnasiasten Felix S. Friedrich gegründet wurde. Nun, was bringt einen 15-jährigen Schüler dazu, seinen eigenen Verlag zu gründen und sich dann noch ausgerechnet auf Latein zu spezialisieren?
Zumal der Beginn seiner Lateinkarriere gar nicht besonders verheissungsvoll aussah: er war im Latein anfänglich eher desinteressiert und brachte mittelmässige Leistungen, die sich rasch verschlechterten. Als schliesslich sogar die Versetzung gefährdet war, begann er, den Stoff notgedrungen auf eigene Faust aufzuarbeiten. Dadurch öffnete sich ihm plötzlich der Knoten, wie man so schön sagt. So bekam er immer mehr Freude am Fach und beschloss, mit geeigneten Publikationen auch anderen Lateinschülern in ähnlichen Situationen zu helfen. Die Konsequenz daraus war die Verlagsgründung, aus juristischen Gründen zuerst unter dem Namen seines Vaters, obwohl er von Anfang an selbst die Geschäfte leitete. Seit seinem 18. Geburtstag im Herbst 2005 läuft der Verlag nun auch offiziell unter seinem Namen.

Nach seiner Selbsteinschätzung ist es vor allem sein persönlicher Hintergrund als ehemals gelangweilter, schlechter Lateinschüler, der ihm hilft, sich in die Lage verzweifelter Schüler und Studenten versetzen zu können. Die meisten Publikationen seines Verlages richten sich denn auch an Personen, die Stoff im Selbststudium aufarbeiten wollen, seien es Gymnasiasten oder Latinums-Studenten; sie eignen sich aber auch hervorragend für den Einsatz beispielsweise im Nachhilfeunterricht oder teilweise durchaus auch im Klassenunterricht. Was allgemein zu den Titeln zu sagen ist: der Verlag legt Wert darauf, dass die Erzeugnisse im Preis sehr erschwinglich sind, daher wird auf eine luxuriöse Aufmachung verzichtet, die den Preis unnötig in die Höhe treiben würde. Das bezieht sich aber nicht auf inhaltliche Aspekte, sondern allein auf das Erscheinungsbild.

Discendum. Das Wichtigste für den Latein-Unterricht, 166 S., CHF 23.60, ISBN 3-937446-10-9

Dieses Buch lässt sich fast schon als (abgespeckte) Grammatik verwenden; für den akademischen Gebrauch fehlt natürlich zu viel, aber als Schülergrammatik scheint es mir ganz tauglich zu sein. Das Buch beginnt bei grundsätzlichen Bemerkungen zu Alphabet, Aussprache und Betonung des Lateinischen. Es folgt ein Vokabelteil, in dem ein Grundwortschatz von rund 1800 Einträgen geboten wird. Manchmal sind als Ergänzung passende Fremdwörter angegeben, wobei man hier noch wesentlich mehr angeben könnte. Für meinen Geschmack müsste nicht bei jedem Wort verzeichnet sein, zu welcher Flexionsklasse es gehört, es würde ausreichen, wenn man die Zuordnungsregeln einmal klar darlegen würde. Es folgt der Grammatikteil mit guten Ausführungen zu den einzelnen Kasus und ihren Verwendungen, natürlich auch mit allen nötigen Formentabellen und Übersichten. Die Syntax ist sehr knapp geraten, aber die wichtigsten Dinge für Schülergebrauch stehen da. Ein Glossar und ein Stichwörterverzeichnis runden das Buch ab. Als ergänzendes Nachschlagewerk für die Schüler (wenn nicht als vollständige Grammatik) ist es sicher empfehlenswert.
In der 3. Auflage (momentan im Druck befindlich) wurde die Syntax um weitere Erläuterungen zu den nd-Konstruktionen ergänzt. Im Anhang gibt es neu eine Übersicht über die meistgelesenen Schulautoren mit Kurzbiographien und Werken, sowie eine kleine Stilistik mit den wichtigsten Tropen und Figuren.

Friedrichs Lateinischer Basiswortschatz, 34 S., ISBN 3-937446-22-2

Dieses schmale Bändchen enthält die 500 wichtigsten Vokabeln für die Lektüre klassischer Autoren. Um diese zu ermitteln, wurden total 1.35 Mio. Wortformen analysiert. Diese Wörter sind dann in 14 Lektionen aufgeteilt worden, angefangen bei Pronomina, Präpositionen, 3 Lektionen mit "Kleinen Wörtern" und schliesslich 9 Lektionen mit Verben/Nomina. Eine zusätzliche Motivation wird gegeben, indem ausgewertet wird, wieviel Prozent der Vokabeln eines durchschnittlichen Textes mit der jeweils gelernten Zahl Vokabeln abgedeckt sind. So wisse man nach dem 9. Kapitel des Basiswortschatzes bereits 55.12% der Vokabeln eines Textes. Über Sinn oder Unsinn einer solchen Statistik kann man sich natürlich streiten; verblüffend ist es allemal, diese Zahlen vor sich zu sehen.

Auxilium Primum/Secundum. Erste Hilfe für Lateinlernende, Je 40 S., CHF 14.70, ISBN 3-937446-06-0 und 3-937446-07-9

Diese Reihe ist dafür gedacht, dass Schüler mit Problemen im Übersetzen selbständig ihre Lücken auffüllen können, eignet sich aber auch hervorragend für den Einsatz im Nachhilfeunterricht. In jeweils 10 Lektionen werden Anleitungen für die Übersetzungspraxis geboten (Formenlehre wird vorausgesetzt und daher nicht eigens behandelt), jeweils mit Beispielen zu einer syntaktischen Erscheinung, entsprechenden Erläuterungen, Übungssätzen (mit Lösungen) und einem kleinen Block Vokabeln zum Repetieren. Zwecks Motivation wird grösster Wert auf die direkte Ansprache des Lesers und auf diverse auflockernde und aufmunternde "Floskeln" gelegt. Der Grundtenor der Reihe könnte wie folgt umschrieben werden: "Lateinprobleme müssen nicht sein; eigentlich ist alles gar nicht so schwierig, wenn es nur genügend verständlich erklärt wird!"

Meine eigene Latein-Grammatik, 42 S., CHF 12.80, ISBN 3-937446-03-6

In dieser "eigenen Latein-Grammatik" finden die Schüler nur leere Tabellen und Raster vor, die im Lauf der Zeit, je nach Fortschritt des Grammatikunterrichtes, mehr und mehr gefüllt werden. Lose umherliegende und -fliegende Grammatikblätter werden somit vermieden, alles ist in einem (A4-formatigen) Heft zusammengefasst. Die Grammatik lässt sich denn auch mit jeglichem Lehrmittel kombinieren.
Das Prinzip des Heftes gefällt mir sehr gut. Kritisieren würde ich einzig, dass bei den einzelnen Deklinationen jeweils nicht so viele Muster nötig sind. Warum braucht es bei der kons. Deklination die Muster honor, civitas, latitudo, regio, wo doch ein einziges genügen würde? Auch bei den Neutra dieser Gruppe würde ein Muster genügen statt nomen und tempus. Dass der Nominativ in der kons. Deklination in verschiedener Gestalt erscheinen kann, muss man natürlich grundsätzlich zur Kenntnis nehmen, aber dafür braucht es nicht mehrere Deklinationsmuster. Doch es steht ja dem Benutzer frei, einfach nicht alle Raster auszufüllen. Insgesamt meiner Meinung nach ein sehr nützliches Heft für den Schulgebrauch.

Friedrichs Maledicta Latina, 30 S., CHF 9.20, ISBN 3-937446-01-X

Dieses Heft ist wohl eher als Kuriosum zu betrachten: Fluchwörter und Obszönitäten jeglicher Art, nach denen man von Schülern immer wieder gefragt wird (Sie, was heisst eigentlich ... auf Lateinisch?), wurden hier zusammengestellt, ganz im Bewusstsein der Tatsache, dass die Römer selbstverständlich auch alle Schattierungen der Beschimpfungen und Obszönitäten kannten. Vieles kennt der Eingeweihte ja schon aus den pompeianischen Wandkritzeleien, sogar von anerkannten Autoren wie Catull, Horaz und anderen.
Die Schimpfwörter werden erst lateinisch-deutsch und dann umgekehrt gegeben; sogar ein kleiner Teil zur Wortbildung folgt im Anhang, damit der geneigte Leser dann selbst eigene lateinische Beschimpfungen kreieren kann.

Zuletzt sei noch auf die Webpräsenz des Verlags hingewiesen: http://www.fsf-verlag.de.

Beat Hüppin

Hanspeter Betschart, Cursus Litterarum, Lateinische Lektüre, Olten (Martins-Verlag) 2005, 93 S., CHF 25.00

Nur ein Jahr nach der Herausgabe der "Latinitas Christiana", einer Einführung in die christliche Latinität, hat Hanspeter Betschart mit dem "Cursus Litterarum" den erhofften Fortsetzungsband vorgelegt. Eine so rasche Folge war nur möglich, weil der Autor seine jahrelange Unterrichtserfahrung am Gymnasium und an der Universität zugrunde legen konnte. Davon kann der Benützer in reichem Masse profitieren.
Betschart legt eine Auswahl vor, die den ganzen Bogen prominenter lateinischer Autoren umschliesst. Die Breite, welche die Zahl der an einem Gymnasium gelesenen Autoren übersteigt, geht etwas auf Kosten der Tiefe, da jeweils nur kleinste Ausschnitte vorgelegt werden können. Dass eine kleine Auswahl aus so grossem Gebiet sehr subjektiv ist, versteht sich von selbst. Der Herausgeber ist jedoch um Variatio bemüht und zeigt mit sicherem Gespür viele Aspekte der Literatur. Wer nach Vertiefung sucht, erhält zahlreiche Hinweise auf Gesamtausgaben und weiterführende Literatur. Ein konsequenterer Hinweis auf verfügbare, doppelsprachige (Taschenbuch)Ausgaben wäre allerdings dem Leser noch dienlicher. Gute Übersetzungen ersparen in vielen Fällen das mühsame Nachschlagen in Wörter- und Grammatikbüchern und motivieren somit, über die Anfänge hinauszugehen.

Nach zwei Kapiteln mit bekannten Formeln und Floskeln sowie Spruchweisheiten, sozusagen zum Einlaufen und Anwärmen, enthält das 3. Kapitel berühmte Stellen aus der Ilias und der Odyssee, wie sie der Mythograph Hyginus lateinisch aufgeschrieben hat. Es folgen Ausschnitte aus dem Historiker Livius über die frühe Zeit Roms und Texte aus den Briefen des Gaius Plinius mit kuriosen und lustigen Begebenheiten aus dem Alltag. Caesar ist mit zwei Stellen aus dem ethnographischen Exkurs über die Gallier ebenso präsent wie die beiden Philosophen Cicero und Seneca. Zu guter Letzt kommt sogar der Spötter Petron zu Worte.
Der diffusen, aber latent doch oft vorhandenen Angst des Anfängers vor der lateinischen Metrik begegnet Betschart mit einer gezielten und übersichtlichen Einführung, die auf knappem Raum alles Wesentliche enthält. Der Leser wird auch bei den einzelnen Texten nicht im Stich gelesen, indem die Silben, die wir in akzentuierender Leseweise betonen, zu seiner Hilfe und zur Überprüfung der bereits gewonnenen Festigkeit gekennzeichnet sind. Zwei Ausschnitte aus den Metamorphosen Ovids und Stellen aus Vergils Aeneis repräsentieren die hexametrische Dichtung. Als Beispiele für das Distichon stehen vor allem die Epigramme Martials. Der Autor führt auch den jambischen Senar vor, wie ihn Phaedrus in seinen Fabeln verwendet, und bringt eine Auswahl aus Catull und Horaz mit silbenzählenden Versmassen. Für die Unterstützung in metrischen Fragen dankt er dem Kollegen und Altphilologen Martin Ramming. Ein Hinweis auf eine einfache, greifbare lateinische Metrik wäre hier nützlich.

Betschart ist genug Lehrer, um zu wissen, wie schnell sogar wichtige Wörter dem Gedächtnis entschwinden. So mahnt er durch Repetitionsseiten zur stetigen Wiederholung des Vokabulars. Unregelmässige Verben werden mit Übungssätzen nochmals aufgeführt. Für die Wörtertests gibt er benutzerfreundlich gleich die Lösungen. Besondere Erwähnung verdient die originelle Zusammenstellung der Wochengötter, die ausgehend vom griechisch-lateinischen Wort bis in die verschiedenen Dialekte des Romanischen reicht.

Wer sich die Grundlagen in Grammatik und Vokabular erarbeitet hat und sich mit gefestigten Kenntnissen an Originaltexte heranwagen kann, dem steht mit dem "Cursus litterarum" eine schöne Auswahl literarisch bedeutsamer Stellen offen. Wenn im Vorwort allerdings steht "Auswahl für die Anfangslektüre", dann kann dies leicht missverstanden werden. Schon nach wenigen Kapiteln mit sanftem Einstieg sind die Texte anspruchsvoll, und der Anfänger wird vor beträchtliche Probleme gestellt. Zwar bekommt er gute Hilfe durch den erfahrenen Lehrer, aber die notwendige Eigenleistung bleibt dennoch gross. Ist er dazu bereit, wird er das Buch mit Gewinn zurücklegen.

Bruno Colpi

Gregor Maurach, Kleine Geschichte der antiken Komödie, Darmstadt (WBG) 2005, 160 S., CHF 42.90, ISBN 3-534-18326-6

Die Geschichte der antiken Komödie wird in drei Hauptteilen vorgeführt: Aristophanes, Menander, lateinische Bühnen-Literatur (im Wesentlichen dann: Plautus und Terenz). Die Teile erweisen sich dann konkret als sehr verschieden.

Von Aristophanes wird nach einer kurzen Einleitung eine repräsentative Auswahl von acht Stücken mit Nacherzählung des Inhalts und kurzer Behandlung vorgeführt. Das ist an sich überzeugend, im Einzelnen beginnt man aber bald über Seltsamkeiten zu stolpern: Was soll es heissen, dass Perikles ' die Stadt in eine Zwei-Klassen-Gesellschaft verwandelte'? Ein Geburtsdatum 'um 440 v.Chr.' verträgt sich nicht mit einem Debüt 427 v.Chr. (alles S. 12). Was soll in einer Nacherzählung der 'Vögel' ein Satz wie 'Der ebenso dürre wie dümmliche Dithyramben-Poet Kinesias, den Lesky (1993, 468) vorstellt, wird gleichermassen schroff abgefertigt'? Die Reihe liesse sich fortsetzen. Vor allem aber müsste in einem 'Begleitbuch zur Lektüre des Plautus und Terenz' für den 'interessierten Laien' (S. 9) dem Leser zunächst die entscheidende Grunderkenntnis vermittelt werden, dass die 'Archaia' gar keine Komödie im heutigen Wortsinn ist, sondern ein 'Fastnachtspiel' mit traditionellen, ursprünglich selbständigen Bausteinen: Agon, Parabase, Episodenreihe, Schlusskomos. Dazu gehört auch der Entwurf einer Gegenwelt, die keineswegs nur Hoffnungsbild oder Bild eines erträumten Friedens (S. 34) ist, sondern alle Züge einer 'verkehrten Welt' tragen kann - man denke an die verschiedenen 'Weiberherrschaften'.

Es ist also nicht einfach ein anderes Menschenbild, das die Komödie des Menander von der des Aristophanes unterscheidet; sie ist etwas grundsätzlich anderes. Man könnte sie eher als eine Fortsetzung des Euripides in untragisch-bürgerlichem Rahmen betrachten. Dabei ist richtig, dass sich Veränderungen schon in den spätesten Stücken des Aristophanes ankündigen und dass Menander, wie Maurach gut beobachtet, in einzelnen Szenen auf Aristophanisches zurückgreifen kann. Die in grösseren Teilen erhaltenen Stücke Menanders werden uns in dem ihm gewidmeten Mittelteil recht ausführlich vorgestellt. Was aber S. 55ff. unter dem Titel 'Hauptpunkte aus Menanders Technik' aufgeführt wird, ist doch ein recht seltsames Sammelsurium. Was soll man insbesondere mit dem Schlusssatz (Punkt 6: 'Ernstes und Heiteres') anfangen 'In dem Buch "Lateinische Dichtersprache" finden sich Belege aus anderen Dichtungsarten', zumal die zugehörige Anmerkung einen ins Leere schickt?

Gemäss dem zitierten Ziel des Buches ist gut die Hälfte des Umfangs Plautus und Terenz gewidmet. Die Behandlung der beiden Dichter könnte allerdings nicht verschiedener sein. Bei Plautus wird primär Grundsätzliches besprochen: Überlieferung, Sprache, Metrik, Verhältnis zu den griechischen Vorbildern. Das ist wiederholt sehr interessant, da Maurach dabei auf eigene Forschungen zurückgreifen kann, er verliert aber dabei doch wohl mitunter sein Zielpublikum aus den Augen. Vor allem bleibt etwas wenig Raum für die konkreten Stücke des Plautus (wir bekommen unter verschiedenen Titeln immerhin fünf vorgeführt); Aulularia und Menaechmi hätten aber wegen ihrer Wirkungsgeschichte kaum fehlen dürfen. Ganz anders steht es bei Terenz: nach einer kurzen Einleitung werden 'Andria', 'Eunuchus' und 'Adelphoe' (damit wirklich drei zentrale Stücke) sehr eingehend besprochen. Hervorzuheben ist die kluge Behandlung der Problematik der Adelphoe (er stellt den Schluss in die Tradition von Menanders 'Dyskolos').

Christoph Jungck

Pedro Barceló: Kleine römische Geschichte, Darmstadt (Primus Verlag) 2005, 167 S., CHF 33.90, ISBN 3-89678-541-9

"Einen konzisen historischen Überblick", der "repräsentativ sein und dem Leser vielfältige Anregungen sowie einen soliden Ausgangspunkt für eine weitere eigenständige Beschäftigung mit der Materie bieten" soll, verspricht Pedro Barceló im Vorwort seiner Kleinen römischen Geschichte. Diesem Anspruch, das sei vorweggenommen, wird der Autor weitgehend gerecht. Die im Klappentext angekündigte meisterhafte Verbindung von Erzählung und Analyse gelingt in der Tat in vielen Kapiteln und führt, wenn auch nicht zu neuen, so doch stets zu klugen und in sich schlüssigen Interpretationen einzelner Ereignisse und Phänomene der rund tausendjährigen römischen Geschichte.

Sehr anschaulich und stringent beschreibt Barceló in den ersten drei Kapiteln die Grundideen des römischen Staatswesens, den Aufstieg Roms zur Weltmacht mit den bekannten Rückwirkungen auf die Innenpolitik und dem Ende der Republik. Einzelne Unterkapitel eignen sich durchaus zur isolierten Lektüre im Sinne des Nachschlagens oder Repetierens bestimmter Sachverhalte (z.B. S. 17-19 "Klientelwesen"), andernorts verzichtet Barceló bewusst auf ermüdende (aber manchmal eben doch nützliche) definitorische Ausführungen (z.B. zu den verschiedenen Organisationsformen der Volksversammlung, S. 22).

In "Die Begründung des Principats" (S. 64-78) versucht Barceló das Wesen des neuen augusteischen Staates fast 'essayartig umkreisend' zu erfassen, was eine Lektüre ohne Vorkenntnisse, z.B. für Schüler, schwierig macht. Im Zentrum steht des Kaisers "unermüdliche propagandistische Kleinarbeit" (S. 68), die verfassungsrechtlichen Aspekte (z.B. des Jahres 27 v.Chr.) kommen m.E. zu kurz. Das gelungene Gegenstück dazu bildet die "Entmachtung des Kaisertums" (S. 152-156), wo der Autor überzeugend darlegt, wie und wo im Laufe der Spätantike "die kaiserliche Autorität zunehmend unterminiert wurde", d.h. die einst von Augustus "gebündelten militärischen, gesetzgeberischen und priesterlichen Kompetenzen" nach und nach delegiert und in neue Herrschaftsformen gegossen wurden.

Die meisten der insgesamt zehn Kapitel halten sich an die Chronologie der politischen Ereignisgeschichte. Kontrapunkte setzen die Kapitel "Wirtschaft und Gesellschaft in Republik und Kaiserzeit" (S. 94-105), "Aufstieg und Durchsetzung des Christentums" (S. 135-148) und "Verwandlung der Mittelmeerwelt" (S. 149-161). Barceló bringt hier des öftern vielschichtige (und je nach Leser an sich erklärungsbedürftige) Sachverhalte auf prägnante Formeln, so etwa das römische Ehe- und Familienwesen (S. 101): "Einehe galt als Ideal, aber tatsächlich waren die modernen Patchworkfamilien aufgrund von hoher Sterblichkeit und unproblematischen Scheidungsmöglichkeiten weit verbreitet".

Erfreulich ist, dass Barceló trotz der gebotenen Kürze den Raum findet, einige ausgewählte Quellen eingehender zu analysieren und in ihrem historischen Kontext zu bewerten. Es sind dies insbesondere der Christenbrief des Plinius mit Trajans Antwortschreiben (S. 91-93) und die Auseinandersetzung um den Victoria-Altar zwischen Ambrosius und Symmachus (S. 144-148). Quellenzitate werden ausschliesslich in deutscher Übersetzung gegeben, hingegen finden sich alle Fachbegriffe in ihrer lateinischen Form (selbst die optimates und populares werden nicht eingedeutscht!). Leider fehlen dem Werk jegliche Art von Register sowie ein Karten- und Abbildungsverzeichnis. Das Literaturverzeichnis listet für jedes der insgesamt zehn Kapitel eine sinnvolle Auswahl wichtiger Titel auf.

Thomas Schär

Lukian, Der Tod des Peregrinos, Darmstadt (WBG) 2005, CHF 49.90, 257 Seiten

Der 9. Band der Reihe SAPERE (Akronym für Scripta Antiquitatis Posterioris ad Ethicam REligionemque pertinentia) behandelt Lukians "Tod des Peregrinos, Ein Scharlatan auf dem Scheiterhaufen" aus dem zweiten nachchristlichen Jahrhundert, einer literarischen Epoche, die zu Unrecht bisweilen als zweitrangig angesehen wird.

In der Einleitung werden sowohl die Vielseitigkeit des Schriftstellers Lukian als auch der Aufbau der in Briefform gehaltenen, relativ kurzen Invektive gegen den Kyniker Peregrinos Proteus dargelegt.

Der von Dirk Uwe Hansen ins Deutsche übersetzte griechische Text folgt im wesentlichen Macleods Oxfordausgabe aus dem Jahr 1980 und wird von Peter Pilhofer in 145 Anmerkungen anschließend sehr ausführlich erläutert.

Lukians im Gegensatz zu anderen Quellen nur negativ geschilderte Darstellung handelt von der öffentlich angekündigten Selbstverbrennung des Peregrinos um 165 n.Chr. in Olympia; als Jugendlicher war er nach dem Mord an seinem Vater aus seiner Heimat geflohen, hatte sich vorübergehend den Christen angeschlossen, dafür eine Gefängnisstrafe auf sich genommen und sich schließlich an verschiedenen Orten des Imperiums als Kyniker zu qualifizieren versucht, bis ihn mangelnder Erfolg und der Wille, seine Todesverachtung zu dokumentieren, zur Selbsttötung am Ende der olympischen Spiele bewog.

Im dritten Teil nehmen neben den zwei genannten Herausgebern Manuel Baumbach und Jens Gerlach in fünf Essays Stellung zum Bild der christlichen Gemeinden in Lukians Peregrinos, zu dessen Karriere, der Darstellung des Scharlatans bei Lukian, vergleichen die Darstellung mit Figuren anderer Werke Lukians (Demonax und Alexandros) und behandeln die Bedeutung der Rezeption des Werkes von der zweiten Sophistik über die Spätantike und die Aufklärung bis ins 19./20. Jahrhundert, wobei Peregrinos' Beiname "Proteus" geradezu programmatisch für die Vielfalt der Aufnahme des Werkes erscheint.

Der Anhang bietet ein ausführliches Literaturverzeichnis sowie ein Stellen-, Sach- und Personenregister.

Obwohl der Peregrinos sehr typisch für den Satiriker Lukian ist, ist er dennoch ein eigenständiges Werk und auch für Leser ohne ausführliche Kenntnisse Lukians sehr empfehlenswert.

Iwan Durrer

Peter Flury, Aus der Werkstatt eines Lexikographen, Vorträge, Reden Plaudereien, mit einem Verzeichnis der Veröffentlichungen von Peter Flury und einem Gedenkwort von Hugo Beikircher, herausgegeben und verlegt von Hans Jörg Schweizer, Baden 2005, 175 S., CHF 27.00, € 18.00, zu beziehen bei: Hans Jörg Schweizer, Römerstrasse 14, CH-5400 Baden (Tel. & Fax 0041 56 222 85 46, Mail: hjr.schweizer@mysunrise.ch)

Peter Flury (1938-2001), stammend aus den Prättigau, promoviert in Klassischer Philologie in Zürich (bei Heinz Haffter und Manu Leumann), war mehr als ein Vierteljahrhundert Generalredaktor des Thesaurus Linguae Latinae. Mit seinem Freund Hans Jörg Schweizer hatte er einst den Plan gefasst, ein Büchlein über lateinische Wortgeschichten zu schreiben. Der frühzeitige Tod von Peter Flury liess ihn den Plan nicht in der beabsichtigten Weise durchführen. Trotzdem wird uns nun dieses Büchlein geschenkt. Hans Jörg Schweizer fand im Nachlass von Peter Flury Vorstellungen und Notizen zur geplanten Publikation und konnte unter den Gelegenheitsvorträgen, Briefen und Reden seines Freundes das Material finden, das in dieses Büchlein hineingehört. Es sind Wortgeschichten (zu femina, lyra), Arbeiten zur Lexikographie, Einblicke in die Arbeit des Generaldirektors des ThLL, Reden (auf Manu Leumann, Wilhelm Ehlers) und Interpretationen (zu Martial 12,31, zu einem Grabstein aus dem Domleschg). Die glasklare Systematik, die Peter Flurys lexikographische Arbeit kennzeichnete, der philologische Eros, die realistische Abschätzung dessen, was möglich ist, die Hingabe an den Thesaurus und die Liebe zu seinem Prättigau: alles das wird in diesen Beiträgen in eindrücklicher Weise sichtbar. Ein Verzeichnis der Veröffentlichungen von Peter Flury, eine Ehrung durch Hugo Beikircher und ein Nachwort des Hausgebers zur Entstehung dieser Publikation schliessen das kostbare Werk ab, das alle, die Beschäftigung mit Philologie zu schätzen wissen, mit Bewunderung und Dankbarkeit erfüllen wird.

Alois Kurmann

Latein in unsrer Zeit - Eine neue Reihe von Ausgaben für die Lateinlektüre

Österreichische Kolleginnen und Kollegen (Werner Müller, Günter Lachawitz, Renate Oswald, Wolfgang J. Pietsch) geben seit 2005 im Braumüller-Verlag, Wien eine neue Reihe von Lektürebänden heraus, die nach den Vorgaben des neuen Oberstufenlehrplans konzipiert sind. Dieser neue Lehrplan, beruhend auf "thematischen Modulen" wurde vor kurzem von Friedrich Maier unter dem Titel "Österreichs Lateinunterricht auf Erfolgskurs" lobend vorgestellt (Forum Classicum 48, 2005, Heft 4, 251-253). Dem Lehrplan entsprechend sind die Lektüreunterlagen einzelnen Themen gewidmet. Mir liegen sechs Hefte vor zu den Themen: Unsterblicher Mythos, Austria Latina, Europa, Edle Wilde und grausame Barbaren, Imagines, Alltag im antiken Rom. Die einzelnen Hefte enthalten lateinische Texte mit Kommentar, Vokabellisten, Übersetzungs- und Konstruktionshilfen, metrische Einführungen, Beispiele rhetorischer Figuren, Arbeitsmaterial zur Vertiefung, Informationen aus Geschichte und Kultur, Texte zum Thema in deutscher Übersetzung sowie von modernen Autoren aus verschiedenen literarischen Gattungen und sehr reiches Bildmaterial. Beeindruckend ist die Vielfalt der Texte. So findet man z.B. im Heft "Unsterblicher Mythos. Antike Dichtung und ihr Fortwirken", hrsg. von Renate Oswald 14 Texte aus Ovid und 10 aus Vergil auf lateinisch (einige Textabschnitte umfassen über 50 Verse) und 20 Ergänzungstexte auf Deutsch (z.T. übersetzt aus Hesiod, Livius, dem Alten Testament, z.T. aus neuen Sprachen, Shakespeare, Anouilh, Atwood, Dante, z.T. original Deutsch: Schiller, Kafka, Biermann etc.). Bei allen Heften staunt man über die grosse Fülle an Material, das aus verschiedensten Zeiten, Sprachen und literarischen Gattungen stammt, wobei oft auch wirklich Entlegenes aufgeführt wird.

Da wir Gymnasiallehrkräfte in der Schweiz kaum von irgendwelchen Lehrplänen eingeschränkt sind (Theodor Knecht sagte, "dass der einzelne Lehrer mit seinen Klassen nicht nur weitgehend das lesen kann, was er für richtig hält, sondern auch das Gelesene noch ganz so fruchtbar machen und deuten kann, wie es seinen Absichten und seiner Überzeugung entspricht": Anregung. Beiheft Antike Texte - moderne Interpretation, München o.J., 37), können wir aus dieser neuen Reihe auswählen, was uns passt, uns von der Materialfülle anregen lassen, einmal mit einer Klasse mit einem der Hefte arbeiten, auch wenn wir sonst nicht thematische Lektüre betreiben. Das ausserordentliche Engagement und der enorme Arbeitseinsatz der Verfasser, den diese Hefte erahnen lassen, wird jeden mit Respekt erfüllen.

Informationen zu den erschienen Heften findet sich unter www.braumueller.at.

Alois Kurmann

Dorothee Gall, Die Literatur in der Zeit des Augustus, Darmstadt (WBG) 2006 (Reihe Klassische Philologie Kompakt), 184 S., CHF 25.90, € 14.90, ISBN 3-534-12766-4

In der Reihe "Klassische Philologie Kompakt", in der bisher erst der Band Augustinus von Therese Fuhrer (2004) erschienen ist, führt nun Dorothee Gall in die lateinische Literatur der Zeit des Augustus ein.

Nach einem kurzen historischen Abriss über die Zeit der Bürgerkriege und über Rom unter Augustus (S. 3-9), stellt Gall kompakt und übersichtlich die Entwicklung der römischen Literatur bis zur Epoche des Augustus dar. Sie berücksichtigt dabei den Einfluss der griechischen Literatur, sowie das genuin Römische (S. 9-13).

Anschliessend spürt die Autorin den charakteristischen Elementen nach, die die augusteische Epoche konstituieren (S. 13-20). Besonderes Augenmerk verdient die facettenreiche Erörterung über die Funktion und die Rahmenbedingungen der Literatur in der augusteischen Gesellschaft (S. 20-24).

Didaktisch sehr gelungen und auch 1:1 brauchbar für den Unterricht scheint mir die im 3. Teil folgende Abhandlung der wichtigsten Gattungen (S. 25-41): Epos, Epyllion, Bühnendichtung, Lehrdichtung, Elegie, Bukolik, Satura, Lyrik, Iambus, Epigramm, Historiographie, Rhetorik, Philosophie und Fachwissenschaft. Behutsam erläutert Gall dabei die griechischen Vorbilder, den Literaturtransfer sowie intertextuelle Facetten (S. 25-41).

Im umfangreichsten 4. Teil (S. 42-167) werden in eigenständigen Kapiteln die Autoren Vergil, Horaz, Livius, Vitruv, Tibull, Properz, Ovid und Manilius behandelt. Jedes Kapitel bietet nach einem biographischen und rezeptionsgeschichtlichen Abriss einen hinführenden Überblick über das jeweilige Gesamtwerk. Über die Zweckdienlichkeit einer nacherzählenden Wiedergabe aller Einzelwerke wie der Satiren des Horaz oder der Elegien des Properz äussert Gall im Vorwort gewisse Skrupel. Jedoch gelingt es der Autorin, wie mir scheint, in diesen "referierenden Kurzskizzen" (S. 1) einen kurzweiligen Mittelweg zwischen Paraphrase und Auslegung zu finden, so dass zu keinem Zeitpunkt der Eindruck einer Art lecture fléchée entstehen könnte. Vielmehr weiss sie die Neugier des Lesers und dessen Lust auf die Texte zu wecken.

Regelmässig aber sparsam finden Erwägungen der neueren Forschung ihren Platz, so wie etwa die Frage nach dem Verhältnis zwischen Erzähler-Ich und Dichterbiographie (S. 31), die Theorie der "two voices" bei Vergil (S. 44) oder die politische Positionierung der horazischen Lyrik (S. 69).

Die ganz offensichtliche Unausgewogenheit der Kapitel (Ovid: 40 Seiten, Tibull: 4 Seiten, Vergil: 25 Seiten) rührt wohl daher, dass es Gall nicht um eine Literaturgeschichte im Kleinformat geht und ebenso wenig um einen easy reader für Proseminaristen, sondern darum, einem "breiten Leserkreis" (S. 1) den inneren literarischen und historischen Konnex einer Gruppe von Dichter näher zu bringen, welche nicht nur aufgrund ähnlicher historischer Bedingungen veritablen Epochencharakter aufweist.

Nicht zuletzt der flüssige sprachliche Duktus und die konsequente Erklärung elementarer Begriffe wie Neoteriker, Hinkjambus oder Lyrik machen Galls Einführung auch für interessierte Schüler oder lateinfernere Lehrerkollegen sehr lesenswert.

Mit einer übersichtlichen und aktuellen Einführungsbibliographie sowie einem Register schliesst das Werk.

Martin Pfister
 
Update: 7.5.2017
© webmaster
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