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Bulletin 65/2005

Inhalt

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Lector benevole

Mehr und mehr wird das Bulletin des Schweizerischen Altphilologenverbandes ein Publikationsorgan, das die mehrsprachige Schweiz in ihren drei grossen Landessprachen in beachtlichem Mass wiederspiegelt. Sogar der Präsident des Verbandes trägt erfreulicherweise zu dieser Vielfalt mit, indem er seinen Jahresbericht über das vergangene Vereinsjahr in den zwei romanischen Sprachen erscheinen lässt, wie er ihn auch bereits vorgetragen hatte. Der grosse Hauptartikel, der über den sensationellen Fund von neuen Texten berichtet, ist auf französisch geschrieben. Der Wunsch, dass die Sprachvielfalt sich auch in den Rezensionen niederschlägt, beginnt ebenfalls Gestalt anzunehmen, indem das Bulletin gerade am Anfang des Frühlings ein Buch vorstellen kann, wo wissenschaftliche Fruchtbarkeit die Vielfalt der Menschenwelt in ihrem Blühen und Vergehen in der dichterischen Darstellung belegt (Terres d' abondance). Andere Rezensionen sind geeignet, die Reiselust anzuregen (Zimt in der Suppe), sich einen Film mit antikem Material anzusehen (Ilias-Verfilmung), ein neues Lateinbuch kennen zu lernen (Latinitas Christiana) und natürlich Einblick in neueste wissenschaftliche Literatur zu verschiedenen Gebieten zu bekommen. Neben den Rezensionen, die gemäss Rückmeldungen zu den am meisten geschätzten Sparten gehört, möchten wir auch die Anzeigen und Mitteilungen unseren Lesern empfehlen, weil darin die Vielfalt der Tätigkeit auf unserem Gebiet dokumentiert ist: Rückschau und Ausblick auf offizielle Anlässe unseres Verbandes und auswärts, Würdigung verstorbener Kollegen, Hinweise auf neueste Arbeitsunterlagen und -mittel im Zeitalter der Computer. Speziell freut es den Redaktor und den Vorstand des Vereins, dass zum zweiten Mal über die Durchführung des Griechisch-Übersetzungswettbewerbs berichtet werden kann. Es ist ein erfreuliches Zeichen für diesen Wettbewerb, dass ein Kollege bereits einige kritische Bemerkungen zum Text des Wettbewerbes an die Verantwortlichen der Durchführung gerichtet hat. Wir möchten andere Lehrpersonen, deren Schülerinnen und Schüler auch am Wettbewerb mitgemacht haben, ermuntern, uns ihre Feststellungen und Meinungen ebenfalls mitzuteilen.

Zwei Dinge beschäftigen den Vorstand in besonderer Weise. Das eine ist die geplante Studienreise nach Kleinasien im Herbst 2006, die kurz angezeigt ist und im Herbstbulletin detaillierter beschrieben sein wird. Wir hoffen, die notwendige Zahl von mindesten 15 Personen motivieren zu können. Die andere Sorge ist der Mitgliederbestand unseres Verbandes. Jedes Mitglied ist aufgerufen, Kolleginnen und Kollegen, von denen sie wissen, dass sie noch nicht Mitglied unseres Verbandes sind, auf die Notwendigkeit der Mitgliedschaft aufmerksam zu machen. Die Nummer 65 unseres Bulletins möge Anlass sein, mit Zuversicht unsere Aufgabe weiter mit Freude zu erfüllen!

Alois Kurmann
 

Thematischer Artikel

Une découverte récente : une centaine de nouvelles épigrammes grecques récupérées grâce à un cartonnage de momie

Introduction

L'Antiquité n'a pas fini de nous réserver des surprises. Alors que l'on croirait trop facilement que nous avons fait le tour de la littérature grecque et latine, alors que l'on peut s'impatienter en voyant sortir encore un livre sur Homère ou Cicéron, il reste des trésors à découvrir, notamment à travers l'apport des papyrus en provenance de l'Égypte hellénistique et impériale. Depuis la fin du XIXe siècle, grâce aux papyrus, les savants du monde entier sont parvenus à restituer des textes que l'on croyait à jamais perdus. C'est le cas entre autres de la Constitution des Athéniens, attribuée à Aristote, de plusieurs odes du poète Bacchylide, émule de Pindare, ou encore des poèmes d'Hérondas, un auteur de la période hellénistique. Ménandre a aussi ressurgi des sables : le célèbre codex de la Fondation Martin Bodmer nous a rendu trois comédies pratiquement complètes. Euripide, Callimaque, Sappho ou encore Stésichore ne sont pas en reste.

Cette source exceptionnelle de textes nouveaux n'est cependant pas épuisée. Voici une quinzaine d'années, un cartonnage de momie acquis sur le marché des antiquités a permis à deux Milanais, les professeurs Guido Bastianini et Claudio Gallazzi, secondés dans leur tâche par un collègue britannique, Colin Austin, de produire l'édition d'un rouleau de papyrus d'une valeur inestimable : il comprend en effet une centaine de nouvelles épigrammes, attribuées au poète Posidippe de Pella (IIIe s. av. J. C.).

Pour mesurer l'importance de cette nouvelle publication, il suffit de considérer le fait que, jusqu'à une date récente, on ne connaissait que 29 brefs poèmes de Posidippe, transmis pour la plupart grâce à des compilations s'échelonnant entre les périodes hellénistique, impériale et byzantine. Ces compilations ont donné naissance à un vaste corpus que l'on appelle l'Anthologie grecque, contenant l'ensemble des poèmes transmis par le codex de l'Anthologie planudéenne et par celui de l'Anthologie palatine1. L'Anthologie grecque regroupe des milliers d'épigrammes, c'est-à-dire de brefs poèmes - ils font le plus souvent quatre, six ou huit vers - rédigés sur le modèle des inscriptions sur pierre : dans la forme du distique élégiaque, chaque épigramme présente un petit récit cohérent. Il peut s'agir par exemple d'une dédicace, d'une épitaphe, ou encore d'un remerciement à une divinité ; on trouve aussi des épigrammes érotiques, prononcées dans le contexte d'un banquet.

Le nouveau rouleau ajoute donc une centaine de nouvelles épigrammes à notre connaissance de l'art poétique de Posidippe. Cela constitue un événement rare pour les spécialistes de la littérature antique, et l'on recense chaque année plusieurs dizaines d'articles nouveaux portant sur l'interprétation de ces textes. Autant dire que l'editio princeps, parue en 2001, n'a pas un caractère définitif. Il s'agissait d'un livre imposant, accompagné de planches de très belle qualité, ainsi que d'un CD-ROM contenant des images à haute résolution du papyrus. Les spécialistes ont ainsi pu non seulement examiner à loisir le texte proposé par les éditeurs, mais aussi en contrôler le déchiffrement.2

Une édition fortement améliorée, et surtout plus accessible à un large lectorat, a paru depuis : dans un format commode et économique, elle offre un texte grec, agrémenté d'une traduction italienne et d'une traduction anglaise, ainsi que d'un index fort pratique pour un lecteur intéressé par les liens que tissent entre elles les épigrammes.3

Les cartonnages de momies

La plupart des papyrus en provenance d'Égypte gréco-romaine ont été retrouvés soit dans des décharges remontant à l'Antiquité, soit dans les ruines de maisons situées en bordure du désert et recouvertes par le sable. Les cartonnages de momies constituent cependant une troisième source de textes papyrologiques. Par cartonnage, on entend des cercueils ayant contenu des momies. Ces momies étaient produites selon le rite ancestral égyptien, jusqu'à la période hellénistique et romaine. C'est sans doute pour des raisons de coût que l'on n'a que rarement utilisé la pierre ou le bois pour fabriquer des sarcophages : le carton, produit à partir de rouleaux de papyrus recyclés, offrait un matériau plus économique. Une fois la surface enduite d'une couche de fond, on pouvait y peindre des motifs traditionnels.

Entre le XIXe et le XXe siècle, diverses nécropoles égyptiennes mises au jour - le plus souvent dans des fouilles clandestines - ont constitué une source abondante de cartonnages. Toutes les trouvailles n'apportent pas leur lot de textes littéraires inédits, tant s'en faut : beaucoup de rouleaux de papyrus ne comportent aucun texte ; d'autres conservent des documents de caractère administratif, par exemple des rouleaux de comptes ; les textes littéraires constituent donc plutôt l'exception que la règle.

Le rouleau de Posidippe

Le rouleau qui nous intéresse a été acquis par l'Università Statale di Milano au début des années 1990, grâce à la générosité d'une banque italienne. Un texte de cette importance peut en effet atteindre des prix se situant autour du demi-million de francs suisses, et reste de ce fait hors de portée de la plupart des institutions académiques. Au terme d'un patient travail de restauration, il a été possible de reconstituer une portion considérable d'un rouleau. Il subsiste des trous à intervalles réguliers, mais ceux-ci n'affectent que peu la compréhension générale du texte. Les éditeurs se sont ainsi trouvés en présence d'une centaine d'épigram¬mes nouvelles, sans toutefois que le texte ne comporte d'indication explicite de l'auteur.4 L'identification repose sur un faisceau d'indices, qu'il convient de rappeler. Comme le papyrus n'est pas daté, c'est la paléographie qui fournit un premier indice : par comparaison avec d'autres papyrus qui sont pour leur part datés, on peut établir que le texte a été copié sur le rouleau soit à la fin du IIIe siècle, soit - plus vraisemblablement - au début du IIe siècle av. J. C. La date de la copie constitue donc un terminus ante quem pour la rédaction des poèmes. Par ailleurs, plusieurs épigrammes touchent à des souverains égyptiens, en particulier à la reine Arsinoé et à son époux Ptolémée II Philadelphe. Dans l'hypothèse vraisemblable où nous aurions affaire à un ensemble cohérent, et non à une compilation de poèmes d'époques diverses, l'auteur aurait écrit au plus tôt vers le début du IIIe siècle.

Un indice supplémentaire permet de préciser les choses. Deux de ces épigrammes étaient en effet déjà connues avant d'apparaître sur le rouleau.5 Partant du constat que - d'une part - les seuls poèmes dont l'identité est connue peuvent être attribués à Posidippe, et que - d'autre part - aucune autre donnée ne vient contredire l'hypothèse d'une attribution de l'ensemble des épigrammes à ce même poète, les éditeurs ont tout naturellement conclu que le rouleau contenait une sélection d'épigrammes de ce seul auteur. Insistons sur le terme " sélection ", puisque la production de ce poète a dû être autrement plus abondante : la plupart des épigrammes de Posidippe transmises par l'Anthlogie grecque ne figurent en effet pas sur le rouleau.

L'intérêt de cette découverte ne réside pas seulement dans l'extension du corpus poétique d'un auteur important de la période hellénistique, mais aussi dans l'écart chronologique extraordinairement bref entre la période de composition des épigrammes (première moitié du IIIe siècle) et le moment où elles ont été recopiées sur le rouleau (au tournant entre le IIIe et le IIe siècle). Or l'agencement des poèmes n'a pas été laissé au hasard. Le copiste a en effet regroupé les épigrammes par catégories, en indiquant à chaque fois un sous-titre :

  • Les lithika consistent en une série de poèmes décrivant de petites pierres précieuses ou semi-précieuses, sur lesquelles un artiste a gravé une image.
  • Les oionoskopika offrent au lecteur divers présages, assortis de leurs interprétations et de quelques exempla illustrant leur fiabilité.
  • Les anathematika portent sur des dédicaces d'objets, dans un contexte à la fois religieux et politique.
  • Les epitumbia regroupent des inscriptions funéraires.
  • Les andriantopoiika décrivent des statues de la période hellénistique.
  • Les hippika célèbrent des victoires hippiques - au cheval monté ou au char - remportées dans le cadre des grands concours panhelléniques.
  • Les nauagika rappellent les circonstances de divers naufrages et honorent des morts disparus en mer.
  • Les iamatika relatent des guérisons obtenues dans des circonstances miraculeuses.
  • Les tropoi, que l'on peut comprendre littéralement comme des " caractères ", sont en fait des épigrammes appliquées à des " pierres parlantes " ; autrement dit, l'auteur établit un contexte d'énonciation dans lequel c'est une stèle qui s'adresse à un passant par le biais du texte qui est inscrit à sa surface.

Au sein de ces catégories, les épigrammes n'ont pas été placées au hasard. Le compilateur qui est à l'origine du rouleau a disposé les poèmes dans un ordre qui mêle une certaine continuité à des effets de contraste. Par exemple, les andriantopoiika commencent avec une épigramme de caractère programmatique consacrée à l'art de Lysippe, sculpteur attitré d'Alexandre le Grand. Vers la fin de la section, on trouve une épigramme consacrée à un exploit de la miniaturisation (un char de bronze à l'échelle d'une mouche), suivie d'une autre célébrant la construction d'une statue monumentale, le Colosse de Rhodes. Selon toute vraisemblance, même si les deux poèmes n'ont à l'origine pas été composés ensemble pour produire cet effet de contraste, le compilateur - qu'il s'agisse de Posidippe lui-même ou d'un lecteur plus tardif - a savamment joué sur l'opposition entre le char miniature et la statue monumentale. Le procédé par lequel un éditeur entrelace les épigrammes d'un, voire de plusieurs poètes, pour créer des effets entre les textes, est connu sous l'appellation de stephanos (" couronne ", " guirlande "). On peut observer le procédé à de nombreuses reprises dans l'Anthologie grecque.

Pour illustrer l'importance des nouveaux textes restitués grâce au rouleau de papyrus milanais, nous nous limiterons à deux exemples particulièrement frappants, liés tous deux à la dynastie des Ptolémées, régnant en Égypte à la période hellénistique. Toutefois, pour mieux apprécier de telles épigrammes, il est nécessaire de rappeler d'abord - par une digression - le contexte général dans lequel elles ont été rédigées.

Posidippe et l'Égypte des Ptolémées

Lorsque Alexandre le Grand arrive en Égypte en hiver 332 av. J. C., il est accueilli en libérateur par les habitants, fatigués du joug perse. L'année suivant, il fonde Alexandrie, à l'extrémité occidentale du Delta du Nil, avant de partir vers de nouvelles conquêtes. Après sa mort en 323, c'est l'un de ses fidèles généraux, Ptolémée fils de Lagos, qui assume la satrapie d'Égypte. Le titre royal ne viendra que plusieurs années plus tard. Celui que nous connaissons sous le nom de Ptolémée Ier Soter est ainsi le fondateur de la dynastie qui régnera sur le pays pendant près de trois siècles.

Le royaume des Lagides - c'est le nom alternatif que l'on donne aux rois descendant de Lagos - connaît sa période la plus faste entre la fin du règne de Ptolémée Ier et le début du règne de son fils, Ptolémée II, surnommé Philadelphe (il a épousé sa sœur Arsinoé). En 285, Soter associe son successeur au trône ; il meurt deux ans plus tard. À cette époque, les Ptolémées règnent non seulement sur l'Égypte, mais aussi sur la Cyrénaïque voisine ; ils possèdent aussi un vaste empire maritime, qui s'étend aussi bien à de nombreuses îles de la Mer Égée qu'à des cités de la côte d'Asie Mineure. Les revenus de la vallée du Nil, combinés aux avantages commerciaux que procurait la domination des mers, ont permis aux premiers Ptolémées de jouir d'un train de vie opulent. On en trouve le témoignage notamment dans l'extraordinaire procession organisée par Ptolémée Philadelphe, et décrite par Callixène de Rhodes.6

C'est aussi l'époque où l'on bâtit le Phare d'Alexandrie, sur son île éponyme. Une épigramme de Posidippe célèbre d'ailleurs cette construction célèbre.7 Sur le plan de l'érudition et des arts, les Lagides ne sont pas en reste : vers la fin du règne de Soter, on assiste à la fondation du Musée, une institution dédiée aux Muses et à leurs arts. La Bibliothèque, destinée à recueillir le savoir universel, constitue l'outil privilégié des hôtes du Musée. Les rois tâchent d'attirer à Alexandrie les plus grands esprits de leur époque, avec un succès d'abord assez mitigé, puis grandissant. Parmi les poètes et érudits qui viennent s'installer dans la capitale égyptienne, relevons en particulier le nom de Philétas de Cos, dont il sera à nouveau question sous peu. Le géographe Strabon (14, 657) le décrit comme poiètès hama kai kritikos (" poète et à la fois érudit "). Philétas est le maître d'un Éphésien, Zénodote, le premier directeur de la Bibliothèque ; celui-ci se signalera entre autres par ses travaux sur Homère.

À la génération de Zénodote appartiennent aussi d'autres grands esprits, qui associent la poésie à l'érudition. On peut penser en premier lieu au poète Callimaque, dont nous possédons plusieurs Hymnes complets ; de sa production élégiaque, de nombreux fragments nous ont été conservés par les papyrus. Il pratique aussi l'épigramme, un genre qui lui permet de célébrer les souverains, d'une manière analogue à ce que nous verrons sous peu avec Posidippe. Contemporain de Callimaque, Apollonios de Rhodes raconte dans ses Argonautiques les aventures de Jason et de ses compagnons partis quérir la Toison d'Or en Colchide. Ératosthène quant à lui se signale non seulement par ses prouesses en matière d'astronomie et de géométrie (il calcule la circonférence de la Terre), mais aussi par la composition de poèmes de contenu astrologique et mythologique, les Catastérismes. Mentionnons encore Théocrite, connu surtout pour ses poèmes bucoliques qui ont inspiré Virgile, mais aussi auteur d'un poème en l'honneur de Ptolémée II Philadelphe.

Ce bref tour d'horizon montre que Posidippe n'est pas un cas isolé à la cour des Ptolémées au début du IIIe siècle av. J. C. : il règne à Alexandrie une activité artistique fébrile, sous le patronage de souverains désireux d'asseoir leur prestige et de se présenter comme les dignes héritiers de la Grèce.

Une première épigramme à titre d'exemple

Le premier texte que nous aborderons - portant le no 63 dans l'édition d'Austin-Bastianini - vient de la catégorie des andriantopoiika ; il décrit une statue érigée en l'honneur du poète et érudit Philétas de Cos. En voici une traduction plutôt littérale :

Ce bronze semblable en tout à Philétas, c'est le méticuleux Hécatée
qui l'a façonné jusqu'au bout des ongles.
Se conformant autant pour la taille que pour les formes à la norme
humaine, il s'est abstenu d'y mêler un aspect héroïque,
mais il a peaufiné avec tout son art le pointilleux
vieillard, respectant la droite mesure de la véracité.
On dirait qu'il va parler, tellement son caractère est représenté avec variété ;
il respire la vie, le vieil homme, bien que fait de bronze.
C'est par les soins de Ptolémée, à la fois dieu et roi, qu'ici
l'homme de Cos a été consacré aux Muses.

Le texte suggère que Philétas était un homme très pointilleux ; c'est ce qui aurait justifié que le bronzier ait soigné la finition de la statue jusque dans ses moindres détails. Renonçant à donner à Philétas un aspect surhumain, Hécatée s'est limité à un strict réalisme.

Les deux derniers vers de l'épigramme nous renseignent plus précisément sur la destination de la statue. L'œuvre est placée sous le patronage d'un Ptolémée à la fois roi et dieu. Il doit s'agir de Ptolémée II Philadelphe, après l'institution du culte dynastique des souverains divinisés, les theoi adelphoi (272/1 av. J. C.). Si les Muses sont nommées, cela signifie sans doute qu'une statue a été dressée dans un endroit qui leur est consacré. Dans le contexte de la dynastie lagide, on pensera évidemment en priorité au célèbre Musée d'Alexandrie, auquel Philétas est indirectement associé par son élève Zénodote ; on ne peut cependant pas exclure l'existence d'un sanctuaire des Muses sur l'île de Cos.

Si Ptolémée Philadelphe honore de la sorte Philétas, ce n'est pas seulement pour son érudition : le poète est en fait le précepteur que lui avait choisi son père Ptolémée Ier. Philadelphe et Philétas partagent d'ailleurs une origine commune, puisque l'élève est né en 309 sur la même île de Cos d'où vient le maître.

Une seconde épigramme pour illustrer la production de Posidippe

La seconde épigramme dont nous présenterons ici une traduction littérale - portant le no 78 dans l'édition d'Austin-Bastianini - rappelle une série de victoires remportées par la dynastie des Ptolémées dans le cadre des concours panhelléniques :

Dites, vous tous les aèdes, ma gloire, si parfois il vous plaît
de raconter des faits connus - puisque ma réputation remonte à d'anciennes générations.
Car c'est au quadrige que mon grand-père Ptolémée a remporté la victoire,
menant ses chevaux sur le stade de Pise
[= Olympie],
comme l'avait fait aussi Bérénice, mère de mon père. C'est à nouveau au quadrige
que mon père a remporté la victoire - roi issu d'un roi,
portant le même nom que son père. Et elle a gagné toutes les épreuves attelées,
Arsinoé, trois victoires en un seul concours.
Maintenant, j'honore la sainte famille de mon père, et des femmes
je suis appelée la lumière, moi la reine vierge.
Tels sont les triomphes qu'Olympie contempla, issus d'une seule maison,
et les enfants des enfants vainqueurs au quadrige.
Du char tiré par quatre juments, Macédoniennes, chantez
la couronne offerte à la reine Bérénice.

Remarquons pour commencer que le processus d'énonciation de ce poème est tout autre que dans le cas précédent. Ici, c'est une souveraine qui s'adresse directement à des aèdes, en leur demandant de célébrer sa gloire. À la fin du poème, on observe un glissement vers d'autres destinataires, qui sont désignées par l'appellation de " Macédoniennes ".

Le lecteur ne sait pas d'emblée qui est la souveraine qui s'exprime. L'énumération des victoires obtenues dans les concours panhelléniques fonctionne à la manière d'une charade, et ce n'est qu'en prenant en compte tous les éléments de la liste que l'on peut cerner l'identité de la locutrice :

  • son grand-père est un Ptolémée, qui a gagné la course au quadrige à Olympie ;
  • la mère de son père est une Bérénice, qui a aussi remporté la même victoire ;
  • son père est un Ptolémée, et lui aussi a remporté la victoire au quadrige ;
  • Arsinoé a remporté toutes les épreuves du quadrige la même année ;
  • la locutrice est à la fois reine et vierge, et elle affirme très fortement son appartenance à la famille royale.

Un bref coup d'œil à un arbre généalogique des Lagides suggère que la personne qui parle ici est Bérénice II, fille de Magas de Cyrène et épouse de Ptolémée III Évergète. Cette Bérénice nous est bien connue par le biais d'un texte célèbre, le poème de Callimaque sur la boucle de Bérénice, préservé seulement de manière fragmentaire, mais repris en latin par Catulle (66).

Il y a tout de même une difficulté : Bérénice n'est pas à proprement parler la fille de Ptolémée II, et elle ne peut que difficilement revendiquer la généalogie dont elle s'enorgueillit dans le poème de Posidippe. Elle n'a cette position que par alliance, par son mariage avec Ptolémée III. Il s'agit donc d'une fiction de cour, selon laquelle Bérénice serait bel et bien la fille de Ptolémée II et d'Arsinoé. L'épigramme renforce cette fiction, et contribue ainsi à la propagande de la maison royale.

À partir des diverses épigrammes figurant dans la section des hippika, et sur la base de détails bibliographiques figurant dans les épigrammes, les commentateurs parviennent à reconstituer la chronologie suivante :8

  • juillet 249 : victoire de Bérénice à Némée (?) ;
  • avril 248 : victoire de Bérénice à l'Isthme ;
  • août 248 : victoire de Bérénice à Olympie (133e olympiade) ;
  • juillet 247 : victoire de Bérénice à Némée.

Ce palmarès impressionnant met en évidence le désir très fort de la reine d'affirmer sa place dans le monde hellénique. Cet intérêt pour les victoires aux grands jeux se retrouve exprimé aussi dans le culte dynastique des Ptolémées, qui va en s'accroissant au fil des décennies. En 211/10, Ptolémée IV Philopator introduit un nouveau culte, dont la représentante porte le titre d' " athlophore de Bérénice Évergète ". Le terme technique " athlophore " se comprend sans peine : il s'agit d'une personne qui remporte un prix dans un concours. On relèvera que, dans l'épigramme qui nous occupe ici, c'est précisément le terme grec athlophoros qui est utilisé dans la partie finale du poème, lorsque Posidippe évoque " les enfants des enfants vainqueurs au quadrige ".

Par ce poème, l'auteur combine plusieurs éléments. Il célèbre d'abord la série de victoires obtenues par les Ptolémées sur trois générations ; il glorifie en particulier Bérénice, nouvelle épouse de Ptolémée III Évergète ; il affirme la place de la nouvelle reine dans la famille royale, en contribuant à la fiction selon laquelle elle descendrait en fait de Ptolémée II Philadelphe et d'Arsinoé ; il insiste sur le contexte macédonien de la famille royale, soulignant que, même s'ils sont en Égypte, ce sont des Grecs participant pleinement aux concours prestigieux panhelléniques ; enfin, il se place lui-même au rang des aèdes qualifiés pour faire tout cela, à la manière dont un Pindare, deux siècles auparavant, célébrait les grands rois vainqueurs aux jeux panhelléniques, sans jamais se priver de rappeler le rôle du poète dans ce processus.

Conclusion

L'échantillon présenté ici est bien maigre pour rendre justice à Posidippe, et pour mettre en valeur l'intérêt énorme que suscitent des centaines de vers nouveaux de la littérature grecque de la période hellénistique, disparus pendant deux millénaires et maintenant restitués. Ces épigrammes contribuent à rendre encore plus manifeste l'éclat de la cour des Ptolémées au IIIe siècle. Elles nous montrent aussi des souverains soucieux de marquer leur place dans un contexte grec, en dépit de leur éloignement par rapport au territoire traditionnel de la Grèce. Les conquêtes d'Alexandre ont élargi le domaine de l'hellénisme, mais les nombreux peuples qui - d'une manière ou d'une autre - se considèrent alors comme Grecs peuvent partager un certain nombre de valeurs communes : c'est d'abord la langue ; mais ce sont aussi des dieux et des cultes communs, ainsi qu'une éducation reposant sur les mêmes fondements, où la poésie homérique occupe une place de choix ; ce sont également des institutions civiques assez proches entre de nombreuses cités de la Méditerranée orientale. Nous savons déjà énormément de choses sur l'Antiquité, et cette connaissance nous aide à mieux nous comprendre nous-mêmes ; mais il reste encore beaucoup à découvrir.

Paul Schubert
 

Anzeigen und Mitteilungen

Voranzeige GV 2005

Wenn der Kongress S2-2005 des VSG / BCH vom 3.-7. Oktober 2005 in Zürich stattfindet, wird die Jahresversammlung des SAV am Nachmittag des 5. Oktober innerhalb dieses Kongresses gehalten werden. Sie wird wie üblich einen wissenschaftlichen Vortrag, die Generalversammlung und das Nachtessen umfassen.

Sollte der Kongress nicht zustande kommen, werden wir rechtzeitig einen späteren Termin für die Jahresversammlung bekannt geben.

Vorstand des SAV

Assemblea generale del 12 novembre 2004 a Lausanne
Relazione del presidente

Chères et chers collègues,

au nom du comité, le président est tenu de présenter la relation annuelle pour rendre compte de l'activité déployée par notre Association: c'est l'occasion, ici à Lausanne, de faire un bilan, pour recueillir des avis et des suggestions, et aussi pour ébaucher quelques nouveaux projets.

Tout d'abord, je voudrais rappeler les trois réunions du comité qui en 2004 se sont déroulées à Olten, à Wetzikon et à Bâle. A part la question de la formation continue et du concours pour les étudiants de grec, dont je parlerai plus tard, l'évolution du nombre de collègues adhérant à notre Association a été un thème constant de ces réunions. Comme vous le savez, il y a longtemps que ce problème est régulièrement soumis à l'attention de notre Assemblée; en particulier, il y a deux ans, nous avons lancé une campagne de recrutement de nouveaux associés sur base personnelle. La question a été abordée, une fois de plus, lors de l'Assemblée de l'année passée à Frauenfeld, où j'avais pu signaler comme réjouissant le nombre de nouveaux associés qui, en réalité, ont juste pu compenser les démissions de collègues qui avaient conclu leur activité d'enseignement. Quand même, au cours de cette année, plusieurs collègues ont adhéré à notre association, si bien que, à la moitié de l'année 2004, nous avons pu constater, par rapport à 2003, une augmentation temporaire de nos membres. Mais, au cours de l'automne, à cet accroissement ont fait suite de nouvelles démissions qui seront effectives en 2005. Si l'on tient compte qu'une partie des difficultés du recrutement provient du fait qu'en beaucoup de cantons très peu de nouveaux enseignants sont nommés, il s'ensuit que la situation de notre Association doit en tout cas être considérée en termes réalistes et qu'elle doit nous pousser à persister dans l'effort et à savoir valoriser l'apport qui pourra nous parvenir de la part des jeunes collègues, que nous devrons approcher et gagner à notre cause, surtout dans la Suisse Latine. En effet dans la Suisse romande et dans la Suisse Italienne il existe des Associations régionales dynamiques avec une attention plus marquée envers la réalité culturelle française et italienne; incontestablement la défense de nos intérêts «de catégorie» - permettez-moi cette expression - est d'abord une affaire de chaque Canton. Cependant cette «cantonalisation» ou régionalisation peut aussi représenter un élément de faiblesse: pour le surmonter, il me semble que le seul domaine réaliste pour nous, les enseignants de latin et de grec dans les écoles suisses, reste celui de l'Association Suisse des Philologues Classiques, et cela d'autant plus que probablement nous nous trouvons à la veille d'une discussion au sujet d'une eventuelle révision du Règlement sur la reconnaissance des certificats de maturité (RRM).

Passo ora ad altri punti dell'attività svolta nel corso dell'anno passato e ricordo dapprima la regolare pubblicazione del nostro Bollettino, la cui redazione è curata in modo molto efficiente e puntuale da Alois Kurmann e - anche per quanto riguarda l'impaginazione in forma elettronica - da Lucius Hartmann. Va rilevato con piacere la rotazione delle lingue constatata a riguardo degli articoli tematici nelle pagine iniziali di ogni numero, che mi sembrano di grande interesse: penso che in questo modo è ben manifesta l'intenzione esplicitata dagli stessi redattori - di fare del Bollettino uno strumento di lavoro che si rivolge ai colleghi di tutta la Svizzera. Una buona parte dei comunicati sono pure pubblicati nel Bollettino in due o tre lingue, mentre speriamo di poter aumentare in futuro il numero di recensioni in francese e in italiano: per suggerimenti provenienti dai soci il comitato e i redattori ringraziano sin d'ora.

L'altro strumento di comunicazione di cui disponiamo è il nostro sito in internet (latein.ch oppure sav-aspc-asfc.ch), curato in modo professionale da Lucius Hartmann: su questo sito si possono tra l'altro trovare materiali didattici, anticipazioni di quanto sta per essere pubblicato sul Bollettino e, a partire da quest'anno, l'utilissima documentazione curata dal prof. Rudolf Wachter, il nostro collega di comitato rappresentante del mondo universitario, la quale contiene informazioni complete e aggiornate sui requisiti di latino stabiliti dalle Facoltà universitarie di Lettere. La documentazione è concepita in tedesco ma contempla anche le Università della Svizzera francese e in riferimento ad esse una buona parte delle informazioni è in francese. A questo proposito sottolineo con piacere i contatti che l'ASFC può intrattenere con il mondo universitario; alcune Università ci informano pure ufficialmente sugli indirizzi di studio che continuano ad esigere il latino: ultima in ordine di tempo è stata la relativa informazione giuntaci dal decano della Facoltà di lettere dell'Università di Ginevra.

Per quanto riguarda i rapporti che la nostra Associazione intrattiene con altre istituzioni, ricordo i contatti che tramite Christine Haller abbiamo con Euroclassica, l'associazione mantello di associazioni di insegnanti di lingue classiche di parecchi paesi europei: della sua partecipazione all'assemblea annuale di Euroclassica a Genova nella scorsa primavera Christine Haller ha già riferito nell'ultimo Bollettino. Nell'ambito di Euroclassica quest'estate si è svolta per la prima volta a Roma l'Academia Latina con la partecipazione di otto allievi svizzeri (sette dei quali della Svizzera francese): si è trattato di un'iniziativa ben riuscita che ha offerto ai giovani provenienti da vari paesi europei una settimana di corsi e di visite ai monumenti antichi che hanno riscontrato il favore dei partecipanti.

Sempre tramite Euroclassica, e quindi tramite Christine Haller, l'ASFC è stata invitata ad organizzare la selezione nazionale di un concorso di traduzione dal greco indetto dall'O.D.E.G. (questo ente ellenico che si occupa della promozione e della diffusione a livello internazionale della lingua greca, antica e moderna). Le modalità di attuazione del concorso, destinato a studenti delle classi terminali di liceo, sono state lasciate alla competenza dei singoli paesi. Il nostro comitato, per ragioni pratiche, ha pertanto deciso di far svolgere la prova di traduzione all'inizio di marzo in ogni singola scuola che si è annunciata, su un testo comunque uguale per tutti; ogni docente interessato ha successivamente inviato la migliore delle traduzioni del proprio gruppo: le prove migliori sono state quindi valutate da una giuria costituitasi all'interno del nostro comitato. Rallegrante è stata la numerosa partecipazione: si sono annunciati 103 allievi di 20 docenti. La vincitrice nazionale è risultata essere Myriam Küng del Gymnase Auguste-Piccard di Lausanne che su invito dell'O.D.E.G. in aprile ha potuto recarsi ad Atene per un fine settimana di premiazione e di visite; inoltre, grazie al sostegno di alcune persone, abbiamo potuto distribuire un certo numero di premi di consolazione ad allievi di tutte le regioni linguistiche. L'O.D.E.G. ci ha proposto di ripetere l'esperienza nel 2005: le modalità saranno essenzialmente le stesse, ma ci sarà la possibilità di premiazioni distinte per le tre regioni linguistiche: i vincitori si recheranno ad Atene dal 14 al 18 aprile 2005. Colgo qui l'opportunità per ringraziare i colleghi che hanno partecipato all'iniziativa o che hanno provveduto all'organizzazione: per ragioni di spazio mi limito a menzionare, appunto, Christine Haller che non solo ha investito molto tempo per coordinare il concorso, ma che ha reso possibile questa iniziativa proprio per i contatti che con cura intrattiene a livello internazionale.

Un ringraziamento le va pure rivolto per il suo impegno a favore dell'aggiornamento: i corsi organizzati dall'ASFC in collaborazione con il CPS, di buon livello qualitativo, finora sono stati seguiti da un pubblico di colleghi non sempre numerosissimo, ma sempre tale da permettere lo svolgimento in condizioni più che soddisfacenti. Purtroppo nel 2004 il corso previsto nel mese di settembre a Crêt-Bérard sul tema "Regards croisés sur les religions antiques" ha dovuto essere annullato perché il numero di colleghi iscritti è risultato essere chiaramente insufficiente (neppure una decina gli iscritti). Si tratta del primo annullamento forzato di un corso da molti anni a questa parte, ciò che deve indurre a qualche riflessione, tanto più che nel 2005 avremo comunque una pausa: infatti dal 3 al 7 ottobre 2005 avrà luogo a Zurigo il Congresso S2 organizzato dalla SSISS, per cui in ogni caso l'ASFC non organizzerà un proprio corso di aggiornamento. Tuttavia, a nome del Comitato, auspico che proprio quest'ultimo punto della relazione venga ripreso nella discussione. Desidereremmo infatti conoscere i pareri dei colleghi su questo argomento: quali potrebbero essere le cause per cui molti hanno ritenuto di non poter iscriversi al corso? periodo sfavorevole? durata del corso di 4 giorni? limiti imposti dalle scuole o dai Cantoni? concorrenza con altre attività di aggiornamento? in tal caso, quali misure di coordinamento si dovrebbero attuare? ci sono altri suggerimenti o desideri da sottoporre al nostro comitato?

Concludo con due note positive. La prima riguarda i miei ringraziamenti ai colleghi che, sia alla base sia in comitato hanno assicurato la loro collaborazione e, nonostante le difficoltà appena evocate, permettono alla nostra Associazione di rimanere dinamica. Non potendo menzionare tutti, mi limito ancora una volta a fare un solo nome, quello di Christoph Jungck, che detiene l'importante carica istituzionale di cassiere e la cui gestione oculata è provvidenziale per la vita della nostra Associazione in questo momento. Quale presidente un po' periferico - anche Lugano, insomma, non è caput mundi - so apprezzare il sostegno fattivo assicurato da tutti a favore dell'ASFC.

La seconda annotazione riguarda il dinamismo della nostra associazione: certamente, da quando ho incominciato ad insegnare 20 anni fa e da quando faccio parte dell'ASFC, ogni anno è stato un anno difficile, e cosď pure quello trascorso. Il nostro dinamismo si fonda perė sui nostri giovani allievi che sovente, non appena le strutture lo permettono, mi sembra che manifestino un rinnovato interesse per le lingue antiche e per la cultura classica: a noi spetta il compito, arduo e bello, di esserne degni mediatori.

Andrea Jahn

Protokoll der Jahresversammlung des SAV vom 12. November 2004 um 16.15 in der Haute Ecole Pédagogique, Lausanne

15.00
Vor der Generalversammlung stellte uns der Lausanner Archäologe Michel Fuchs in seinem Referat La mosaïque des pugilistes de Massongex (VS) die dortigen Grabungen und Funde vor und weckte damit in uns Zuhörern die Lust, nächstens nicht mehr schnöde auf der Autobahn an diesem hochinteressanten Ort vorbei zu fahren. Es sind auch erfreulicherweise recht viele interessierte Gasthörer aus Lausanne zu uns gestossen.

16.15 - Generalversammlung

Vorsitz: A. Jahn
Anwesend: 25 Personen
Entschuldigt: Massimo Lolli, Raphael Peiry, Giancarlo Reggi, Laila Straume, Rudolf Wachter

Der Präsident begrüsst die Anwesenden, die Sitzungsordnung wird genehmigt.

1. Protokoll
Das Protokoll der letztjährigen Generalversammlung wird genehmigt.

2. Bericht des Präsidenten
In seinem in drei Sprachen vorgetragenen Bericht weist der Präsident auf schwindende Mitgliederzahlen hin und betont, dass bei allfälligen Änderungen der MAR zu Gunsten der Naturwissenschaften eine eingehende Untersuchung aller betroffenen Kreise nötig wäre. Es folgen Hinweise auf das Bulletin und die Homepage im Internet, die gut besucht und ständig aktualisiert wird.

Weitere Ereignisse des Jahres waren die von Euroclassica organisierte Academia Latina in Rom und der Griechisch-Übersetzungswettbewerb, zwei sehr erfolgreiche Anlässe.

Mit Bedauern stellte er fest, dass dieses Jahr zum ersten Mal wegen ungenügenden Einschreibungen der von Chr. Haller vorbereitete Weiterbildungskurs nicht zustande gekommen ist. Für das Jahr 2005 ist im Oktober ein Kongress aller Schweizer Lehrer der Sekundarstufe ll in Zürich geplant.

Der Präsident endet mit einem Dank an alle, die zur vitalità unseres Verbandes beitragen, und ruft dazu auf, junge Neumitglieder für unsere Sache zu gewinnen.

In der anschliessenden Diskussion werden einige Problempunkte zum Thema Weiterbildungskurse vorgebracht: Schuljahresanfang, Probezeit, geplante Reisen, Dauer der Kurse, andere Unterrichtsfächer (dazu wären fächerübergreifende Themen gefragt), zu grosses Angebot in den Kantonen, Kosten, schwindendes Verbandsbewusstsein.

Es werden folgende Vorschläge gemacht: eine Umfrage unter den Kantonskorrespondenten durchführen, Information zwischen den Kantonen verbessern, kantonale Angebote nach aussen öffnen.

Informationen kann man beziehen über www.webpalette.ch

3. Bericht des Kassiers und der Revisoren
Die Jahresrechnung wird von Christoph Jungck vorgestellt. Er bringt die frohe Nachricht von 3'000.- Fr. Überschuss (Gründe: Spendenaufruf im Bulletin, Broschürenverkauf, Überschuss von der WBZ), muss aber trotzdem für die Zukunft Sparmassnahmen vorschlagen, z.B. schlankeres Bulletin, Bulletin auf Wunsch nur noch elektronisch? Höhere Mitgliederbeiträge? (kaum machbar) Neue Geldquellen erschliessen?

Es wird eine Umfrage unter den Mitgliedern vorgeschlagen, was im Bulletin besonders geschätzt wird. Als grosse Ausgabe kommt eine neue Werbebroschüre auf uns zu, worüber allerdings noch nichts beschlossen ist.

In Abwesenheit der Revisoren wird der Revisorenbericht verlesen und gutgeheissen.

4. Vorschläge des Vorstands / der Mitglieder
Keine.

5. Varia
Kongress 2005: 3. - 7. Okt. in Zürich Der Vorstand wird abklären, ob bei dieser Gelegenheit auch die Generalversammlung am Mittwoch, 5. Okt. durchgeführt werden soll.
Von Seiten der Altphilologen sind 2 Beiträge vorgesehen: K. Bartels und R. Wachter

Th. Wirth macht nochmals auf die Angebote der Alten Sprachen in http://www.educeth.ch/altphilo aufmerksam und bittet um Beiträge der Mitglieder (vgl. Bulletin 64 S. 22-24).

Vorschläge zur Änderung der MAR sind erwünscht.

Es ist zu befürchten, dass der Name Gymnasium aus dem Vokabular der EDK gestrichen wird.

Ein Teil der Mitglieder liess es sich am Abend noch im Hôtel Royal Savoy bei einem ausgezeichneten Essen wohl ergehen.

Protokollführung: Agnes Kriebel

Zum Gedenken an Carl Arbenz

Am 3. September 2004 ist Carl Arbenz, der Nestor der Winterthurer Philologen, in seinem 98. Lebensjahr verstorben. Carl Arbenz wurde am 30.6.1907 geboren. Nach der Matura 1926 studierte er Klassische Philologie und Alte Geschichte vornehmlich in Zürich, mit Gastsemestern in Kiel und Basel. Er schloß seine Studien 1931 mit dem Doktorat und dem Diplom für das Höhere Lehramt ab. Seine Dissertation "Die griechischen Adjektive auf -ímos" erschien 1933. Es war dies die erste von Manu Leumann betreute Dissertation und zugleich die erste einer Reihe von wichtigen Materialsammlungen, die Zürich zu einem Zentrum der Wortbildungslehre machten. Nach einigen Vikariaten unterrichtete er ab 1932 als Hilfslehrer und 1936-1972 als Hauptlehrer für Griechisch, Latein und Alte Geschichte am Gymnasium Winterthur.

Carl Arbenz war nicht nur ein außerordentlich sorgfältiger Philologe, sondern auch ein weltoffener Mann. Die Spannweite seiner ausserschulischen Interessen mag durch zwei besondere Tätigkeiten angedeutet werden: Er engagierte sich früh, als dies nur wenige Tapfere taten, in der geistigen Landesverteidigung und war in den Dreißigerjahren für einige Jahre Präsident des FC Winterthur. Heute, da in jedem Lehrerzimmer während der großen Meisterschaften im Fussball Wetten laufen, mag man kaum mehr ermessen, was es damals hiess, dass ein Gymnasiallehrer (und dazu noch ein Altphilologe) sich mit dieser proletarischen, ja primitiven Sportart befasste. - Er ist immer gerade seinen Weg gegangen.

Er war ein Philologe von mäandrierender Gelehrsamkeit, bedächtig sprechend und dabei von einer interessanten Einzelheit zur nächsten kommend - und doch verstand er es auch immer wieder, eine Sache mit einem kurzen Satz auf den Punkt zu bringen. Unvergesslich ist mir, wie er einmal in einem Lesekreis um den Philosophen Walter Robert Corti die Io-Szene im "Prometheus" nach einem längeren Exkurs auf den Punkt brachte: Ob Zeus einen hasse wie Prometheus oder liebe wie Io, "am Schluss isch mer immer bschisse".

Seine Wachheit, mit der er bis ins hohe Alter einem Gespräch zu folgen wusste, beeindruckte uns alle. Noch mit 95 Jahren hielt er vor der Corona der Winterthurer Philologen ein langes Referat über den präzisen Sinn von "Selig die Armen im Geiste", wobei ihm besonders die Beziehung von ptochós zu ptésso "sich ducken" (also ptochoí "die, welche sich ducken müssen, die Gedemütigten") wichtig war.

Seine Herzlichkeit war nie laut und aufdringlich, stets von der feinen Art. Sein Blick war wach, oft blitzte in seinen Augen der Schalk auf. Carl Arbenz wird allen, die ihn gekannt haben, sehr fehlen.

Heinz Schmitz

In memoriam Peter Lindegger

Kurz vor Weihnachten 2004 verstarb in Winterthur Peter Lindegger im 72. Lebensjahr. Aus dem Aargau stammend, hatte er von 1965 bis 1996 in Winterthur mit ausserordentlichem Erfolg alte Sprachen unterrichtet, ab 1982 als Hauptlehrer.

Über die Landesgrenzen hinaus bekannt jedoch wurde er als Kenner der tibetischen Sprache und Kultur, seit er nach dem Einmarsch der Chinesen in Tibet mit seiner Ehefrau einem Ruf des Schweizerischen Roten Kreuzes gefolgt war und zuerst tibetische Waisen an Kindes statt angenommen, später zusammen mit dem Fabrikanten Heinrich Kuhn in Rikon im Tösstal das Tibet-Institut gegründet hatte. In unglaublich kurzer Zeit eignete er sich die Kenntnis der tibetischen Sprache in Wort und Schrift an, baute eine tibetische Bibliothek und einen Verlag auf und veröffentlichte in der Reihe "Opuscula Tibetana" die Ergebnisse seiner Forschung. Gleichzeitig betreute er die tibetischen Flüchtlinge und stand in stetem Kontakt mit dem Dalai-Lama.

Im Jahre 1974 erwarb das Ehepaar Lindegger ein Haus in Winterthur, blieb aber in enger Verbindung mit dem Tibet-Institut. Zwei Jahre später trennte sich Frau Lindegger von ihrem Mann, die Ehe wurde geschieden.

Nach dem Rücktritt vom Schuldienst vertiefte sich P.L. in geradezu asketischer Konzentration in seine tibetischen und altsprachlichen Studien. 1998 verlieh ihm die Universität Freiburg i.Ue. den Titel eines Doctor h.c., unter anderem auf Grund seiner dreibändigen Untersuchung mit dem Titel "Griechische und Römische Quellen zum peripheren Tibet". 2001 publizierte er sein zweites Hauptwerk, eine Übersetzung und Kommentierung des 1762 in lateinischer Sprache erschienenen ALPHABETUM TIBETANUM des katholischen Missionars und Gelehrten Antonio Giorgi. Entstanden ist ein Werk von vielen hundert Seiten mit 4971 Anmerkungen. Von der Schwierigkeit dieses Unternehmens macht man sich erst einen Begriff, wenn man weiss, dass Giorgis Text "überreich durchsetzt ist von altgriechischen, hebräischen, koptischen, äthiopischen, syrischen und arabischen Belegstellen, Zitaten & Einzelvokabeln, sowie natürlich mit solchen in Sanskrit & Tibetisch, die in so fehlerhafter Orthographie abgesetzt sind, dass sie mitunter nur unsicher oder überhaupt nicht zu identifizieren waren." (Nachwort S. 572). Für dieses Werk beabsichtigte die Universität Bonn, ein Zentrum der Tibetologie in Deutschland, P.L. mit dem Ehrendoktortitel auszuzeichnen. Es ist nicht mehr dazu gekommen. Auf einer Reise ins Baltikum erlitt er eine schwere Erkältung mit Lungenentzündung, von der er sich auch nach seiner Heimkehr nicht mehr erholte. P.L. war Asthmatiker. Eine Überführung ins Spital lehnte er ab. Am Morgen des 11. Dezembers erlag er in seinem Haus einem letzten asthmatischen Anfall. REQUIESCAT IN PACE.

Peter Bosshard

Bravo!

Der Vorstand des SAV freut sich über den Vischer-Heussler-Preis zur Förderung des Griechischen, über dessen Bedingungen und Ziel alle Gymnasien der Schweiz durch das Seminar für Klassische Philologie Basel orientiert wurden. Wir ermuntern die Kolleginnen und Kollegen, ihre Griechischklassen auf den Matheton Agon aufmerksam zu machen und Arbeiten im entsprehenden Sinn zu fördern. Weitere Informationen für sich und Ihre Klassen finden Sie unter "http://www.latein.ch/Schule/".

5. Römertag im Vindonissa-Museum 5200 Brugg
1. Mai 2005 von 10-17 Uhr

Ein Römertag im Vindonissa-Museum ist ein Expertentreffen zur römischen Alltagskultur. Die Mitglieder der ausgesuchten Römergruppen kennen ihre Spezialgebiete bis ins Detail und vermitteln ihr Wissen inszeniert, handlungsorientiert, nach neuestem Forschungsstand. Beim Publikum stossen sie damit auf reges Interesse.
In diesem Jahr zeigen die Vicani Vindonissenses und Cives Rauraci das Leben im Lager und besonders römisches Wohnen der gehobenen Gesellschaft. Anderen Aspekten des römischen Lebens widmen sich die Gladiatoren und Legionäre der 11. Legion.
Lehrpersonen profitieren besonders vom Besuch eines Römertages, wenn sie ihn mit einer Exkursionsplanung verbinden und mit den Ansprechpersonen der Römermuseen Kontakt aufnehmen. Die Gastmuseen bieten Kindern folgende Workshops an: Spielen wie die Römer mit dem Musée Suisse du Jeu La Tour-de-Peilz, Münzen prägen mit dem Münzkabinett Winterthur, Mosaiken herstellen mit dem Musée Romain de Vallon und Lesen und Schreiben mit dem Musée Romain de Lausanne-Vidy, sowie weitere Angebote aus Augusta Raurica, Vindonissa und dem Kanton Aargau.
Neu sind Bühnenauftritte von Römergruppen und Museen, ein sportliches Probetraining für den Römerlauf über 120 km nach Rottweil und ein Informationsstand der Römerstrasse Neckar-Alb-Aare mit Gästen aus Rottweil und Hüfingen. Wer genug gesehen hat, besichtigt mit Rolf Alder, dem Stadtammann von Brugg, den Schwarzen Turm, in dessen Fundament viele Römersteine stecken oder er geniesst bei einem Glas Met oder Mulsum eine Portion vom gebratenen Wildschwein.

Latein hört man an Römertagen als Kommandosprache oder bei Weihezeremonien. Erstmals wird das Fach Latein an einem Stand der Fachschaft der aargauischen Lateinlehrpersonen vorgestellt. Viele Kinder und Eltern werden zusätzliche Informationen vor der Wahl von Latein als künftigem Schulfach schätzen. Aus der Sicht des Museums ist die neue Zusammenarbeit mit der Fachlehrerschaft besonders erfreulich. An solchen Publikumstagen werden wir Latein als die hochinteressante Kultursprache vermitteln, die es nach wie vor zu erlernen gilt.

René Hänggi

Computereinsatz im AU

Aktuelle Studien zum Computereinsatz in den Alten Sprachen, die didaktisch ausgerichtet sind, fehlten bisher. Ein neues Papier, das die Kolleginnen und Kollegen in dieser Hinsicht unterstützen möchte, ist soeben von Lucius Hartmann, Hanspeter Siegfried, Theo Wirth und Clemens Wangler fertiggestellt worden; Sie können es unter "http://www.educeth.ch/altphilo/aktuell/" herunterladen.

Lucius Hartmann

Griechischwettbewerb - Concours de grec - Concorso di greco

Pour la deuxième année consécutive, notre association a mis sur pied, dans le cadre de la compétition internationale de grec organisée par l'ODEG et Euroclassica un concours de version à l'intention des élèves des classes terminales. Nous avons eu le très grand plaisir d'enregistrer, pour l'ensemble du pays, 118 inscriptions réparties entre 21 classes/groupes (11 en Romandie, 7 en Suisse alémanique et 3 au Tessin). Les organisateurs grecs s'étant déclarés d'accord pour que nous désignions, dans chaque région linguistique, un vainqueur invité à passer un long week-end du mois d'avril en Grèce, nous avons pu récompenser les traductions de

  • David Lugrin du Gymnase Auguste-Piccard de Lausanne, classe de François Mottas,
  • Martin Zahnd du Literargymnasium Bern-Neufeld, classe de Paola Calanchini,
  • Ivan Marci du Liceo Cantonale de Bellinzone, élève de Francesco Solari.

Félicitations à ces trois jeunes gens qui ont exercé avec succès leurs talents de traducteurs sur un texte de Polybe (I, 14, 2-7). Si celui-ci répondait aux compétences d'une partie des élèves, il présentait pour d'autres des difficultés diversement appréciées - on sait que les conditions d'enseignement sont très différentes...

Néanmoins je trouve tout à fait réjouissant qu'en Suisse, où les cantons sont rois pour mener la vie dure aux langues anciennes en général et au grec en particulier et les écoles drastiques dans l'attribution des dotations, quelque cent vingt hellénistes sous la houlette de leur maître se penchent sur le même texte la même semaine. Les échanges qui s'ensuivent entre enseignants et candidats ne sont pas négligeables. Certains professeurs, sachant bien que leur enseignement n'est pas en cause, ne répugnent pas non plus à cette sorte d'évaluation, car il faut bien reconnaître que, de plus en plus, le maître de langues anciennes partage la solitude du coureur de fond...

L'essentiel est donc de participer et de manifester son attachement au grec, chacun est assuré de recevoir prochainement une attestation de participation établie en Grèce.

Christine Haller
Logo Latinum electronicum

Nach gut dreijähriger Entwicklungszeit sowie einer Evaluations- und Perfektionierungsphase ist das Latinum electronicum nun fertiggestellt (zur Zeit werden gerade noch die Audio-Files eingebaut). Das Latelec - so nennen es liebevoll die Romands - ist ein interaktiver webbasierter Kurs, der die Grundkenntnisse der lateinischen Grammatik vermittelt. Es wurde im Rahmen des Virtuellen Campus Schweiz (http://www.virtualcampus.ch) entwickelt, eines Förderungsprogramms des Bundes für neue Lerntechnologien an den Schweizer Hochschulen. Ein dreisprachiges und zehnköpfiges Team von neun AltphilologInnen und einer Webpublisherin hat während drei Jahren intensivst gearbeitet. Dabei wurden ein mediengerechtes Konzept entwickelt, Übungstypen kreiert und schliesslich ein Kurs geschaffen, der seit Herbst 2003 allen Schweizer Universitäten in den Sprachen deutsch, französisch und italienisch zur Verfügung steht (eine englische Version wird noch folgen). Er wird entweder autodidaktisch oder eingebunden in die regulären Latinumskurse verwendet.

Spielend Latein lernen
Das Latinum electronicum bietet eine neue, attraktive Möglichkeit, Latein zu lernen. In 23 Lektionen wird die Grammatik anhand von Originalsätzen erklärt. Schwierigere Themen werden durch Flash-Animationen visualisiert, in denen lateinische Sätze in ihre Bestandteile zerlegt, erklärt und Schritt für Schritt übersetzt werden. Das Hauptgewicht des Kurses liegt auf den sehr abwechslungsreichen Übungen. Über 25 Übungstypen sind neu entwickelt worden, von einfachen Drag-and-Drop-Aufgaben bis hin zu kleinen Lernspielen. Man kann Verben entsprechend ihren Formen auf Amphoren verteilen, Sätze mittels Farben analysieren, bevor man sie übersetzt, oder gleichzeitig Wissen und Geschicklichkeit beim 'Wörterfangen' testen.

Wörterfangen

Insgesamt stehen rund 400 Übungen bereit - von denen übrigens niemand alle lösen muss! Dazu kommen als lektionsübergreifende Lernmittel ein Verbentrainer, ein Nomentrainer und ein Vokabeltrainer. Zu jeder Lektion gehört ein Lektionstext, der als PDF-Dokument ausgedruckt werden kann. Auch die Grammatik sowie der gesamte Lernwortschatz (dieser in Listen- und Kärtchenform) sind als PDF ausdruckbar. In einem Test kann man kontrollieren, ob man den Stoff der jeweiligen Lektion verstanden hat. Von überall her im Kurs hat man Zugriff auf ein Online-Wörterbuch mit dem Lernwortschatz sowie auf das Glossar mit pfiffigen Kurzinformationen zu Autoren, historischen Persönlichkeiten etc. Und wie erwähnt wird man sich in Kürze - gleichsam als Tüpfchen auf dem 'i' - das Vokabular, die Sätze der Grammatik, Kommentare zu den Animationen und einzelne Lektionstexte anhören können.

Das Latinum electronicum wurde zwar in erster Linie für die Latinumskurse der Schweizer Universitäten entwickelt, doch es bietet sich auch für den Lateinunterricht an Schulen an, vor allem für 'Schnellkurse' und zur Repetition. In einer Pilotphase kam es im laufenden Schuljahr bereits in mehreren Lateinklassen zum Einsatz. Ab August 2005 soll es interessierten Schulen zu einem bescheidenen, die laufenden Kosten deckenden Preis zur Verfügung stehen. Über Anmeldung, Kosten, etc. wird zu gegebener Zeit die Homepage des Projekts informieren: http://www.unibas.ch/latinum-electronicum. Bis der Verkauf organisiert ist, steht das Latinum electronicum noch immer gratis zum Testen zur Verfügung. Raschentschlossene melden sich bei der Kontaktadresse auf der Homepage!

Irene Burch (Koordinatorin)
Simone Hiltscher (Webpublisherin)
Rudolf Wachter (Projektleiter)
 

Weiterbildung

Weiterbildung - 2006 - Formation continue
Tous à Troie ! - Drang nach Troja!

En raison du Congrès S2 organisé cet automne, il n'y aura pas de journées de formation continue mises sur pied par nos soins en 2005.
Par contre, nous préparons, sous la conduite de Bruno Colpi (Olten), un voyage d'une semaine en Asie Mineure du 16 au 23 septembre 2006.
Les détails figureront dans le Bulletin d'automne.
N.B. Le voyage n'aura lieu que si le nombre de participants s'élève au moins à quinze !

Christine Haller

41. Ferientagung für Altphilologen in München vom 6. bis 9. Sept. 2004

Die diesjährige Tagung fand aus bautechnischen Gründen nicht in Marktoberdorf, sondern in München statt. Als Organisator und Leiter der Tagung wirkte einmal mehr umsichtig Ministerialrat Dr. R. Kussl (Bayerisches Staatsministerium für Unterricht und Kultus). Er hatte in seiner freundlichen Einladung seiner Hoffnung Ausdruck gegeben, der "Marktoberdorfer" Tagung auch in München die Treue zu halten. Im "Staatlichen Neusprachlichen und Musischen Gymnasium für Mädchen - mit Internat und Tagesheim" (Max-Josef-Stift), im vornehmen Quartier Bogenhausen, fanden sich tatsächlich bereits beim ersten Vortrag gegen 150 Teilnehmende ein, und auf der erst später aufliegenden Teilnehmerliste waren, die Referenten und Gäste einbezogen, 166 Zeilen gefüllt. Die Dauer der Veranstaltung war dieses Mal leicht verkürzt und deren Beginn auf den Montagnachmittag vorverschoben. Es waren darum, finanziell günstiger, nur drei Übernachtungen nötig (etwa 50 Teilnehmende fanden in den Zimmern des Internats Aufnahme); aber der "Gesellige Abend", der immer am Donnerstagabend stattfand, musste leider geopfert werden.

Als Gäste aus der Nachbarschaft wurden vom Tagungsleiter bei Tagungsbeginn begrüsst: OStD Peter Mommsen als Vertreter des Bundeslandes Baden-Württemberg, Dr. Maria Ausserhofer aus Bozen, aus der Schweiz dieses Mal nur der Schreibende (herausgehoben als Berichterstatter der Tagung). Dr. Otto Vicenzi musste aus Termingründen absagen, er feiert auch seinen 90. Geburtstag. Der Tagungsleiter liess es sich nicht nehmen, unter Anderen die beiden Studiendirektoren i.R., die Herren Hans Schober (er nahm zum 40. Mal an der ganzen Tagung teil) und Horst Bulitta (bekannt durch seine blendenden Auftritte am "Geselligen Abend"), ehrend zu nennen.

Das Programm war ungemein reichhaltig. Es präsentierte eine breite Thematik aus Wissenschaft (Latinistik, Alte Geschichte, Kulturgeschichte, Geschichte der Naturwissenschaften, Philosophie [eingebaut natürlich das Griechische] und Bildungsforschung) und deren Anwendung im Unterricht (nicht zufällig begegnet noch einmal das Stichwort Philosophie; Inschriften aus Rom, im Vortrag ab dem ausgehenden Mittelalter vorgeführt; Projekte zu Ovid). Jeder der Referenten gab sein Bestes, und es schien, als ob jeder den anderen übertreffen wollte. Es ist und wurde klar, dass sich das Fach Latein "nach PISA" einigen Fragen zu stellen hat: Es sollen nur diejenigen Stärken des Fachs ausgespielt werden, die auch empirisch nachprüfbar sind! Das ausgewogen gehaltene Referat (Prof. Dr. Olaf Köller, Erlangen) ist bereits abrufbar (http://www.psycho.ewf.uni-erlangen.de). Die (antike) Philosophie soll in den Lehrplan L eingebaut und damit auch das Fach Latein aufgewertet werden. Eine Verankerung ist in zwei Jahrgangsstufen geplant, eine erste propädeutische in der 10. Jahrgangsstufe, um allfällige Lateinabgänger noch zu erreichen, eine zweite, das Wissen vertiefende, zwei Jahre später in der Oberstufe (OStD a.D. Kurt Benedicter, Donauwörth). Es ist bekannt, dass der langjährige Gast aus der Schweiz, Prof. Dr. Ernst Gegenschatz, diese Thematik immer angesprochen hat (zuletzt erwähnt Bull. SAV Nr. 57, Februar 2001, S. 13). Im Programm war nicht ersichtlich, dass der Vortrag zur Willensfreiheit bei Seneca - auf eine Anregung des Tagungsleiters - auch die Ergebnisse der Hirnforschung einbezogen, also vernetzt, hat. Im Handout konnte man lesen (Prof. Dr. Thomas Baier, Bamberg): "Willensfreiheit? Seneca und die moderne Hirnforschung". Es wurde klar, dass sich das komplexe Phänomen des Willens experimentell nicht erfassen lässt. In der Diskussion wurde vertieft, dass die Ergebnisse der Hirnforschung nicht absolut zu verstehen sind, dass es aber gelte, diese richtig einzuordnen. In einer zurückliegenden Tagung (1995) wurde einmal sogar einem Spezialisten der Hirnforschung das Wort gegeben (s. Bull. SAV Nr. 46, Oktober 1995, S. 14 [Text] u. S. 15 [Programm]).

In der Abendveranstaltung am Dienstag "Projekte im Lateinunterricht" wurde die Thematik des Workshops vom Vorjahr (vgl. Bull. SAV Nr. 63, April 2004, S. 38 unten [Text] u. S. 41 [Programm]; die Zusammenstellung der Ergebnisse und Bausteine ist aufgenommen im Bd. XXXVIII der Reihe "Dialog" [2004], S. 193-202, mit Hinweis im Vorwort, ebenda S. 6), die in der Zwischenzeit in einem Seminar in Dillingen fortentwickelt worden war, präsentiert und visualisiert. Zu möglichen Deutungen von Ov. met. 10,243-297 (Pygmalion) referierten Dr. Maria Ausserhofer (vom Pädagogischen Institut in Bozen) und StDin Renate Markoff von der Akad. f. Lehrerfortbildung u. Personalführung in Dillingen. Eine getroffene Verbindung zur Musik erläuterte OStR Michael Hotz (Institut f. Schulqualität u. Bildungsforschung in München) unter dem Titel: "Die Metamorphose der Daphne bei Ovid und Richard Strauss" (nach dem Text von Joseph Gregor), indem er die Texte verglich und die Musik mittels Partitur optisch und akustisch vorführte.

Auch die am Mittwochabend wie immer mit Spannung erwarteten Mitteilungen sollen, soweit sie das Interesse auch der schweizerischen Leserschaft wecken dürften, einen breiteren Raum einnehmen. Das 8-jährige Gymnasium (5.-12. Jahrgangsstufe) ist mit Beginn des Schuljahres 2004/05 Tatsache geworden. Auch für die Schulanfänger des Schuljahres 2003/04 dauert die Ausbildung insgesamt nur noch 8 Jahre. Die Stundentafel zeigt für L1 (5.-10. Jahrgangsstufe): 5-4-4-3-3-3, dazu IS (= Intensivierungsstunde(n)), also 22 Jahresstunden + IS. Die zweite Fremdsprache setzt neu in der 6. Jahrgangsstufe ein. Für diejenigen Schüler, die erst in dieser (nach Englisch ein Jahr zuvor) mit Latein (= L2) einsetzen, gilt die Stundentafel (6. - 10. Jahrgangsstufe): 4-4-4-3-3; das Total ist mit 18 Jahresstunden zwar um 1 Stunde kleiner, aber kompensiert mit IS. Von den (noch anzupassenden) Lehrplänen aus sind, wie früher, für die Spracherwerbsphase und Übergangslektüre 4 Jahre (in L1) bzw. 3 (in L2) reserviert. Im 9-jährigen Gymnasium (die letzten Abiturprüfungen werden im Jahre 2011 abgenommen werden, gleichzeitig wie die ersten Abiturprüfungen des 8-jährigen Gymnasiums) verbleiben für die Lektürephase 3 Jahrgänge, in der nun verkürzten Schuldauer aber nur noch zwei mit der beklagenswert geringen Stundendotation. L1 und L2 werden im 9. Schuljahr, mit Beginn der Lektüre, zusammengelegt. Auf Ende dieser Jahrgangsstufe (3 Jahre vor dem Abitur) kann Latein abgewählt werden, wenn statt dessen eine neu einsetzende Fremdsprache belegt wird, ein Jahr früher als zuvor, da der Abschluss des Lateins auch ein Jahr früher erfolgt. Für Latein als erste Fremdsprache wird neu, nach einer Erprobungsphase im Schuljahr 2004/05, ab dem Schuljahr 2005/06 ein zentraler Test (in der Jahrgangsstufe 6) verbindlich eingeführt.

Erfreulich sind aber die folgenden Tatsachen. Das Fach Latein wird nicht nur als L1, sondern auch als L2 wieder reger belegt. Die Zahlen gelten prozentual und absolut (definitive werden erst etwa im November greifbar sein). Knapp 40% aller Schülerinnen und Schüler, nämlich doch 134'311 (eine stolze Zahl!), lernten im vergangenen Schuljahr (2003/04) Latein. Der Anstieg kann mit den Angaben im Bull. SAV Nr. 63, April 2004, S. 40 (abgeschlossen am 17. Sept. 2003, kurz danach ins Internet gestellt) verglichen werden. Eine Tatsache, die jetzt über einen längeren Zeitraum statistisch nachgewiesen ist und jetzt zum ersten Mal deutlich ausgesprochen werden darf, ist doch die, dass L1-Gymnasiastinnen und -Gymnasiasten in den vom Ministerium zentral angeordneten Prüfungen in Deutsch besser als die anderen abschneiden. Ganz besonders erfreulich ist das schulpolitische Memorandum der Bayerischen Rektorenkonferenz vom 10. Oktober 2003, in dem ausdrücklich auf den Stellenwert des Faches Latein verwiesen ist. Es gelten D als Muttersprache, E als internationale Verkehrssprache, L als Kultursprache, wahlweise F oder Sp als lebende romanische Sprachen, M als Sprache der Naturwissenschaften. - Im oben erwähnten Max-Josef-Stift lautet die Sprachenfolge (laut Prospekt haben alle Schülerinnen Latein) im Neusprachlichen Gymnasium für L1: L E F, für L2: E L F, im Musischen Gymnasium: L E. Von den 90 neuen Anfängerinnen belegen 70 L1! Auch in L werden Leistungskurse häufig angeboten.

Leider ist die Stellung des Faches Griechisch unter Druck. In den Jahrgangsstufen 9-11 wird es zur Zeit von knapp 3000 Teilnehmenden an 56 staatlichen und privaten Gymnasien gepflegt.

Aus schweizerischer Sicht herrschen jedoch in Bayern fast paradiesische Zustände. In der Schweiz erhält das Fach Latein keine oder kaum politische Unterstützung. In Zürich selbst ist Latein nur im Langgymnasium (7.-12. Jahrgangsstufe), doch nur in den ersten zwei Jahrgängen, obligatorisch.

Der Kontakt mit Kolleginnen und Kollegen, älteren und ganz jungen, war wie immer anregend. Wie üblich werden die Vorträge bei der nächsten Tagung im Band XXXIX der Reihe "Dialog": Schule und Wissenschaft - Klassische Sprachen und Literaturen (Bayerischer Schulbuch Verlag) nachzulesen sein.

Zürich, den 2. Okt. 2004
Bernhard Löschhorn

Programm der 41. Ferientagung für Altphilologen in München
vom 6. bis 9. September 2004

Montag, 6. September 2004
Anreise
Nachmittags (15.00 Uhr):
Prof. Dr. Niklas Holzberg (München): "Inszenierung und Intertextualität in Petrons 'Cena Trimalchionis'"
Prof. Dr. Kai Brodersen (Mannheim): "Von Arminius zu Arminia: Der liberator Germaniae und sein Nachleben"

Dienstag, 7. September 2004
Vormittags:
OStD a.D. Kurt Benedicter (Donauwörth): "Philosophische Propädeutik und Philosophieunterricht im Fach Latein - Allgemeine Überlegungen und unterrichtspraktische Beispiele"
Prof. Dr. Jürgen Teichmann (München): "Wandel des Weltbildes - Astronomie und Kultur im antiken bis frühen neuzeitlichen Europa"
Abends:
Themenabend "Projekte im Lateinunterricht"

Mittwoch, 8. September 2004
Vormittags:
Prof. Dr. Klaus Bartels (Zürich): "Roms sprechende Steine - Inschriften aus zwei Jahrtausenden"
Prof. Dr. Olaf Köller (Erlangen): "Nach PISA: Wo bleibt Latein in der Diskussion um Bildungsziele?"
Nachmittags (fakultativ):
Prof. Dr. Klaus Bartels: Gemeinsame Lektüre weiterer Inschriften (Workshop)
Abends:
Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts

Donnerstag, 9. September 2004
Vormittags:
Prof. Dr. Thomas Baier (Bamberg): "Die Frage der Willensfreiheit bei Seneca"
Prof. Dr. Ulrich Eigler (Trier): "Der Vesuv von 79 bis 1979: Nachbeben in Literatur, Malerei und Film von Plinius bis Wolfgang Held"

 

Rezensionen

Therese Fuhrer, "Augustinus", Darmstadt 2004 (Reihe "Klassische Philologie kompakt", hrsg. von Martin Hose), 200 S., CHF 25.90 ISBN 3-534-15768-0

In einer Zeit, wo Wissenschaftler immer mehr zu Spezialisten in ganz kleinen Teilbereichen werden, ist eine Gesamtdarstellung aus der Feder einer Akademikerin ebenso ein Wagnis wie eine erfreuliche Abwechslung. Therese Fuhrer, bis vor Kurzem Inhaberin des Lehrstuhls für Latein an der Universität Zürich, hat dieses Wagnis auf sich genommen und ein Werk geschaffen, das nicht nur hohen wissenschaftlichen Ansprüchen genügt, sondern auch den Laien zu fesseln vermag und ihm die Person und die Zeit des Schriftstellers, Philosophen, Bischofs und Kirchenvaters, vor allem aber auch des Menschen Augustinus von Tagaste näher bringt.

Ausgehend vom "Diskurs in der Spätantike", d.h. dem geistigen Umfeld, in das Augustinus hineingeboren wurde, folgt Therese Fuhrer den Spuren dieses faszinierenden Mannes, indem sie zuerst einen Gang durch seine Biographie und dann einen durch sein immenses schriftstellerisches Werk antritt. Dabei führt sie den Leser geschickt um alle möglichen Klippen herum: Karten, chronologische Übersichten und drucktechnisch deutlich vom übrigen Text abgehobene Worterklärungen verhelfen zu einem besseren Verständnis. Dabei hat die Verfasserin - im Interesse der Leserfreundlichkeit - ein Tabu gebrochen, verzichtet sie doch vollständig auf Anmerkungen und Fussnoten (es ist zu wünschen, dass sie im Bereich der Fachliteratur in diesem Punkt viele Nachahmer findet!). Ein bibliographischer Anhang und ein sehr informatives Sachregister, das auch Erklärungen lateinischer und griechischer termini technici enthält, schliessen das Buch ab. Gerade wer sich im gymnasialen Unterricht mit Augustinus befassen will, wird es mit viel Gewinn lesen, bietet es doch eine ganze Reihe von Detailinformationen.

Eines ist Fuhrers Augustinus allerdings nicht, nämlich eine Hagiographie. Bei allem Interesse, das die Autorin für ihren "Titelhelden" aufbringt, bleibt er ihr im Letzten fremd. Seiner Hinwendung zum Glauben, die sich etwa in seinen andauernden Kämpfen gegen die eigene überbordende Sexualität äussert, bringt sie nur Unverständnis entgegen. Der Schritt von der Bewunderung des Augustinus hin zur Verehrung des heiligen Augustinus bleibt ihr versagt.

Martin Meier

Werner van Gent, Paul L. Walser, Zimt in der Suppe. Überraschendes Griechenland, Zürich (Rotpunktverlag) 2004, 28 Zeichnungen, 272 S., CHF 34.00

Viele von uns werden immer wieder zu Auskünften über Griechenland gebeten. Deshalb ist es wohl angebracht, eine Einführung in das moderne Griechenland in diesem Bulletin anzuzeigen. Das Buch entspricht, zum mindesten im deutschen Sprachraum, einem dringenden Bedürfnis. Das immer noch zitierte Griechenland-Buch von Eckhart Peterich ist in der Konzeption gut 50 Jahre alt, und manchmal beruft man sich sogar noch auf die romantisch-verklärenden Betrachtungen, die Erhart Kästner als Angehöriger der deutschen Besatzungsmacht weitab vom Schuss verfasst hat.

Werner van Gent und Paul Walser sind als langjährige Griechenland-Korrespondenten ausgewiesene Kenner der Materie. Sie verstehen es, immer wieder, den Lesern mit eindrücklich gezeichneten Bildern die Besonderheiten des Lebens in diesem Land klar zu machen, wobei der Begriff "Bilder" durchaus auch wörtlich zu verstehen ist: zahlreiche Skizzen aus der Feder von Paul L. Walser, scheinbar leicht hingeworfen, geben dem Buch eine besondere Note.

Die Autoren beschränken sich freilich nicht auf Skizzenhaftes. Das einleitende Kapitel "Eine Ordnung namens Chaos. Vom schicksalshaften Abgrund einer ungewissen Moderne" ist ein brillanter Essai über eine Grundkonstante der griechischen Existenz. Ausführlich und sine ira et studio wird die leidvolle Geschichte des Landes behandelt. Der Abschnitt "Auf dem richtigen Weg" beleuchtet die noch heute bestimmende Rolle der orthodoxen Kirche. Neben Geografie, Literatur und Wirtschaft kommt auch die Küche zu ihrem Recht. Die mit Leidenschaft geführte Diskussion, ob es richtig sei, der Fischsuppe Zimt zuzufügen, hat dem Buch den Titel gegeben. Es schliesst mit dem Kapitel "Das Ziel heisst Olympia".

In den Ausführungen über die Sprache geht es weniger um Linguistik als um die speziell griechische Art, mit der Sprache zu spielen, um das Auskosten der Alltagsrhetorik. Leider propagiert dieses Kapitel immer noch die von den Griechen heiss geliebte Ansicht, die itazistische Aussprache des Altgriechischen sei die einzig richtige - eine Ansicht, die heute auch von griechischen Philologen nicht mehr geteilt wird (sofern sie sich, wie man einschränkend bemerken muss, auf einem gewissen Niveau bewegen, wie etwa die hervorragende "Istoria tis Ellenikis Glossas", Athen 1999). Gern hätte man auch einen kurzen Hinweis darauf gelesen, dass es in der Geschichte dieser Sprache Wörter gibt, die seit rund 3500 Jahren gleich geblieben sind, und auf das Bild des ewiggestrigen, nur auf das Altertum fixierten Philologen hätten wir gern verzichtet. Wir werden den Doktor Mantelsack anscheinend nicht mehr los.

Das sind Details, die uns Philologen stören, die aber nichts daran ändern, dass dieses Buch allen Interessierten wärmstens zu empfehlen ist. Es ist mit Liebe zu diesem Land geschrieben, verzichtet aber auf jede Schwärmerei. Missstände werden klar benannt. Endlich, so möchte man sagen, eine Einführung in das moderne Griechenland, die diese Bezeichnung wirklich verdient.

Heinz Schmitz

"Singe den Zorn" - eine empfehlenswerte Ilias-Verfilmung

Singe den Zorn

Das Dramatische Theater, Berlin, hat soeben eine beachtenswerte DVD mit einer speziellen Iliasverfilmung herausgegeben.

"Im Mittelpunkt unserer Arbeit steht ganz explizit der Umgang mit Sprache, das "Sichtbarmachen" von Sprache. Bereits 2001 haben wir festgestellt, dass Homers Epen ein erstaunliches dramatisches Potential besitzen - und beschlossen, die Ilias in der Übertragung von Voss umzusetzen. 2002 waren wir in Troia und haben sofort begriffen, wie das gehen muss. Es entstand ein 14-köpfiges Ensemble und eine 96-minütige Fassung der Ilias: ca. ein Viertel der Verse von Homer, beginnend mit dem ersten, endend mit dem letzten."

Anja Wieber, AU 4/5, 2004: "Überraschende Kombinationen von alt und modern kennzeichnen diese Verfilmung, in der moderne Kostüme mit ihren farbenfreudigen Mustern an die seit einiger Zeit in der Archäologie diskutierte Polychromie antiker Skulpturen anknüpfen. Modern muten auch die Synthesizerklänge an, die aber in ihren rhythmischen Strukturen und mit archaisierenden Elementen zur epischen Wiederholung passen. Einer ganz eigenen Poetik folgt die Kamera: Sie erhebt die Natur zu einem Protagonisten im Spiel, zeigt unerwartet sprachlose Gesichter der Akteure in Detailaufnahmen, während im Hintergrund eine oder mehrere Stimmen zu hören sind. Die Epiphanie der Götter und ihren Abgang stellen häufig Überblendungen dar. Das Agieren der 14 Schauspielerinnen und Schauspieler in zumeist zwei Rollen erinnert an die Anfänge des antiken Theaters, während der Wechsel des epischen Erzählers, den verschiedene einzelne Darsteller genauso geben wie der Chor der Gruppe, zum Symbol einer von vielen Sängern rezitierten "oral poetry" wird.
Schliesslich zeigen Zwischeneinblendungen von Statements bekannter Wissenschaftler des Themenkreises, z.B. des Klassischen Philologen J. Latacz, wie sehr dieser Film mit den Genres spielt."

Im "Anhang" von 54 Minuten Dauer finden sich unter anderem ausführliche Interviews mit bekannten Geistes- und Naturwissenschaftern (z.B. mit J. Latacz und M. Korfmann).
Der Film dürfte sich bestens für den Einsatz im Unterricht eignen. Erhältlich zum sehr günstigen Preis (Ausland) von € 17.16 + Versandkosten unter: www.singe-den-zorn.de, ISBN 3-00-01-014845-0.
Bitte nur private, keine Schul- und Bibliotheksadressen angeben!

Hans Widmer

Gaius, Institutiones (Herausgegeben, übersetzt und kommentiert von Ulrich Manthe), Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2004, 448 S., CHF 106.00, ISBN 3-534-17474-7

Die grossen Vorzüge des zu besprechenden Werkes liegen abgesehen von der Übersetzung in der Art der Textgestaltung sowie der konzisen Darlegung der Überlieferungsgeschichte. Erklärtes Ziel des Herausgebers ist es, "dem Leser einen möglichst verlässlichen Text und eine brauchbare Übersetzung zu bieten". Dabei folgt U. Manthe im Wesentlichen dem Codex Veronensis 13, einem im Jahre 1816 entdeckten Palimpsest, dessen untere Schrift eine um das Jahr 500 n. Chr. hergestellte Abschrift der Institutionen des Gaius enthielt. Durch typographische Differenzierungen macht U. Manthe jeweils kenntlich, wenn der lateinische Text nicht mit genügender Sicherheit gelesen werden kann, wenn im Codex vorhandene Wörter allenfalls auf einen späteren Abschreiber zurückgehen etc. Angesichts der dadurch geschaffenen Transparenz hinsichtlich des Überlieferungszustandes des Textes nimmt man ein teils unruhiges Druckbild gerne in Kauf.

Aus philologischer Sicht mag problematisch erscheinen, dass der Herausgeber den vor allem dem Apographum von G. Studemund (Leipzig 1874) entnommenen Text nicht mit der Handschrift von Verona verglichen hat. Der Autor kann dieses Vorgehen jedoch plausibel rechtfertigen.

Die Lektüre ausgewählter Kapitel wird erleichtert durch eine detaillierte Wiedergabe der inhaltlichen Gliederung der Institutionen. Die Übersetzung folgt weitgehend der römischen Periode und ist dennoch leicht lesbar. Gewöhnungsbedürftig ist ein Rechtsterminus wie "Ehe-Eingehungsrecht". Zumindest aus helvetischer Sicht bestünde kein Anlass, nicht die Wendung "Recht auf Ehe" zu gebrauchen (Art. 14 BV; vgl. auch Art. 6 des deutschen Grundgesetzes). Die gewählte Wortschöpfung (?) lehnt sich wohl an Art. 12 der EMRK an, der "das Recht, eine Ehe einzugehen ..." gewährleistet. Schwerfällig wirkt auch der "Kaufehe-Mann" (coemptionator), der sich indes durch das spezifische römische Rechtsinstitut rechtfertigen lässt. Eine erhellende Erläuterung hätte man sich bereits bei der ersten Verwendung (Buch I 115) gewünscht (statt Buch I 118). Unbestrittenermassen kann das Amt als Vormund "lästig" (I 168) sein; rechtlich präziser dürfte es sein, vom Amt als Vormund als einer "(Rechts-)Last" zu sprechen.

Die Erläuterungen bieten nicht immer unverzichtbare Anmerkungen. Als Leser sähe man sie zudem lieber als Fussnoten jeweils auf den entsprechenden Seiten. Weh tut bei den Anmerkungen die Schreibweise von "Klaudianisch" und "Klaudisch". Den Vorzügen des Werkes wird dadurch kein Abbruch getan. Abgerundet wird der Text durch ein vorzügliches Register.

Zum Inhalt: Die Lektüre der Institutionen, welche uns die römische Lebenswirklichkeit insbesondere in ihrer gesellschaftlichen (wie Bürger-, Personen-, Eherecht) und ökonomischen (Sachen-, Obligationenrecht) Dimension aus der rechtlichen Optik vor Augen führt, zeigt einmal mehr, in wie vielem uns die römische Antike so nah und gleichzeitig so fern ist.

Achilles Humbel
Gerichtsschreiber Verwaltungsgericht des Kantons Schwyz

Carl Meissner, Christina Meckelnborg, Lateinische Phraseologie, unter Mitarbeit von Markus Becker, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2004, 262 S., CHF 58.60

Die "Lateinische Phraseologie", von Carl Meissner erstmals 1878 herausgegeben und bis 1900 mehrmals nachgeduckt, im englischen Sprachrum jedoch bis heute ununterbrochen auf dem Markt, ist nun als Neubearbeitung herausgekommen. Die grösste Neuerung besteht darin, dass die Bearbeiter das Textmaterial nur mehr aus Cicero und Caesar nehmen und Wendungen aus anderen Autoren oder Übersetzungsbüchern des 19. Jahrhunderts weglassen. So entsteht eine einheitliche stilistische Grundlage für lateinische Übersetzungen aus dem Deutschen. Im ganzen sind ungefähr 7500 Phrasen aufgelistet aus 17 Themenkreisen (Welt und Natur, Raum und Zeit, Der menschliche Körper etc.). Ein sehr ausführliches deutsches Wörterverzeichnis lässt leicht eine Wendung finden (z.B. jauchzen: gaudio / laetitia exsultare), mit Schrägstrichen werden Varianten angegeben (mit allen Kräften: omnibus viribus / nervis // omni contentione), und durch einen Asteriskus werden ca. 2000 besonders wichtige Einträge gekennzeichnet (z.B. *unstreitig // ohne jeden Zweifel: sine (ulla) controversia). In einer kurzen präzisen Einleitung werden alle drucktechnisch verwendeten Zeichen, die die Fülle des Materials übersichtlich, effizient und stringent gliedern, erklärt. Um das Buches nicht allzu umfangreich werden zu lassen, mussten die Bearbeiter auf die Angabe der Fundstellen meistens verzichten. Wer jedoch einer Wendung nachgehen will, kommt mit dem Latin Oxford Dictionary und vor allem mit dem Computer schnell zum Ziel.

Das Buch wird heute kaum mehr von Gymnasiastinnen und Gymnasiasten konsultiert werden, kann aber mit sehr grossem Nutzen von Studierenden, die sich auf die Prüfung des höheren Lehramtes vorbereiten, benutzt werden. Vor allem aber ist der neue "Meissner" für uns Lehrerinnen und Lehrer des Lateins und für jeden Liebhaber der lateinischen Sprache eine hochwillkommene Publikation. Denn wen überkäme nicht manchmal die Lust, sich einen deutschen Satz, eine gelungene Wendung, eine Idee, die ihm kommt, auch auf lateinisch vorzustellen und so ihren Wert zu prüfen? Oder noch viel prosaischer: Je mehr die Zahl derer abnimmt, die Latein können, umso mehr werden wir beati possidentes immer wieder angefragt werden, um einen Gedankenblitz, eine Einladung zu einem Fest oder eine Sentenz in ein Album auf Lateinisch zu liefern!

Alois Kurmann

Bernhard Zimmermann (Hrsg.), Metzler Lexikon antiker Literatur: Autoren, Gattungen, Begriffe, Stuttgart/Weimar (J. B. Metzler Verlag) 2004, VI, 216 S., geb., CHF 40.00, € 24.95, ISBN 3-476-02044-4

Mit dem vorliegenden Nachschlagewerk wird ein breites Spektrum von Interessen abgedeckt, die den Bereich antiker Literatur, literarischer Produktion und Reproduktion samt verwandten Gebieten wie Musik und Theater betreffen. In knappen Artikeln (rund 1000 Einträge) werden Autoren und Autorinnen von Homer bis Isidor von Sevilla, Werk- und Überlieferungskomplexe und philosophische Schulen vorgestellt, Gattungen, philologische Fachbegriffe aus Rhetorik, Metrik, Epigraphik, Papyrologie, Textkritik erläutert und auf die wichtigste Fachliteratur und die massgebenden Editionen verwiesen, wobei auch die christliche Antike nicht ausgespart bleibt (Kirchenväter, Märtyrerakten, Apokryphen, Manichäismus, Vulgata u.a.). Eine allgemeine, nach Sachgebieten geordnete Bibliographie bildet den Abschluss. Das handliche Buch, an dem rund 30 Fachleute beteiligt waren, eignet sich bestens für den Schulunterricht, dient der Einführung in die Fachterminologie und hilft so StudienanfängerInnen und interessierten Nichtphilologen über die ersten Runden zu kommen. - Doch seien einige Lücken und Mängel nicht verschwiegen. Zu ergänzen, weil teilweise im Text erwähnt, wären die Stichwörter Agon (in der Komödie), Aorist, Consolatio, Damnatio memoriae, Ekkyklema, Hyperbaton, Kommation, Ode (als lyrische Gattung), Skenographie, Stemma (fehlt trotz doppeltem Querverweis unter Kollationieren und Textkritik), Synaloephe, Synizese, Vorsokratiker. Bei der Behandlung der evangelischen Quellenschriften (Stichwort: Jesus) fehlt die umfangreiche Reihe der philologischen Referenzkommentare der Anchor Bible, unter den Stichwörtern Epigraphik und Inschriften der Hinweis auf CIG und CIL; bei den folgenden Texten erwartet man die Referenzausgaben: Bakchylides (Maehler), Hesiod (Merkelbach-West), Kallimachos (Pfeiffer), Sappho und Alkaios (Voigt), Zauberpapyri (Preisendanz), neutestamentliche Apokryphen (Schneemelcher); Wests Standardwerk "Greek Metre" von 1982 ist verwechselt mit seiner "Introduction" von 1987; die Acta Sanctorum sind weder eine Legendensammlung (so unter Legende) noch abgeschlossen (letzter Band 1940 erschienen, nicht 1902); unter den elektronischen Hilfsmitteln sind die Datenbanken für die Kirchenväter zu nennen: CETEDOC, Patrologia Latina und Acta Sanctorum. Dass Hiat mit Synizese vermieden wird (statt mit Elision oder Synaloephe), Elision nur nach kurzem Endvokal eintreten und Prosodie allgemein für Verslehre (statt für die Messung von Quantitäten) stehen soll, wird man wohl ebenso zu berichtigen haben wie die Definition von Archetypus als Urhandschrift (statt als frühster erschliessbarer Textzeuge). Die hilfreichen Betonungen (auch der griechischen Formen) sind nicht immer richtig getroffen: Bákcheus, Duál, Glykoneús (mit Diphthong eu!), Júlian, Málalas neben (richtig) Malálas, Obséquens, Pyrrhiché.

Bruno W. Häuptli

Hanspeter Betschart, Latinitas Christiana, Einführung in die christliche Latinität, Martins-Verlag Olten, Olten 2004, 156 S., CHF 45.00

Allen, die gerne Latein verstehen möchten, aber das Erlernen in der Schule verpasst haben, eröffnen sich mit dem vorgelegten Lehrgang neue Möglichkeiten. Wer ein Lehrmittel zum Selbststudium sucht, dem kann die "Latinitas Christiana" empfohlen werden, es sei denn, jemand mag grundsätzlich keine "christlichen" Texte.

Hanspeter Betschart entwickelte den konzentrierten Lehrgang für seine Studenten der Universität Luzern und erprobte ihn auch in seinen Gymnasialklassen. Betschart versteht es meisterlich, so einfach wie möglich, ausgehend von Bekanntem, den studierend Lesenden klar und korrekt in die Alte Sprache einzuführen. Den 14 Lerneinheiten liegen, sorgfältig ausgewählt mit steigendem Schwierigkeitsgrad, theologisch wichtige Texte der lateinischen Kirchentradition zugrunde bis hin zu antiken Quellentexten, welche die Auseinandersetzung zwischen dem frühen Christentum und dem römischen Staat illustrieren.

Jede Lerneinheit umfasst fünf Teile: Text, Grammatik, Übungen, Übersetzungsangaben und Hinweise zum Selbststudium sowie ein Lern-Vokabular. Die Formen- und Funktionslehre macht vertraut mit der Sprache und den Denkstrukturen des Kirchen-Lateins und fördert die selbständige, wissenschaftliche Arbeit, wie der Autor zu Recht erhofft. Das Studium wird erleichtert durch Übersetzungsangaben und praktische Anleitungen. Das Lernvokabular enthält Hinweise auf die deutsche, englische und französische Sprache sowie auf gängige Ausdrücke in der Liturgie.

Der Lehrgang besticht durch seinen klaren Aufbau und die zweckmässige Gliederung. Es ist gelungen, ein leserfreundliches Opus zu schaffen, das durch bequeme Erläuterungen rasch weiterhilft, wo der Lernende zu grosse Hindernisse überwinden müsste, das aber durch geschickte Abtrennung des Lösungsteils auch nicht jede Anstrengung aus dem Wege räumt, wo diese für den Lernfortschritt einfach nötig ist. Der Lehrgang nimmt den lernenden Mitmenschen ernst. Das zeigt sich in allen Belangen, angefangen beim dienlichen Inhaltsverzeichnis und den farbigen Seiten, welche die einzelnen Teile einer Lerneinheit hilfreich gliedern bis hin zu den sorgfältigen Querverweisen auf weiterführende Werke oder Literatur. Ebenso nützlich sind auch der fünfteilige Anhang mit Literaturhinweisen, einem exakten Quellen- und Abbildungsnachweis, einer Aufreihung der wichtigsten Stammformen zum Training, einem grammatikalischen Sach- und einem sehr dienlichen Vokabelverzeichnis (lat.-deutsch). Ein Appendix mit drei Evangelientexten und zwei frühchristliche Texte aus der Schweiz sind eine willkommene Zugabe. Die Leichtigkeit und die Frische, mit denen der Lehrgang gestaltet ist, verraten die grosse Arbeit und den Aufwand nicht.

Bleibt zum Schluss eigentlich nur ein Wunsch übrig: Vom gleichen Autor existiert als Manuskript ein "Cursus Litterarum". Es wäre schön und verdankenswert, wenn er diese treffliche Auswahl antiker Originaltexte für die Anfangslektüre in Prosa und aus der Poesie, ebenfalls einem breiteren Publikum zugänglich machen könnte.

Bruno Colpi

Klaus Bartels, Internet à la Scipio. Neue Streiflichter aus der Antike, Verlag Neue Zürcher Zeitung 2004, 231 S., CHF 38.00

Ohne Zweifel wird auch der sechste Band der "Streiflichter" von Klaus Bartels von vielen mit Freude und Dank aufgenommen, sowohl von solchen, die die Ersterscheinungen der Sammlung schon in der NZZ gelesen und vielleicht selber gesammelt haben, wie auch von anderen, die als "Nachgeborene" diesen Texten nun zum ersten Mal begegnen. Man kann sich fragen, was diese Kurztexte so beliebt macht. Sicher ist es die Fülle und Breite dessen, was geboten wird: Texte, Anekdoten, Historisches, Literarisches und Philosophisches aus der griechischen und römischen Welt, Bekanntes und (oft auch für "Fachleute") Unbekanntes. Dann sind es originelle Erklärungen (Vindica te tibi: "geradeso, als habe da einer sich selbst wie einen entlaufenen, gestohlenen oder sonstwie abhanden gekommenen Sklaven im Besitz eines Fremden entdeckt"), manchmal längere, in einer modernen Diktion wiedergegebene Texte, dann wieder Illustrationen zu Ausdrücken wie "princeps iuventutis", wofür gleichsam en passant kaum je genannte, aus weit verstreuten Quellen zusammengetragene Details (die Maison carrée in Nîmes) angeführt werden. Oft ist der Ausgangspunkt eines Streiflichtes die heutige Welt (etwa der Werbeslogan "es gibt ein Leben zwischen den Terminen" zu Plin. ep. 1,9), manchmal werden Sachverhalte mit erhellenden Assoziationen illustriert (Odysseus entzieht sich als "Niemand" dem Polyphem, während Philoxenos von Kythera als "unbeugsamer Jemand" vom Hof des Dionysios weggeht). Wer selber den Versuch machen will, Antikes in eine breitere Öffentlichkeit zu bringen - dazu will Klaus Bartels auch uns ermutigen (cf. Bulletin 59, p. 22-32) - kann an diesen Texten studieren, wie Bekanntes interessant aufbereitet werden kann (z.B. die Acta diurna in Zusammenhang mit heutigen PR-Agenturen stellen). Die erwähnten und noch andere charakteristischen Züge dieser Texte, in denen "die Liebe zur Sprache" vielfältig aufscheint, waren der Grund, dass der Autor letzten Herbst zusammen mit dem Dichter Reiner Kunze den Jahrespreis der Stiftung für Abendländische Besinnung entgegen nehmen konnte. Für uns Philologen und andere literarisch Interessierte werden am Ende des Buches die Lebensdaten der zitierten Autoren und ein wertvoller Stellennachweis gegeben. Es wäre durchaus möglich, dass dieser Nachweis jemanden bei der Suche nach einem Prüfungs- oder Maturatext auf eine gute Fährte führen könnte! Der Titel der Sammlung verbindet das Wort, das wie kaum ein anderes die Moderne in ihrer Hektik charakterisiert, mit dem älteren Scipio Africanus, bei dem Cato den wunderbaren Satz von der wahren Musse ("Numquam plus ago ..." Cic. Res publica 1,27) gelesen hat. Dieser Titel ist Einladung "zum fröhlichen Jahrtausend-Surfen auf diesem geistigen Internet" (14).

Alois Kurmann

Apuleius (hrsg. von M. Baltes u.a.), De deo Socratis, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2004 (Reihe Sapere, Band VII), 230 S., CHF 49.90, € 29.90, ISBN 3-534-15573-4

Der Band folgt dem Aufbau der Reihe Sapere und enthält zuerst eine Einführung in die Schrift (M.-L. Lakmann), anschliessend einen lateinischen Text mit kritischem Apparat und Übersetzung mit Anmerkungen (M. Baltes) und schliesslich vier interpretierende Essays. Die Einführung weist u.a. auf die Besonderheit des platonischen Weltbildes von Apuleius hin, "auf seine Helligkeit und Heiterkeit. Anders als bei anderen Platonikern gibt es bei ihm keine bösen Dämonen, keine schlechte Materie, keine üble Urseele, ja überhaupt keine metaphysische Ursache des Bösen. Das Böse in der Welt stammt lediglich vom Menschen..." (S. 34). Am Ende der Einführung findet sich eine Disposition der Schrift (S. 43). M. Baltes hat im Wesentlichen den Text mit dem kritischen Apparat von C. Moreschini (Stuttgart / Leipzig 1991) übernommen. Die vier Essays behandeln der Reihe nach die Dämonologie im frühen Platonismus (J. Dillon), Sokrates und sein Dämon im Platonismus des 1. und 2. Jahrhunderts n.Chr. (P. Donini), Augustins Polemik gegen Apuleius (L. Karfíková) und Wandlungen in der Wahrnehmung paganer Literatur: Frühneuzeitliche Apuleius-Editionen mit Blick auf De deo Socratis (1469-1625) (R. Häfner). Im Blick auf den Unterricht sind es die ersten drei Essays, die Lehrpersonen interessieren dürften. Sie helfen, sich den Hintergrund zur Lektüre ausgewählter Stellen mit den Schülerinnen und Schülern anzueignen. Leitgedanke für eine Auswahl kann die Frage der richtigen Lebensführung in ihrem Verhältnis zum persönlichen Dämon sein. Für die richtige Lebensführung spielt nämlich der persönliche Dämon eine zentrale Rolle: hic, quem dico, privus custos, singularis praefectus domesticus speculator, proprius curator, intimus cognitor, adsiduus observator, individuus arbiter, inseparabilis testis, malorum improbator, bonorum probator, si rite animadvertatur ... in rebus incertis prospector, dubiis praemonitor, periculosis tutator, egenis opitulator... (16,156). Nur über den persönlichen Dämon kann "das Ziel der Ethik, d.h. die Angleichung an Gott, … erreicht werden, so wie Sokrates es vorgelebt hat; denn nur so kann man die wahre Glückseligkeit erlangen. Den Weg dazu vermag einzig und allein die richtige Bildung zu weisen, d.h. die Philosophie." (S. 33f.).

Der Band ist ausgestattet mit einem Literaturverzeichnis, aufgeteilt erstens nach Ausgaben, Übersetzungen und Kommentaren und zweitens nach Sekundärliteratur, die in den Beiträgen häufiger zitiert wird, mit einem Stellenregister in Auswahl und einem Register zu Namen und Sachen.

Hansueli Flückiger

Origo Gentis Romanae, Die Ursprünge des römischen Volkes, herausgegeben, übersetzt und kommentiert von Markus Sehlmeyer, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2004, CHF 58.60

In der Einleitung erklärt Sehlmeyer ausführlich den Aufbau der anonymen Schrift Origo gentis Romanae, die in der späten Kaiserzeit entstanden ist und lange Zeit bedauerlicherweise unbeachtet blieb. Dabei geht er auf die verschiedenen Probleme des Textes ein, welche von den sagenhaften Königen Italiens und der Vorgeschichte Roms von Ianus bis Romulus handelt; wegen der Überlieferung mit der Kaisergeschichte des Aurelius Victor wurde der Text fälschlicherweise gelegentlich diesem zugeschrieben oder als Einleitung angesehen.

Der 23 Kapitel umfassende Text ist in zwei Teile geteilt, die durch einen Übergang verbunden sind, in welchem die anfangs zahlreichen Vergilzitate aufgegeben werden und auf andere antike Autoren Bezug genommen wird. Diese Heterogenität und Widersprüche im Text scheinen auf eine Epitomierung einer längeren unbekannten Schrift hinzudeuten.

Es folgt der lateinische Text mit deutscher Übersetzung, der im Anschluß sehr ausführlich kommentiert ist; nicht zuletzt wegen der zahlreichen nebeneinander aufgeführten Versionen der legendären Frühgeschichte ist er sehr lesenswert. Da sich der Text im wesentlichen auf die Ausgabe von Richard aus dem Jahr 1983 stützt, ist nur ein kleiner Apparat gegeben.

In sieben Essays untersucht Sehlmeyer anschließend u.a. die Quellenfrage, Fragen der Archäologie, Anthropologie, Mythologie, der religiösen Praxis und der antiken Bildung, um daraus Rückschlüsse über den Zweck der ORG zu ziehen. So legt er beispielsweise dar, daß trotz der fragmentarischen Überlieferung v.a. Verrius Flaccus als Quelle anzusehen sei, mahnt zur Vorsicht, archäologische Funde als Bestätigungen von Aussagen der ORG zu interpretieren oder ethnographische Erkenntnisse aus der Schrift gewinnen zu wollen, wie dies frühere Forscher taten, und mutmaßt am Ende über die Intention des Basistextes bzw. des Exzerptors und des Bearbeiters. Einzig die Frage der frühneuzeitlichen Rezeption wird beiseite gelassen. In seiner in Entstehung begriffenen Habilitationsschrift wird Sehlmeyer die Bedeutung von Breviarien im Umbruch vom paganen zum christlichen Imperium näher behandeln.

Im Anhang sind in einem Glossar kurze Angaben zu Lebensdaten und Werken der 26 in der ORG zitierten republikanischen Autoren sowie ein umfangreiches Literaturverzeichnis - bei den Nachschlagewerken werden auch CD-ROMs genannt - und ein Namens- und Ortsregister zu finden.

Iwan Durrer

Platon (übers. von R. Rufener, eingel. von A. Szlezák), Apologie, Kriton, Phaidon, Artemis & Winkler 2004 (Bibliothek der Alten Welt), 228 S., CHF 34.90, € 19.90, ISBN 3-7608-4109-0

Der Band übernimmt die Übersetzung von Rudolf Rufener und ist mit einer neuen Einführung von Alexander Szlezák versehen. Die Übersetzung von Rufener ist den Leserinnen und Lesern des Bulletins bekannt. Ich beschränke mich deshalb auf einige Bemerkungen zur Einführung von Szlezák. Die Einführung gliedert sich in vier Abschnitte: 1. Platons Leben, 2. Schriftlicher Dialog und mündliches Philosophieren, 3. Die Philosophie der Dialoge, 4. Apologie, Kriton, Phaidon. Die Einführung ist leicht lesbar, sie kann deshalb auch Schülerinnen und Schülern zur Lektüre empfohlen werden. Allerdings sollte die Lehrperson darauf hinweisen, dass die im zweiten Abschnitt vertretene esoterische Platondeutung nicht allgemein akzeptiert ist. Für Szlezák gibt es gute Gründe anzunehmen, dass Platon eine "Theorie der Prinzipien (archaí) und der Zurückführung der verschiedenen Seinsbereiche auf sie" (S. 187) ausgearbeitet hat, die in den Dialogen nur angedeutet wird. Ihr genauer Inhalt entzieht sich - trotz gelegentlicher Anspielungen bei Aristoteles, Theophrast u.a. - unserer Kenntnis. Wesentlich für Szlezáks Position ist, dass Platons Kritik an der Schriftlichkeit uneingeschränkt auch seine eigenen Dialoge mit einbezieht. Die höchsten Lehrgegenstände seien nach Platon nur in mündlicher Dialektik zugänglich. Dagegen stehen Auffassungen, wie sie etwa J. Szaif in seiner empfehlenswerten Einführung in Platons Philosophie [Platon. Spektrum der Philosophie, in M. Erler, A. Graeser (Hrsg.), Philosophen des Altertums. Von der Frühzeit bis zur Klassik, Wissenschaftliche Buchgesellschaft Darmstadt 2000, 130-48] bietet. Der Leserin und dem Leser, die sich aus Szlezáks Einführung über Platon und seine agrapha dogmata orientieren, rate ich Szaifs Ausführungen auf den Seiten 142-4 gegenüberzustellen.

Zum dritten Abschnitt in Szlezáks Einführung, welcher der Philosophie der Dialoge gewidmet ist, möchte ich nur anmerken, dass er die so genannten Spätdialoge mit Ausnahme des Timaios ausser Betracht lässt.

Die knappen Besprechungen der drei übersetzten Dialoge im vierten Abschnitt sind nützlich. Dass - wie Szlezák meint - auch der moderne Leser nach der Lektüre des Kriton von der Richtigkeit der Entscheidung des Sokrates überzeugt ist, ist in dieser Allgemeinheit falsch. Meine Schülerinnen und Schüler jedenfalls sind in dieser Sache jeweils geteilter Meinung.

Die Übersetzung ist neben der besprochenen Einführung ausgestattet mit knappen Erläuterungen (S. 215-25) und mit Literaturhinweisen zu Ausgaben, Kommentaren, Interpretationen und Monographien (S. 227f.).

Hansueli Flückiger

Laure Chappuis Sandoz, Terres d'abondance, Paysages et images poétiques de la fertilité et du don dans la littérature latine, Bruxelles (Collection Latomus, vol. 284) 2004, 478 p., ISBN 2-87031-225-3

Un regard sur l'Index locorum nobilium et la bibliographie de l'étude de Laure Chappuis Sandoz suffirait à prouver la richesse du sujet auquel elle a d'abord consacré sa thèse de doctorat soutenue en 2003. C'est en effet sur une période d'environ sept siècles de littérature latine, païenne et chrétienne, de la fin de la République à la fin du 6e siècle, qu'elle a traqué les représentations de l'abondance à caractère poétique (ce qui ne veut pas dire que les textes considérés soient exclusivement empruntés à la poésie, même si celle-ci en constitue la part principale). L'auteure a cherché à y cerner comment fonctionnent les images et les représentations, d'abord de l'abondance liée à divers lieux idéaux et temps mythiques, opposée à l'idée et à la crainte du manque, puis de celles des pratiques et symboles relatifs à l'opulence au jour le jour. On trouvera donc des indications sur le paysage idéal, les terres lointaines, la représentation de l'au-delà, ainsi que sur l'idéal de la vie rurale, les sources naturelles de profusion alimentaire ; ou leurs pendants négatifs, des paysages de stérilité, privation, contrainte ou volontaire. Aux réalités de la précarité s'opposent des mythes de suffisance, de modération et de simplicité, ou la fuite par le rêve, l'utopie et l'idéalisation. Dans la poursuite de sa recherche, Laure Chappuis Sandoz va au-delà de l'étude des motifs littéraires ; elle tente d'analyser comment la littérature elle-même peut être considérée comme productive : car l'abondance de la matière traitée (copia rerum) est souvent soutenue par celle même du langage (copia uerborum) ou du style (ornate et copiose).

Christine Haller

Das Zwölftafelgesetz, herausgegeben, übersetzt und kommentiert von Dieter Flach, Darmstadt (Wissenschaftliche Buchgesellschaft) 2004, CHF 66.70

Mit seiner neuen zweisprachigen Ausgabe des Zwölftafelgesetzes legt Flach ein Werk vor, in dem erstmals neben den erhaltenen Fragmenten auch die entsprechenden antiken Zeugnisse aus verschiedenen Epochen - wenige davon auf Griechisch - vorliegen, die inhaltlichen und sprachlichen Aufschluß über die Rechtsbestimmungen geben, die weiterhin nicht mit letzter Sicherheit den einzelnen Tafeln zugeordnet werden können. In der Einleitung legt der Autor zunächst Livius' Schilderung der Geschehnisse im fünften vorchristlichen Jahrhundert in dessen dritten Buch dar und argumentiert ausführlich, warum diese Sichtweise einer historischen Prüfung nicht standhält; die jüngere Annalistik setze anachronistisch die Herrschaftsform des vierten Jahrhunderts voraus. In diesem Exkurs wird weiter begründet, warum das allgemein bekannte Jahr der Entmachtung des Tarquinius Superbus nicht bestimmt werden kann und weshalb die Fixierung des geltenden Rechtes nicht Ergebnis eines Ständekampfes war, sondern eher eine Verschriftlichung der mündlichen Rechtsüberlieferung einer zu dieser Zeit noch kleinstädtisch-bäuerlichen Gesellschaft, die angesichts der stetigen Vermehrung der Regelungen notwendig schien. Kritisch wird der Einfluß der Griechen auf das Gesetzeswerk betrachtet, da die Quellen - Gaius relativiert Ciceros diesbezügliche Sicherheit - keine Gewißheit geben. Weiter werden oft mißverstandene rechtliche Fachbegriffe erläutert wie in ius (vor Gericht), antestari (sich nach einem Zeugen umtun), pedem struere (stehen bleiben) u.a.m.

Es folgt die Entwicklung von Rechtsvorgängen im Verlauf der Zeit, die diverse alte Bestimmungen zu nunmehr nur noch symbolischen Handlungen verblassen ließ bzw. hinfällig machte, wie etwa bei der Entlassung eines Sohnes aus der patria potestas, wo der frühere Verkauf zum symbolischen Akt mutierte, im Bereich des Baurechts, da die dichtbesiedelte Großstadt nicht mehr die gleichen räumlichen Voraussetzungen bot wie die ehemalige bäuerliche Siedlung oder im Strafrecht, bei dem die Rechtssprechung nach und nach verfeinert wurde, was sich u.a. in der Abkehr von der körperlichen Strafe zur Sühne zeigt, wenn auch veraltete Bestimmungen nicht zwangsläufig aufgehoben wurden. Im Textteil folgen jeweils die mit Buchstaben geordneten, ebenfalls übersetzten Zeugnisse dem numerierten Wortlaut der Tafeln. Diesem 134 Seiten umfassenden Teil folgt der ausführliche Kommentar auf 60 Seiten, in dem sprachliche und inhaltliche Probleme übersichtlich erklärt werden. Im Anhang finden sich Quellen- und Literaturangaben sowie ein Stellen- und Stichwortverzeichnis beinhaltender Index.

Iwan Durrer

Augustus, res gestae divi Augusti - Meine Taten, nach dem Monumentum Ancyranum, Apolloniense und Antiochenum, lateinisch - griechisch - deutsch, übersetzt und herausgegeben von Ekkehard Weber, Düsseldorf/Zürich (Patmos Verlag, Artemis & Winkler Verlag) 2004, 144 S., CHF 18.00

In der Reihe der Tusculum-Studienausgaben hat der Patmos Verlag den Tatenbericht als Nachdruck der ursprünglich bei Artemis erschienen Ausgabe von Ekkehard Weber (Sammlung Tusculum, 5. Auflage 1989) neu herausgebracht. Damit ist diese - in den Worten von Theodor Mommsen- "Königin der antiken Inschriften" in einer handlichen und preislich attraktiven Form als Taschenbuch zugänglich. Der Text nach der wissenschaftlichen Ausgabe von Hans Volkmann, Berlin 1969 (3. Auflage) berücksichtigt nicht nur die hauptsächliche Quelle vom Tempel der Roma und des Augustus in Ankara, wo eine unvollständige Abschrift des verlorenen Originals vom Mausoleum auf dem Marsfeld in Rom bereits im 16. Jahrhundert entdeckt wurde, sondern auch den Bestand der zwei Fragmente, die Anfang des letzten Jahrhunderts im südlichen Kleinasien, dem antiken Pisidien, bekannt wurden: das griechisch beschriftete Monumentum Apolloniense (Uluborlu) von der Basis eines Standbildes der Augustus-Familie und die lateinischen Reste des Monumentum Antiochense (Yalvaç), die wahrscheinlich vom Sockel eines Reiterstandbildes oder einem Prunktor stammen. Neben einer knappen historischen Einführung enthält der Band umfangreiche Einzelerklärungen, in denen der Ablauf der historischen Ereignisse dargestellt und besonderer Wert auf die Sacherklärungen gelegt wird. Damit entspricht er zweifellos dem grundlegenden Bedürfnis bei der Lektüre eines Textes, der nach der Meinung einer der neuesten Untersuchungen (Ronald Riley, The emperor's retrospect, Leuven 2003) wie kein anderes Dokument aus der Antike von vergleichbarer Kürze dicht an Bedeutung und sorgfältig gebaut ist. Die vorliegende Ausgabe verzichtet dabei auf die Erörterung der mannigfaltigen wissenschaftlichen Kontroversen in Bezug auf Gattungsgeschichte, Fragen der Intention oder Aspekte der Rezeption und der historischen Zuverlässigkeit, sondern bietet in erster Linie eine breite begriffliche und inhaltliche Orientierung. Sehr aufschlussreich und nützlich ist die Sammlung der antiken Belegstellen - Schriftstellerzitate, Inschriften oder Münzlegenden - , die ebenfalls im Originalwortlaut und in Übersetzung beigefügt ist. Eine aktualisierte Kurzbibliographie der wichtigsten Publikationen und ein Eigennamenverzeichnis beschliessen den Band.

Bernhard Diethelm
 

1 L'Anthologie planudéenne repose sur un manuscrit de Venise (Marcianus Graecus 481), ayant appartenu à Maxime Planude et datant de 1301. À la Renaissance, c'était tout ce que l'on connaissait de l'Anthologie grecque. Le manuscrit de l'Anthologie palatine n'a été reconnu dans la bibliothèque palatine de Heidelberg qu'en 1606. Il contenait non seulement une bonne partie des épigrammes de l'Anthologie planudéenne, mais aussi de très nombreuses épigrammes jusqu'alors inconnues. (> texte)

2 G. Bastianini - C. Gallazzi, Papiri dell' Università degli Studi di Milano VIII. Posidippo di Pella, Epigrammi (P.Mil.Vogl. VIII 309)(Milano 2001). (> texte)

3 C. Austin - G. Bastianini (ed.), Posidippi Pellaei quae supersunt omnia (Milano 2002). (> texte)

4 Un autre papyrus, connu sous le nom de Papyrus Didot (IIe s. av. J. C. ; no 115 et 116 dans l'édition Austin-Bastianini), contient deux épigrammes précédées d'un titre : poseideidoppou epeigrammata. En dépit d'une orthographe chancelante, on rétablit sans peine Poseidippou epigrammata (" épigrammes de Posidippe "). Le premier de ces poèmes décrit le célèbre Phare d'Alexandrie, tandis que le second évoque le temple de la reine - divinisée - Arsinoé au cap Zephyrion, près d'Alexandrie. (> texte)

5 L'épigramme no 15 dans l'édition Austin-Bastianini a été copiée par Jean Tzétzès, un érudit byzantin du XIIe s. ; le no 65 figure dans l'Anthologie planudéenne. Ces deux épigrammes sont explicitement attribuées à Posidippe dans les manuscrits. (> texte)

6 Callixène écrit vraisemblablement au IIe s. av. J. C. Le texte décrivant la procession a été transmis par Athénée (5, 196a-203b = FGrHist 627 F 2). (> texte)

7 Cf. no 115 dans l'édition Austin-Bastianini ; cette épigramme provient du papyrus Didot, mentionné précédemment. (> texte)

8 Cf. Bastianini-Gallazzi 205-206. (> texte)

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Update: 25.10.2011
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